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ÉMÉ

cilité. « Sa manœuvre, dit M. Le Maoût {Eist. nat. des Oiseaux)^ pour s’emparer des perdrix et des pigeons, réussit presque toujours; quand il poursuit une compagnie de ces oiseaux , il commence par isoler de ses compagnons celui qu’il convoite, puis il décrit autour de lui une spirale qu’il resserre de plus en plus, jusqu’au moment où il saisit sa victime, qu’il heurte de sa poitrine assez violemment pour la tuer du coup quand sa griffe l’a manquée. » Les petits oiseaux demeurent paralysés par la crainte quand l’émérillon glisse en volant le long des buissons où il va choisir sa proie. Cet oiseau passe l’été en Suède et en Norwége et descend en hiver dans les contrées tempérées. Il niche, dans le Nord, sur les rochers ou sur les arbres, et la femelle pond 6 à 6 œufs, petits, jaunâtres, tachés de blanc et longs de 0“,04. C’est le vieux mâle de l’émérillon que Linné a décrit sous le nom de Rochier (F. lithofalco^lAn.)^ à cause de son habitude de nicher dans les rochers.

EMERSION (Astronomie). — Réapparition d’un astre éclipsé ; il est opposé à immersion (voyez Éclipses, Satellites DE Jupiter).

ÉMÉTINE (Chimie). — Alcali organique qui forme le principe actif de V ipécucuanha (voyez ce mot). Il fait vomir à la dose de 0®,03, et son administration est plus simple que celle de la poudre de racine elle-même.

EMÉTIQÜE (Matière médicale), du grec emetikos, qui fait vomir. — On a donné ce nom aux substances qui ont la propriété de faire vomir, et dans ce sens il est synonyme de vomitif (voyez ce mot); mais il a été plus particulièrement employé pour désigner celui d’entre eux que l’on appelle émétique, ç

Vémétique., appelé encore tartre stibié, est un bitartrate de potasse dans lequel la molécule d’eau a été remplacée par une molécule d’oxyde d’antimoine (Sb^O^). On le prépare en faisant bouillir dans 5 ou 6 parties d’eau des parties égales d’oxyde d’antimoine et de crème de tartre ; la dissolution chaude filtrée abandonne par le refroidissement et l’évaporation l’émétique sous forme de beaux cristaux dont la forme primitive est l’octaèdre à base rhombe (voyez Émétiques [Chimie théorique]). L’émétique a une saveur métallique et désagréable; il est soluble dans 2 parties d’eau bouillante et dans 14 parties d’eau froide ; les acides, les alcalis et les terres alcalines décomposent l’émétique; c’est pourquoi ce médicament ne doit jamais être associé â de pareilles substances. C’est en 1631 que l’émétique fut découvert par Adrien de Mynsicht, premier médecin du duc de Mecklembourg; préconisé par son auteur et par les alchimistes, il fut employé d’une manière abusive, comme toutes les choses nouvelles, et produisit des accidents ; dès lors toutes les préparations antimoniales devinrent suspectes, et la Faculté de Paris, dirigée par Guy Patin, son doyen, obtint un arrêt du parlement qui en défendit l’usage; mais Louis XIV, encore mineur, ayant été guéri par ce médicament, dit-on, qui lui avait été donné en secret, l’arrêt du parlement fut révoqué vers 1665. Depuis cette époque, les services qu’il a rendus à la thérapeutique sont si nombreux qu’il est devenu un des médicaments les plus précieux et les plus employés. Comme vomitif, on le donne à la dose de 0®'’,10 à 0®'’,20 dans deux verres d’eau, pris par tiers de demi en demi-heure; on aura la précaution de faire boire de l’eau tiède en abondance aux premiers vomissements, et lorsqu’il y en aura eu trois ou quatre, on cessera de faire prendre ce qui pourrait rester d’émétique. Pour les enfants, ou peut faire une potion très-simple, sucrée et aromatisée de 120 grammes de véhicule avec 10 à 0^',15 d’émétique; on la donne par cuillerée à soupe de quart d’heure en quart d’heure et on cesse à deux ou trois vomissements. A dose moindre et étendu dans une grande proportion d’eau, l’émétique devient purgatif. Associé à un sel neutre, tel que le sulfate de soude, il agit comme vomitif et purgatif et constitue un des médicaments nommés émétocatharhques. A dose élevée de 0®'',30 à 1 gramme, et plus, dans les vingt-quatre heures, il agit comme cùntrO' stimulant ; dans les inflammations pulmonaires, il devient souvent un puissant auxiliaire de la saignée. On emploie aussi l’émétique àl’extérieur pour déterminer une vive irritation à la peau et une éruption qui se présente sous l’apparence d’une éruption variolique locale ; pour obtenir ce résultat, il suffit d’en répandre 0e%70 ou O^^SO sur un emplâtre, qu’on laisse en place quelques jours; ou de l’incorporer avec de l’axonge au tiers de son poids : c’est ce qui constitue la pommade êv Autenrieth.

La substance émétique la plus employée après le tartre stibié est V ipécaciumha ; c’est une racine que l’on réduit

en poudre et qui provient de plusieurs espèces de la famille des Rubiacées. On l’emploie à la dose üs%60 â seul ou mélangé à moitié dose avec le tartre stibié. Plusieurs autres plantes ont encore été employées comme émétique ; il sera question des principales aux mots Ipé- CACUANHA, Vomitif. f N.

Emétiques (Chimie théorique). — On donne ce nom à une classe de tartrates formée par l’union de 1 équivalent d’acide tartrique avec 1 équivalent de protoxyde et 1 équivalent de sesquioxyde (MO,M2O^,G8H'^Oi0). Les protoxydes qui concourent à la formation des émétiques sont :

L’ammoniaque AzH^O

Le protoxyde d’argent AgO

Le protoxyde de plomb PbO

Le protoxyde de baryum BaO

Le protoxyde de strontium StO

Les sesquioxydes sont :

Celui d’antimoine Sb^Q3

— d’aluminium A12Q3

— de fer Fe203

On range encore dans la catégorie des émétiques des tartrates dans lesquels l’équivalent de sesquioxyde est remplacé par 1 équivalent de l’un des acides arsénieux (AsO^), arsénique (AsO®), borique (BO^), antimonique (Sb^O^) ; ainsi la crème de tartre soluble est un émétique dont la formule est : K0,B03,G*H*»0^®. Le plus important des émétiques est le tartrate de potasse et d’oxyde d’antimoine (K0,Sb20^G8H40l® -h 2 HO) ; c’est là l’émétique proprement dit, le tartre stibié, employé depuis si longtemps en médecine. Il se présente sous la forme de cristaux volumineux d’un blanc opaque, qui sont des octaèdres à base rhombe assez solubles dans l’eau froide; la solution a un goût métallique très-prononcé. Soumis à l’action delachaleur,l’émétique perd d’abord ses deux équivalents d’eau pour deux nouveaux équivalents enlevésà l’acide tartrique; il devient alors : K0,Sb203,G*H20^. Chauffé plus fortement, il se convertit en un alliage de potassium et d’antimoine éminemment propre à décomposer l’eau. On prépare l’émétique en faisant chauffer de l’oxyde ou de l’oxychlorure d’antimoine dans une dissolution de crème de tartre. L’émétique cristallise quand la liqueur se refroidit. Ce corps est fréquemment employé en médecine (voyez Emétique [Matière médicale]) ; à petites doses, il est vomitif; à doses moyennes, il est diaphorétique et altérant ; à dose élevée, il est vénéneux et cependant employé quelquefois comme contro-stimulant dans la pneumonie. On a proposé le quinquina comme antidote de l’émétique. En général, il ralentit la circulation. L’émétique a été étudié au point de vue chimique par Mynsicht, qui le découvrit en 1631; plus tard, par Bucholz, Olenzy, Dumas, Sérullas. B.

EMÉTO-GÂTHARTIQUE (Matière médicale). — Voyez Émétique.

EMEU (Zoologie). — Un des noms de l’oiseau connu sous le nom de Casoar à casque.

EMINENCE (Anatomie). — Nom donné en anatomie à plusieurs parties renflées et saillantes ; ainsi, — VÉ. thénar est cette partie saillante de la main située en dedans du pouce et formée par les muscles court abducteur, opposant, court fléchisseur, adducteur du pouce. — VÉ. hypothéiîar est cette autre saillie en dedans de la première, formée par le muscle palmaire, cutané, l’adducteur du petit doigt et son court fléchisseur. — Les E. mamillaires sont deux petits tubercules médullaires situés audevant de la protubérance annulaire, entre les bras de la moelle allongée. — A la face inférieure du foie, il existe deux saillies nommées F. elles sont situées

l’une devant, l’autre derrière la partie moyenne ; on a donné encore à celle-ci le nom de petit lobe du foie ou lobe de SpigeL— Il existe encore plusieurs autres saillies auxquelles on a donné le nom d'éminences.

ÊMISSOLE (Zoologie), Mustelus^ Guv. — Genre de Poissons., de la série des Chondroptérygiens, ordre des Chondroptérygiens à branchies fixes., famille des Sélacf(?ny, du grand genre Squale dQ Linné; établi par Cuvier pour des espèces qui offrent toutes les formes des requins et des milanders, elles s’en distinguent parce qu’elles ont des dents en petits pavés; du reste, elles ont, comme ces derniers, des évents et une nageoire anale. On en connaît deux espèces dans nos mers : VE. commune {M, vulgariSy Guv.), atteint environ 1 mètre de long, elle a le dos d’un gris cendré ou brun. Habite les mers d’Europe et de l’Inde. L’F. lentillat (il/. ^fe^/afw5,Cuv.), dit aussi E. étoile^ E, tacheté de blanc^ est un poisson de 1 mètre

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de long, dont le corps effilé est d’nn gris de perle en dessus et orné de deux rangées de taches étoilées blanches ; il est blanchâtre soiiS le ventre; il a la tôte petite, le museau allongé et arrondi. La femelle, selon Risso, est plus grande que le mâle. Iæs habitudes des émissoles paraissent douces et paisibles, contrairement à celles des autres squales ; elles vivent « au milieu des roches profondes, où elles se nourrissent de radiaires mollasses et de crustacés â test mince » (Risso).

ÉMOLLIENTS (Médicaments) (Matière médicale). — On appelle ainsi tous les médicaments qui ont pour but de ramollir, de relâcher les tissus des corps vivants. Tous appartiennent aux corps organisés et peuvent être administrés à l’intérieur et à l’extérieur. Ceux que l’on tire du règne végétal sont extrêmement nombreux; ainsi les racines, les fleurs, les feuilles d’un grand nombre de Malvacées (mauve, guimauve, alcée, etc.). Parmi les Borraginées^ on trouve la buglosse, la pulmonaire, la bourrache, la grande consonde , la cynoglosse. Parmi les Scrophularinées^ le bouillon blanc, le muflier, la linaire, la scrophulaire, etc. Les Urticées nous donnent la pariétaire. Nous trouvons dans les Chénnpodées les bettes, l’arroche. D’autres familles en fournissent encore en grand nombre. Les fruits sucrés, dattes, jujubes, raisins, figues, les mucilages de graines de coing, de concombre, de melon, de courge, les amandes douces, les gommes arabique, adragante, les fécules, l’amidon et les graines qui en contiennent sont autant de médicaments émollients. Il en existe un grand nombre d’autres encore, et il n’est pas possible de citer ici toutes les substances végétales douées de propriétés émollientes.

Le règne animal nous offre un nombre bien plus restreint de médicaments de cette sorte. La gélatine, l’albumine, le mucus en forment la base ; c’est à leur présence isolée ou simultanée que sont dues les propriétés adoucissantes des décoctions de mou de veau, des bouillons de poulet, de tortue, de limaçon. La graisse, le blanc de baleine, la corne de cerf, l’idithyocolle, le lait, le beurre, le petit-lait, etc., qui recèlent aussi quelquesuns des principes énoncés plus haut, sont aussi des émollients. — On peut ranger dans la médication émolliente les bains simples, gélatineux, avec les décoctions de son, des substances énumérées plus haut, etc. On doit ajouter encore à cette classe de moyens thérapeutiques un régime doux composé de laitage, de viandes blanches, de légumes frais, de boissons aqueuses, etc. F — n.

ÉMONCTOIRE (Physiolog ie), du latin emungere^ se moucher, tirer de. — Expression employée par les anciens pour désigner certaines excrétions qu’ils regardaient comme spécialement destinées à dépurer certains organes. C’est ainsi que le nez était l’émonctoire du cerveau, parce qu’ils croyaient à une communication directe entre ces deux parties. Ils considéraient avec plus de raison les déjections alvines comme les émonctoires spéciaux de la digestion, la sécrétion et l’excrétion des urines comme l’émorictoire des reins, etc. — Cette expression est encore employée aujourd’hui vulgairement pour désigner les excrétions accidentelles qui s’établissent naturellement, comme les hémorrhoïdes, par exemple, ou par l’art, comme les cautères, les vésicatoires, etc.

ËMONDAGE (Arboriculture), du latin emundare, nettoyer. — Il ne faut pas confondre l’émondage avec Vélagage (voyez ce mot). Dans la première de ces opérations, qui fait l’objet de cet article, on a pour but de nettoyer les arbres, de les débarrasser (et c’est surtout des arbres fruitiers que nous voulons parler) des menues branches inutiles ou mortes, des plantes parasites, de la mousse, des lichens qui les recouvrent quelquefois, etc. Souvent les arbres fruitiers de haute tige, et particulièrement les pommiers, se couvrent de branches qui retombent vers le sol et ont l’inconvénient de nuire, par l’ombrage qu’elles portent, à la végétation des plantes potagères que l’on cultive dans l’intervalle de ces arbres ; d’autres fois, si le plant existe dans un pâturage, ces branches pendantes sont exposées à la dent des bestiaux qui les brisent en mangeant les bourgeons, les feuilles et même les fruits. Il est indispensable de les couper au point où elles commencent à se courber vers la terre. Il arrive aussi que dans l'intérieur de la tête de l’arbre, à la base des grosses branches, il surgit une quantité quelquefois considérable de jeunes pousses qui végètent avec vigueur aux dépens des branches utiles de l’arbre, dont elles absorbent une partie de la sève et nuisent ainsi d’une manière notable à la production du fruit. On devra les nupprimer en même temps que le bois mort. On voit souvent, sur des pommiers déjà vieux et surtout mal soi-

gnés, se développer une plante parasite, le Gui {Viscum album^ Lin.), famille des Loranthacées. Elle s’y produit quelquefois en grande quantité, si Ton n’a pas la précaution de l’enlever à mesure qu’elle paraît. On doit en faire autant des mousses et des lichens en raclant les arbres pour les nettoyer avec soin et en les couvrant ensuite d'un lait de chaux. Ces différentes opérations se feront' généralement pendant le repos de la sève.

EMOU (Zoologie). — Nom donné par quelques naturalistes au Caaoar de la Nouvelle-Hollande (voyez Gasoar).

EMOÜGHET (Zoologie). — On donne vulgairement ce nom à tous les oiseaux de proie de petite taille qui appartiennent au genre Faucon. Cependant, il sert à désigner plus particulièrement TjE'perüm/’ mâle {Falco nisus^ Lin.), et quelquefois la Cresserelle {Falco tinnunculus^ Lin.).

EMPAILLEMENT, Zoologie (voyez Taxidermie).

EMPAÜMÜRES (Vénerie). — On appelle ainsi le haut du bois de cerf ou de chevreuil., qui est large, renversé et terminé par plusieurs andoudlers^ rangés comme les doigts d’une main, d’où vient ce nom {palma, main). Ce ne sont que les cerfs dix corps ou les vieux chevreuils c\m ont des empaumures ; on les appelle aussi quelquefois porte-chandeliers .

EMPEREUR (Zoologie). — On a donné ce nom à plusieurs animaux d’espèces très-différentes, soit à cause de leur taille, soit à cause de quelque ornement qui les distinguent des autres; ainsi, parmi les Oiseaux., le Roitelet {Motacilla regulus., Lin.), parce que le mâle porte sur la tête une belle tache jaune d’or bordée de noir, en forme de diadème. — Parmi [es Poissons., on adésigné par ce nom une espèce du genre Espadon {Xiphias imperator., Bloch.), qui, du reste, n’est connu que par une mauvaise figure d’Aldrovande. Cuvier pense qu’il doit disparaître du cadre zoologique. On a appelé aussi Chœtodon imperator., Bloch . , une autre espèce du genre Holacanthe. — Parmi les Reptiles., quelques auteurs ont donné le nom de Serpent empereur au Boa devin (B. constrictor., Lin.). Daudin Ta nommé Boa empereur, — Parmi les Insectes .,nne espece de Papillon, du genre Argynne, TArgynne tabac d’Espagne {Papilio paphia.. Lin.) (voyez Argynne). — Parmi les Mollusques., Denys de Montfort avait établi un genre de la famille des Trochoïdes, auquel il avait donné le nom de Imperator., pour une très-belle coquille figurée par Ghemnitz sous le nom de Trochus imperator. Ce genre n’a pas été adopté.

EMPÊTRÉES, Empétracées (Botanique), du grec empetros., qui croît sur les rochers; de en, parmi, etpetros., roche. — Famille de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes., voisine de celle des Sapotées et appartenant à la classe des Diospyroïdées de M. Brongniart. Elle a pour caractères : calice de 3 sépales coriaces, imbriqués; pétales en même nombre alternant; étamines, 3, opposées aux sépales; fleurs dioïques; dans les mâles, un rudiment de pistil ; étamines rudimentaires aussi dans les femelles, dont l’ovaire repose sur un disque charnu ; ovule dressé ; radicule inférieure ; le fruit est un drupe déprimé à 6-9 noyaux; graine à testa membraneux. Ce sont de petits arbrisseaux couchés, rameux, qui ont le port des bruyères, à feuilles alternes d’un vert noirâtre, à bords roulés en dessous, à fleurs petites, axillaires, sessiles, d’un pourpre sombre. Cette famille a pour type le genre Empetrum.

EMPETRUM (Botanique), Empetrum.,Tonvn. ; du grec en, dans, et petra, pierre. — Genre de plantes type de la famille des Empétracées ou Empêtrées (voyez ce mot) et souvent désigné en français par le nom de Camarine. Il comprend de petits arbrisseaux ayant le çort des bruyères, couchés, rameux, à feuilles alternes, linéaires, d’un vert-sombre. Les fleurs sont souvent dioïques, avec un calice à 3 sépales, accompagné de 6 bractées ; 3 pétales; 6 étamines ; ovaire à 6-9 loges ; stigmate, 6-9 lobes ; drupe à 6-9 noyaux enfermés dans une chair molle. Les Empetrum sont des arbustes qui habitent l’Europe et l’Asie. On eu trouve aussi quelques-uns dans l’Amérique du Sud. La Camarine à fruit noir {E. nigrum. Lin.) a le port d’une bruyère à feuilles presque vertici liées et à fleurs verdâtres. Elle croît dans les endroits montagneux, en Europe. Dans quelques endroits, on mange ses fruits, un peu acidulés, connus sous le nom de camarines. Au Groenland, on en obtient par la fermentation une liqueur spiritueuse. On en extrait aussi une matière tinctoriale. Les fruits rouges deVE. rubrum, "Willd., ont également une saveur agréable. Cette espèce croît dans les environs du détroit de Magellan. Ses fleurs sont d’un rouge brun (pour V Empetrum album, voyez Camarine). G — s.

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EMPHYSÈME (Médecine), du grec em-

physaô, je remplis de vent. — Par ce mot, on désigne une affection maladive dans laquelle l’air contenu dans le poumon s’en échappe par une cause quelconque et s’épanche dans le tissu cellulaire à des distances plus ou moins grandes de cet organe ; on donne encore le môme nom à des collections de gaz qui se forment dans différentes parties du corps pendant la durée de certaines maladies. On distingue trois espèces d’emphysème : 1" ÏE. traumatique résultant de l’introduction de l’air dans le tissu cellulaire à la faveur d’une plaie. Il peut être produit par les lésions du larynx, de la trachéeartère , des poumons soit par plaies pénétrantes de la poitrine, soit par Ifractures des côtes, lorsque les extrémités des fragments déchirent la plèvre et le poumon : dans ces différents cas, l’air s’infiltre de proche en proche dans le tissus cellulaire et peut envahir une plus ou moins grande étendue du corps et quelquefois le corps tout entier; de là la tension, le gonflement de la peau, sans douleur, sans changement de couleur; celle-ci devient seulement plus pâle, luisante, et donne, sous la pression du doigt, un sentiment de crépitation comme ferait du parchemin; il y a en môme temps tous les degrés de suffocation en rapport avec l’étendue de l’emphysème : douleur très-forte de poitrine, impossibilité de se coucher, agitation extrême, refroidissement des extrémités, quelquefois mort par asphyxie. Dans les nuances légères, une compression douce, méthodique, le repos, suffisent, avec les moyens employés contre la maladie qui a déterminé cet accident. Mais, dans les cas plus graves, on est quelquefois obligé de donner issue à l’air au moyen d’incisions plus ou moins profondes. 2" UE. propre du poumon peut être causé par une forte compression, une contusion du thorax ayant produit des déchirures de son tissu, etc. Dans ce cas, cet organe est sujet à se laisser pénétrer par une plus ou moins grande quantité d’air qui s’épanche dans le tissu interlobulaire. Une variété de cet Emplnjsèmeàooionùoii la connaissance à Laënnec, qui l’a nommée E . vésiculaire.^ consiste dans la dilatation excessive des petites vésicules pulmonaires; celles-ci finissent par se rompre et par laisser échapper l’air qui s’accumule dans le tissu cellulaire ambiant et gêne la respiration d’une manière plus ou moins considérable; il y a de la toux sèche d’abord, puis une légère expectoration muqueuse. Lorsque la lésion est un peu intense, la peau a un aspect terne, légèrement violacé, surtout aux lèvres)^ En général, la maladie peut durer longtemps sans déterminer d’accidents autres que des accès de suffocation très-pénibles ; elle se confond avec Vasthme (voyez De l’auscultation médiate., ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du cœur., par Laënnec. Paris). Laënnec conseillait les sels neutres en bains, les alcalins, la décoction de saponaire, de polygala de Virginie, les pilules savonneuses, etc. 3" La dernière espèce ù’ Emphysème peut dépendre du développement des gaz ailleurs que dans les poumons; ainsi on en a vu, dans les organes digestifs, distendre les intestins au point de produire des crevasses, et passer dans le tissu cellulaire des parties voisines. Quelquefois aussi il s’en forme dans certaines ecchymoses , dans quelques gangrènes, dans de fortes contusions, après la piqûre de quelques bêtes venimeuses. On a vu aussi des gaz se produire spontanément dans le tissu cellulaire, par une véritable exhalation ou par aspiration de fluides aériformes. Le traitement rentre dans celui de la maladie principale. F — N.

EMPIDES ou Empis (Zoologie), du grec empis, moucheron. — Tribu à’ Insectes., de l’ordre des Diptères., famille des Tanystomes. Elle comprend de petits moucherons qui voltigent souvent en tourbillons durant les soirées calmes de la belle saison; on les distingue des asiles, dont leurs formes les rapprochent, par leur trompe perpendiculaire à l’axe de leur corps ou dirigée en arrière. Leur tête, presque globuleuse, porte de grands yeux composés, des antennes dont le dernier article se termine par un stylet biarticulé et court ou par une soie.

Cette tribu comprend plusieurs genres; chez les uns, les antennes ont 3 articles, et parmi eux figure le genre Empis proprement dit {Empis, Latr.), caractérisé par le dernier article des antennes conique et la trompe beaucoup plus longue que la tôte. VE. à ailes réticulées {E . tessellata, Fab.) est long de 0™,007, d’un jaune pâle livide, avec des lignes noires sur le corselet ; on le trouve aux environs de Paris. D’autres Empides ont seulement 2 articles aux antennes; telles sont les espèces des genres Hémérodromie.) Trachydromie.^ Drapetis de Meigen.

EMPIRIQUES, EMPIRISME (Médecine), du grec em^ peina, expérience. — Les médecins empiriques étaient une des sectes les plus célèbres dès médecins de l’antiquité; ils ne reconnaissaient pour guide que l’expérience et l’observation, et proscrivaient le raisonnement ou plutôt l’abus du raisonnement. Parmi les modernes, le sens de ce mot s’est altéré d’une manière remarquable, de telle sorte qu’aujcurd’hui il est devenu synonyme de char^ latan.

V Empirisme médical est une doctrine médicale fondée sur l’expérience et l’observation et qui avait donné naissance à une secte de médecins opposés aux dogmatiques (voyez ce mot). Proscrivant toute espèce de raisonnement hypothétique, ne s’appuyant que sur les faits, les médecins Empiriques en avaient formé les seules bases de la médecine. Sérapion, d’Alexandrie, etPliilinus, de. Cos, qui vivaient environ un siècle après Hippocrate, passent pour les fondateurs de cette secte, dont la connaissance nous a été révélée par les écrits de Celse ét de Galien et l’exposition présentée avec les développements nécessaires par Sprengel (Court) dans son Histoire et institutions de la médecine. Les Empiriques puisaient à trois sources d’observations ; 1“ le hasard, qui fournit des faits que l’on cherche à reproduire s’ils ont été utiles, et la marche de la nature que l’on doit favoriser ou combattre d’après ses résultats avantageux ou funestes; 2" les essais tentés pour en connaître les résultats : la réunion des succès obtenus constituait la science ; 3° il peut se présenter des cas nouveaux qui n’ont pas encore été observés, des médicaments jusqu’alors inusités; les Empiriques, dans ce cas, concluaient d’après la similitude des phénomènes morbides ou des qualités appréciables des nouvelles substances à employer. C’est ce qu’on appela analogisme . Ainsi V observation, Y histoire de la science, les analogies constituaient les trois méthodes sur lesquelles l’art était basé. C’est ce que l’empirique Glaucias nommait le tré^ pied de la science. F — n.

EMPLATRES (Matière médicale). — On appelle ainsi des médicaments externes plus ou moins consistants, se ramollissant par la chaleur et adhérant en général aux parties sur lesquelles on les applique. Ils diffèrent des onguents en ce qu’ils sont moins mous et contiennent une plus grande proportion de résine, de cire ou des oxydes métalliques. Les matières qui entrent dans la composition des emplâtres sont particulièrement des résines, des gommes résines, du suif, de la cire, des huiles, des poudres végétales ou animales, des extraits, des sucs de plantes; d’autres contiennent des oxydes métalliques et surtout des oxydes de plomb. La manière de préparer ces emplâtres rentrant tout à fait dans la pratique de la pharmacie, nous ne pouvons les exposer ici. Nous dirons seulement que, pour les employer, on les ramollit dans l’eau chaude, et avec les doigts trempés dans l’huile, on les étend sur des morceaux de toile ou de peau. En raison des différentes substances incorporées dans les emplâtres, ils peuvent être émollients, astringents, excitants, irritants, narcotiques. Voici quelques-uns des plus usités.

Emplâtre agglutinatif. — On l’emploie, comme son nom l’indique, pour réunir des parties divisées. Il est composé de poix blanche, 15 parties ; résine élémi, 3 parties ; térébenthine et huile de laurier, de chacune, 1 partie.

Emplâtre calmant ou antiodontalgique. — Employé, comme son nom l’indique, il est composé de résines jaune, tacamaque et élémi, oliban, mastic, opium, camphre; on l’applique sur les tempes, contre les douleurs de dents ou même dans l’intérieur des dents cariées.

Emplâtre Canet. — Astringent et résolutif; il se fait en incorporant ensemble parties égales de cire jaune, d’emplâtre simple, d’emplâtre diachy Ion gommé, d’huile d’olive et de colcothar (peroxyde de fer rouge).

Emplâtre de ciguë. — Fondant; se fait avec résine de pin, poix blanche, cire jaune, gomme ammoniaque, 500 parties ; feuilles vertes de ciguë, 500 parties ; huile de ciguë, 32 parties.

Emplâtre diachylon. — Voyez Diachylon.

Emplâtre diapalm.e. — Voyez Diapalxie.

Emplâtre de Nuremberg. — Résolutif ; il est composé de 20 parties d’emplâtre simple, de cire jaune, d’huile d’olive, de 3 parties d’oxyde rouge de plomb (minium) et 1/4 de partie de camphre.

Emplâtre de poix blanche ou de Bourgogne. — Composé de 3 parties de poix blanche et 1 partie de cire jaune. C’est un dérivatif souvent employé dans les affections de la poitrine. On le laisse en place pendant 7 à 8 jours.

EMP

• EMP

Emplâtre simple. — Composé de litharge, axonge, luiile d’olive, de chaque 1 partie et 2 parties d’eau. Il sert de base à presque tous les autres emplâtres.

Emplâtre sparadrap. — C’est l’emplâtre diachylon fondu et étendu sur de la toile.

. Emplâtre vésicatoire (de cantharides). — Il est composé par parties égales de poix-résine, d’axonge, de cire jaune, de cantharides en poudre. On connaît son usage; lorsqu’on veut l’employer, on l’étend sur de la peau et on le saupoudre de cantharides.

Emplâtre de Vigo. — C’est un fondant maturatif dans lequel entre une forte proportion de mercure.

On prépare encore un grand nombre d’autres emplâtres, parmi lesquels on peut citer ; VE. de cérdine., VE. de Doyen, VE. d'opium, VE. de savon, VE. stibié,YE. de thériaque, Qic. F — n.

EMPLOI DES BOts (Technologie). — Il sera traité au mot Tige de la production du bois dans les végétaux ; au mot Forêts, de la production et de l’exploitation des principales essences de bois ; le présent article donnera seulement des indications sur l’utilisation du bois. Chaque espèce de bois ou? comme on dit, chaque essence a ses usages spéciaux, et c’est à bien les déterminer qu’il faut s’attacher pour arriver au meilleur emploi des bois. Rien ne saurait, à cet égard, remplacer l’expérience des hommes qui les ont longtemps et habilement maniés; mais ces hommes ne connaissent habituellement qu’une catégorie d’essences et ne sauraient rien dire sur les autres ; il est donc bon de savoir d’une façon générale quelle sorte d’artisans peut intéresser tel ou tel bois, pour s’adresser immédiatement à celui qui peut en parler pertinemment. Il y a d’ailleurs quelques conditions générales de l’emploi des bois qu’il n’est pas inutile de considérer théoriquement.

L’aptitude d’un bois à tel ou tel usage dépend de son poids spécifique en vert ou en sec, de son retrait et des autres modifications qu’il subit en séchant, du temps qu’il met à sécher, de sa force, de son élasticité, de sa consistance, de su flexibilité ou de sa rigidité dans le sens longitudinal et dans le sens transversal, du grain qu’il présente sur les surfaces travaillées au rabot, du degré de poli qu’il peut prendre, de sa facilité ou de sa résistance à se laisser travailler, de sa résistance aux attaques des insectes, à l’action du temps, soit à l’air, soit à l’humidité, soit dans l’eau; les usages de l’ébénisterie, de la tabletterie, de la marqueterie exigent encore que l’on examine la couleur du bois, son odeur et la persistance plus ou moins durable de ces deux propriétés. Les artisans acquièrent sur ces divers points des connaissances qui n’ont de précision qu’après une longue expérience, mais qui auraient besoin, pour être facilement enseignées, d’être exprimées d’une façon scientifique, c’est-à-dire par des mesures exactes et des rapports rationnels. On peut même ajouter aux notions utiles à connaître et mentionnées ci-dessus bien des faits dignes d’intérêt. C’est là un beau sujet d’étude, où il est resté beaucoup à faire et qui est sans doute trop négligé depuis longtemps. Nous essaierons de donner ici quelques renseignements concernant surtout les essences de nos contrées. On trouvera à l’article Densité une table assez étendue des densités des bois ; on pourra en comparer les nombres avec ceux de la table suivante.

T.-ïItlc du poids spécifique des principales essences de bois indigènes et de quelques autres, donnant pour chacune, en kilogr. ou fraction de kilogr,, le poids d’un cube plein, dout le côté est t décimètre.

1» D’après du Fenillk {Mém, sur l'administraiion forestière, 1792).

(Les bois ont été pesés à l’étal de dessiccation parfaite).

kil.

Sorbier cultivé 1,023

Lilas 1,003

Cornouiller 0,988

Chêne-vert 0,987

Olivier 0,936

Buis 0,976

Pommier court-pendu 0,940

Cerisier Mahaleb 0,882

If 0,872

Prunier 0,839

Oranger.... 0,821

Aubépine 0,814

Faux acacia (Robinier) 0,795

Néflier. 0,790

Allouchier (Alizier blanc) 0,787

Merisier 0,782

Hêtre j o’,774

Nerprûü 0,770

Poirier sauvage 0,754

Cytise des Alpes 0,749

Erable duret 0,748

Mélèze 0,746

Pêcher 0,744

Alizier des bois 0,734

Prunellier 0,733

Charme 0,732

Pommier de reinette 0,732

Platane 0,731

Sycomore (Erable de montagne) 0,730

Erable champêtre 0,725

Frêne 0,720

Orme 0,719

Abricotier 0,707

Févier d’Amérique 0,698

Noisetier 0,696

Pommier sauvage 0,687

Bouleau 0,684

Tilleul 0,683

Arbre de Judée (Gaînier commun) 0,681

Cerisier 0,678

Houx 0,674

Sorbier des oiseleurs 0,654

Pommier cultivé 0,650

Noyer 0,626

Mûrier blanc 0,622

Erable plane 0,614

Sureau 0,599

Mûrier noir 0,595

Saule marceau 0,588

Châtaignier 0,585

Genévrier 0,584

Mûrier à papier 0,570

Lierre 0,562

Ypréau (Peuplier blanc) 0,552

Pin de Genève (Pin sylvestre)... 0,550

Peuplier blanchâtre 0,546

Tremble 0,534

Aune 0,506

Marronnier d’Inde 0,503

Peuplier de la Caroline 0,489

Tulipier 0,487

Catalpa 0,464

Sapin 0,460

Peuplier noir 0,412

Saule blanc 0,389

Peuplier d’Italie 0,357

2° D’après E. Chevandier et Wertheim.

(Les bois ont été pesés, contenant 20 p. 100 de leur poids d’humidité)«

kil.

Chêne à glands sessiles... 0,872

Hêtre 0,823

Bouleau 0,812

Chêne à glands pédonculés 0,808

Charme,.... 0,756

Orme 0,723

Acacia (Robinier) 0,717

Frêne. 0,697

Erable 0,674

Tremble 0,602

Aune 0,601

Pin Sylvestre 0,559

Sapin blanc d’Ecosse 0,493

Peuplier.... 0,477

3° D’après Karmarsch.

« kil.

Ebène verte 1,210

Ebène noire 1,187

Bois de rose 1,031

Bois satin 0,964

Prunier 0,872

Acajou de Saint-Domingue 0,755

Hêtre.., 0,750

If 0,744

Bouleau 0,738

Pommier 0,734

Poirier 0,732

Olivier 0,676

Erable 0,645

Chêne o,610

Cèdre du Liban (sec) 0,575

Acajou de Cuba 0,563

Peuplier o,387

4«> D’après Ebbels et Tredgold. ,

kil.

Noyer (vert) 0,920

Acajou d’Espagne 0,852

Acacia (Robinier) (vert) 0,820

Orme (vert) 0,763

Bouleau 0,720

Platane 0,648

Pin laryx (de choix) (Pin Laricio) 0,640

Erable sycomore 0,590

Acajou de Honduras .' 0,560

Aulne 0,555

EMP

EMP

Sapin blanc d’Angleterre 0,555

Sapin blanc d’Ecosse 0,529

Peuplier blanc 0,511

Cèdre du Liban (sec) 0,486

5° D’apuÈs Barlow,

kil.

Chêne anglais 0,934

Chêne du Canada 0,872

Bois de Teak 0,860

Pin du Nord (Pin sylvestre) 0,738

Pin rouge tPin sylvestre) 0,657

Pin blanc (Pin d’Alep) 0,553

Orme 0,553

Mélèze 0,543

6” D’après T. Hartig,

kil.

Hêtre de 0^11., 840 à 0,G40

Acacia (Robinier) de 0 770 à 0,750

Bouleau (coupé en hiver) 0,616

Bouleau coupé en été) 0,548

Mélèze (provenant de Briançon) 0,662

Mélèze (provenant de Nancy) 0,551

Aulne (coupé eu hiver) 0,492

Aulne (coupé en été) 0,478

"Lvivcsistance des bois à V écrasement a été étudiée pour quelques bois ; suivant Rondelet, un cube de chêne ou de sapin, posé dans le sens où ses fibres sont verticales (bois debout), ne s’écrase que sous un poids de 400 kilogrammes par chaque centimètre carré de lafaceoùles poids sont posés. Pour un même écarrissage (largeur et épaisseur constantes), la résistance à Técrasement diminue à mesure que la hauteur de la pièce de bois augmente; cette résistance augmente avec l’écarrissage, la hauteur restant la même. On croit prudent de ne faire supporter

aux piliers de bois debout que de la charge capable de

les écraser. On admettra dans la pratique que pour une pièce de bois debout (pilier, poteau) dont la hauteur est h etdont l’écarrissage a pour côté e, le poids P qu’elle pourra

supporter est exprimé par la formule : P = 256,5X

La résistance du bois à la rupture est une des qualités les plus importantes et en même temps les plus difficiles à. déterminer. Cette résistance n’est d’ailleurs plus entière dès qu’un madrier a été fléchi par une charge jusqu’à demeurer courbe sans pouvoir reprendre sa direction première lorsque la charge a été enlevée ; le madrier a dès lors perdu de son élasticité, et sa résistance à la rupture est extrêmement diminuée. Nous empruntons à M. E. Ghevandier, membre de l’Institut, le tableau suivant, contenant les résultats d’expériences faites par lui sur les deux bois les plus employés dans les constructions.

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