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mis ne sont pins parallèles, on a recours aux roues d’angle, dont les axes se coupent ordinairement à angle droit. Les roues, au lieu d’être cylindriques, comme dans le cas précédent, sont coniques et ont pour sommet commun le point d’intersection des deux axes [fig 93 1 ).La construction rigoureuse du profil des dents serait trop compliquée ; on se contente de tracer sur le pourtour extérieur de chaque roue d’angle le profil qui conviendrait à une roue ordinaire de même rayon que ce pourtour, et on creuse les intervalles des dents comme si la roue était cylindrique, en sorte que les dents ont moins d’épaisseur à l’intérieur qu’à l’extérieur de la roue.
Dans les anciens moulins, on employait habituellement pour ce mode de transmission 1 engrenage dit à lanterne {fig. 928). La lanterne consiste en une espèce de tambour formé par deux plateaux ou tourteaux parallèles entre lesquels sont disposées circulairement ou parallèlement à l’axe des tiges cylindriques ou fuseaux Ceux-ci sont mis en mouvement par des chevilles appelées alluchons im-
Fig. 928., — Engrenage à lanlerne. Fig* 929. — Roues d’angle.
plantées circulairement sur une des faces de la roue conductrice. Ce mode d’engrenage, dont un des principaux défauts consistait dans la largeur du pas de l’engrenage, est presque entièrement abandonné. On emploie cependant encore, particulièrement dans les horloges en bois de la forêt Noire, l’engrenage cylindrique à chevilles qui présente de l’analogie avec la lanterne, mais qui alors est droit.
On a construit des engrenages dont les axes ne se coupent pas et ne sont cependant pas parallèles, des roues dentées qui ne sont pas circulaires, etc. Ce sont des espèces de tours de force sans utilité sérieuse pour la pratique. (Consulter les ouvrages de M. Poncelet, deM. Olivier, et, pour la question spéciale du frottement dû aux engrenages, un mémoire de M. Combes, inséré dans le tome II du Journal de M. Liouville.
ENJCÜRE (Zoologie), Enicurus^ Temm.; du gvftzenikos, singulier, et aura, queue. — Genre d’Oûeawx, de l’ordre des Passereaux^ famille des Dentirostres^ groupe des Merles; caractérisé par une queue longue et très-fourchue, un bec long, droit, grêle, mais dur, dont les narines, à demi cachées par les plumes du front, ont le bord supérieur proéminent. Leurs tarses sont longs, et les ongles des pouces très-crochus. Ce genre comprend cinq espèces, toutes de l’Inde et de l’archipel Indien ; elles sont insectivores et vivent dans les endroits des montagnes peu accessibles aux chasseurs, au bord des ruisseaux, où elles trouvent en abondance les larves de libellules dont elles se nourrissent principalement. Ces oiseaux, assez semblables aux bergeronnettes, agitent comme elles la queue en marchant et en saisissant leur proie. L’espèce type est VE. couronné {E. coro?m/«5, Temm.), à tête blanche en dessus, dont le corps est noir taché de blanc et long de 0“i,28. VE. voilé {E. velatus,TQinm.) est de Java, comme le précédent.
ENNÉANDRIE (Botanique), du grec ennea., neuf, et a)ièi\ andros, mâle. — Nom que Linné a donné à la neuvième classe de son système sexuel. Cette classe comprend les plantes à fleurs hermaphrodites renfermant neuf étamines. Elle se divise en trois ordres : l" Monogijnie (un seul pistil); genres principaux : Laurier, Anacardier; 2* Trigynie (3 pistils) ; genre princinal : Rhu-
barbe; 3* Hexagynie (6 pistils); geijre principal : Bm • tome.
ENOPLIE (Zoologie), Enoplium, Latr. Tillus^ Oliv. ; du grec enoplos., armé ; — Genre éCInsectes., de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, section des Malacodermes, tribu des Clairones. Ce sont des insectes de petite taille, voisins des Clairons et des Nécrobies, à corselet cylindrique et à corps allongé, dont les palpes sont terminées par un article triangulaire comprimé et dont les trois derniers forment une massue pectinée ou semi-pectinée. VE. serraticorne {Tillus serrât icornis , Oliv.) est un petit coléoptère long de 0'“,0nG, noir, velu, avec les élytres jaunâtres ; il vit sur les fleurs et le bois mort dans le midi de la France et en Italie.
ENOPLOSE [Zoo\og\Q), Enoplosus, Lacép. ; du grec enoplos, armé. — Sous-genre de Poissons, de l’ordre des Acanthoptérygiens, famille des Percdides thoraciques, genre Apron. Leur corps, très-comprimé verticalement et surmonté de deux dorsales aussi élevées antérieurement que le corps même, leur donne l’apparence du cbétodon. Ce sont d’ailleurs de jolis petits poissons aux couleurs brillantes. On n’en connaît qu’une seule espèce, VE. armé {E. armatus, Lacép.), à dents aiguës et remarquable par la dentelure et les piquants de ses opercules, ainsi que par les rayons très-hauts et trèsaigus de sa première dorsale. Il est blanc argenté, rayé de huit bandes noires, long de 0“,10 environ et se trouve aux environs de la Nouvelle-Hollande.
ENROUEMENT (Médecine), en latin raucitas. — On entend par ce mot une certains altération de la voix, dont le timbre perd sa netteté, et qui devient rauque, embarrassée. Un grand nombre de causes peuvent le produire ; ainsi il peut être dû à une inflammation superficielle de la membrane muqueuse qui tapisse le larynx et la glotte, et qui, dans ce cas, devient d’abord sèche, tendue, et bientôt après est humectée par une sécrétion plus ou moins abondante de mucosités qui deviennent promptement plus épaisses que dans l’état naturel. Une course rapide, une conversation vive et prolongée, la lecture à haute voix, faite particulièrement en plein air, par un temps sec, trop froid ou trop chaud, un refroidissement subit du col, qu’on aura tenu à découvert contre l’habitude ordinaire, et surtout le froid, peuvent donner lieu à cette espèce d’enrouement, qui guérit facilement par le repos, quelques boissons douces et l’éloignement des causes qui ont pu le déterminer. On a vu aussi des enrouements de cette nature produits par l’abus des boissons alcooliques, des aliments excitants, des excès de table en général. Il est souvent un des premiers symptômes des bronchites plus ou moins intenses; il accompagne et précède ordinairement l’apparition du croup (voyez ce mot). Une cause qui produit souvent l’enrouement, ce sont toutes les affections chroniques des voies respiratoires et particulièrement des organes qui servent à la production et à l’émission de la voix; ainsi l’inflammation et l’ulcération des amygdales, des piliers et du voile du palais, quelle qu’en soit la cause, la phthisie laryngée; la phthisie pulmonaire, surtout dans sa dernière période. Enfin, il peut tenir encore à la faiblesse et à la paralysie plus ou moins complète des muscles de la glotte. On conçoit que dans ces derniers cas la gravité de l’enrouement est en raison de celle de la maladie principale , et qu’il est presque toujours audessus des ressources de l’art. F — N.
ENROULÉS (Zoologie). — Nom donné par Lamark à une famille de Àlollusgues de la classe des Gastéropodes, ordre des Pectinibranches , voisine des Golumellaires, dans laquelle il a proposé de comprendre- tous ceux
Fig. 930. — Porcelaine arabique rivante.
dont la coquille est presque entièrement enveloppée par le dernier tour de la spire. Elle comprend les genres ; Ovule, Porcelaine, Tarière, Ancillaire, Olive et Cône Cvoyez ces mots). Leur coquille est généralement polie.
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