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brillante et richement colorée. Cette famille rentre presque entièrement dans celle des Buccinoïdes de Cuvier.
ENSELLÉ (Vétérinaire). — On dit qu’un cheval est ensellé, lorsqu’il a le dos et les reins mal soutenus, et présentant une concavité trop marquée; cette disposition se rencontrée aussi quelquefois dans l’àne et le mulet. Elle annonce en général peu de force, mais les chevaux qui la présentent ont des allures plus molles et font éprouver des secousses moins fortes aux cavaliers qui les montent; on dit alors qu’ils ont les réactions douces.
ENSEMBLE (Vétérinaire). — On désigne par ce mot la conformation régulière d’un animal, lorsque toutes les parties de son corps sont dans des proportions relatives convenables. On dit aussi que ses allures et ses mouvements ont de V ensemble., lorsqu’ils présentent de la grâce unie à la force et à la vigueur, et que l’harmonie des formes offre le type le plus rapproché possible de la beauté et de la perfection.
ENSEMENCEMENT (Agriculture). — Terme générique par lequel on entend l’action de répandre sur le sol et d’enterrer plus ou moins profondément les différentes graines des végétaux. On donne plus généralement le nom de semailles à l’ensemencement des céréales, des prairies artificielles, etc., et celui de semis à celui qui concerne les autres plantes (voyez Semailles, Semis).
ENSIFORME (Botanique). — Ce terme s’applique principalement aux feuilles un peu épaisses au milieu, tranchantes aux deux bords et se rétrécissant de la base au sommet qui est aigu comme dans les iris, les glaïeuls, le lin de la Nouvelle-Zélande {Phormium tenax)y etc. La tige à deux tranchants de quelques millepertuis est aussi dite quelquefois ensiforme. Enfin le style des balisiers est également ensiforme.
ENTAILLE (Zoologie). — Nom vulgaire des coquilles du genre Emarginuley à cause de la fente ou entaille de son bord antérieur.
ENTE, Enter (Arboriculture). — Synonymes de greffe et de greffer.
ENTELLE (Zoologie), du grec je commande.
— Espèce de Singe du genre Semnopithèque ; c’est le Simia entellus de Dufresne {Bull, de la Soc. philomai. de Paris y 1797). Il mesure ü“,60 du bout du nez à l’origine de la queue, qui elle-même n’a pas moins de 0“*,70 de longueur ; ses membres postérieurs, élégamment allongés, comptent 0“,40 de la hanche au talon. Son corps est d’un gris jaunâtre, avec une teinte un peu plus foncée sur le dos ; les imains et le visage sont noirs, ainsi que les poils des sourcils et du bas du front redressés en une sorte de toupet et ceux delà barbe qui, dirigés en avant, entourent la mâchoire inférieure. Ces singes sont assez doux dans le jeune âge, mais plus tard ils deviennent dangereux par leur turbulence et leur méchanceté ; ils sont, du reste, très-rares dans nos ménageries. L’entelle vit dans l’Inde et surtout au Bengale, où on le rencontre par petites bandes et parfois même en troupes nombreuses. On ignore la durée de sa vie et les principales circonstances de ses mœurs; mais les Indous le révèrent comme une divinité ; ils le laissent librement piller leurs jardins, s’établir dans leurs pagodes, et ils prennent même soin de placer des provisions à sa portée. Duvaucel, Jacquemont et d’autres voyageurs ont raconté avec quelle persistance les Bengalis les empêchaient de tuer ces dieux cachés sous une enveloppe animale. « Dans certains endroits, dit M. Paul Gervais, on l’appelle l’entelle Houlmany et on le donne comme provenant d’un héros célèbre par sa force, son esprit et son agilité, auquel l’Inde est redevable de la manguCy qu’il vola dans les jardins d’un fameux géant établi à Ceylan. En punition de ce vol, il fut condamné au feu, et c’est en l’éteignant qu’il se brûla le visage et les mains. » C’est ainsi qu’ils expliquent la bizarre coloration de l’entelle. Ce singe, grâce à de pareilles superstitions, se montre, en général, fort audacieux dans le voisinage des habitations.
ENTERALGIE (Médecine), du grec intestin, et
algos, douleur. — Maladie nerveuse des intestins, caractérisée surtout par des douleurs vives. Cette affection, ayant beaucoup de points de ressemblance avec la gastralgie (affection nerveuse de l’estomac), et n’en différant guère que par son siège, pour ne pas nous répéter, nous renverrons au. mot Gastralgie.
enterions (Zoologie), Savig. — Sous-genre à' Anné lides ùq l’ordre des Abraiiches, famille des Abranches sétigères, genre des LombricSy établi par Savigny et adopté par Cuvier pour désigner ceux qui ont sous
chaque anneau quatre paires de petites soies, huit en tout (voyez Lombrics).
entérite (Médecine); inflammation de l’intestin nommé en grec enteron. — Bien que le nom d’intestin appartienne à l’ensemble de cette longue portion du tube digestif qui s’étend de l’estomac à l’anus, on a cependant restreint le sens du mot Entérite en l’appliquant spécialement à l’inflammation ae la membrane muqueuse de l’intestin grêle ; on donne le nom de colite à celle du côlon et celui d'entéro-colite à celle qui affecte en môme temps l’intestin grêle et le côlon ; ce sont les cas les plus fréquents. Si l’inflammation est bornée au cœcumyon lui donne le nom de cœcite ou typhlite (du grec typhlouy cæcum) ; et celui de redite, lorsqu’elle siège au rectum.
L’entérite peut être aigue ou chroniquey quelle que soit la partie de l’intestin affectée. \JE. aiguë reconnaît pour causes, en premier lieu, les écarts du régime tels que l’usage habituel d’une alimentation trop succulente, de vins trop généreux, de boissons alcooliques de toutes espèces; l’ingestion des boissons froides, des glaces, lorsqu’on est en sueur ; les refroidissements subits de tout le corps, des pieds, etc.; les changements brusques de température. On signale encore la suppression brusque des hémorroïdes, d’un vésicatoire ou d’un cautère ; la rétrocession d’une maladie de la peau ; enfin quelques causes directes tenant à une violence extérieure quelconque. La maladie peut débuter brusquement par des douleurs plus ou moins vives dans le ventre, et surtout autour de l’ombilic, accompagnées de quelques frissons ; bientôt surviennent de la soif, de la fièvre; la langue est quelquefois sèche et plus ou moins rouge, d’autres fois elle ne présente rien de particulier; l’appétit se perd, le ventre est sensible à la pression , un peu gonflé , empâté ; il y a des déjections de matières jaunes, muqueuses, qui, chez les enfants surtout, sont mêlées de grumeaux blanchâtres ; ces selles sont en général précédées de douleurs plus violentes, et, lorsqu’elles sont fréquentes , elles déterminent une cuisson vive à l’anus ; il y a aussi des gargouillements dans le ventre. Ces derniers symptômes se rencontrent surtout lorsque l’inflammation prédomine dans le côlon. Dans certains cas, la maladie se développe plus lentement et n’atteint son plus grand degré d’intensité qu’au bout de quelques jours.
L’inflammation localisée dans le cæcum se manifeste par des symptômes moins généraux et moins intenses, et aussi par une douleur et une sensibilité plus ou moins vive dans la fosse iliaque droite. Quant à celle du rectum, elle détermine une douleur profonde dans le bassin, une pesanteur incommode à l’anus. La présence seule d’un lavement est quelquefois très-douloureuse.
Lorsque l’inflammation affecte particulièrement le côlon., les évacuations alvines en constituent un des principaux symptômes, et, dans ce cas, on lui donne souvent le nom de dévoiement ow diarrhée (voyez ce mot). Si ces déjections sont mêlées de sang en plus ou moins grande proportion, la maladie prend le nom de dyssenterie (voyez ce mot). Une forme particulière de Ventéro- colite s’observe chez les enfants pendant le travail de la dentition ; elle donne lieu à des évacuations abondantes auxquelles on a donné le nom de flux diarrétique (voyez Dentition {Maladies de la]).
Le traitement de l’entérite aiguë consiste dans l’emploi des saignées locales et générales , suivant la force du malade et l’intensité de l’inflammation ; des cataplasmes, des bains, des fomentations émollientes, des lavements émollients, narcotiques au besoin. On joindra à tous ces moyens la diète absolue, les boissons douces, légèrement rafraîchissantes, le repos ; lorsque les symptômes s’amenderont, on donnera des boissons un peu nourrissantes ; ainsi la décoction blanche, l’eau de poulet, un peu de lait très-coupé ; enfin, on nourrira un peu le convalescent , mais avec des précautions infinies , les rechutes étant très-fréquentes et pouvant devenir très-graves. Tout ce qui vient d’être dit s’applique également à la forme appelée entéro-colite.
Ventérite et V entéro-colite chroniques peuvent être la suite de l’état aigu dont il vient d’être question ; elles peuvent aussi être primitives : dans le premier cas, la maladie semble diminuer d’intensité; la fièvre, la soif, les douleurs vives, disparaissent peu à peu; cependant l’appétit est souvent nul, les forces languissent, la langue est pâteuse, il y a dans le ventre quelques douleurs sourdes qui s’exaspèrent après l’ingestion des aliments, les selles conservent plus ou moins leur caractère, sans être aussi abondantes, quelquefois il y a
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de la constipation, le malade maigrit, la peau devient sèche ; si la maladie n’est pas arrêtée dans sa marche, le pouls s’accélère, il survient de la fièvre, enfin l’épuisement et le marasme précèdent la mort qui arrive plus ou moins rapidement. La forme chronique, que nous avons appelée primitive, débute lentement, et suit, à très-peu de chose près, ra môme marche que la précédente. Cette maladie est plus grave que lorsqu’elle est aiguë; elle demande rjue le traitement thérapeutique et surtout le traitement hygiénique soient suivis avec une ponctualitéet une persévérance que l’on trouve trop rarement chez les malades. Le moindre écart de régime, par exemple, peut amener les accidents les plus formidables ; aussi le pronostic est-il en général grave, et le médecin doit-il suivre ces malades avec une grande régularité. Le traitement variera suivant les phases de la maladie; tant qu’il y a des symptômes d’inflammation, ou doit continuer les moyens émollients et le régime indiqués plus haut ; seulement, peu à peu et lorsque la fièvre, la soif, les douleurs vives ont diminué ou disparu, on aura recours aux amers, aux légers toniques, aux bains stimulants, iodurés, salés, sulfureux, aux frictions sèches, souvent répétées sur tout le corps; on tâchera de nourrir un peu le malade, avec le lait, les bouillous de poulet, de grenouilles, de bœuf, les potages, etc. Plus tard, on emploiera les dérivatifs sur la peau, vésicatoires, cautères, etc., les lavements un peu astringents et toniques s’il y a encore delà diarrhée; enfin, si l’état s’améliore, on devra donner des aliments plus substantiels , un peu de vin de Bordeaux, de Bourgogne. Pendant toute la durée de ce traitement, qui est en général long et difficile à instituer, le malade se tiendra chaudement, à l’abri des vicissitudes atmosphériques, il portera de la flanelle sur la peau; autant que cela sera possible, il respirera un mr pur, dans une campagne bien ouverte, aérée; il fera un exercice modéré et sans fatigue. F — n.
ENTÉROCÈLE (Médecine). — On appelle ainsi les hernies abdominales qui sont formées par les intestins. Ce sont les plus fréquentes. Il en est beaucoup aussi nommées entéro-épiplocèles^ qui sont formées à la fois par une portion d’épiploon et une portion d’intestins {voyez IlEUNir).
ENTÉRO-COLITE (Médecine). — Voyez Entérite.
ENTERO-MÉSENTÉRIQUE (Fièvre) (Médecine;. — Les docteurs Petit et Serres ont décrit sous ce nom, il y a une cinquantaine d’années (1811), une des variétés de la gastro-entérite de l’école physiologique, qu’ils ont caractérisée ainsi : « La maladie se présente sous deux aspects distincts. Dans l’un, les glandes du mésentère sont très-volumineuses, rougeâtres et molles; l’iléon, et principalement sa partie inférieure, présente sur la muqueuse des plaques elliptiques plus ou moins grandes, sans nulle trace d’ulcération. Dans l’autre, les glandes, beaucoup moins volumineuses et plus dures, sont noirâtres à l’extérieur, et renferment à l’intérieur une matière blanchâtre, ressemblant à des mélicéris, quelquefois môme liquide et se rapprochant du pus mal élaboré. A cet état des glandes du mésentère correspond toujours un état d’ulcération plus ou moins avancé de quelques-unes des j)laques membraneuses, avec un degré d’injection de la membrane muqueuse proportionné à celui des ulcérations. » Cet ensemble de lésions correspondait avec une série de symptômes tels, que Petit déclarait posséder dix observations recueillies en mai et en juin 1811 offrant tous les caractères des fièvres ataxo-adynamiques, et il s’étonnait que les symptômes observés ne fussent pas ceux qui émanent généralement d’une affection des organes abominaux. Ces travaux consciencieux, qui avaient été précédés de ceux de Prost, n’avaient pas fait grande sensation, et c’était à tort. Mais ils avaient le malheur d’être publiés au moment de la lutte que venait de soulever le grand réformateur Broussais; ils étaient pourtant le résultat de faits observés avec attention et décrits avec une grande exactitude: aussi, lorsqu’en 1829 le docteur Louis reprit ces travaux, il les compléta, les vivifia, et en fit jaillir la doctrine de la fièvre tgphoïde (voyez Typhoïde [Ffèyre]), la môme maladie qui fut nommée par Bretonneau Dothinenthérite. F — n.
ENTÉROTOME, Entérotomie (Anatomie, Chirurgie). — Ventérotome est un instrument dont on se sert pour les études anatomiques, lorsqu’on veut fendre l’intestin dans toute sa longueur; cette opération porte le nom ù' entérotomie. Ce dernier mot s’emploie aussi pour désigner une opération chirurgicale par laquelle on divise les intestins dans diverses circonstances; ainsi, dans les hernies (voyez ce mot) étranglées, on ouvre l’intestin
frappé de gangrène. On y a recours aussi dans les anus contre nature^ suite de hernies, ou dans les anus artificiels provenant de l’imperforation de cette ouverture naturelle.
ENTIME (Zoologie), Entimus, Germar ; du grec entimos, estimé . — Genre d'insectes^ de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères^ famille des Rhynchophores, Ce genre a été établi par Germar et adopté par Schœnherr, qui en a môme fait le type de la tribu des Entimides^ et rentre dans le grand genre Charançon {Curculio) de Linné. Les espèces qui y ont pris place sont les plus brillantes parmi les charançons et habitent toutes l’Amérique méridionale. Les éclatantes couleurs dont ils sont ornés sont dues à de petites écailles en forme de paillettes qui les recouvrent sur tout le corps. Les autres espèces rangées dans les divers genres de la môme tribu sont aussi de l’Amérique méridionale, de l’Afrique ou de l’Australie.
ENTOMOLOGIE (Zoologie), du grec entomon^ insecte, logos, science. — On appelle ainsi la partie de la zoologie qui étudie les animaux nommés Insectes. Or ce nom a beaucoup changé de sens par des restrictions successives. Dans le langage de Linné, le mot Insectes comprenait tous les animaux articulés à squelette extérieur, c’est-à-dire les classes actuelles des Insectes, des Myriapodes, des Arachnides, des Crustacés. Cuvier réunissait encore sous le môme nom les Insectes et les Myriapodes ; enfin aujourd’hui on nomme exclusivement Insectes la classe de l’embranchement des Ânnelés, qui comprend les animaux Annelés articulés,^, trois paires de membres articulés et dont le corps est nettement partagé en une tête, un thorax et un abdomen. La partie de la science nommée entomologie a suivi dans ses variations celles du mot dont son nom dérive. Aujourd’hui on n’y comprend - généralement plus l’étude des Arachnides, qui est devenue V Arachnologie, ni celle des Crustacés, séparée sous le nom de Carcinologie. V Entomologie est donc spécialement l’étude des Insectes proprement dits, et Tony rattache encore généralement celle des Myriapodes. Cette étude ainsi circonscrite embrasse malgré ces réductions un nombre considérable d’espèces, la moitié peut-être des espèces animales; elle constitue donc une science compliquée que rendent plus difficile encore la taille exiguë d’un trk grand nombre de ces espèces, leur dispersion sur toute la surface du globe et leur apparition généralement passagère à l’état parfait, tandis que dans leur jeune âge ils se ca chentsous des formes entièrement méconnaissables. L’entomologie exige donc de longues observations, des chasses assidues dans les lieux où se rencontrent les diverses espèces qu’on peut avoir à sa portée, l’étude à la loupe des animaux recueillis, et tous les travaux et les soins de collections aussi pénibles à former que difficiles à bien conserver. On conçoit dès lors qu’une pareille étude absorbe entièrement le temps d’un homme, et que l’entomologie devienne une spécialité parmi les études zoologiques. Il y a plus, cette classe d’animaux est trop nombreuse pour que chaque entomologiste ne soit pas conduit à s’occuper en particulier de tel ou tel groupe l’un s’adonne à la récolte et à l’étude des coléoptères; l’autre recherche les hyménoptères ou les diptères, un grand nombre fixent leur choix sur les lépidoptères ou papillons. De ces études spéciales sont sortis des livres précieux par le nombre et l’exactitude minutieuse des observations ; malheureusement, dans la plupart de ce s volumineux recueils d’espèces et de genres, les auteurs, absorbés dans leur étude si compliquée, perdent de vue l’ensemble du règne animal dont ils ne décrivent en réalité que quelques groupes naturels, et multiplient les subdivisions et les noms qui les désignent de façon à rendre leurs travaux extrêmement difficiles à consulter môme pour des personnes déjà exercées aux études zoologiques. Quoi qu’il en soit, il est des travaux de ce genre qui ont rendu et rendent chaque jour les plus grands services à la zoologie. On peut citer parmi les plus considérables : — 1“ Ouvrages généraux sur la classification des Insectes : J. -G. Fabricius, Entomol. systematica, 1792-94, et Supplementum Ent. syst., 1798, et beaucoup d’autres ouvrages : — Geoffroy, Hist. abrégée des Insectes, 1764; — P.-A. Latreille, Fam. nat. du Règne animal. Règne anim. de G. Cuvier, IV* et V® vol., et autres ouvrages: — A.-G. Olivier, Entomologie, 1789- 1808, et Insectes de VEnc. méthod.; — Lacordaire, Introd . à V entomologie ; — E. Blanchard, Hist. des Insectes, 1845; — Guérin-Méneville, Iconogr. du Règne animal, 1829-1844, et Species des anim. artic.; — Burmeister, Manuel a entomol,, en allemand. — 2° Public
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périod. : Ann. (h In Soci' té entom. ric France; — Ileouc entomolngique de Silbermann ; — Magas n de zooloqie, Henie zoolog. et lieu, et Maq. de zo'dng., de Guériii- Méneville ; — Ann. des sc. natur. et les publications de la Soc. entomol. de Londres. — 3“ Ouv. concern. l’orga nis. et les mœurs des Insectes : J. Swanimerclam, ïiibiia vaturœ^ 1737 ; — Réaumur, Mém. pour servir à Fhist. des Ins., 1734-1742 ; — de Geer, môme titre, 1752-1778;— F. hedi, Exper. circa gener. Insect., — P.
Lyonnet, Trait, anat. de la chenille du saule, 1762; — Leon Dufour, longue série de travaux publiés dans les Ann. des sc. nat.^ Journ. de phys., Ann. des sc.phys., Ann. du mus. d'hisl. nat., Mém. de T Acad, des sc. de Paris; — H. Strauss Durckheim, Anat. descript. du hanneton.
Toutes ces études et des milliers d’autres plus spéciales ont pour objet l’une des classes d’animaux les plus nuisibles à notre agriculture et les plus redoutables par leur multiplicité, par la facilité que leur assurent, pour ( chapper à nos recherches, leur petite taille et leur mode de développement à métamorphoses. Un des grands mérites de l’entomologie, un des motifs qui doivent le plus exciter à la cultiver, un des buts qu’elle doit se proposer en premier lieu, c’est de fournir les moyens de combattre ces fléaux. Déjà elle a donné dans cette voie des résultats remarquables, tels que l’ouvrage de Ratzburg sur les Insectes qui nuisent aux forêts; — V IHstcnre des Insectes nuisibles à la vigne, d’Audouin ; — divers travaux de Giiérin-Méneville sur la mouche de l’olivier, l’insecte nommé aigui/lonier, etc., dans son Magasin et sa Revue; — le Mémoire sur V Aluci te deL. Doyôre dans les Ann. de l’inst. agronom., etc. D’autres travaux entomologiques ont eu pour objet les quelques esj.ôces qni, comme le ver à soie, la cochenille, l’abeille, nous rendent de précieux services ; on trouvera les plus importants mentionnés à la suite de l’article spécial à ciiacune de ces espèces.
ENTOMOSTRAGÉS (Zoologie', du grec entomon, insecte, et ost'ttcon, coquille. — Latreille, dans le Régne anbnnl de Cuvier, a établi dans la classe des Crustacés deux grandes divisions : les Malacodracé< et les Entomos tracés. Ceux-ci sont les crustacés à téguments cornés très-minces, avec un test en forme de bouclier d’une ou deux pièces, ou en forme de coquille bivalve, recouvrant ou renfermant le corps dans la plupart des espèces. C’est le genre Monoculus de Linné. Cette division était partagée par Latreille en deux ordres, les Crustacés hranchiopodes (Cyclope, Cypris, Daphnie, Apus) et les C. pœcilopodes (Limule, Galige, Cécrops) ; le groupe des animaux fossiles nommés rentrait aussi, selon
lui, dans les Entomostracés,
ENTOMOZOAIRES (Zoologie), du grec entomon, insecte ou articulé, et zôon, animal. — Nom donné par de Blainville, dans sa méthode de classification, au second type du Règne animal, comprenant les Articulés de Cuvier, plus les Helminthes et quelques autres genres de Zoophyies. De Blainville a exposé les caractères et la subdivision de ce type dans son article Animal du t. I du Supplément au Dictionnaire des sc. natur., 1840.
ENTOINNOIR MAGIQUE (Physique amusante). — Cet entonnoir E est double, comme le montre la figure. Près
de l’anse A se trouve une petite ouverture a mettant en communication avec l’extérieur la panie comprise entre les deux entonnoirs; une autre ouverture O fait communiquer cette môme cavité avec le tuyau de l’entonnoir intérieur S, Si, par un moyen quelconque, on vient à remplir d’un liquide l’intervalle entre les deux parois, ce liquide s’écoulera ou non, suivant qu’on découvrira ou qu’on fermera l’ouverture a. Celte double opération, pouvant ôtre faite facilement par le doigt qui tient l’entonnoir, sans que le Pi-. 931.— Entonnoir magique. Spectateur s’oii aperçoive, ou
conçoit qu’on pourra provoquer ou arrêter à volonté l’écoulement, ce qui donne lieu à un petit spectacle de physique amusante trèsanciennement connu.
On peut employer l’instrument d’une manière plus curieuse. A cet effet, on introduit secrètement dans le double fond du vin, et on rempûchc de s'écouler en
Fig