‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 318 sur 385 · Bonteillo inépuisable · texte numérisé non relu

Bonteillo inépuisable

maintenant fermée l’ouverture a. On verse ensuite aux yeux des spectateurs de l’eau dans la coupe centrale. Ce liquide s’écoule seul ou mêlé avec le vin, suivant qu’on ouvre ou non a. Dans le second cas, l’eau étant colorée par du vin, c’est ce dernier liquide qui paraîtra s’écouler; on pourra donc à volonté faire couler de l’eau ou du vin.

^ Bouteille inépuisable. — La bouteille inépuisable, ima< ginte par M. Robert Houdin dans ses spectacles de physique amusante, est un jeu du même genre. Elle est formée d’une bouteille à parois opaques, en tôle ou eu gutta-percha, renfermant dans son intérieur cinq petites fioles m,m. Celles-ci communiquent avec l’extérieur par cinq petites ouvertures «,a qui peuvent être fermées parles cinq doigts de la main qui tient la bouteille. Elles sont munies, d’ailleurs, chacune d’un petit goulot 00, qui vient se rendre dans le goulot général de la bouteille.

On commence par remplir les cinq petites fioles de cinq liqueurs différentes, et la partie comprise entre elles d’un sirop simple. Si l’on maintient ouvert l’un des orifices a, il s’écoule un mélange de sirop et d’une des cinq liqueurs introduites, mélange qui peut évidemment passer pour la liqueur elle-même. Si un spectateur demande une liqueur autre que celles qui sont dans les fioles m, l’opérateur ne verse que le sirop en maintenant bouchées les cinq ouvertures; mais il a eu le soni de préparer à l’avance un grand nombre de verres vides, dont les parois ont été frottées avec diverses es sencescaractéristiquesde diverses liqueurs les plus connues. Cette esseiice,parfumantlesirop, donne lieu à un liquide qui peut figurer la liqueur correspondante. Cet artifice, combiné avec d’habiles substitutions d’une bouteille à une autre, permet do se rendre compte de tout ce que peut avoir de prestigieux cette expérience, exécutée par un physicien habile.

EiNTORSE (Chirurgie), du latin intorquere , intorsi^ tourner, tordre. — On appelle ainsi une lésion chirurgicale caractérisée par les tiraillements que des mouvements faux ou violents ont produits dans les ligaments et les autres parties d’une articulation lorsiiue ces tiraillements ont eu pour résultat l’allongement de ces parties, naturellement peu extensibles et leur déchirure en tout ou en partie. Les entorses reconnaissent pour cause une violence extérieure qui a forcé les mouvements de l’articulation, ou leur a imprimé une fausse diiection ; ainsi, dans une chute sur les mains, il n’est pas rare de se faire une entorse au poignet, lorsque l’or/tcM/tt/ton radiocarpienne a été poi tée dans une extension ou dans une flexion forcée ; on en remarque aussi quelquefois dans la colonne vertébrale, causées soit par un mouvement violent de torsion, soit par un effort considérable. Quelques autres articulations y sont exposées aussi, mais plus rarement ; ainsi: VA. coxo-fémorale , V A. fémoro-tibiale, etc. Mais c’est à l’articulation du pied qu’on l’observe le plus souvent. Sa position particulière dans une partie destinée à supporter tout le poids du corps, les mouvements répétés qui s’y exécutent, le nonibie des ligaments qui la maintiennent et qui 1 ar ce nombre môme expliquent la facilité de ces mouvements, sont autant de causes qui rendent raison de la fréquence de cette entorse.

C’est particulièrement dans une chute, dans une marche précipitée sur un sol inégal, ou en sautant que l’accident arrive; le pied se lord, se tourne sur son bord interne, plus souvent sur son bord externe; ou éprouve un vit sentiment de douleur, un tiraillemeni plus ou moins considérable; ii y a une entorse. Cependant le malade peut marcher, l’articulation peut exécuter tous les mouvements qui lui sont ordinaires ; on a remarqué môme quelquefois qu’ils sont plus faciles, ce qui peut s’expliquer par la rupture des ligaments; mais bientôt l’initation, résultat du tiraillement et de la rupture, détermine l’afflux des liquides dans la partie malade ; l’engorgement, qui d’abord est peu marqué, devient quel«iuefois considérable, on observe une ecchymose plus ou moins étendue, plus ou moins profonde, (pii du reste ne paraît parfois qu’au bout de vingt-quatre

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lienres et môme plus. La tumeur présente les caractères de l’inflammation ; elle est rouge, chaude, douloureuse ; h;s mouvements sonttrès-difficiles,et ondevra mettre une grande réserve dans ceux qu’on imprime à l’articulation, môme afin de constater la nature de la maladie; ils pourraient avoir de fâchôux résultats pour le n>alade.

Lorsque l’entorse est légère, que le gonflement est peu considérable, les douleurs peu vives, c’est que le tiraillement n’a pas été excessif, qu’il n’y a que très-peu ou pas de rupture; au bout de quelques jours de repos, l’eccliymose se résout, la douleur diminue, le gonflement se dissipe, les mouvements deviennent plus faciles, la guérison ne se fait pas attendre longtemps ; mais, quand il y a eu déchirure, rupture des ligaments par suite d’un cfl’ort violent, les accidents sont plus graves et exigent un traitement énergique. Dès le début, l’immersion de la partie malade dans l’eau très-froide et môme glacée est un excellent moyen, qu’on peut rendre encore plus efficace en y ajoutant quelques résolutifs; ainsi, 5 à G grammes d’extrait de saturne par litre ; ce moyen ne peut produire de bons effets que s’il est prolongé au delà d’une heure ou deux. Du reste, on s’en abstiendra chez les personnes dont la poitrine est délicate, ou prédisposée à la phthisie, chez les femmes enceintes ou chez celles qui sont à certaines époques du mois, ou bien encore lorsque le corps est en sueur. Dans tous les cas, et après ce premier moyen, si l’on y a recours, on couvre l’articulation de compresses résolutives (eau salée, eau blanche, cau-de-vie camphrée , etc.). Aidé du repos, ce traitement suffit pour prévenir les accidents inflammatoires dans les entorses qui ne sont pas très-violentes ; mais, si les accidents sont plus graves, si l’inflammation survient, il faut | abandonnerlesrésolutifs,lesrépercussifsqui pourraient ^ avoir pour eflet d augmenter l’irritation et avoir recours auxantiphlogistiques énergiques:ainsi,en égard àlaforce, à la constitution, à l’âge du malade, les saignées générales, et surtout les saignées locales, aussi copieuses et aussi répétées qu’il est nécessaire, suivant l’intensité des symptômes inflammatoires; on joindra à cela le repos le plus absolu de la partie malade, les cataplasmes émollients , narcotiques au besoin, renouvelés plusieurs fois par jour; la diète la plus sévère, des boissons délayantes et laxatives, l’eau de poulet, l’eau de veau, de gomme. Lnfin, lorsque les accidents inflammatoires vont en diminuant, on revient aux résolutifs légers d’abord, et ensuite plus actifs. Vers la fin du traitement, s’il restait de l’empâtement, de la raideur ilans les mouvements, on se trouverait bien des douches d’eau alcaline, sulfureuses, des bains de Baréges, de Plombières, etc. Mais surtout le repos devra être continué tant qu’il y aura de la douleur et que l’on pourra craindre le retour de l’inflammation. L’imprudence des malades pourrait retarder indéfiniment la guérison, et môme amener la formation d’abcès, s livis quelquefois du ramollissement des cartilages, de la carie des os, etc. F — N.

ENTOZOAIRES (Zoologie), du grec entos^ en dedans, et zûo«, animal. — Nom donné par beaucoup d’auteurs aux Vers intestinaux de Cuvier, aux Helminthes de Milne Edwards (voyez Vers intestinaux).

ENTRAILLES (Anatomie), du bas latin enteralia^ parties internes. — Nom vulgaire donné aux parties contenues dans le ventre, et surtout aux intestim (voyez ce mot).

ENTRAINEMENT (Hippologie) , de l’anglais to train^ former, dresser. — Mode d’éducation du cheval de course, qui consiste dans l’emploi d’un certain nombre de procédés destinés à le préparer aux luttes de Thippodrome. Ces procédés ont pour but de développer toutes les conditions propres à favoriser la rapidité des al- litres: ainsi ils doivent débarrasser le cheval de toute graisse superflue ; lui donner un tempérament nerveux, irritable, propre à dépenser en très-peu de temps une somme d’action et d’énergie considérable , à prendre promptement le galop, et à fournir pendant quatre ou cinq minutes une vitesse à outrance sur un terrain uni et bien préparé. On n’arrive à ce résultat que par une série d’exercices, de soins de toute espèce, qui font de l’entraînement un art qui a ses principes et ses règles.

Il n’entre pas dans le cadre qui nous est assigné dans ce livre de développer ce sujet ; nous dirons seulement que les chevaux soumis à l’entraînement doivent ôtre pourvus d’un vêtement complet (couverture, camail, guêtres), d’un mors en acier, d’une selle d’un poids médiocre ( 1 à 2 kilogrammes), qu’ils doivent loger à part, jouir d’une grande tranquillité, recevoir une bonne nourriture dans laquelle il entrera très-peu d’herbages frais, des boissons

en quantité modérée. Ils devront ôtre pansés souvent, avec le bouchon sec ou mouillé, frictionnés avec la main ou la flanelle, jamais étrillés, brossés quelquefois. L’entraînement vrai, ou les courses d’exercice, commencera à l’âge de huit ou dix mois ; ce sont d’abord des courses avec suées sur un terrain uni, mais avec quelques pentes légères. Après avoir commencé au pas, l’animal est mis au galop pendant 3 ou 4 kilomètres, puis il est conduit sous un hangar, on lui met des couvertures pendant quelques minutes, puis on le bouchonne et on l’essuie. Ces exercices, qui se renouvellent au bout de quelques jours, provoquent de nouvelles suées, après lesquelles les membres sont lavés à l’eau chaude et entourés de bandes de flanelle. Ces pratiques, du reste, reçoivent un grand nombre de modifications, suivant la constitution des chevaux. Ils sont soumis aussi à un traitement médical tonique et fortifiant. L’entraînement nuit souvent aux jeunes chevaux qu’il énerve plus ou moins; du reste, il ne fournit que des animaux qui ont une énergie factice et de courte durée, et qui, à ce point de vue, sont d’une utilité fort contestable (voyez Races chevalines).

ENTRAVES (Économie rurale). — On appelle ainsi toute espèce de cordes, de liens, dont on embarrasse les jambtîs des chevaux pour les empêcher de s’éloigner lorsqu’ils sont au pâturage, de franchir les haies, les fossés. Dans certains pays, on se sert d’un bâton, d’où est venu le mot entraves^ latin in, entre; bâton. Ordinairement, on se contente de lier ensemble les pieds do devant ou ceux de derrière, en laissant entre eux une distance de 0“,20 à 0“,2.‘>. Quelquefois on attache au moyen de la corde un pied de devant avec un de derrière ; ou bien encore un pied de devant avec la tête. On se sert aussi de ce moyen pour certaines vaches qui ont l’humeur vagabonde, ou pour les taureaux. Dans quelques pays de vignes, on attache aussi un bâton, d’une longueur de 0"’,60 à 0“‘,7n, au cou de certains chiens, trop friands de raisin, afin d’empôcher qu’ils n’entrent dans les vignes, au moment de la maturité.

En chirurgie vétérinaire^ on se sert aussi de certaines entraves pour abattre les animaux que l’on veut soumettre aux opérations. Mais, au lieu de corde, c’est une courroie en cuir forte et résistante, pourvue d’une boucle et d’un anneau , afin de pouvoir fixer solidement l’animal dans la position convenable pour l’opération que l’on veut pratiquer. F — N.

ÉNUCLÉATION (Chirurgie), du latin enudeare^ faire sortir le noyau. — Les anciens avaient employé improprement ce mot pour désigner l’enlèvement des amygdales tuméfiées, parce qu’ils considéraient à tort ces glandes comme enchâssées dans une espèce de coque parenchymateuse. Plus heureusement inspiré, le professeur Percy a proposé de l’appliquer à certaines opérations parfaitement comparables à ce qui se pratique lorsque l’on retire un noyau de sa coque: « Ainsi, dit le savant que nous venons de citer, si l’on a disséqué une loupe et qu’on ait séparé le kyste comme un gésier de volaille, sans l’ouvrir ni le vider, n’a-t-on pas fait une énucléation? » On peut en dire autant des petites tumeurs enkystées de la paupière, d’une balle arrêtée dans les chairs ou seulement dans le tissu cellulaire, d’une pierre chatonnée dans la vessie, etc.

ENVELOPPES (Anatomie). — Terme par lequel oo désigne des membranes qui servent à recouvrir, à envelopper, à protéger certains organes; ainsi les E. du foetus^ les E, du cerveau, etc.

Enveloppes (Botanique). — Plusieurs parties des végétaux portent ce nom. — On nomme enveloppe herbacée la substance de l’écorce des tiges qui se trouve placée immédiatement sous l’épiderme. Elle est composée d’un tissu cellulaire plus ou moins régulier. Dans les plantes aquatiques, elle présente des cavités remplies d’air. Dans un grand nombre de conifères, ces cavités contiennent des sucs propres. D’autres fois ce sont des tubes droits qui les renferment, comme dans le chanvre, les apocynées. — Les enveloppes florales sont les parties qui , entourant les fleurs, protègent les organes sexuels. Le calice et la corolle les constituent (voyez ces mots).

Enveloppes (Courbes) (Géométrie). — Si Ton imagine qu’une courbe se déplace suivant une certaine loi géométrique, les intersections successives de la courbe avec elle-même dessineront une certaine ligne qu’il peut y avoir iiiiérôt à rechercher. Cette ligne porte le nom d’enveloppe. Cette expression est empruntée à une des propriétés caractéristiques de cette ligne, c’est d’être tangente à toutes les courbes particulières et de les envelopper pour ainsi dire dans le sens ordinaire du mot.

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Ainsi, par exemple, si l’on imagine un cercle dont le centre se meut sur la circonférence d’un antre, il est évident que la courbe enveloppe sera une circonférence concentrique à la dernière et d’un rayon égal à la somme des rayons du cercle fixe et du cercle mobile. — La géométrie analytique permet de trouver facilement l’équation de l’enveloppe et de la définir rigoureusement. Supposons, en effet, que l’équation d’une courbe plane contienne un paramètre variable «;pour chaque valeur attribuée fi a, on aura une courbe particulière, et si l’on conçoit que a varie d’une manière continue, on aura une infinité de courbes infiniment voisines les unes des autres. C.onsidérons une de ces courbes : une courbe infiniment voisine la coupera généralement en plusieurs points qui tendront vers des positions limites, lorsque la deuxième courbe se rapp"Ochera indéfiniment de la première ; ces points limites, considérés sur toutes les courbes qu’on obtient en faisant varier le paramètre a, fonnent un lieu qu’on appelle rem;(?/o/)/;e de ces courbes.

Soit f[x ^ y, a) = Q. l’équation donnée; donnons au paramètre a un accroissement très-petit, h; l’équation f[x^ y, a + //) = 0 représentera une courbe très-voisine de la première, et le système des deux équations

f {æ, ij, a) = 0, f[x, î/, a + A) = 0

fera connaître les coordonnées des points communs à ces deux courbes. La dernière de ces équations peut s’écrire :

f{x, y, a) -f h sJ = 0

e s’annulant avec h; le système des deux équations pourra alors être remplacé par le suivant

df

f[x, ?/, a) = 0, •— + £:=:0; da

si l’on suppose maintenant que h tende vers zéro, la se^ ronde courbe se rapprochera indéfiniment de la première, et les points limites dont on cherche le lieu seront donnés par le système d’équations suivant :

l’élimination de x et' de y entre les équations (1), (2) et (3) donnera l’équation de la développée de la courbe.

La développée d’une courbe est le lieu des centres de courbure de cette courbe; elle jouit encore d’une autre propriété qui lui a valu son nom : si l’on enroule un fil sur la développée et qu’on le déroule en le tenant toujours tendu, un point de ce fil convenablement clioisi décrira la courbe primitive; tous les points de ce fil décriront aussi des courbes ayant la môme développée. Huyghens a utilisé cette propriété pour la construction du pendule cycloïdal.

Ou appelle développante d’une courbe une deuxième courbe dont la première est la développée : d’après l’observation précédente, il est clair qu’une courbe a une infinité de développantes.

En appliquant ce qui précède aux trois sections coniques, on trouve aisément les résultats suivants ;

La développée de l’ellipse

a pour équation :

c’est la courbe fermée CDG'D'. De tous les points pris ii l’intérieur de cette courbe, on peut mener quatre normales à l’ellipse; on n’en peut mener que deux par les

Fig. 933. — Développée de Tellipse.

df

l’élimination de a entre ces deux équations donnera l’équation de la courbe enveloppe.

On démontre aisément, soit par le calcul, soit par des considérations géométriques, que la courbe enveloppe est tangente aux courbes enveloppées^ c’est-à-dire aux courbes comprises dans l’équation f{x, y, fl)=0.

Monge a fait une théorie analogue sur les surfaces enveloppes : considérons les surfaces comprises dans l’équation pXy y, z,fl) = 0, a étant un paramètre variable; deux de ces surfaces, correspondantes à des valeurs trèsvoisines du paramètre «, se couperont généralement suivant une courbe qui tendra vers une certaine limite quand la deuxième surface se rapprochera indéfiniment de la première ; le lieu de toutes ces courbes limites est la surface enveloppe des surfaces données. Son équation s’obtient en éliminant le paramètre a entre lesdeux équations :

df

Monge a donné le nom de caractéristiques aux courbes limites dont le lieu constitue la surface enveloppe. Les surfaces enveloppes sont tangentes à la surface enveloppée.

A la théorie des courbes enveloppes, on peut rattacher colle des développées des courbes planes. La développée d’une courbe plane n’est autre chose, en effet, que l’enveloppe de ses normales : appelons p ci q , suivant l’usage, lesdétivées première et seconde de y par rap- ])ort à X pour un point quelconque {x, y) de la courbe F(o;, y)=0, et désignons par X et Y les coordonnées courantes, l’équation de la normale à la courbe au point (c, y) est :

différencions Cette équation par rapport à X, Y étant une fonction de æ déterminée par l’éqiiation :

nous aurons :

points extérieurs à la développée, et on en peut mener trois par les points pris sur la développée elle-même.

La développée de l’hyperbole

a pour équation :

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