ERA
EQU
Pour avoir les équivalents des corps dans cette hypothèse, il suffit de multiplier ceux que nous avons donnés par 12,5. Comme les nombres qui représentent les équivalents n’expriment que les rapports suivant lesquels les ’ corpsse combinent, ces rapports restent les mômes, quelle que soit l’iinité à laquelle on rapporte les équivalents.
Applications.
1" Combien faut- il de sel marin (NaCI) et d’acide sulfurique SO^jHO pour obtenir 500 kilogrammes de sulfate de soude (Na0,S03)?
La formule qui exprime la réaction chimique est :
NaCl -f- SG3,H0 = Na0,S03 + HCl,
c’est-à-dire
(23 -h 35,5) -f (16 H- 24 -f 9) = (23 -f 8) -H (16 + 24) + 36,5 ou
sel ac. sulfuriq. sulfate de soude ac. chlorhydrique.
Ainsi, pour avoir 71 kilogrammes de sulfate de soude, il faut 58^,5 de sel marin et 49 d’acide sulfurique; pour
en avoir 500, il faudra donc 58’‘,5X de chlo-
rure de sodium et 49X-|^ = 345^^ d’acide sulfurique.
2" Combien faut-il de kilogrammes de craie (GaOjCO^) et d’acide sulfurique SQ3,HO pour fabriquer 7 200 litres d’acide carbonique ?
1 litre d’acide carbonique pèse I^^ÜS; 1rs 7 200 litres pèsent 1^%98X7 200 = 14256 grammes.
La formule de la réaction est :
CaO,C02 + S03,H0 = C02 -j- CaO,S03 -f HO ou
(20 -h 8) -f (6 -b 16) + (16 -b 24 -b 9) = 22 -b 68 -b 9 ou
Pour avoir 22 grammes d’acide carbonique, il faut 50 grammes de craie et 49 d’acide sulfurique. On trouve
qu’il faudra 50X^^2^2^^ =32 400i^decraie et 49X^^2§^
= 31 752^^ d’acide sulfurique. L.
Equivalents (Matières organiques), etc. L’analyse élémentaire donne la composition centésimale d’un principe immédiat, et, par suite, le rapport des nombres d’équivalents de ses éléments simples ; car il suffit de diviser les poids obtenus par les équivalents respectifs des corps simples auxquels ces poids correspondent pour en déduire le rapport en question. Reste à tiouver la formule qui doit exprimer l’équivalent de la substance analysée. La marche à suivre, dans chaque cas, sera rendue claire par un exemple : on a brûlé, par la méthode indiquée au mot Analyse organique, 0®*', 4d’acide formique pur ; on a obtenu :
Os, 103 de carbone Os, 016 d’hydrogène Os, 281 d’oxygène.
Or
equiv. du carb. — 6 0,016
équiv. de l’hydrog. ou 1 0,281
equiv. de l’oxygène ou 8
Ces trois quotients sont entre eux comme les nombres I, 1, 2; donc la foimule de l’acide formique pourra
s’écrire CHO^, ou bien C-H^O^, C3H30® Laquelle
choisir? Pour résoudre cette question, on prend du formiate de plomb bien purifié, et on détermine, par une analyse directe, quel est dans ce sel le poids d’acide formique combiné avec 1 12 ou un équivalent d’oxyde de plomb ; on trouve alors 37 d’acide formique ; or, ce poids correspond à la seule formule C^H^O^, de laquelle on retrancherait un équivalent d’eau, qui dans le sel est remplacé par un équivalent de base; on devra donc représenter l’équivalent de l’acide formique par la formule G^H03,H0. Les sels de plomb et d’argent sont préférés pour la fixation de la formule d’un acide, parce quMls sont, en général, anhydres. Pour déterminer l’équivalent d)un alcaloïde, on suit une méthode analogue. On le combine avec un acide dont l’équivalent est bien connu. Quant aux corps neutres, la détermination de leur équivalent est le plus souvent fort difficile ; on le
déduit, soit de leur mode de décomposition ou de production, soit de la densité de leur vapeur, quand ils sont volatils. La plupart des produits gazeux en chimie organique ont un équivalent qui correspond à 4 volumes; on devra donc choisir la formule qui représente cette sorte de condensation des éléments. Si le corps neutre ne forme aucune combinaison définie^ ou ne se volatilise pas, la fixation de son équivalent reste incertaine. B.
ÉQUIVALENTS nutritifs. V. Rég., aliment, du bétail,
EQUORÉE (Zoologie), Æquorea, Péron; du latin œquor^mer. — Genre de Zoophytes de l’ordre des Aca~ lèphes, section des Méduses tentaculées vulgairement nommés Orties de mer. Leur corps a la forme d’une ombrelle aplatie et garnie au pourtour de tentacules filamenteux ; il est très-excavé en dessous, et au centre se voit une bouche bordée d’une sorte de lèvre circulaire saillante, dépourvue de cirrhes ou de tentacules. On distingue dans l’ombrelle une cavité stomacale rapprochée de la face inférieure et communiquant avec des canaux étroits et nombreux qui circulent dans l’ombrelle avec une certaine symétrie. On connaît vingt et quelques espèces d’équorées, qui vivent dans toutes les mers, mais surtout dans l’hémisphère austral. IdE. mésonème {Æ. mesonema^ Pér.), de la Méditerranée, a une ombrelle discoïde, déprimée, de couleur bleue, et un estomac trèsétroit disposé en bandelette autour d’une tubérosité centrale. Ses tentacules sont au nombre de dix- huit. On trouve dans les mômes eaux VE, de Forskal {Æ. Forskalea, Peron) et VE. violacée {Æ. violacea. Edwards), décrite et étudiée en détail par le prof. Milne Edwards (Arm. des Sc. waL, ii® série, tom. XVI, p. 193, 1841).
ERABLE (Botanique), Acer, L’n. ; dérivé de ac, pointe, en celtique : allusion à l’usage qu’on faisait autrefois du bois de ces arbres, pour la fabrication des lances. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétaies hypogynes., type de la famille des Acérinées. Caractères : calice à 5 lobes; 5 pétales ; 7-9 étamines, plus rarement 5 (voyez Acérinées). Les érables sont des arbres des régions tempérées de l’Amérique septentrionale et de l’Asie. Six espèces croissent en Europe. Le genre complet en comprend une cinquantaine. Ces arbres ont les feuilles opposées, simples, lobées, à nervures palmées. Leurs fleurs sont ordinairement en corymbes ou en grappes. UE. faux-platane (A. pseudo-platanus. Lin.), connu aussi sous le nom de Sycomore., dVEruble blanc., s’élève de 0«»,12 à 0^,15. Ses feuilles, à 5 lobes acuminés, sont blanches en dessous, et ses fleurs sont en
panicule pendante. On cultive plusieurs variétés de cet arbre. VE. champêtre (A. campestre, Inn.) est beaucoup moins élevé que le précédent. Ses feuilles sont à lobes obtus, et ses fleurs sont en corymbes dressés. Cette espèce possède aussi de nombreuses variétés. VE. plane, faux Sycomore, A. platanoides (Lin.) se distingue principalement du précédent par ses feuilles k lobes dentés, à dents longuement acuminées. Ces trois érables sont indigènes. VE. à sucre (A. saccharinum. Lin.) est un arbre très-élevé (20 à 25 met.), de l’Amé-
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rique septentrionale. Son écorce est blanchâtre, ses rameaux sont brunâtres, et ses feuilles, à 5 lobes palmés, sont pubescentes aux nervures. Ses fruits sont à ailes divergentes. Il recherche les pays montagneux, où il réussit bien dans un sol froid et humide. Cette espèce est, sans contredit, la plus importante pour sa production abondante de sucre. On obtient sa sève par le moyen de trous faits avec une tarière. Ces trous sont percés obliquement de bas en haut, dès les premiers jours du printemps, à 0“,02 de profondeur et à une hauteur de 0“,60 à 0“,65 du sol, du côté du midi ; le jus s’écoule dans des augets, de la contenance de huit à dix litres. L’opération dure environ six semaines et le sucre cristallisable est ensuite obtenu par concentration. Aussitôt recueilli, on fait bouillir le suc, et on passe dans une étoffe de laine ; on fait bouillir une seconde fois jusqu’à consistance de sirop, puis on met dans des moules. Ce sucre est aussi bon que celui de canne, et il sert aux mêmes usages. Chaque arbre peut fournir par année 3 kilogrammes d’un beau sucre raffiné. Plusieurs autres espèces ont aussi la sève très-sucrée ; mais leur production est moins importante que celle de l’espèce précédente. En général, les érables sont des arbres d’ornement, et leur bois a des qualités qui le font employer avec avantage dans l’industrie et même le chauffage. Les tourneurs et les luthiers s’en servent particulièrement. Le bois de VA. negundo surtout est très-beau avec sa couleur safranée et ses veines roses ou violettes. G — s.
ÈRE (Astronomie). — Origine ou point de départ des années dans le calendrier (voyez ce mot).
ERÈBE (Zoologie), E’reÔMi-, Fab. ; du grec creèo5, noirceur. — Genre d’insectes, de l’ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, section des Noctuélites; ce sont les plus grands du groupe auquel ils appartiennent. Ils ont le dernier article des palpes inférieures long, grêle et nu,les ailes toujours étendues horizontalement, l’abdomen court et conique, et l’envergure des ailes supérieures très-grande ; les inférieures au contraire sont très-courtes. Mais toutes les espèces sont exotiques, à l’exception d’une seule propre à l'Espagne, Ophiusa scapulosa, Ochs. VE. strix (Fab.) de la Guyane est le type du genre. Ses ailes gris-blanc hâtre, traversées de bandes noires, brisées et ondulées, ont parfois 0“,25 d’envergure. Elle vit à Cayenne.
ERÈSE (Zoologie), Eresus, Walek. — Genre d’ Arachnides, de l’ordre des Pulmonaires , famille des Aranéides, tribu des Saltigrades, caractérisés par : huit yeux disposés sur trois lignes par trois^ deux et deux ; une lèvre allongée, triangulaire et pointue ; et des pattes grosses, courtes, égales en longueur, et aussi bien propres au saut qu’à la marche. Ces araignées se construisent des cocons de soie blanche et fine, les fixent entre deux feuilles qu’elles rapprochent, où sous des pierres, et sortent de temps en temps de cette retraite pour épier les insectes dont elles font leur proie. Quand elles en sont suffisamment rapprochées, elles sautent brusquement dessus. L’espèce type est VE. cinabre (E. cinaberinus, Walek.), qui se rencontre aux environs de Paris, mais surtout dans le midi de la France et en Italie. Elle a l’abdomen rouge de brique, et le thorax et les pattes noirs.
ERÉSIPÈLE (Médecine). — Voyez Erysipèle. ^
Eréthisme (Médecine), du grec erethizô, j’irrite. — Cette expression, dont la signification est très-vague, est à peu près synonyme d’frrïïoifon. C’est, en général, cet état d’excitation qui accompagne la première période des maladies aiguës. Hippocrate appelle éréthisme tout ce qui irrite et affaiblit en môme temps l’organisme (voyez Irritation).
ERÉTHIZON (Zoologie), Fr. Guv. ; du grec erethizô, je pique. — Sous-genre de Mammifères, de l’ordre des Rongeurs, famille des Hystriciens ou Porcs-épics, particuliers à l’Amérique du Nord. C’est l’f/r^on de Bnffon. On n’en admet (ju’une seule espèce bien déterminée, VE. dorsatum (Guv.) du Canada; ses piquants jaunâtres sont mêlés de poils noirs qui les cachent en partie ; il porte deux incisives longues, fortes et tranchantes, et sa queue est plus longue que celle des porcs-épics. Sa taille est la môme que celle du castor auprès duquel il vit dans l’Amérique du Nord. Il fuit l’eau et fait sa principale nourriture des racines et de l’écorce du genévrier. Les sauvages mangent sa chair, se couvrent de sa peau et emploient ses piquants en guise d’épingles et d’aiguilles.
ERGOT (Zoologie). — En parlant des mammifères, les naturalistes donnent, en général, le nom d’ergot aux ongles des doigts imparfaitement développes, et qui se
trouvent ordinairement placés derrière les autres ; tels sont les ongles des doigts rudimentaires du cochon domestique, de l’ornithorhynque et des ruminants. Les chiens de chasse ont quelquefois un ergot de surcroît; les chasseurs disent alors que ce sont des ç\\\eos, ergotes.
On donne encore le nom d’ergot à des espèces de cornes osseuses placées derrière les tarses de la plupart des oiseaux gallinacés mâles; quelques femelles en sont cependant pourvues, mais ils sont plus petits. L’intérieur de l’ergot est une cheville osseuse comme la corne du bœuf; elle est recouverte d’une substance cornée, s’allonge lorsque l’oiseau vieillit, et fournit ainsi un moyen de connaître son âge. Les ergots sont très-longs et très-pointus dans le coq, et obtus dans le dindon; on en trouve plusieurs dans l’éperonnier ; les chapons en sont dépourvus. Si l’on coupe l’ergot d’un coq et qu’on l’implante dans sa crête, il y prendra de l’accroissement; c’est une vraie greffe animale, pratiquée par certains bateleurs pour amuser le public avec cet oiseau cornu. On donne plus particulièrement le nom d’éperons aux autres productions cornées que présente l’os du métacarpe, dans certains oiseaux (voyez Eperon).
Ergot (Botanique). — On a donné ce nom, à cause de sa ressemblance avec l’ergot d’un coq, à une excroissance fungiforme qui se développe accidentellement entre les valves de plusieurs graminées ; cette production est, en général, allongée, fusiforme, d’un brun violacé, légèrement recourbée, et dépassant le plus souvent les valves de la glume ; sa longueur varie de0‘“,01 à 0“,0i . Elle se rompt
Fig. 970. — Grains île seigle Ergoté.
Fig.. 971- — Épillet eigoté grosis.
Fig. 972.— Séminules vues sur le g’rain ergoté grossies 100 fois.
’acilement; son intérieur est grisâtre ; sa saveur est âcre ; 1 peut en exister plusieurs sur le môme épi. On rencontre ’ergot particulièrement sur le seigle, quelquelois sur le 3lé, rarement sur le maïs. On en a trouvé encore surd autres graminées, et entre autres sur le roseau commun, roseau hhiddX^\arundophragmites, Lin.). Les années plutfieuses, les terrains humides, sablonneux, comme ceux de la Sologne, paraissent favorables à son ae^.loppement. Nous avons eu occasion d’en observer sur des blés, dans les environs de Poissy, en 1830, et sur le territoire de Fontenay-aux-Roses, en 1837. ,
La nature de celte production n a pu encore ôüe ae terminée d’une manière bien nette. Cependant, la plupai des observateurs la considèrent comme une plante cryp togame amphigène, de la classe des Champignons , qu
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