‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 34 sur 385 · AIX · texte numérisé non relu

AIX

AJU

tière colorante qui peut servir pour la peinture. Les espèces jouissant de propriétés semblables sont VA. ponctuée (F. vitis idœa., Lin.), petit arbrisseau couché dont les feuilles persistantes sont marquées de ponctuations noires en dessous ; ses fleurs sont rosées et ses baies rouges. En Allemagne, les fruits sont employés pour l’assaisonnement des viandes. Ils fournissent aussi une couleur rouge pour la teinture. VA. en corymbe ( F. corijmbosum., Lin.), c’est un plus grand arbrisseau, qui atteint souvent plus de 2 mètres ; ses fleurs, disposées en grappes courtes, sont blanches. Cette espèce est originaire du Canada. VA. à fruits acides ou coussinette (F. oxycoccus, Lin.), vulgairement canneherge, appartient au genre Canneherge qui est voisin ; elle croît dans les marais fangeux et porte des fruits extrêmement acides. — Le genre Airelle [Vaccinium) a pour caractères : un calice adhérent à l’ovaire à 4 ou 5 divisions effilées; corolle campanulée portant 5 divisions ; de 10 à 8 étamines insérées sur le limbe du calice ; le fruit est une baie globuleuse entourée par le calice, à 4, 5 ou plus rarement 10 loges. Les airelles sont des arbrisseaux à feuilles alternes ordinairement persistantes. Ce genre est devenu le type de la famille des Vacciniées.

AIROPSIS (Botanique), du grec oÂra., ivraie, et opsis., aspect. — Genre de plantes de la famille des Graminées ^ tribu des Avénacées ; on en trouve dans notre pays quelques espèces peu remarquables.

AISSELLE (Anatomie humaine et vétérinaire), du latin axilla^ aisselle. — Ce nom désigne un enfoncement bien connu de tout le monde et situé au-dessous de la jonction du bras avec l’épaule : c’est ce qu’on appelle le creux de Vaisselle. Cette cavité est limitée en avant par le bord inférieur des muscles grand et petit pectoral ., qui forment sa paroi antérieure ; en a,rrière par la partie la plus élevée du bord externe du grand dorsaf et le bord inférieur du grand rond : au fond se trouvent une couche épaisse de tissu cellulaire et adipeux, des ganglions lymphatiques, l’artère et la veine axillaires et le plexus brachial. La peau de l’aisselle, line et extensible, est pourvue de nombreux follicules qui sécrètent une humeur trèsodorante et de nature alcaline. On observe souvent dans j cette région des engorgements inflammatoires, des abcès, I des anévrismes : c’est là que se développent principalement les bubons qui caractérisent la peste.

En anatomie vétérinaire, ce mot désigne le point d’union du membre antérieur au tronc ; extérieurement cette région porte le nom à'ars.

Aisselle (Botanique). — On dit l’aisselle d’une feuille, d’un pédoncule et même d’un rameau, pour désigner l’angle que forme chacune de ces parties sur la tige qui les porte.

. AISY (Économie rurale). — Sorte de petit-lait aigri plus puissant que la présure ordinaire pour coaguler les dernières parties de matières caséeuses que renferme encore le petit-lait, après la fabrication des fromages. On prépare l’aisy en chauffant du petit-lait entièrement dépouillé de tout beurre et de toute matière caséeuse, et on l’emploie en faisant bouillir le petit-lait non dépouillé complètement auquel on ajoute l’aisy.

AIX EN Provence (Médecine, Eaux minérales) du mot latin aquœ., eaux. — Ville située à 700 kilom. de Paris et à 20 kilom. de Marseille. Sources d’eaux chaudes (de 20“ à 37“) bicarbonatées calciques. Ces eaux ne diffèrent guère de celles de nos rivières que par leur température et un faible excès de carbonate de chaux et de carbonate de magnésie. Les Romains avaient établi à Aix des bains magnifiques dont les restes sont assez bien conservés. Aujourd’hui l’on ne saurait accorder une grande importance à ces eaux que leur températuî*e recommande seule comme adoucissantes et sédatives.

Aix en Savoie ou Aix-les-bains (Médecine, Eaux minérales). — Ville située à 581 kilom. de Paris et à 17 kilom. de Chambéry, dans un site élevé, sain et pittoresque; elle possède des eaux chaudes minérales abondantes, justement renommées, et qui se rapportent à la classe des eaux sulfureuses sodiques. Leur température est de 43® à 46»; on estime qu’elles contiennent de 3 à 4 centimètres cubes d’acide sullhydrique par litre. Un bel établissement récemment agrandi y appelle un nombre considérable de baigneurs. Ces eaux ne s’emploient guère en boisson, mais plutôt à l’extérieur pour la guérison des rhumatismes, des paralysies, des maladies de la peau. Les eaux d’Aix-en-Savoie ne sont pas transportables. — On a retrouvé dans cette localité des ruines de thermes romains.

AIX-LA-CHAPELLE (Médecine, Eaux minérales). —

Ville des États prussiens, à 169 kilom. de Bruxelles et, par cette voie, à 539 kilom. de Paris. Analysées avec soin par M. Liebig, ces eaux doivent être rangées parmi les eaux chlorurées sodiques sulfureuses ; cependant une des six sources est ferrugineuse froide. Les cinq autres ont une température de 4 5“ à 55“. La source de V Empereur., qui est la plus chaude et la plus riche, contient : sulfure de sodium, ; chlorure de sodium, 2®'',639 ; bromure

et iodure alcalins, 0®^'',004 ; une substance organique, de la silice et un peu de fer. Elle fournit l’eau de la fontaine Elise qui jaillit dans la ville. On emploie surtout ces eaux, en bains et en douches, contre les maladies chroniques de la peau, les vieux ulcères, les plaies d’armes à feu, les tumeurs blanches, les caries osseuses, etc. On les prescrit également avec succès contre la goutte atonique.

AJONC (Botanique), [Ulex Lin.), du mot celtique «c, pointe. — Genre de plantes de la famille des Papilionacées, tribu des Lotées, sous-tribu des Génistées., dont trois espèces couvrent les Landes et les lieux stériles des diverses parties de la France. V Ajonc d'Europe [u. europœus., Lin.), vulgairement nommé, selon les pays, ajonc ou jonc marin., thuye, genêt épineux, jan, brusc, landier., vigneau., est un arbrisseau hérissé de feuilles linéaires, toujours vertes et terminées en pointes épineuses ; la tige s’élève à 2 mètres et plus ; ses fleurs sont portées sur des pédoncules très-courts, ses gousses mesurent 0«>,0:'0 de longueur sur 0™,007 de large. VA. nain {U. nanus., Smith.) n’atteint que 0m,30 à 0‘»,50, et sa gousse n’a que 0"’, 008 sur 0“, 005. VA. de Provence [U.provincialis, Loisel) a les feuilles plus courtes que les deux premières espèces, et sa gousse a les dimensions de la précédente, bien que la plante soit plus grande. Ces trois espèces donnent des fleurs jaunes qui décorent les lieux arides,- souvent à une époque de l’année où les autres végétaux n’ont plus de fleurs. L’ajonc forme de bonnes clôtures; dans certaines provinces où il est abondant, on l’emploie comme combustible ; mais c’est surtout comme plante fourragère qu’il a une grande importance. En Bretagne , où il couvre des landes considérables, on en tire le meilleur parti pour l’éievage des bestiaux; dans les contrées voisines, on le cultive régulièrement dans ce but. Cette culture se retrouve au centre, à l’est de la France et vers les landes de Gascogne ; mais partout l’ajonc redoute les terrains calcaires et se plaît dans les sols siliceux. Les bestiaux mangent les jeunes pousses; mais dès que la plante a vieilli quelque peu, on est obligé de la concasser pour émousser les épines.

Converti en fumier ou incinéré, l’ajonc est un engrais très-estimé. —

Caractères du genre Ajonc : Calice à deux îèvtes, la supérieure à 2 dents et l’inférieure à 3 ; corolle à étendard dépassant à peine le calice, égal aux- ailes, oblong, échancré ; étamines réunies en un seul faisceau ; gousse petite et renflée. G — s.

AJUGA (Botanique), nom latin donné par Bentham au genre Bug le.

AJUGÔIDÉES (Botanique). — Bentham a divisé les Labiées en onze tribus, parmi lesquelles figure au 11® rang, la tribu des Ajugoïdées dont VA juga est le type ; il donne pour caractères à cette tribu : corolle tubuleuse,

4 étamines descendantes, saillantes, sortant de dessous la lèvre supérieure très-courte, didynames, styles bifides au sommet. Elle comprend principalement les genres Amethystea., Lin.; Teucrium., Lin., plus connu sues le nom de Germandrée ; VAjuga., Lin., ou la Bugle {Bugula de Tournefort).

Page 1