‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 349 sur 385 · FÉE · texte numérisé non relu

FÉE

ou Ipecacuanha blanc (asclépiadée) ; au Pérou, Vlonidium emeticum (violacée), espèce très-semblable à la violette; ailleurs le emetica (rubiacée), le Psy-

chotria emetica (rubiacée), etc.

Faux-Iris. — C’est le Faux-acorus.

Fausse- IvETTE. — Nom vulgaire d’une espèce de Germandrée ( Teucrium chamœpiiys , Lin.).

Faux-Jalap. — Nom vulgaire du Mirabilis jalapa.

Faux-.Jasmin. — L’un des noms vulgaires du Jasmin de Virginie (Bignone de Virginie) ou Tecoma radicans.

Faux-Lotus. — Prosper Alpin a décrit à tort, sous le nom de lotus , une espèce de Nénuphar d'Egypte. On avait aussi désigné, sans plus de raison, comme le lotus des anciens une espèce de Plaqueminier d'Afrique (voy. Lotus).

Faux-Lupin. — Nom vulgaire d’une espèce de Trèfle {Trifolium lupinaster.^ Lin.).

Fausse-Lysimachie. — Nom que l’on donne quelquefois à VEpilobe à feuilles étroites,

Faüx-Mélanthe. — Nom donné par Rai à une espèce à'Agrostemme.

Faux-Mélilot. — Nom donné parfois au Lotier commun.

Faux-Narcisse. — Ce nom a été appliqué à plusieurs espèces du genre Narcisse.

Faux-Nard. — Nom donné au bulbe d’une espèce dé Ail, VAlliurn victorialis, parce que son aspect rappelle celui du spica-nard du commerce.

Faux-Néflier. — Nom vulgaire d’une petite espèce de Néflier [Mespilus chamœmespilus. Lin.).

Fausses nervures. — Se dit des nervures médianes de la corolle des plantes composées.

Fausse-Ombelle. — Nom employé quelquefois comme synonyme du mot Corymbe.

Fausse-Orange. — Nom d’une espèce du genre Courge, dont le fruit, par sa forme et sa couleur, ressemble à l’Orange .

Fàüsse-Oronge. — Nom d’une espèce de Champignon très-vénéneux et redoutable par sa grande ressemblance avec une espèce comestible nommée Oronge (voyez Oronge, Amanite).

Faux-Parasites. — Se dit des végétaux qui vivent sur d’autres végétaux sans en tirer leur nourriture et y prennent seulement un appui. Telles sont toutes les espèces de Lierre.

Faux-Piment. — Nom vulgaire d’une espèce d^Morelle {Solanum pseudo-capsicum, Lin.).

Faux-Pistachier. — Nom que l’on donne au Sfaphylier à feuilles ailees.

Faux-Platane. — Nom spécifique d’un Erable {Acer pseudo-plat anus, lAn.). Vulgairement Sycomore,

Fausse-Poire. — Nom vulgaire de la Courge calebasse.

Faux-Poivre. — Nom vulgaire du Piment {Capsicum).

Faux-Quinquina. — Nom fort peu mérité que l’on donne parfois à Vlva frutescens.

Fausses Radiées. — Nom donné aux plantes de la famille des Composées, dont les corolles labiatiflores ont la lèvre externe très-développée de façon à ressembler à une fleur radiée.

Faux-Raifort. — C’est le Cranson rustique.

Falsse-Réglisse. — Nom vulgaire de deux espèces de plantes : V Astragale réglisse et VAbrus precatorius .

Fausse-Rhubarbe. — Nom vulgaire du Pigamon { Thalictrum flavum. Lin.), dont les propriétés sont analogues à celles de la Rhubarbe.

Faüx-Riz-de-montagne. — Nom vulgaire d’une espèce é'Orge.

Faux-Sapin. — Nom donné à la Pesse d'eau {Hippuris vulgaris. Lin.).

Faux-Scordium. — FiSpèce de plante du genre Germandrée, le même que le Faux-Chamaras.

Fausse-Sauge-des BOIS. — Autre nom vulgaire de la même Germandrée faux-Sco7^dium.

Faux-Séné. — ^ C’est le Baguenaudier arborescent, dont les feuilles sont légèrement purgatives.

Fausse-Senille. — Un des noms vulgaires de la Renouée des oiseaux.

Faux-Souchet. — Nom qu’on a donné au Choin marisque {Schœnus mariscus , Lin.), et à naeLaiche (Carex pseudo-cgperus. Lin.).

Faux-Sycomore. — Nom donné par Camerarius à 1’^zedarach bipinne {Melia azedarach. Lin.).

Faux-Tabac. — C’est le Tabac des paysans ou Nicoiiane rustique {Nicotiana rustica. Lin.).

Faux-Thé. — Nom vulgaire deVAlsthonia thea.

Faux-Thlaspi. — C’est la Lunaire annuelle.

Faux-Thuya. — G’cst une espèce de Cyprès {Cupressus thuyoïdes. Lin.).

Fausses Trachées. — M. de Mirbel a donné ce nom à des vaisseaux du tissu des plantes, dont les parois paraissent au microscope marquées de lignes horizontales, rappelant la spire qu’on voit dans les trachées, mais irrégulières et non déroulables comme cette spire. Les sont les vaisseaux rayés de De Candolle.

Faux-Tremble. — Nom d’une espèce de Peuplier de V Amérique septentrionale {Populus tremuldides, Midi ).

Faux-Troène. — Nom vulgaire du Putiet, Merisier à grappes (Prunus padus, Lin.).

Faux-Türbith. — Nom vulgaire des racines de deux plantes de la famille des Ombellifères : la Thapsie velue et le Laser à larges feuilles.

FAUX, Fausse (Minéralogie). — Ce terme a été rarement employé en Minéralogie.

Faux Albâtre. — G'estV Alabastrite, Albâtre gypseux.

Faüx-Asbeste. — Nom ancien de V Amphibole fibreux blanchâtre.

FAVEROLLE, Faverotte,Faviole (Botanique). — Voy. Féverolle.

FAVONIE (Zoologie), Favonia, Péron et Lesueur. — Genre de Méduses exotiques, à ombrelle hémisphérique, sans tentacules au pourtour, creusées inférieurement avec un long pédoncule muni d’appendices propres à la succion.

FAVOSITE (Zoologie), Lamark, du latin /V<-

vus, rayon de miel. — Genre de Madrépores fossiles des terrains les plus anciens, dont les cellules prismatiques rappellent quelque peu l’aspect d’un gâteau d’abeilles. Ce sont les Tubiporites de Rafinesques et les Eunomies de Lamouroux.

FAVÜS (Médecine). Nom par lequel les Latins désignaient le rayon , le gâteau où les abeilles déposent le miel. — A cause d’une certaine analogie de forme , on a appelé Favus (M. Cazenave), Teigne faveuse (Alibert) une maladie caractérisée par des pustules, dont la base, légèrement enflammée, est souvent irrégulière ; elles contiennent une humeur visqueuse et se couvrent bientôt d’une croûte jaune demi-transparente , et imitent grossièrement l’aspect et la forme des cellules des abeilles. Cette maladie constitue une des espèces de la Teigne, la Teigne faveuse (voyez Teigne).

FAYARD (Botanique), du latin hêtre. — Nom

vulgaire du Hêtre dans l’est et le sud-est de la France. Ailleurs on le nomme Faou, Fau, Fouteau, Fayau.

FÉBRIFUGE (Médicament) (Matière médicale). — On appelle ainsi les médicaments employés pour combattre la fièvre. C’est particulièrement lorsqu’il s’agit des fièvres dites intermittentes bienplutôtque dans celles que l’on appelle continues, que leur efficacité a été constatée; de sorte que c’est plutôt contre l’élément qui constitue le phénomène de la périodicité que leur action se fait sentir; et cela est tellement vrai, qu’ils ont été administrés avec succès dans des affections qui sont rarement accompagnées de fièvres, telles que certaines névralgies à caractère périodique. Aussi plusieurs médecins ont-ils remplacé le mot fébrifuge par celui de anti-périodique. Au reste, quelle que soit la cause encore ignorée de la périodicité dans certaines maladies et particulièrement dans les fièvres d’accès, quelle que soit la manière d’agir des médicaments dont il est question, il n’en est pas moins vrai que l’efficacité de certains d’entre eux ne peut être contestée. On doit citer en première ligne le quinquina et surtout les sels de quinine, dont l’expérience de tous les jours constate les merveilleux effets. A côté, mais bien au-dessous du quinquina , dont le prix , toujours élevé, limite trop souvent l’emploi , on a eu recours aux é orces de chêne , de marronnier d’Inde , de saule, de frêne, d’orme, etc. ; aux racines de gentiane, de bardane, etc. ; au musc, au castoreum. Mais le médicament qui a rendu le plus de services comme fébrifuge, même lorsque le quinquina avait échoué, ce sont les préparations arsenicales ivoyez Quinquina, Arsenic). F — n.

FÉCliS, Matières fécales (Phj siologie), du latin fœces, résidus. — Voyez Excréments, Gadoue.

FÉCONDATION (Physiologie végétale). Voyez Fleur.

FÉEA (Botanique). — Genre de plantes Cryptogames act'ogènes de la famille des Fougères, tribu des Hyménophyllées. Il est spécialement caractérisé par des sporanges presque pédicellés, accompagnés d’indusiums nus, libres, et disposés en épis distiques à l’extrémité d’une hampe. Les frondes de ce genre ont une con-

FÉG

FÉC

sitance membraneuse et sont pinnatifiées. Les espèces sont toutes exotiques. La F .polypodine {F.polypodine, Bory), ainsi nommée parce qu’elle présente le port de notre polypode vulgaire, est de la Guadeloupe. La division inférieure de ses frondes est à deux lobes dont l’inférieur est réfléchi. Ses hampes, longues de 0“,08 à 0“,10, se terminent par un épi composé de quatre-vingts sporanges environ, dont la columelle fait saillie de 0™,0ü6 ou 0“,006. La F. naine {F. nana, Bory), espèce très-élégante de la Guyane et rapportée par Poiteau, a les pinnules ovoïdes et un peu crêpées.

FÉCULE (Botanique), du latin, fæcula sédiment, dépôt. — Ce nom a désigné autrefois les dépôts formés dans les sucs exprimés des matières végétales ; aujourd’hui il s’applique surtout au sédiment amylacé que donne l’amidon dans un grand nombre de sucs, et il est presque devenu synonyme d'amidon. Les botanistes l’emploient surtout pour désigner la matière amylacée accumulée en amas farineux dans certains points du tissu cellulaire végétal, et de laquelle les chimistes extraient leur amidon. La fécule est une matière granuleuse de dimensions variables. Chacune des cellules du tissu chargé de fécule renferme plusieurs de ces grains, et souvent ils y sont tellement serrés qu’ils remplissent exactement sa capacité. Généralement colorés en blanc, ils offrent le caractère constant de bleuir instantanément au contact d’une solution d’iode. Cette même solution colore au contraire en brun ou en jaune les granules de matière azotée, de sorte que cette coloration bleue est un des moyens propres à faire reconnaître la fécule. Les grains de fécule ont d’ailleurs une forme reconnaissable, mais qui varie suivant l’espèce végétale qui les produit. Spliéroïdaux ou polyédriques, ils font voir plusieurs couches ou cercles concentriques autour d’un point qui est ordinairement à la superficie du grain. Ce point, qu’on nomme hile ou ostiole, est en effet celui qui a reçu la première lame de matière amylacée, puis les

Tl

Fig. 1041. — Grains de diverses fécules, trcs-grossis (1).

autres se sont successivement accumulées sur le même point, de manière à refouler vers le fond de l’utricule les couches plus anciennes. Une étude attentive de l’aspect des grains de fécule et une mesure exacte de leurs dimensionsontpermisde reconnaître très-sûrement chaque espèce. Voici, en millièmes de millimètre, un tableau de quelques-unes de ces mesures :

Longueur des grains de diverses fécules (d’apres Payen).

Fécule de pomme de terre de 0"’™,17o à

— à.'unhz.\\%\er {Canna gigantea)

Arrow-root, fécule d’un Maranta

Fécule de l’oxalide crénelée

— de la fève de marais

— de sagou (Cycas circinalis)

— de froment de 0»»n’,0o0 à

— de patate

— de sorgho rouge

— de maïs . .

— du millet des oiseaux

— du millet vulgaire ou mil

— du panais

0mm, 185

Les fécules que nous utilisons communément sont celles que recèle la graine des céréales dans son périsperme, la graine des légumineuses (fèves, haricots, pois, lentilles) dans ses cotylédons. Les graines de certaines cbénopodées, telles que les ansérines, du sarrasin ou blé noir, en fournissent également. Le nom de fécule.,

(1) C cellule remplie de grains de fécule de pomme de terre. — D, gr&in de fécule de froment gonflé par de l’eau. — E, idem, chauffé et fendillé. — F, idem, sec et coupé par moitié. — G, grains de fécule de maï.s.

dans le langage vulgaire, est plus spéciaiement réservé pour la matière amylacée que l’on extrait de la pomme de terre, de l’igname de la Chine, des patates, en un mot, des plantes qui la tiennent en réserve dans leurs rhizomes, leurs tubercules, ou en général dans les organes autres que les graines ; ainsi la fécule de Sagou vient de la tige des cycas et des palmiers; V arrow-root, du rhizome d’un maranta des Indes; le tapioca, du rhizome du manioc ou manihot (voyez Amidon, Cellulose, Farine, Moulure, Sécrétions des plantes, Régime

ALIMENTAIRE, AlIMENT).

fécule, Féculerie (Cbimîei. — On désigne généralement sous le nom de fécule la matière amylacée qui provient des tubercules, et l’on réserve le nom d' Amidon (voyez ce mot) à celle qui existe dans les céréales. L’histoire chimique de ces deux corps est la même; on ii’y reviendra donc pas ici. La plus importante des fécules est celle de la pomme de terre {Solanum tuberosum). Cette plante contient en moyenne 20 pour 100 de fécule : mais ce rendement est très-variable avec l’espèce que l’on emploie, l’époque de la récolte, la sécheresse de l’année. La patraque jaune, leschaw d’Ecosse, la tardive d’Irlande, sont les plus recherchées ; la pomme de terre de Rohan, qui donne des récoltes si abondantes, est peu estimée, ses tubercules étant trop aqueux. L’atelier où se fait l’extraction de la fécule se nomme féculerie. Nous allons donner une idée du procédé de fabrication qui est le plus généralement employé.

La première opération à faire subir à la pomme de terre consiste à la débarrasser de la terre adhérente à sa surface; pour cela, on la fait tremper pendant quelques heures dans l’eau, puis on procède au lavage. On emploie à cet effet un cylindre incliné sur l’horizon et formé de tringles de fer ou de bois laissant entre elles des intervalles à jour. Ce cylindre plonge jusqu’au tiers dans de l’eau ; il est animé d’un mouvement de quinze à vingt tours par minute ; on y introduit les tubercules par la partie supérieure, et ils repartent par le bas après avoir glissé sur une grille hélicoïdale ; la terre se détache par le choc ou le frottement, et tombe à travers les jours de la grille et du cylindre. Certains industriels font passer les pommes de terre successivement dans deux laveurs, ce qui évite le trempage. ♦

Après le lavage vient le râpage; la râpe est un cylindre armé de lames de scie maintenues à 0“,02 les unes des autres, les dents dépassant de 0“,002 la surface du cylindre. La râpe fait 700 à 800 tours par minute ; les tubercules sont amenés au contact de ce cylindre dévorateur et sont déchirés et broyés avec rapidité; un filet d’eau empêche qu’il n’y ait adhérence avec les dents. Les deux figures ci-jointes, empruntée au Dictionnaire de chimie industrielle de MM. Barreswil et Girard, représentent le lavage et le tamisage tel qu’il est généralement effectué. Le produit du râpage est de la pulpe, de la fécule et des matières albuminoïdes solubles dans l’eau. Cet ensemble est conduit dans des tamis cylindriques dont nous empruntons le dessin à l’ouvrage précédemment cité. La fécule seule est assez fine pour passer à travers les trous des tamis et est amenée par des courants d’eau dans de vastes cuviers, où elle se dépose ; plusieurs tamisages sont nécessaires. La fécule déposée dans ces cuves est mélangée de sable; on agite vivement afin d’amener les matières solides en suspension; puis, après avoir attendu quelques minutes, l’on décante la fécule encore en suspension, tandis que le sable plus dense est déjà déposé. Cette opération est le désablage. Les liquides provenant de la décantation sont abandonnés au repos pendant trois ou quatre heures. A la superficie du dépôt est une couche grisâtre que l’on enlève avec des râcloirs et que l’on désigne sous le nom de gras de fécule; cette matière fournit, par des lavagi s et des tamisages successifs, une fécule épurée aussi blanche que celle dont on l’avait séparée. On laisse égoutter; puis la masse agglomérée et obtenue sous la forme de grains est placée sur une aire en plâtre poreux qui absorbe rapidement rimmidité ; les grains sont ensuite séchés d’abord à l’air libre, puisa l’étuve. Il ne reste plus qu’à écraser, bluter et mettre en paquets. La pulpe est em ployée à la nourriture des bestiaux; les eaux chargées de matières albuminoïdes se putréfient très-vite, et il s’en dégage des hydrogènes carbonés et de l’acide suifhydrique. Pour se débarrasser de ce voisinage désagréable, on les répand dans des prairies en irrigation, ou on les rejette dans un cours d’eau assez considérable pour les entraîner rapidement. Ces eaux, d’ailleurs, constituent un engrais excellent.

FÉG

Page 1