‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 356 sur 385 · FÉV · texte numérisé non relu

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fève d’Jnde (Botanique). — Forskaël a donné le nom de DoUchos faha indien à une espèce de Dolic.

Fève de loup (Botanique). — Nom vulgaire de VHellébore fétide.

Fève lovine (Botanique). — Nom donné au fruit du Lupin blanc^ dans quelques parties du midi de la France.

Fève de Malac ou de Malacca, Fève de Maladon (Botanique). — Noms vulgaires donnés par les Portugais au fruit de V Anacardier à feuilles longues {Anac. longifolium^ Lamk). On l’appelle encore de marais.

Fève marine (Zoologie). — Les anciens avaient donné ce nom à l’opercule d’une coquille du genre Sabot., qui a quelque ressemblance avec une fève; on lui attribuait autrefois de grandes vertus en médecine.

Fève marine (Botanique). — Sur quelques-unes de nos côtes, on donne ce nom à une plante de la famille des Crassulacées, le Cotylet ombiliqué {Cotylédon umbilicus. Lin.).

Fève naine (Zoologie). — Nom donné à une coquille du genre Buccin., le B. neriteum de Linné, à cause de sa forme orbiculaire et aplatie.

Fève peinte (Botanique). — Nom vulgaire du haricot commun.

Fève piciiürim, piciionin, pichola, pichora (Botanique). — Noms que l’on a donnés dans le commerce à deux espèces de fruits provenant de l’Amérique méridionale, que l’on a aussi appelés parce

que les arbres qui les produisent portent improprement dans le pays le nom de sassafras. Les premiers^ nommés^ernences de pichurim vraies., sont oblongs, d’une longueur de 0“,035 environ, brunâtres en dehors, couleur de chair en dedans ; leur saveur et leur odeur tiennent de la muscade et du sassafras. L’autre espèce ou semence de pichurim fausse est longue de 0“,025 environ ; elle est noire, et son odeur ne se développe que lorsqu’on la râpe. Ces deux fèves paraissent appartenir à plusieurs espèces de l’ancien genre Ocotea., dont elles ont été détachées pour former le G. iVec/ano(ra (famille des Thymélées)^ entre autres le N. puchury major de Nées, et le N. puchury minor de Nées.

Fève purgative (Botanique). — C’est le fruit du Ricin ou Raima Christi.

Fève de Pythagore (Botanique). — A l’article Fève (Botanique), il a été dit que Pythagore croyait que les âmes des morts pouvaient être contenues dans les fèves. Petit-Radel, dans un mémoire lu à l’Institut en J 808, a prétendu que la fève réprouvée par Pythagore n’était aucune des fèves dont nous faisons usage, mais bien le fruit du caroubier (voyez ce mot), dont la pulpe sucrée est d’un rouge de chair qui semble se changer en sang à la cuisson.

Fève tonka (Botanique). — On appelle ainsi le fruit d’un arbre de la Guyane, décrit par Aublet sous le nom de Coumarouna odorata, et appartenant aujourd’hui au genre Dipterix. de Schreber (Papillonacées), adopté par M. Ad. Brongniart; Willdenow désigne cet arbre sous le nom de Dipterix odorata (voyezCouMAROu). Son bois, qui est très-dur et très-pesant, se nomme à Cayenne bois de gciiac. La fève tonka, longue de 0“,03 environ, a la forme d’un haricot allongé; elle est renfermée seule dans un endocarpe semi-ligneux, recouvert lui-môme d’une espèce de brou desséché ; le tout a la forme et le volume d’une grosse amande. Cette graine a ses deux lobes ou cotylédons protégés par une enveloppe mince, luisante, d’un brun noirâtre; leur saveur est douce, huileuse, aromatique, et leur odeur agréable. On s’en sert particulièrement pour parfumerie tabac, quelquefois en la réduisant en poudre, que l’on y mêle en très-petite, quantité ; le plus souvent en la mettant entière dans le vase qui contient le tabac, ou simplement dans la tabatière. Son odeur est due, suivant M. le professeur Guibourt, à une matière cristalline spéciale, trouvée par lui et à laquelle il a donné le nom de coumarwie; cette opinion, combattue par M. Vogel de Munich, qui la regarde comme de l’acide benzoïque, a été depuis confirmée par l’analyse due à MM. Boullay et Boutron.

Fève de trèfle (Botanique). — Nom vulgaire donné au fruit ùqV Anagyris fétide.

Fève A visage (Botanique). — C’est un des noms vulgaires du haricot commun.

FÉVEBOLE (Botanique agricole). — Faha vulgaris equina., Fève de cheval, variété de la Fève de marais {Faba vulgaris. Lin.), dont elle se distingue par scs moindres dimensions et l’abondance de ses produits. Ses grains sont presque cylindriques, sa peau coriace ; c’est

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la plus cultivée du genre; elle est plus tardive que les autres et craint les froids. Ses qualités comestibles sont bieninférieures à celles des autres variétés. On connaît comme sous-variétés, la F. d’hiver, plus robuste que celle que nous cultivons d’habitude, et la F’. d’Héligoland dont les produits sont plus abondants que ceux de la sous-variété précédente. Les féveroles réussissent dans tous les pays situés sous la latitude de la France, et même un peu plus au nord, particulièrement en Belgique. Comme les autres fèves, elle préfère les terrains humides et frais, elle vient encore assez bien dans les terres légères mais fraî- ■ ches ; dans tous les cas, le sol doit être profondément remué par plusieurs labours dont le premier sera au moins de 0'“,25 de profondeur. Cette plante affectionne surtout les engrais riches en potasse et en phosphate de chaux, tels que guano, cendres de bois, poudre d’os, noir animal, mêlés ou non avec du fumier ordinaire. L’époque convenable powr semer dans le Midi est novembre et décembre; dans le Nord, c’est ordinairement après l’hiver, dès les premiers jours de mars. Le meilleur mode de semaine est en lignes, quoique plusieurs cultivateurs sèment à la volée. Les ligues doivent être éloignées de 0“,50 à 0“,65 ; les semences étant à environ 0“,03 les unes des autres seront recouvertes d’une épaisseur de terre de 0“,05 à 0“,0G ; cette opération se fera à la main, et mieux avec le semoir à brouette (voyez Semoir). Huit à dix jours après, les jeunes plantes étant sorties de terre, on fait un hersage en travers. Elles auront d’ailleurs deux binages pendant la végétation. On conseille X écimage ou pincement du sommet de la plante, aussitôt après la floraison ; mais quelques-uns le condamnent comme inutile. La récolte se fait fin septembre ou octobre, suivant les pays. Les féveroles sont employées pour la nourriture de l’homme, aussi bien que pour celle des bestiaux ; les sommités provenant de l’écimage peuvent être mangées à la manière des choux. Quant aux féveroles elles- mêmes réduites en farine, elles peuvent très-bien entrer en petite proportion dans la farine pour faire le pain ; loin d’être une fraude nuisible, le mélange de cette farine contribue à rendre le pain plus blanc, et il n’a du reste aucun inconvénient. Dans quelques pays, on les mange cuites, seules ou avec d’autres légumes. Mais c’est surtout pour les bestiaux que la consommation des féveroles est considérable. Les tiges, à toutes les époques de leur développement, et môme la paille, sont un très-bon fourrage. Les graines sont données aux chevaux, dans certaines contrées, comme de l’avoine. Les moutons, la volaille, s’en accommodent très-bien; et elles servent aussi à l’engraissement des bœufs et des porcs, soit cuites, soit réduites en farine.

FÉVIER (Botanique), Gleditschia,\À'o.\ dédié à Gleditsch, botaniste prussien, du xvme siècle. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes de la famille des Césalpiniées. Caractères: fleurs polygames; certains pieds portant des fleurs femelles seulement ou mêlées à quelques fleurs mâles; d’autres pieds portant des fleurs hermaphrodites, mêlées dans la même grappe avec des fleurs mâles; calice en cupule;

5 pétales inégaux, insérés sur le calice ; 5 étamines, même insertion ; ovaire sessile ; gousse sèche à une ou plusieurs graines. Les féviers sont de beaux arbres à feuilles pennées, et à fleurs vertes disposées en épis. Le F. à trois pointes (G. triacanthos. Lin.) s’élève à 10 ou 15 mètres environ. Il est garni de grosses épines, souvent trifides et ligneuses. On le multiplie de graines, et il réussit bien dans les terrains légers, sableux ou calcaires. On en a une variété qui est dépourvue d’épines. Cet arbre, qui croît spontanément dans la Virginie, le Canada, la Louisiane, et d’autres parties de l’Amérique septentrionale, y est connu sous le nom de Carouge à miel, et donne un bois très-dur, excellent pour le chauffage. Le F. à grosses épines (G. macracantha, Desf. ) est à peu près de la môme grandeur que le précédent. Ses feuilles sont composées, pennées, et portent 7 à 8 paires de folioles alternes ; ses épines sont très-fortes, très-nombreuses, rameuses et coniques. Ses

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