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FÉV

gousses sont longues, pendantes, un peu pulpeuses. Get arbre croît en Chine, où l’on en fait des haies et des clôtures hérissées d’épines et impénétrables. Le F. de la

Fig. 1086. — Févier à trois pointes. A côté une gousse coupée et une graine.

'Chine (G. sinensis^ Lamk) a le tronc hérissé d’épines rameuses fort pointues, longues de 0“,10 à 0“,15, trèsfortes; il atteint la taille du précédent et provient des mêmes contrées. 11 en existe une variété sans épines et

à rameaux pendants„ Enfin, on cultive aussi dans les jardins paysagers le F. feroce (G. ferox^ Desf.), qui est 4’ lin joli effet. Ses épines sont longues, comprimées, trifides.

Les féviers sont peut-être les plus élégants des arbres rustiques. « Ils aiment, dit Desfontaines, les terres légères et de bonne qualité. On peut les cultiver en plein air dans le nord de la France; ils y résistent aux froids les plus rigoureux. On les sème au printemps, dans un terreau bien divisé; on abrite les jeunes plants jusqu’à ce qu’ils aient assez de force pour supporter les gelées. Ces arbres ont une belle forme et un feuillage léger, qui conserve sa verdure jusqu’à l’approche de l’hiver. Ils fleurissent au commencement de l’été, et leurs fruits sont mûrs en automne. Jusqu’à ce jour, on n’a cultivé les féviers que pour l’ornement des parcs et des bosquets; mais il serait utile de les propager dans nos forêts; leur bois, qui est très-dur, liant, veiné de rouge, d’un grain fin et serré, pourrait servir à des ouvrages de menuiserie et d’ébénisterie. On assure qu’il se conserve lono-temps dans l’eau sans s’altérer, et qu’il est très-bon polir des pilotis. On pourrait aussi employer utilement les féviers

à former des clôtures autour des champs et des jardins, en les taillant et en les empêchant de s’élever. »

FÉVRIER (Agriculture), du latin februare^ purifier, parce que pendant ce mois, qui était le douzième de l’année chez les anciens Romains, on célébrait des cérémonies expiatoires. C’étaient particulièrement les fêtes fébruales, instituées par Numa, et qui consistaient à faire des sacrifices aux dieux infernaux, afin de les rendre propices aux morts. L’Eglise célèbre aussi la fête de la Purification de la Vierge, le 2 février, et ce mois est aujourd’hui le deuxième de l’année. Les cultivateurs et les gens de la campagne regardent certains jours de février comme critiques pour l’agriculture; ce sont les 2, 6, 22 et 28.

Ce mois est important pour la culture. Les semailles du printemps seront bientôt confiées à la terre; les labours que la saiso.n rend praticables seront terminés, ils seront faits, en g<^tJéral, quelques jours avant ces semailles, afin que la terre, ayant le temps de se ressuyer, puisse plus facilement être divisée et émiettée par la herse, chargée de recouvrir le grain à une petite profondeur. Lorsque le temps est beau, on commence à semer vers la dernière quinzaine de février. Ce sont d’abord les pavots ou œillettes en terrain léger et substantiel, très-superficiellement; les féveroles du printemps en terres fortes et argileuses, à 0'“,06 ou 0“,08 de profondeur ; le blé de mars se sème bien en février en terre riche et fraîche; dans le Midi, on commence vers la fin de février à semer les betteraves; dans les autres contrées et à la même époque, les choux pommés qu’on repique en mai ou juin ; les pois gris^ si on ne craint pas les dernières gelées, quelques avoines aussi, qui donneront de très-bons produits.

C’est aussi le moment, dans les propriétés boisées, de semer les glands, les faînes, les graines dJérables, di' aulnes, etc. Ôn prépare le sol pour les arbres résineux. On transplante les arbres, lorsque cela n’a pas été fait en automne. On procède à l’exploitation des bois et des taillis. Dans les vignes, on commence à provigner; on termine les plantations; on taille après le premier labour.

Quant aux prairies naturelles, les soins à leur donner consistent en arrosages, que l’on doit pratiquer, autant que possible, par des rigoles qui y amènent les eaux limoneuses des champs; mais, dès que la végétation commence, on doit remplacer ces eaux par celles qui sont claires et limpides. A cette époque, on cessera d’y faire paître le bétail. On aura soin d’étendre les taupinières. On enlève, autant qu’on le peut, les plantes nuisibles; on ramasse les feuilles mortes des arbres ; elles nuiraient au développement des plantes. Enfin, c’est dans ce mois qu’il faut commencer à défricher les pâturages que l’on veut livrer à d’autres cultures, et que l’on fait avec utilité le drainage des prairies et des terres à ensemencer.

C’est dans le mois de février que les poulinières commencent à mettre bas ; il en est de môme des vaches, des brebis et des truies ; les petits et les mères exigent des soins que nous ne pouvons décrire ici ; c’est un sujet qui doit être étudié dans les traités spéciaux.

En horticulture , les travaux de février prennent de l’extension ; on termine ceux du mois précédent. On fait les labours lorsque le temps le permet. On sème de l’oignon, des pois hâtifs, des fèves de marais ; vers la fin du mois, de la chicorée sauvage, des épinards, de l’oseille, des panais, des carottes, du persil, etc. Les melons, les concombres, quelques laitues, les choux-fleurs, etc., sont soignés sur couches avec châssis et réchauds. Les arbres fruitiers sont taillés (poiriers et pommiers); on rabat la tête des framboisiers pour les faire ramifier ; on achève les dernières transplantations; enfin on donne le labour général.

Les produits de ce mois sont peu abondants ; mais, dans les serres à légumes, on trouve le céleri, les chicorées, scaroles, choux-fleurs, choux de Bruxelles, choux de Milan, etc. ; on a même en pleine terre, si le temps est doux, des mâches, des raiponces. On trouve encore, dans le fruitier, un peu de raisin, des poires de beuiTé d’Aremberg, doyenné d’hiver, passe-colmar ; des pommes de fenouillet, la reinette franche, le calville blanc, le châtaignier, etc. On a déjà quelques fleurs en pleine terre; ainsi la petite pervenche, la pâquerette, quelques violettes, le perce-neige, le romarin, l’elléborine, le corchorus du Japon, etc. Nous ne parlons pas de tout ce qui vient en serre chaude.

FIATOLE (Zoologie), Stromateus fiatola. Lin. — Espèce de Poisson du genre Stromatée (voyez ce mot), dont le corps, disposé en losange allongé, est remarquable par

FIE

Fie

srs taclies et scs bandes interrompues, de couleur dorée sur un fond plombé, par le bleu céleste de son dos et le blanc argentin de son ventre; c'est une des jolies espèces de la Méditerranée et de la mer Rouge; on le pèche en mai, sur les côtes de Nice; sa chair est délicate II mesure O™, 35 à 0“,40 de longueur. Le genre Stroynaiée appartient à l’ordre des Poissons acanthoptéi yjicns y famille des Scomhéro'ides.

FIBRES, Fibreux, Fibrilles (Anatomie animale et végétale'. — Voyez Anatomie végétale.

FIBRINE (Chimie). — Substance protéique qui forme la base essentielle de la fibre musculaire qui se trouve à l’état de solation dans le sang, quand il circule dans les vaisseaux d’un animal, et qui s’en précipite en entraînant les globules pour former le caillot après que le sang a été extrait de la veine. C’est un corps de nature fort complexe, au point de vue chimique, qui présente une composition un peu différente suçant son origine, et auquel en attribue pourtant la formule de l’albumine. Il entre donc dans sa constitution cinq éléments : carbone, hydrogène, oxygène, azote et soufre. On l’extrait du sang en battant celui-ci vivement avec un faisceau de petites baguettes, au moment où il sort de la veine. La fibrine s’attache aux baguettes sous la forme de fibres déliées, d’une couleur un peu rougeâtre; on la recueille, on la soumet à l’action prolongée d’un filet d’eau qui entraîne ou dissout une partie des matières étrangères, puis on la traite par la plupart des dissolvants, alcool, éther, acides dilués, etc. On liii fait enfin subir un dernier lavage à grande eau. Elle se présente alors sous la forme de filaments blanchâtres, inodores, insipides, insolubles, s’altérant à la longue par leur contact avec Fair, éprouvant dans ce cas une oxydation et abandonnant de l’acide carbonique. La fibrine décompose, par une action de présence , l’eau oxygénée et le bisulfure d’hydrogène ; les acides la convertissent en une espèce de gelée ; à chaud, l’acide chlorhydrique concentré la dissout en prenant une coloration violacée. La fibrine a été étudiée dans ses propriétés chimiques par Vauquelin, Berzelius, Chevreul, Dumas, Liebig et Cahours. On distingue aussi une fibrine végétale (voyez Gluten). B.

FIBULAIRE (Zoologie), Fihvdoriay Lmx ; du latin p,- Imla, bouton. — Genre de ZoophijieSy classe des Echinoderrnes, ordre des PédicelléSy famille des Oursim, connus autrefois sous le nom dû Oursins-boutons . Leur forme est globuleuse et ovoïde; une série de pores forment sur leur dos une sorte de rosace; l’anus est inférieur à la face inférieure et près de la bouche. Ces oursins, semblables à un bouton globuleux, sont les espèces les plus petites de la classe des Echhiodermes ; ils ont environ la grosseur d’un pois. Agassizet Desor ont adopté ce genre et y mentionnent quatre espèces vivant dans les mers chaudes.

FIG (Médecine vétérinaire], du latin ficuSy figue. — Les vétérinaires désignent ainsi une tumeur charnue, à pédicule étroit et à sommet renflé, quelque peu comparable à une figue et qui se développe isolément ou en groupe sur diverses parties du corps du cheval, et surtout de l’âne et du mulet. Ces tumeurs, parfois considérables, saignent au moindre contact et exhalent parfois une odeur fétide; souvent elles deviennent squirreuses. On les voit surtout se développer sur toutes les parties du pied et au voisinage de l’anus. Quelquefois elles se multiplient beaucoup sur le même animal et forment ce qu’on nomme des grappes; il est alors impossible de guérir le mal. Dans les autres cas, on les fait tomber par une ligature à leur base, ou on les arrache ; mais il faut cautériser la plaie au fer rouge, car les fies se reproduisent très-facilement.

FICAIBE (Botanique), Ficariüy Dill. ; allusion aux petits tubercules de sa racine, qui ressemblent aux pes des clievaux. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes de la famille des RenonculacéeSy tribu des Renonculees; les espèces qui le composent faisaient autrefois partie du genre Ranunculus ; mais elles en ont été séparées à cause de leur calice à 3 pièces et de leur corolle à 8 ou 9 pétales. La F. fausserenoncule {F. ranunculdides y Moench.), appelée aussi Petite chélidoiney Petite Eclaire, cclairettCy Herbe aux liémorhoïdeSy est une petite plante vivace, à feuilles glabres, lisses, et à fleurs d’un beau jaune. Cette espèce est très-abondante aux environs de Paris, dans les endroits ombragés et humides. Elle donne dos fleurs dès la fin du mois de mars. Ecrasée et appliquée sur la peau, la racine produit de l’irritation et peut à la longue donner lieu à des vésicules. On s’est servi autrefois de cette

racine fraîche pour appliquer sur des tumeurs liémorrhoïdalcs; aujourd’hui elle n’est plus employée. On en cultive une variété à fleurs doubles. Dans certains pays, ses feuilles se mangent en salade.

FICOIDE (Botanique), du latin peuSy figue; nomdonné par Tournefort à cause de la forme des fruits. — Genre de plantes désigné par Linné sous le nom de Mesembryanthemum (du grec mesembria, le midi, et antheôy je fleuris, parce que l’épanouissement des fleurs de quelques espèces a lieu vers le milieu du jour). Il est le type de la famille des Mésembryanthémées . Caractères : calice ordinairement à 5 divisions inégales; pétales nombreux, linéaires, disposés sur plusieurs rangées au sommet du calice; étamines indéfinies ; le plus souvent 5 styles ; ovaire infère à 4-20 loges; capsule d’abord charnue, devenant sèche et ligneuse.

Les ficoïdes sont des plantes herbacées ou des arbustes à feuilles charnues, opposées. Leurs fleurs présentent des couleurs variées et s’épanouissent d’habitude à des heures déterminées. Les espèces de ce genre sont très-nombreuses (en 1821, Haworth en comptait 310) et habitent presque toutes le cap de Bonne-Espérance. La F. nodipore (M. no-

Fig. 1088. — Ficoïde cristalline ou glaciale (on a redressé les feuilles qui d'habitude traînent sur le sol).

r/z/?orww2. Lin.) est une espèce qu’on trouve en Corse, en Sicile, en Grèce et même en Espagne. Ses tiges sont diffuses; ses feuilles sont obtuses, un peu cylindriques, et scs fleurs, solitaires et axillaires, sont blanches. Une des ficoïdes les plus remarquables est, sans contredit, la F. cristalline [M. cristallinum. Lin.). Elle est connue vulgairement sous le nom de Glaciale. Ses tiges hautes de 0'*',30 à 0“,40, courtes et herbacées, ses feuilles étalées, grosses, charnues, larges, succulentes, sont couvertes de petites vésicules transparentes et brillantes, qui ressemblent à de petits morceaux de glace. Cette intéressante plante croît dans l’archipel grec et aux Canaries. On la cultive dans nos jardins, â cause du bel effet que produit son feuillage scintillant au soleil. Elle donne en juillet des fleurs petites et blanches. On peut employer aussi ses feuilles, comme celles du pourpier (voyez ce mot), pour accompagner la salade, ou, comme celles de l’épinard, cuites avec un peu d’oseille. On peut citer encore pour la beauté de leurs fleurs, la F. violette {M. violaceum. de Gand.), à fleurs moyennes, d’un beau rouge violet ; la F. ponceau ou bicolore {M. bicolor, Lin ), à fleurs grandes, nombreuses, d’un rouge orangé brillant; la F. à feuilles deltoïdes {M. deltdideSy Lin.), fleurs nombreuses, rose pâle, d’une odeur agréable. Les ficoïdes se propagent de boutures au mois de juin ; ou de graines semées sur couche au printemps. Elles craignent l’humidité. G — s.

FIDONIE (Zoologie), Ffe^onm, Treitschke. — Genre dû Insectes ÙQ l’ordre des LépidoptèreSy ïixmWlQ Nocturnes, tribu des Phalènes, caractérisé par : les premières ailes arrondies, parsemées de points de couleur foncée, se détachant sur un fond clair et pulvérulent, et des antennes en forme de plumet chez les mâles. La chenille a un corps svelte, cylindrique, lisse, rayé longitudinalement de couleurs variées, et vit sur les arbres et les plantes ligneuses, telles que le genêt et la bruyère. Ces insectes volent le jour et se plaisent dans les endroits secs. La F. à plumet est commune vers les mois de mars et de septembre, aux environs de Nîmes et de Montpellier.

FIEL (Physiologie animale). — Ancien nom de la bile (voyez ce mot).

Fiel de terre (Botanique). — Nom vulgaire donné assez communément à deux plantes amères, la fumeterre et la petite centaurée.

Fiel de verre (Technologie). — Désigne les impuretés ou écumes non vitrifiables qui, pendant la fusion des matières premières destinées à la fabrication du veire,

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