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QUINTE

Différence déphasé.

Fig. 1112.

fait descendre le poids dont l’arête inférieure doit effleurer le mur dans tous les points de sa hauteur.

La direction du fil à plomb, quand il est au repos, représente exactement la direction de la pesanteur.

FIL-NOTRE-DAME ou Fil de la Vierge (Zoologie). — Chacun connaît ces flocons de filaments blancs, trèslégers, qui se balancent lentement au milieu des airs, dans les jours calmes d’automne, lors des premiers brouillards. Hermann fils les regardait comme produits par diverses espèces de Mites ou Âcarus (entre autres le Gamase tisserand, G. telarius de Latreille), qui vivent sur les feuilles de certains arbres, et surtout du tilleul, et les recouvrent de fils très-fins. G. Cuvier a cru leur reconnaître une origine un peu différente. « Ces flocons blancs, dit-il, sont certainement produits, ainsi que nous nous en sommes assuré eu suivant leur point de départ, par diverses jeunes araignées, et notamment des épeires et des thomises ; ce sont principalement les grands fils qui doivent servir d’attache aux rayons de la toile, ou ceux qui en composent la chaîne, et qui, devenant plus pesants à raison de l’humidité, s’affaissent, se rapprochent les uns dus autres, et finissent par se former en pelotons; 011 les voit souvent se réunir près de la toile commencée par l’animal, et où il se tient. Il est d’ailleurs probable que beaucoup de ces aranéides, n’ayant i;as encore une provision assez abondantede soie, se bornent à en jeter au loin de simples fils. C’est, à ce qu’il me paraît, à de jeunes araignées lycoses qu’il faut attribuer ceux que l’on voit eu grande abondance croisant les sillons des terres labourées, lorsqu’ils réfléchissent la lumière du soleil. Analysés chimiquement, ces fils de la Vierge offrent précisément les mêmes caractères que la soie des araignées; ils ne se forment donc pas dans l'atmosphère, ainsi que l’a conjecturé, faute d'observations propres, un savant dont l’autorité est d’un si grand poids, M. le chevalier de Lamarck » {Hègyieanim., t. IV, p. 21Ü).

FILAGE (Botanique), Filngo, Tournef. ; du latin filum, fil, à cause des filaments cotonneux qui recouvrent ces plantes. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales

périgijnes, famille des Composées, tribu des Sénecionidees, section des Gnaphaliées. Capitules agglomérés à l’aisselle ou au sommet des rameaux, fleurs d’un blanc jaunâtre, dont les marginales pourvues d’étamines; au centre, des fleurs hermaphrodites ou pistillées; involucre ovoïde à 5 angles; fruit surmonté d’une aigrette fragile, caduque. Le duvet dont ces plantes sont revêtues leur a fait donner le nom vulgaire de Cotonnières ; on les trouve dans nos moissons ou dans nos champs. La F. naine {F. pygmæa, Lin.) est une petite plante herbacée, à tige simple, à peine longue de ü“,027 à l’état sauvage, atteignant environ 0“,06 par la culture, fleurs jaunâtres, bractées nombreuses, cotonneuses, blanchâtres. Lieux maritimes et étangs desséchés de l’Europe méridionale.

FILAIRE (Zoologie), Filaria, Muller; du latin fil, à cause de la forme de ces animaux. — Les Filaires sont des vers intestinaux, remarquables par leur aspect filiforme; leur corps, toujours très-allongé, est en môme temps fort mince; mais cette forme générale a engagé à comprendre sous ce seul et môme nom des vers dont les habitudes, et probablement la conformation, ne sont jias suffisamment semblables. En étudiant quelques-unes des plus grosses espèces, on a pu reconnaître que leur tête, continue avec leur corps, n’est pourvue d’aucun crochet ni suçoir; c’est un orilice rond ou triangulaire qui conduit dans un œsophage grêle s’abouchant dans un intestin plus gros ; l’auiis est près de Texti émité postérieure du corps. La plupart des filaires que l’on a signalées, et ou en a observé beaucoup d’espèces, habitent les caviiés intérieures du corps des animaux, soit l’abdomen, soit l’intestin, soit le cœur, les vaisseaux sanguins; leur forme effilée semble leur permettre, dans certains cas, de traverser sans inconvénient sensible le tissu des organes les plus importants. On en a trouvé chez prescjue tous les animaux que l’on a Foccasion de disséquer assez souvent. Chez l’homme on en a signalé trois espèces : l’une, qui habite le tissu cellulaire placé sous la peau, est célèbre sous le nom de Dragonnea"^ Ver de Guinée, Ver de Médine; c’est la F, de Médine {F . me-

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dincnsis, Gmel.) des naturalistes; on la trouve dans les régions intertropicales de l’ancien continent, où elle se loge particulièrement sous la peau des jambes de l’homme. Ce ver y prend un développement énorme, puisqu’on affirme que sa longueur peiit aller à 3“,50 et même

4 mètres, et son corps n’est pas plus gros qu’un tuyau de plume de pigeon, selon G. Cuvier. Pendant qu’il prend cet accroissement, il n’incommode pas sensiblement^ et peut rester des mois et même, assure-t-on, une ou deux années sans faire souffrir le patient; mais à un certain degré d’accroissement, ce singulier parasite se fait jour à travers la peau. On voit apparaître une tumeur semblable à un clou ou furoncle, surmontée d’une vésicule transparente ou noirâtre, fortement enflammée et trèsdouloureuse; bientôt un petit pertuis se fait au sommet, et le corps du dragonneau commence à se montrer. Mais il sort lentement, et, pour hâter l’extraction de cet hôte incommode, on l’enroule sur un petit cylindre de linge que l’on tourne doucement une ou deux fois par jour. Si, par une traction trop brusque, on vient malheureusement à le rompre, le fragment resté sous la peau provoque une redoutable exaspération de l’état inflammatoire. Il faut ordinairement une vingtaine de jours pour l’extraire entièrement, lorsqu’il n’y a pas de rupture. Ce singulier ver et l’affection qu’il produit ont été décrits dès le ni* siècle par les médecins de l’école d’Alexandrie, et nous n’en savons aujourd’hui guère plus qu’eux à son sujet. On peut douter que ce singulier animal soitdu môme groupe naturel que la filaire si commune (F. piscium, Lin.) dans la cavité abdominale de certains poissons; que la filaire du cheval {F. papillosa^ Rudolp.) qui habite de môme la cavité abdominale de cet animal, mais qu’on a trouvée jusque dans les enveloppes de son cerveau ; que la filaire {F. rubella, Valentin et Vogt) découverte dans le sang de la grenouille; que la filaire {F. ti'uncata, Rudolp.) parasite de la chenille, d’une teigne; que les deux filaires enfin (F. aqualüis et F. lacustris, Dujardin) trouvées dans l’eau douce, où elles vivent habituellement.

Cuvier avait établi un genre des Filaires^ rangé dans la classe des Intestinaux, ordre des Cavitaires ; mais d’après des travaux plus récents, et dans l’impossibilité, dit M. le professeur P. Gervais, où l’on est d’établir une caractéristique certaine des filaires et de les classer méthodiquement d’après les véritables affinités de leurs espèces les unes avec les autres, on les énumère en suivant l’ordre des animaux dont ils sont parasites. [Dict. cHnst. natur., par G. d’Orbigny.)

FILAO (Botanique). — Nom madécasse des arbres que les botanistes nomment maintenant casuarinas (voyez ce mot). Rumphius avait conservé ce nom de fitao, qui \^st encore appliqué vulgairement à certaines espèces.

FILARIA (Botanique), Phyllirea, Lin.; du grec phyllon, feuille, à cause du feuillage remarquable des espèces de ce genre. — Genre de plantes Dicotylédones gamopé^ taies hypogynes, famille des Oléinées, tribu des Olées, voisin des Troènes, qui se distingue ainsi : calice à 5 dents ; corolle rotacée à 6 lobes; anthères presque sessiles ; ovaire à 2 loges ; drupe charnue, à 1 loge. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles persistantes, coriaces, sessiles. Leurs fleurs sont blanches, disposées en grappes, et leurs fruits sont noirâtres Les filaria croissent spontanément dans l’Europe méridionale. Le F. à larges feuilles (P. latifolia, Lamk) s’élève souvent à plus de

5 mètres. Ses feuilles sont opposées, glabres, dentées, et

LOS fleurs un peu jaunâtres naissent en grand nombre à l’aisselle des feuilles. Le F. à feuilles étroites (P. angustifolia, Lin.) a les feuilles très-allongées, entières, et les fruits apiculés. Ces deux espèces qui croissent en France ornent agréablement les jardins paysagers. Dans le nord de la France, on les plante souvent dans les bosquets, au lieu des alaternes, qui sont moins rustiques; cependant ils craignent les grands froids. Leur bois, assez dur, est employé par les tourneurs. G — s.

FILASSE (Botanique). — Voyez Chanvre.

FILET (Botanique). — On donne ce nom à la partie ordinairement filamenteuse de l’étamine qui supporte l’anthère. Cet organe manque quelquefois, comme dans l’aristoloche ; i’anthère est alors dite sessile. Le filet a la môme organisation que les pétales; aussi présente-t-il quelcpiefois la môme forme que ceux-ci ; ainsi, dans les balisiers, il est large, mince, souple, coloré comme un pétale; on le dit alors pétaloïde. Le filet est capillaire quand il a la finesse d’un cheveu, comme dans la plupart des graminées et des plantains. Dans le sparmannia d’Afrique, il est toruleux, c’est-à-dire qu’il présente des

renflements comme des nœuds de distance en -distance. Le filet peut être encore crénelé, spiralé, géniculé, etc. Le filet est en outre velu comme dans l’avocatier, glanduleux dans la fraxinelle, barbu comme dans les mourons. Il est quelquefois aussi doué de mobilité. Il est élastique dans la pariétaire, et irritable dans l’épine-vinette, la rue, etc. (voyez Elastiques). Les filets peuvent être soudés entre eux (voyez Diadelphie, Anthère, Étamine, Fleur).

Filets (Chasse, Pêche). — Ce nom s’applique d’une façon générale aux liens plus ou moins compliqués que l’on dispose pour capturer des animaux. 11 y a lieu d’éiablir une distinction fondamentale entre les filets dont on se sert conti’e les animaux te.'-restres ou aériens, et ceux que l’on emploie contre les animaux aquatiques.

Les premiers, ou filets de chasse, sont particulièrement usités pour s’emparer des diverses espèces d’oiseaux. Il faut signaler d’abord comme les plus simples les pièges à oiseaux nommés lacets et collets (voyez ces mots), qui ne sont pas de véritables filets. Les filets proprement dits sont nombreux ; on trouvera ici l’indication des plus importants.

h'araigne est un filet à mailles de fil délié, disposées en losange et larges de 0“,05 à O™, 08 ; sa largeur est de

4 mètres sur G mètres de hauteur ; on le teint habituelment en brun ou en vert. On le tend verticalement sur un arbre pour capturer des oiseaux de fauconnerie au moyen d’un duc privé ; ce filet doit tomber à la première secousse que lui imprime l’oiseau de proie. On fait pour les merles des araignes à mailles larges do 0“,027 ; le filet a 2“,G0 de hauteur sur 3 mètres à 3“,50 de largeur; on les dispose d’une manière analogue au milieu d’une haie.

Le hallicr est un filet beaucoup plus long que haut, et que l’on soutient au moyen de piquets fixés en terre, de distance en distance, et qui forme une espèce de barrière où vient se jeter la proie. Gomme on emploie ce genre de filet pour prendre les faisans, les canards, les poules d’eau, les plongeons, les râles, les perdrix, les cailles, etc., les dimensions des halliers et celles de leurs mailles diL fèrent beaucoup selon le genre d’oiseaux auquel on les destine.

Les nappes sont un filet double employé surtout pour prendre les alouettes, et dont la disposition est assez compliquée, parce que les deux morceaux du filet, étendus sur la terre, doivent pour capturer les oiseaux se redresser ne tournant autour d’un de leurs côtés et venir, comme les deux vantaux d’une trappe, se refermer sur l’aire où on est parvenu à attirer ces animaux. L’oiseleur est blotti dans un trou creusé en terre, à quelque distance, et c’est au moyen de cordes attachées aux deux nappes qu’il les referme, quand il le juge à propos. Pour attirer les oiseaux sur l’aire laissée entre les deux nappes tendues, on se sert d’un miroir à facettes ou de moquettes (voyez Miroirs a alouettes, Moquette). On emploie aussi les nappes pour prendre les ortolans; enfin on fait encore la chasse au canard aveedes nappes teintes en brun et huilées. Les nappes à alouettes ont ordinaiment Ï5 à IG mètres de longueur sur 2“,65 de largeur, et leurs mailles en losange ont 0““,020 d’ouverture ; dans les nappes à canards, on donne aux mailles une largeur de 0“,080.

Le traîneau est un filet long de IG à 20 mètres sur

5 à G mètres de îarge ; la dimension des mailles dépend du genre de gibier auquel il est destiné : à chaque extrémité on attache une perche aussi longue que la largeur du filet. La chasse se fait la nuit par deux oiseleurs portant chacun un bout du filet ; si l’on a pu reconnaître d’avance le point où s’est remisé le gibier, elle consiste simplement à étendre en silence ce’vaste filet sur l’emplacement où gîtent les animaux endormis. Lorsqu’on ne sait pas où est remisé le gibier, les oiseleurs tiennent leur filet à petite distance de terre, un des côtés traînant presque, de façon à éveiller les oiseaux par le bruit, pour abattre aussitôt le filet sur eux. On chasse ainsi les alouettes, les cailles, les perdrix, les bécassines.

La tirasse est un long filet de 12 à 15 mètres, avec mailles en losanges, larges de 0“,040; on l’emploie pour chasser les cailles et les perdrix, avec l’aide d’un chien d’arrêt bien dressé. Deux chasseurs tiennent le cordeau de la tirasse, et, dès que le chien tombe en arrêt dans une pièce, les deux chasseurs avancent sur lui en traînant le filet; ils font ainsi lever le gibier qui s’engage dans le filet en fuyant dans le sens opposé au chien.

On nomme rafle un autre filet contre-maillé, large de 4 à 5 mètres sur 3“,30 de hauteur. La chasse se fait par

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les nuits les plus noires de l’hiver, et exige aii moins quatre personnes. On emploie ce filet le long d’une haie où s’abritent les o’seaux la nuit; deux perches légères, longues de 4 mètres à 4“,30, soutiennent les deux côtés ; deux chasseurs les portent, pendant qu’un troisième, avec une torche, se tient derrière le filet par rapport à la haie; enfin, le quatrième chasseur, placé de l’autre côté de la haie par rapport aux trois premiers, la frappe avec une gaule pour faire envoler les oiseaux qui, se dirigeant vers la lumière, se prennent dans la rafle que l’on abat sur eux .

La tonnelle murée est un filet à alouettes, en forme de grande bourse maillée, terminée en pointe. On fixe cette pointe avec un piquet au fond d’un sillon de terre labourée; l’entrée, qui a au moins G mètres de hauteur, est fixée d’autre part au moyen de deux piquets. De chaque côté de ce filet principal sont disposés d’autres filets tendus de biais et en demi-cercle. Les chasseurs en assez grand nombre et marchant courbés rabattent les alouettes vers la tonnelle, et, lorsqu'ils en sont suffisamment rapprochés, ils les y précipitent en les effarouchant. Aussitôt on replie les filets des ailes sur ceux du fond, et les oiseaux sont capturés.

On emploie, pour chasser les bécasses, des filets composés de nappes et assez compliqués, nommés panthières, dont il sera parlé à un article spécial(voyez Panthièrë) .

Les filets constituent des engins de chasse trèsdestructeurs. Aussi les braconniers en font-ils un grand usage. Les lois et règlements protecteurs du gibier interdisent l’usage d’un grand nombre de ces engins. Quant aux filets à poissons, voyez Pêche. — Consultez : Duhamel, Trait, gén. des pêches. — Baudrillard et de Quingery, Dict. des chasses et des pêches, FILEUSES (Zoologie). — Nom donné à une famille de l’ordre des Arachnides pulmonaires ; il est synonyme de celui d'Aranéides (voyez ce mot), et comprend le seul genre Araignée.

FILIÈRES (Zov>ogie). — On nomme ainsi les organes qui produisent, dans les araignées, les fils dont elles tissent leurs toiles. Réaumur les a bien décrits, et après lui Tréviranus. L’appareil sécréteur de la soie est situé dans l’abdomen, près de son origine; il se compose d’une petite vésicule transparente, placée de chaque côté à la base d’un groupe de six tubes recourbés six à sept fois sur eux-mêmes, et qui viennent aboutir à deux ou trois paires de mamelons charnus à l’extrémité, cylindriques ou coniques; ce sont les filières. Leur extrémité est percée d’une infinité de trous très-petits par où sortent les fils extrêmement ténus, qui s’unissent pour former le fil d’araignée. On verra au mot 'Ver a SOIE comment sont disposées les filières des chenilles.

FILIPENDULE (Botanique), du latin filum, fil, pendulus., qui pend ; à cause de la forme des racines. — Espèce de plantes du genre Spirée (voyez ce mot) {Spirœa filipendula, hin.), appartenant à la famille des Spiréacées, trèsvoisine des Rosacées. C’est une herbe vivace élevée h peu près de 0'",6Ü. Ses racines tubéreuses sont très- riches en fécule accumulée dans de gros tubercules suspendus à un filament {/ig. 1 ! 13). Ses feuilles sont composées de segments oblongs, aigus, dentés. Ses fleurs, disposées en corymbes lâches, sont blanches, à sépales réfléchis. Ses carpelles sont velus, disposés parallèlement. La filipenduleest une plante indigène. Elle est assez commune dans les bois sablonneux et frais des environs de Paris. On en rencontre aussi quelquefois une va riété à fleurs doubles. Les racines de cette plante renferment une assez grande quantité de fécule qu’on pourrait utiliser pour l’alimentation. Elle est unie à un principe astringent dont on peut facilement la priver (A. Richard) et qui rend la plante propre au tannage des cuirs. Ces tubercules pourraient même fournir un légume sain et nourrissant.

FILON (Géologie). — C’est une . , , ,

disposition particulière des roches dans le sein de la , terre; elle est définie et expliquée au mot Mines.

FILOSELLE (Zoolog. induslr). — Voyez Ver a soie.

FILOU (Zoologie), £'/)îéM/w^,Cuv. —Genrede Poissons de l’ordre des Acanthoptérygiens, famille des Labroïdes’ du grand genre Labiée de Linné.

Cuvier a formé ce genre pour une espèce de poisson do la mer des Indes, que l’on avait rangée jusque-là parmi les spares; c’est le Sparus insidiator de Pallas, poisson rougeâtre, remarquable par l’extrême extension qu’il peut donner à sa bouche; celle-ci se transforme alors en une sorte de tube qui saisit au passage les petits poissons dont se nourrit le filou. Son nom français comme ses noms latins font allusion à cette conformation.

FILTRATION (Technologie).—

La fdiration est une. opération qui a pour but de séparer d’un liquide une substance solide qu’il tient en suspension. Il faut distinguer les filtrations faites en grand de celles qui ne s’exécutent que sur de petites portions.

Dans ce dernier cas, l’on emploie do préférence des filtres en papier non collé. Pour les faire, on prend un carré de papier que l’on plie comme l’indique la figure 1 1 14, de façon à obtenir le rectangle bac. On ramène oa et ob sur oc, en pliant autour de od et de oe. On a ainsi le rectangle divisé en quatre parties, qu’on divise elles-mêmes en deux par des plis alternatifs et inverses; ces derniers peuvent être eux-mêmes divisés en deux de manière à obtenir seize divisions sur une des faces du rectangle, les divisions convergeant toutes vers o. Le filtre ainsi terminé , on l’ouvre, et l’or constate à deux endroits opposés deux plis consécutifs de même sens; on forme un petit pli intermédiaire appelé pli de madame Bertliollet. On replie le filtre et on le coupe {fig. fil 6), ce qui lui donne la forme ronde. Les plis du filtre doivent être fortement arrêtés parla pression de l’ongle, mais ne doivent pas se prolonger jusqu’au centre o, parce qu’en ce point le papier pourrait se percer. Pour ouvrir le filtre, on souffle dedans, puis on le place dans l’entonnoir, au bord duquel û ^cïoit arriver presque exactement. Pour verser un liquide dans le filtre, il faut le faire couler le

Fig. nu.

Fig. lliü. — Cüiiteclioii d’un ûUre eu papier

long d’une baguette qui dirige ce liquide et le fait ton: ber sans choc sur les parois du filtre. La figure 1110

Fig. 1113. — Racine de 1 Filipendule.

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