‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 365 sur 385 · AFFLUENTS DE LA MER GLACIALE · texte numérisé non relu

AFFLUENTS DE LA MER GLACIALE

Obi 4 300 kilomèt.

Ienisseï 5 180 —

Lena 4 440 —

AFFLUENTS DE l’OCÉAN PACIFIQUE.

Amour 4 380 kilomèt.

Hoang-Ho 4 220 —

Yan-tse-K-iang 5 330 —

Cambodje 3 890 —

AFFUENTS DE LA MgR DES INDES.

Brahmapoutre 3 200 kilomèt.

Gange 3110 —

' Indus 3 630 —

Euphrate 2 760 —

Fleuves de l’Afrique.

Nil 4 200 kilomèt.

Sénégal 1 150 —

Gambie 1 130 —

Niger 3 300 —

Fleuves de l'Amérique.

AFFLUENTS DE l’OCÉAN ATLANTIQUE.

Saint-Laurent. 3 300 kilomèt.

Missouri et Mississipi ... 6 590 —

Rio Grande 3 440 —

Orénoque. .’. 2 500 —

Orellana (Fleuve des Amazones).. 5 660 —

Parana et La Plata 3 650 —

AFFUENTS DE l’OCÉAN PACIFIQUE.

Columbia OU Orégon 2 400 —

Rio-Colorado 1 470 —

Ad. F,

FLO

FLO

FLORAISON (Botanique). — On appelle Floraison ou Anthèse l’ensemble des phénomènes qui accompagnent l’épanouissement des fleurs. Il ne faut pas confondre la floraison avec l’inflorescence, celle-ci est l’arrangement des fleurs sur le rameau qui les porte, et par conséquent des unes par rapport aux autres. Pendant la floraison, les plantes se parent de leurs couleurs les plus brillantes, et exhalent des odeurs plus ou moins suaves et agréables. Quand toutes les fleurs sont passées, et qu’il n’en paraît pas de nouvelles, la floraison est terminée. Le temps de la floraison des végétaux peut être accéléré ou retardé par certaines causes, dont la principale; réside dans l’intensité et la durée de la chaleur ; en les semant plus tôt ou plus tard, dans des conditions différentes, soit sur couches, soit dans les serres, etc. , on peut très-bien faire varier cette époque ; ceci est pour les plantes cultivées. Quant à celles qui n’existent qu’à l’état sauvage, le temps de leur floraison varie, dans la zone géographique qu’elles habitent, suivant qu’elles occupent la limite méridionale ou la limite septentrionale de cette zone. Toutefois, la naturalisation et l’acclimatation de certaines plantes dans des climats nouveaux pour elles, et les soins qui leur ont été donnés en raison des services qu’elles pouvaient rendre, ont pu changer l’époque précise de leur floraison, de telle sorte qu’en y joignant toutes les plantes naturelles à un climat, elle se trouve comprise entre des limites très-rapprochées, ce qui fait que les saisons, les mois et presque les jours, ont en chaque pays leur floraison particulière, et que l’épanouissement des fleurs peut servir à composer un calendrier de Flore. Lamarka publié, de la floraison annuelle de quelques végétaux indigènes ou exotiques qui croissent aux environs de Paris, un tableau que l’on trouvera au mot Calendrier de ce Dictionnaire.

. L’art d’orner les jardins est fondé en partie sur la connaissance des époques de la floraison ; et la succession non interrompue de fleurs différentes par leurs couleurs, leurs formes et leurs odeurs, ajoute beaucoup à l’agrément des parterres et des bosquets; nous avons vu plus haut quelques-unes des causes qui peuvent faire varier la floraison; il en est d’autres que nous devons mentionner au point de vue de la décoration des jardins. Ainsi les arbres ne fleurissent pas dans leur première jeunesse, à moins qu’ils ne soient fatigués par leur séjour dans un mauvais terrain ou par un long voyage. Si de jeunes boutures fleurissent dans la première année, c’est signe de faiblesse et non de vigueur. Les vieux arbres sont plus précoces et donnent quelquefois des fleurs plus abondantes. Au contraire, un excès de nourriture et une grande vigueur dans une plante sont un obstacle à la floraison des végétaux ligneux, et par conséquent nuisent à leur fécondité. Cependant, trop de faiblesse peut devenir contraire à la floraison. Il faut prendre en grande considération ces différentes circonstances, lorsqu’on veut planter un jardin.

FLORAL (Botanique). — Epithète qui sert à désigner, à caractériser les organes qui dépendent de la fleur. Ainsi on appelle enveloppes florales le calice et la corolle. Les feuilles florales sont celles qui sont situées à la base de certaines fleurs, comme le chèvrefeuille des jardins; lorsqu’elles diffèrent des autres feuilles, on les appelle bractées (le mélampyre à crête), etc.

FLORE (Botanique). — Nom mythologique de la déesse des fleurs, donné par les botanistes à un catalogue descriptif de la plupart des plantes qui croissent naturellement dans un pays, une contrée, un canton ; telles sont la Flore française^ de Lamark et de de Candolle ; la Flore de Laponie^ de Linné; la Flore de V Atlantique, par Desfontaines ; la Flore du Piémont, par Allioni, etc.

FLORICEPS (Zoologie). — Cuvier a établi sous ce nom un genre de Zoophytes, de la classe des Vers intestinaux, ordre des Parenchymateux, famille des Ténioïdes, dont on connaît plusieurs espèces, et auquel Rudolphi a donné le nom de Anthocephalus. Ces vers sont voisins des Tétrarhynques. Ils ont quatre petites trompes ou tentacules armés d’épines recourbées, par le moyen desquels ils s’enfoncent dans les viscères. Toutes les espèces connues sont parasites des poissons.

FLORIDÉËS (Botanique). — Ordre de plantes Cryptogames urnphigènes établi par Lamoiiroux dans sa classe des Hydrophytes, dont les auteurs plus modernes ont fait la première famille des Algues ou Phycées, et comprenant des plantes marines dont les couleurs sont très-vives, surtout à l’air. Leurs frondes sont quelquefois très-grandes, plus ou moins divisées, rameuses et munies souvent de nervures plus foncées que le reste. Les fructifications de ces plantes sont situées sur les nervures ou

à 1 extrémité des frondes. On les trouve aussi éparses sur leur surface. La dimension des Floridées est très-variable. Il y a de ces plantes élevées de plus d’un mètre, tandis que d’autres n’atteignent pas plus de 0'“,001. Les Floridées habitent les mers des régions tempérées de l’hémisphère boréal. Dans les portions les plus chaudes, ces algues sont surtout abondantes au commencement du printemps et de l’été. Genres principaux : Claudée, Delessérie, Gélidie, Gigartine , Acanthophore .

Consultez le travail de Lamouroux, Annal, du Mus., t. XX, 1813. — Decaisne, des Sc. ««L, juin 1842.

— Kütz, Phyc. Gen., p. 16-142. — Les art. Phycoidées et Floridées du Dict, univ, de d’Orbigny, par M. Montagne.

FLORIFÈRES (Botanique), du latin ferre, porter, flores, des fleurs. — Les botanistes ont donné ce nom aux parties de la plante qui portent les fleurs. Les bractées sont florifères dans les chatons du noisetier, du peuplier, du saule, etc. Les feuilles sont florifères dans la lenticule exiguë (lentille d’eau), dans les xylophylles, etc. ^ FLORISUGA (Zoologie). — Nom donné par Séba à V Oiseau-mouche à gorge verte, de Vieillot; Oiseau-mouche de Cayenne, vert doré, de Buffon ; c’est le Trocliilus mellisugus de Linné.

FLOSCULAIRES (Zoologie), du latin flosculus, petite fleur. — Genre àUnfusoires, de la division ou sous- classe des Rotateurs de Ehrenberg, Systolides de Dujardin, famille des Flosculariens. Ils sont en forme de massue, lorsqu’ils sont fixés sur leur pédicule ; mais quand ils s’épanouissent ils présentent la forme d’une coupe ou petite fleur, d’où vient leur nom, avec cinq ou six lobes saillants, et une houppe de longs cils non vibratiles. On trouve aux environs de Paris , dans les eaux de Meudon et de Fontainebleau, une espèce de Flosculaire dépourvue de gaîne, et dont le bord porte cinq tubercules ciliés. Une autre espèce, Floscularia ornaia,'Ehv., est pourvue, suivant Ehrenberg, d’une gaîne transparente, terminée par six lobes munis de cils : ses œufs ont des points rouges. — Voyez In fus. Suites à Buffon^ 509 et G 10, par M. Dujardin. — Ehrenberg, Mém. 1830 à 1833, Infus.

FLOSCULEÜSES (Botanique). — Nom donné par Tournefort aux plantes formant l’une des trois sections de la famille des Composées, et caractérisées par des capitules formés entièrement de fleurons (voyez ce mot). Ainsi les chardons, l’artichaut, l’armoise, etc., sont des plantes flosculeuses. Cette classe de Tournefort adoptée par Desfontaines (la 12®, désignée sous le nom d’Herbes flosculeuses) correspond, en partie, aux Cynarocéphales de Jussieu (voyez Cynarocéphales), et aux Tubuliflores des botanistes contemporains.

FLOTTANTS (Corps) (Physique). — Lorsqu’un corps est plongé dans un liquide en totalité ou en partie, il reçoit de la part de ce liquide une poussée dirigée de bas en haut et dont la valeur est le poids môme du liquide déplacé. Ce principe a été découvert par Archimède, et l’on en trouve la démonstration dans tous les traités de physique. Un appareil que l’on montre sur les places publiques, le ludion (voyez ce mot), en est une application curieuse. Tout corps plongé dans un liquide est donc soumis à deux forces : d’abord à son poids, appliqué en son centre de gravité, et ensuite à la poussée du fluide, qui est appliquée au centre de gravité delà masse liquide déplacée. Si le poids est plus faible que la poussée, le corps flotte et s’élève au-dessus du niveau du liquide jusqu’à ce que la masse déplacée soit devenue assez petite pour que sa poussée ne surpasse plus le poids du corps flottant. A ce moment il y a équilibre, pourvu qu’une seconde condition soit remplie, à savoir : que le centre de gravité du ^ corps G et le centre de poussée P soient sur une même verticale; il ne suffit pas, en effet, que le poids du corpset la poussée qu’il supporte soient E

deux forces égales, il pjg^ 1152. — Corps flotianis.

faut, de plus, qu’elles

soient directement opposées. Si le corps, au lieu d’avoir la position AB, avait la position A'B', il tournerait de façon à se coucher sur la surface de l’eau. ,

FLO

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