F MV
quantité de mouvement, jp = jpÿ7. Dès lors, si nous
prenons pour unité de masse la masse des corps qui, soumis à l’unité de force ou le kilogramme, en reçoit au bout d’une seconde une vitesse de i mètre, masse dont
le poids est égal à 91^,8088, nous pourrons dire qu’une force constante a pour mesure la quantité de mouvement qu’elle imprime en une seconde à une masse quelconque. C’est, en effet, souvent un moyen commode de mesurer certaines forces.
La quantité de mouvement qu’une force constante imprime à un corps pendant un temps quelconque croît dans le môme rapport que la durée de son action. Il n’en est plus ainsi quand la force est d’intensité variable; dans ce cas, cependant, la quantité de mouvement MV que possède le mobile au bout du temps T représente la somme des impulsions données par la force, et en divi-
sant cette somme par le temps -p, on aura une expression de Vintensité moyenne de la force, c’est-à-dire la force qui, pendant le môme temps, produirait le môme effet que la foi ce variable.
Forces instantanées. — On donne ce nom à des forces dont la durée d’action est assez courte pour qu’on ne cherche pas à l’évaluer; il n’existe pas, en effet, de force instantanée dans le sens rigoureux du mot. Les forces instantanées se mesurent par la quantité de mouvement qu’elles communiquent à leurs mobiles (voyez Projectiles, Balistique).
Force vive. Puissance vive. Quantité de travail disponible d’un corps. — On donne, en mécanique, le nom Aq force vive au produit de la masse d’un corps multipliée par le carré de la vitesse dont il est animé ; ce produit, divisé par 2, s’appelle puissance vive et représente la quantité de travail accumulée dans le corps sous l’influence de la force motrice et pouvant devenir à son tour la source d’un nouveau travail. Ces expressions ont une grande valeur en mécanique. Un exemple fera comprendre la signification qu’on doit leur attribuer.
Une chute d’eau verse par seconde 1 mètre cube d’une hauteur de 2 mètres. Le travail de la pesanteur sur cette eau est égal au poids du mètre cube, soit 1 000 kilogrammes , multiplié par la hauteur de chute , c’est-à-dire 2 000 kilogrammètres (voyez Travail). Si la chute est employée à faire mouvoir une roue hydraulique, si nous supposons cette machine parfaite, en sorte que l’eau lui transmette tout le travail qu’elle reçoit de la pesanteur, l’eau arrivera dans le bief d'aval exactement avec la vitesse qu’elle avait dans le bief d'amont. Si, au contraire, la chute est libre, l’eau n’en recevra pas moins 2 000 kilogrammètres par seconde, et comme aucune portion de ce travail ne sera employée au dehors, elle le gardera tout entier ; sa vitesse ira, en effet, en croissant depuis le sommet jusqu’au bas de la chute. L’accroissement de vitesse est, dans ce cas et d’une manière générale, égal à la racine carrée du produit que l’on obtient en multipliant la hauteur de chute h par le double de l'accélération due à la pesanteur g (voyez Pesanteur). En désignant donc par M la masse de l’eau, la-
quelle est égale à son poids divisé par^ ou - (voyez Masse), nous aurons pour valeur de la puissance vive