‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 40 sur 385 · Alcool mélissique produit par l’action · texte numérisé non relu

Alcool mélissique produit par l’action

de la potasse sur la myricine (Brodie). C60h62O2 ?

L’équivalent de chacun de ces dix alcools correspond à 4 volumes de vapeur. Les points d’ébullition sont liés par une relation simple avec les valeurs de «. Gette relation est

exprimée par la formule ^ = 59 -}- (n — 1)19, où t représente la température d’ébullition qui se trouve indiquée par la valeur que l’on assigne à n.

Soumis aux déshydratants énergiques, l’acide sulfurique, l’acide phosphorique, le chlorure de zinc fondu, chaque alcool produit un hydrogène carboné dont laformulo dérive simplement de la sienne.

L’alcool vinique produit l’hydrog. bicaiboné

— propyliq. C6II802 — le propylène C6H6.

etc.

Sous l’influence des oxydants, les alcools perdent d’abord 2 équivalents d’hydrogène et se convertissent en aldéhydes.

CAH602 20 = 2HO -f 041^02 (aldéhvde vinique).

CIOIII202 -f 20 =2110 4- CIOIIIO02 (aldéhyde amylique.

... ... etc.

L’oxydation peut être plus complète, et alors les alcools fournissent des acides correspondants.

C4H602 -j- 40 = 2H0 -p C'>H''04 (acide acétique).

... ... ... etc.

Enfin les alcools engendrent des éthers simples et composés qui leur correspondent (voyez Éthers).

A côté des alcools précédents vient se placer un autre groupe de composés ressemblant aux alcools et constituant comme une série parallèle dont quelques, termes seulement sont découverts. La formule type de cette seconde famille serait G^nlU" O Le plus curieux échantillon de cette série est l’alcool acrylique G^H^O^, dont Yacroléine G6JI402 serait l’aldéhyde correspondante. B.

ALGOOLAT (Médecine), du mot alcool. — On emploie beaucoup, en pharmacie, l’alcool ou esprit-de-vin, comme dissolvant volatil des divers principes médicamenteux et surtout des principes aromatiques. Ges dissolutions, que l’on nommait autrefois esprits., portent actuellement le nom à' alcoolats. L’eau deGologne, le vulnéraire, l’esprit de menthe, etc., sont des alcoolats bien connus. On obtient les alcoolats en faisant distiller l’alcool sur une ou plusieurs substances animales ou végétales.

ALGOOLISME (Médecine). — G’est une maladie résultant de l’abus des boissons alcooliques, et qui a été pour la première fois signalée par Magnus Huss. Gette redoutable affection, châtimentirrémédiable de l’ivrognerie, est fréquente dans les pays froids, où ce vice est si commun. En voici les principaux symptômes : au bout de peu d’années d’un usage habituel et immodéré des liqueurs alcooliques, il survient un affaiblissement général, des fourmillements dans les membres, les jambes vacillent, l’appétit se perd, un délire d’abord calme, puis sombre se manifeste, bientôt surviennent des colères non justifiées, des illusions, des hallucinations, des mouvements de fureur : des paralysies partielles, des tremblements nerveux, enfin un amaigrissement général , un affaissement profond, précèdent la mort, qui est inévitable, si l’on n’oppose au mal un traitement approprié, dont la première condition est l’abstention des alcooliques. La nature des symptômes indiquera au médecin le genre de traitement à employer.

Gette maladie offre quelques traits de ressemblance avec le delirium tremens et Ux. paralysie générale', c’est aussi une affection du système nerveux. F — n.

ALGOOMÈTRE, de alcool et metron, mesure. — Instrument destiné à mesurer la richesse en alcool des esprits ou eaux-de-vie. L’alcoomètre le plus employé est l’alcoomètre centésimal de Gay-Lussac 89), le seul admis par l’État. Il suffit de plonger cet instrument dans l’eau-de-vie à essayer, de noter quelle est celle de ses divisions qui se trouve au niveau de la surface de ce liquide et d’observer en même temps la température de ce dernier, pour en conclure la proportion d’alcool pur qu’il contient.

Il est indispensable toutefois que le liquide ne contienne que de l’alcool et de l’eau ; toute autre substance qui s’y trouverait mélangée, altérerait la justesse des indications obtenues.

L’usage de l’alcoomètre est en effet basé sur ce que les divers mélanges d’alcool et d’eau ont chacun une densité qui

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Fig. 89.

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lui est propre, densité qui serait modifiée par l’addition d’une substance étrangère. Comme la densité de ces divers mélanges change aussi avec la température, on a dû établir des tables de concordance, indiquant pour chaque degré de l’alcoomètre la richesse correspondante des alcools.

Extrait des tables alcoomcfriques dressées par Gay-L.nssac.

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