‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 69 sur 385 · POUR CONSTITUER OU AMORTIR · texte numérisé non relu

POUR CONSTITUER OU AMORTIR

un capital de 1 franc an bout d’un nombre d années

s’élevant jusqu’à 50, AUX TAUX Cl-DESSOUS.

L’annuité est supposée rersée à la Gn de chaque période annuelle.

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Taux de l’iutérêt.

0,0llti02

ANO

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ANNULAIRE (Éclipse). — Une éclipse es^ annulaire lorsque le soleil éclipsé déborde autour du disque de la lune comme un anneau lumineux (voyez Éclipse).

ANOBIUM (Zoologie), Anobium^ Fabr., du grec amu^ sans, et bios^ vie. — Insectes coléoptères^ ainsi nommés parce qu’ils font les morts quand on les touche; ils sont plus connus sous le nom de Vriliettes (voyez ce mot).

ANODINS (Matière médicale), du grec odunêy douleur, et a privatif. — On donne ce nom à des médicaments qui ont la propriété de calmer les douleurs. Les émollients, les mucilagineux, les gélatineux à l’intérieur et à l’extérieur; les bains, les cataplasmes, les corps gras à l’extérieur sont des anodins ; mais ceux qui méritent plus particulièrement ce nom, ce sont les narcotiques à petite dose : ainsi le pavot ^ la laitue^ la more l le , la ciguë ^ la jusquiame^ la belladone, mais surtout Vopium et toutes ses préparations.

ANODONTE (Zoologie), Anodontes, Brug., du génitif grec anodontos^éàQViié. — Mollusques acéphales testacés, famille des Mytilacés, forme un genre de coquilles fluviatiles, très-voisin des Mulettes^ avec lesquels il offre si peu de différence, qu’il faudra probablement les réunir. C’est une coquille équivalve, à charnière linéaire, sans dents, avec un ligament qui en occupe toute la longueur ; elle est mince et médiocrement bombée, l'angle antérieur arrondi comme le postérieur. L’animal manque de byssus, son pied, très-grand et comprimé, est à peu près quadrilatère et lui sert à ramper sur le sable ou sur la vase : c’est la Moule des étangs. Les Anodontes vivent dans les eaux douces, h' A. dilatée {Mytilus cycneus. Lin.; A. cycnea), que l’on trouve dans toutes nos eaux à fond vaseux, atteint jusqu’à û“*,12 et à 0“,15. Ses valves, minces et légères, servent à écrémer le lait. Elle est d’un goût trop fade pour être mangée. On peut citer encore VA. des canards (A. anatina), plus petite que la précédente.

ANOLIS (Zoologie), Anolius.^ Guv. — Nom indigène d’un Reptile saurien de la famille des Iguaniens., section des Iguatiiens pi'opres. Les Anolis forment un genre qui, avec toutes les formes des Iguanes et surtout des Marbrés, ont un caractère distinctif très-.particulier : la peau de leurs doigts s’élargit en dessous en un disque ovale, strié en travers, qui leur permet de s’attacher aux surfaces où ils se cramponnent ; la plupart portent sous la gorge un fanon ou un goitre qu’ils enflent et font changer de couleur dans la colère. Plusieurs ont, comme le caméléon, la faculté de faire varier la couleur de leur peau ; ils habitent les Antilles et le continent de l’Amérique. Les Anolis sont vifs et courent très-vite ; ils mordent fortement, mais leur morsure n’est pas venimeuse. Les espèces les mieux déterminées sont : le Grand A. à crête [A. velifei\ Cuv.), le Petit A. à ci'ête lA. bimaculata., Sparm.), le Grand A, à écharpe (A. equestris., Merr.), VA. rayé (A. lineatus, Daud.), etc.

ANOMALIE. — On donne ce nom, en astronomie, à l’angle décrit par le rayon vecteur mené du soleil à une planète. On distingue VA. vraie ^ VA. ynoyenne, VA. excentrique; tous ces angles sont comptés à partir du périhélie (voyez Planètes).

ANOMALURE (Zoologie), du grec anômalos, qui n’est p^s régulier, et oura, queue. — Genre de Mammifères rongeurs établi par M. Waterhouse pour classer un animal que M. Fraser avait rapporté de Fernando Po. Remarquables par une membrane qui s’étend sur les flancs entre les quatre membres, et leur permet de voler facilement d’arbre en arbre, ces animaux se distinguent aussi par un caractère particulier, ce sont des écailles solides, sous la base de la queue ; d’où vient leur nom. Au reste, ce mammifère a paru difficile à placer parmi les Rongeurs : les uns l’ont rangé à côté des polatouches, à cause de l’espèce d’ailes dont il est pourvu : M. Waterhouse le croit voisin des loirs; enfin M. Gervais, après un examen sérieux, le range provisoirement dans sa famille des Hystricidés., qui a pour type \q porc-épic. Quoi qu’il en soit, il a beaucoup de rapports extérieurs avec les polatouches, dont il diffère pourtant par sa membrane aliforme s’étendant entre les cuisses et la base de la queue qui y est engagée ; mais le caractère le plus singulier, c’est l’existence des grosses écailles dont il a été question, imbriquées les unes sur les autres, qui garnissent la base de la queue en dessous ; celle-ci est longue, terminée en forme de panache, et l’animal la porte relevée à la manière des écureuils dont il a les allures vives et légères. On n’en connaît que deux espèces : 1’^. de Fraser {A. Fraseri., Water.), qui a le poil doux et moelleux : dix écailles sous la queue. On l’a trouvé à Fernando-Po, côte occidentale d’Afrique, et VA. de Pelée i^A. Pelei^

Temm.), ventre blanc, brun noirâtre en dessus; quinze grosses écailles sous la queue ; côte occidentale d’Afrique.

ANOMIE (Zoologie), Anomia, Brug., du grec anomos, irrégulier. — Genre éV Acéphales testacés, famille des Ostracés.^ voisin des Huîtres; à deux valves minces, inégales, irrégulières; la plus plate profondément échancrée à côté du ligament, qui est petit et logé, de part et d’autre, dans une fossette comme dans les huîtres {fig. 179). La plus grande partie du muscle central traverse cette ouverture pour s’insérer à une troisième pièce ou plaque par laquelle l’animal s’attache aux autres corps, et le reste^ de ce muscle sert à joindre une valve à l’autre. L’animal a un petit vestige de pied qui se glisse entre l’échancrure et la plaque et sert peut-être à faire arriver l’eau vers la bouche qui est voisine. On trouve les Anomies fixées à différents corps, comme les huîtres. Il y en a dans toutes les mers. L’espèce la plus commune habite la Méditerranée, la Manche, l’Océan. On la connaît sous le nom de Pelure d’oignon, et les habitants des côtes la mangent comme des huîtres. On a encore classé dans les Anomies la Patelle anomale de Müller; mais Cuvier l’a placée dans le genre Orbicule^ classe des Mollusques brachiopodes .

Fig- i79. — Anomie selle de cheval {Anom. ejjhippium. Lin.), intérieur des deux valves ; celle de gauche est ligurée ponant la troisième plaque dans l’echancrure placée devant la charnière.

ANOMOURES (Zoologie) , du grec anomos, irrégulier, et oura, queue. — Dans sa classification des Crustacés, M. Milne-Edwards a proposé d’établir entre la section des Brachyures et celle des Macroures un sous-ordre, auquel il a donné le nom dV Anomoures. Les caractères de ce sous-ordre se confondent par leur point de contact avec ceux des deux sections précitées, de telle sorte qu’il est difficile d’en donner qui lui soient propres ; cependant on peut dire que le céphalo -thorax est beaucoup plus développé que la portion abdominale , qui est presque toujours mince et lamelleuse; en général, les antennes internes sont grandes et ne peuvent se reployer sous le ventre ; le plus souvent le dernier segment du thorax ne se soude pas au précédent. Les branchies sont toujours lamelleuses, comme chez les Brachyures , mais elles sont plus nombreuses. M. Milne-Edwards les divise en deux familles ; les Aptérures et les Ptérygures.

ANONACÉES (Botanique). — Famille de plantes dia- Igpétales que M. Brongniart range dans sa classe des Magnolinées, entre la famille des Myristicées et celle des Magnoliacées. Elle comprend des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes simples, sans stipules. Leurs fleurs sont à calice composé de 3 sépales, à corolle de 6 pétales insérés sur deux rangs. Les étamines sont nombreuses ou définies. Ces plantes habitent les pays intertropicaux de l’ancien et du nouveau continent. Elles sont en général très-aromatiques. Les genres principaux sont ; Anone [Anona, Adans.), Asiminier {Asimina, Adans.), Guatterie (Guatteria, Ruiz et Pav.), etc. Dunal a donné, en 1817, une importante Monographie cette famille, et M. Alp. de Candolle des observations dans les Mémoires de la Soc. de phys. et d’hist. natur. de Genève en 1832. G — s.

ANONE (Botanique), Anona, Adans., Lin. D’après Rhumphius, ce mot vient du nom malais manoa. Aux / îles Moluques, on nomme ce genre Menona. Linné fait venir Anona de annona, en latin aliment, vivres, parce que les Américains se nourrissent de ses fruits. — Genre L de plantes type de la famille des Anonacées, dont les es- I pèces que l’on cultive ici en serre chaude comme simple î curiosité, sont, en Amérique et dans les Indes, cultivées 5| pour leurs fruits, dont la plupart sont d’un goût délicieux, j L’A. à fruits hérissés (.4. muricata, Lin.), appelée aussi 1 Pomme de cannelle, Cachimentier et Corossol, est un 1 arbre peu élevé. Il est originaire des Antilles et présente j de grandes fleurs solitaires, d’un blanc jaunâtre. L’A. du i

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Pérou {A. cherimolia), Chérimolier, est un arbrisseau à fruits arrondis de la grosseur d;une pomme et très-agréables au goût. VA. réticulée ou cœur de bœuf (A. reticulata Lin.) est un grand arbre à feuilles lancéolées, pointuesk à fleurs verdâtres. Il vient de l’Amérique méridionale et produit un fruit brun ayant la forme d un cœur, qui n’est mangé que par les animaux de basse-cour. Son écorce a été vantée contre la dyssenterie. Caractères : 3 sépales à base réunie; 6 pétales épaissis , les intérieurs plus petits ou nuis ; étamines nombreuses ; carpelles nombreux, monospermes, réunis en baie sessile à écorce muriquée, pulpeuse en dedans. G s.

ANONYME (Mammifères). — • Ce nom a été donné par Buffon au Fennec^ de Bruce, Canis zerda de Gmel. (voyez Fennec).

ANOPLOTHÉRIUM (Zoologie), du grec anoplos, sans armes, thêidoriy animal. — Animal fossile trouvé pour la première fois, en 1806, par G. Cuvier dans la grande carrière à plâtre de Montmartre, au milieu des terrains dits tertiaires inférieurs, terrains parisiens, terrains éocènes. Ces débris, épars sur cinq fragments différents, ont été restaurés avec tant de soins et d’intelligence, que, malgré quelques lacunes dans le squelette. Cuvier a pu en donner les caractères avec autant de précision que pour les animaux dont les espèces nous sont conservées. Depuis cette époque plusieurs autres ont été encore retrouvés à Montmartre, à Pantin, etc. Il a été possible à Cuvier de reconstituer, au moyen de ces débris fossiles, ce genre entièrement perdu de puis tant de siècles et auquel il a assigné pour caractères : 44 dents, disposées en séries continues comme dans l’homme, 6 incisives à chaque mâchoire, 2 canines, 14 molaires; 4 pieds didactyles

comme les Ruminants, et séparés comme dans le chameau. Les deux principales espèces sont : 1’^. commune, grand comme un petit cheval, bas sur jambes, queue forte et longue ; on pense qu’il habitait les bords des eaux, où il séjournait le plus souvent et où il allait chercher les tiges et les racines des plantes aquatiques : c’est l’espèce dont en a retrouvé le plus de débris. VA. medium présente des formes bien différentes ; les membres sont allongés, la taille paraît plus élancée et plus svelte ; l’animal devait •être léger à la course; il devait paître les herbes des pla,ines, des collines voisines de la place où Paris existe aujourd’hui. Ces deux espèces sont de l’étage tertiaire parisien, où elles ont été retrouvées depuis peu dans l’île de Wight en Angleterre et en Suisse; la troisième est de l’étage tertiaire subapennin d’Asie.

ANOPSIE (Médecine), du grec ops, œil, et anô, en haut. Strabisme dans lequel l’œil est tourné en haut {voyez Strabisme).

ANOREXIE (Physiologie^ du grec orexis, appétit, et «privatif. Absence d’appétit ; c’est le synonyme d'inappétence (voyez ce mot).

ANOSMIE (Médecine), du grec et a privatif. — Diminution ou perte complète de l’odorat; l’anosmie n’est véritablement une affection essentielle que lorsqu’elle dépend du séjour habituel au milieu d’une atmosphère chargée d’odeurs fortes et irritantes, comme cela a lieu surtout chez les partumeurs ; le moyen de la guérir consiste alors simplement à se soustraire à cette cause, encore faut-il qu’elle n’ait pas agi trop longtemps : dans tous les autres cas, l’anosmie est symptomatique d’une autre maladie et demande le même traitement qu’elle. Ainsi le €oryza, la fièvre typhoïde, l’hystérie peuvent la déterminer en amenant, soit la sécheresse de la membrane pituitaire, soit une sécrétion abondante de mucus plus ou moins altéré ; plusieurs autres maladies, telles que l’ec-

zéma, une affection organique de la muqueuse, etc., peuvent aussi en être la cause. F — n.

ANOSTOME (Zoologie), Anostoma^ La’mk. — Coquille très-singulière du grand genre Escargot {Hélix, Lin.), qui a pour caractère que la spire, après s’être enroulée de la manière habituelle, se recourbe subitement au dernier tour et prend une forme irrégulière et plissée. C’est peut-être de cette disposition que lui vient son nom, du grec a, qui indique le commencement, et nostos, retour ; retour sur le commencement. Cette irrégularité en fait une des coquilles les plus rares et les plus recherchées : c’est VA. rigens de Chemnitz, Tomogère de Montfort.

ANOURES (Zoologie), du grec a privatif, et oura, queue. Duméril et la plupart des naturalistes modernes désignent sous ce nom un groupe, compris dans la sous- classe des Amphibies ou Batraciens, <\xx\ vivent dans l’eau et respirent par des branchies pendant leur jeunesse, tandis qu’ils respirent par des poumons et perdent leur queue lorsqu’ils deviennent terrestres. Ils forment le premier ordre dans la sous-classe des Amphibies établie par Duvernoy. Ce sont les genres Grenouille, Crapaud, Rainette et Pipa.

ANSER (Zoologie). — Nom latin donné par Brisson au genre Oie (voyez ce mot).

ANSÉRINE (Botanique), Chenopodium, Lin., du grec chên, oie, et pous, podos, pied ; pied d’oie. Plusieurs espèces de ce groupe de plantes présentent des feuilles larges et anguleuses qui ressemblent à la patte palmée de l’oie. — Genre de plantes de la famille des Chénopudées. Il comprend généralement des herbes à feuilles alternes. Les fleurs sont hermaphrodites ; les étamines, presque toujours au nombre de 5, insérées au fond du calice ; l’ovaire déprimé. Ce genre renferme de nombreuses espèces. VA. fausse ambroisie, Thé du Mexique, Thé des Jésuites, Ambroisie [Chenopodium ambrosioides , Li«.) est une espèce naturalisée dans l’Europe méridionale, mais originaire du Mexique. Elle est aromatique, sa saveur ressemble à celle du cumin. Elle passe pour stomachique.

VA. anthelminthique [C. anthelminthicum. Lin.) a été rangée aussi parmi les plantes médicinales à cause des propriétés vermifuges qu’on lui attribuait. VA. aromatique, ou Botrys,o\i Piment [C. botrys. Lin.) est originaire de l’Europe méridionale ; elle est douée de propriétés assez aromatiques qui l’ont fait employer en infusion dans les maladies de poitrine ; on s’en est servi aussi pour chasser les teignes des étoffes de laine. Parmi les espèces indigènes des environs de Paris, on distingue : r.4. blanche [C. album, Lin.), extrêmement abondante dans les champs à la fin de l’été, et VA. vulvaire. Arrache puante (C. vulvaria, Lin.), espèce répandant une odeur très-fétide; on ' lui avait attribué la propriété de calmer les douleurs après l’accouchement. G — s.

ANSÈRINÉS (Zoologie), du latin anser, oie. — Sousfamille établie dans l’ordre des Palm.ipèdes de Cuvier, dépendant de la famille des Anatidés de la classification d’Is. Geoffroy Saint-Hilaire; elle ne comprend que le seul genre Oie du même auteur, qu’il divise en deux sousgenres, les Oies et les Bernaches.

Ansérinées (Botanique). — Tribu de plantes établie par M. Moquin-Tandon dans la famille des Chénopodées, sous-ordre des Cyclolobées, caractérisée par un embryon annulaire. Elle comprend des plantes herbacées à feuilles souvent triangulaires rhomboïdes. Genres principaux ; Betterave {Beta,To\\m.)', Ansérine [Chenopodium, Lin.); Blète ou Blette [Blitum, Lin.), etc. G — s.

ANTAGONISME (Médecine), du grec anti, contre, et agônitzomdi, combattre. — C’est une puissance ou une résistance qui s’oppose à une autre puissance. On a appliqué la doctrine de V Antagonisme à certaines maladies par rapport à d’autres ; ainsi on a dit qu’il y avait antagonisme entre les fièvres palustres et la phthisie pulmonaire ; cette assertion est loin d’être prouvée, et cependant il est possible que le problème posé fournisse des données curieuses pour l’observation.

Antagoniste (Anatomie). — On nomme muscles antagonistes ceux qui agissent en sens contraire les uns des autres ; ainsi dans les membres les muscles fléchisseurs sont antagonistes des extenseurs, et vice versâ; tous les muscles ont leurs antagonistes.

ANTÉDILUVIEN (Paléontologie). — Ce mot, qui a la prétention d’être scientifique, ne peut avoir une déterrai-

Fig. 180. — Squelette à' Anoplotheriwn commune avec le contour probable des formes

de l’animal.

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nation fixe et précise; car pris au point de vue du déluge de îa Bible^ il devrait comprendre toutes les phases de l’évolution du globe terrestre, l’apparition sur la terre des plantes, des animaux, de l’homme, en un mot, de tout ce qui a existé avant le déluge. Telle n’a pas été pourtant l’idée de ceux qui ont voulu l’introduire dans la science; par cette expression, ils ont entendu particulièrement l’époque pendant laquelle ont vécu les êtres organisés dont on a retrouvé les traces dans le sein de la terre à l’état fossile, et particulièrement les grands quadrupèdes, dont les espèces ont disparu, tels que les Palœothériums^ \q?> Anoplothériums ^ les Mastodontes^ etc. Mais si on réfléchit combien cette expression est vague, on comprendra pourquoi elle doit disparaître du langage scientifique (voyez Fossile).

ANTÉMÉTIQUE et Anti-émétiqüe (Médecine) , du grec anti^ contre, et emetikos^ vomitif. — Remède contre le vomissement déterminé par une trop forte dose d’émétique ; on a administré dans ce cas avec succès la décoction de quinquina, qui paraît avoir une qualité anti-émétique spéciale ; cependant un autre médicament a joui et jouit encore d’une vogue bien pins grande, c’est celui qui est connu sous le nom de potion anti-émétique de Rivière'. Voici comment elle est formulée et administrée : Prenez eau commune, fiO grammes; eau de menthe poivrée,

30 grammes ; bicarbonate de soude cristallisé, 2 grammes; sirop d’écorce de citron, 15 grammes; faites dissoudre le tout ensemble : ayez, d’autre part, 15 grammes ou une cuillerée à soupe de suc de citron ; faites avaler la moitié de la potion et du suc de citron, pour que le gaz acide carbonique se dégage dans l’estomac ; au bout d’un quart heure donnez la seconde moitié. F — n.

ANTENNÉES (Zoologie). — Dans la classification de Lamark, le deuxième ordre des Anne' l ides porta,it le nom éé Antcnnées ; il correspond aux Dorsibranches du Règne animal de Cuvier et aux Annélides errants des naturalistes modernes.

ANTENNES (Zoologie), Antennæ^ ainsi nommées par analogie avec les antennes des navires. — Petits organes en forme de cornes^ articulés^ mobiles, situés sur la tête des Insectes, des Myriapodes et des Crustacés, que les naturalistes regardent comme la première paire de membres : elles sont au nombre de deux dans les Insectes, et de quatre dans la plupart des Crustacés. Le nombre et la forme de leurs articles varient beaucoup. Elles peuvent être fiiiformeSy cylindriques, monili formes , sétacées, ensi formes, fusiformes , en lamelles, en palettes, etc. Les fonctions de ces organes ont donné matière à de grandes discussions parmi les naturalistes. Les expériences d’Huber fils semblent confirmer qu’elles sont des organes de toucher. Cependant, tout en se rangeant à cette opinion, Latreille adopte le sentiment de ceux qui regardent également ces organes comme le siège de l’odo rat, se fondant surtout sur ce qu’ils sont généralement plus développés chez les mâles toujours occupés à la re- ^ cherche de leurs femelles et de leur nourriture.

ANTENNULES (Zoologie). — Filets articulés et mobiles faisant partie de la bouche chez la plupart des Insectes (voyez Palpes).

ANTENOIS (Agneau) (Économie rurale). — On donne ce nom à l’agneau qui a ses deux premières dents d’adulte [pinces] ; il est alors dans sa deuxième année, et îi conservera ce nom jusqu’à la sortie des premières mitoyennes.

ANTÉVERSION (Médecine), du latin versus, tourné, ante, en avant. — On appelle ainsi une affection maladive dans laquelle l’utérus subit une inclinaison de telle sorte que le fond est en avant, appuyé sur la vessie, et le col en arrière sur le rectum. Le traitement de cette affection consiste dans le repos, un bandage approprié, et l’emploi des antiphlogistiques, si l’on reconnaît l’existence d’un état inflammatoire; mais, au contraire, des toniques et d’une bonne alimentation si l’on a affaire à une femme affaiblie et débilitée. F — n.

ANTHÈLÈ (Botanique), du grec anthêlê, panicule velue. — Dans sa Monographie du genre Juncus, qui renferme presque toute la famille des Joncées, Meyer a donné ce nom à l’inflorescence de ces plantes.

ANTHÉLIX (Anatomie), du grec anti, à l’opposé, et hélix, spirale. — C’est cette éminence du pavillon de

l’oreille située entre la conque et l’hélix, au-devant d( celui-ci.

ANTHELMINTHIQUES (Matière médicale), du grec anti, contre, et du génitif vers intestinal. —

Ce sont les remèdes contre les vers (voyez Vermifüge.s\ ANTHÉMIDÉES (Botanique). — Sous-tribu de plantes appptenant à la tribu des Sénécionidées, dans la grandt famille des Composées, et ayant pour type le genre de plantes connues sous le nom de Camomilles [Anthémis, Lin.) (voyez Camomille).

ANTHÈRE (Botanique), du grec anthêros, fleuri. — Partie supérieure de l’étamine qui se présente ordinaireinent sous la forme de petites bourses ou sacs presque toujours jaunes, et renfermant la matière fécondante des plantes, autrement appelée le pollen. Chaque cavité

Fig'. 181. — Formes diverses d’anthères surmontant la partie supérieure des étamines (1)

de l’anthère porte le nom de loge. Quelquefois l’anthère est uniloculaire, c’est-à-dire qu’elle ne comprend qu’une seule loge, comme dans la guimauve. Dans la plupart des végétaux, l’anthère est biloculaire. Elle est rarement formée de 4 loges ou quadriloculaire. Ces loges forment chacune une saillie distincte, visible à l’ex-

térieur. La déhiscence (de dehiscere, s’ouvrir) (voyez ce mot) de l’anthère est l’acte par lequel les loges s’ouvrent

pour émettre le pollen. Elle a lieu le plus souvent par une fente longitudinale. L’anthère présente alors deux faces bien distinctes. Lorsque la face qui offre l’ouverture est tournée vers l’intérieur de la fleur, l’anthère est dite introrse ; celle-ci est, au contraire, extrorse, dans la pivoine, les magnoliers, quand ses loges semblent regarder l’extérieur de la fleur. — Pour les développements et l’organisation de l’anthère, voir l’intéressant travail de M. Purkinje [De cellulis aniherarum fibrosis, etc., in-4o, 18 pl. Breslau, 1830). G — s.

ANTHÉRIC, Anthericum (Botanique), de antherikos, nom grec de l’Asphodèle. — Genre de plantes de la famille des Liliacées, dont quelques espèces habitent en France les bois, les prairies élevées. Tels sont : l’A. rameux, vulg"'^ Herbe à l’araigjiée [A . ramosum,\An.) , type du s. genr. Phalangium, Tourn.; VA. à feuilles pûmes [A. planifolium, Lin.), type du s. genr. Simethis, Kunth. Leurs fleurs sont, blanches ou rosées, en grappes ou en panicules. D’autres espèces sont des parties chaudes de l’Europe et de l’Asie ; de l’Australie, du Cap. L’A. calyculutum, Lin. est aujourd’hui le Tofieldia palustris, Iluds. (fani. des Mélanthacées).

ANTHÉRICÉES (Botanique). — • On donne ce nom à une tribu de plantes monocotylédones, adoptée par Endlicher et qui appartient à la famille des Liliacées. Elle se distingue par un périanthe étalé, un fruit capsulaire et une racine fibreuse ou tubéreuse. Genres principaux : Asphodèle [Asphodelus, Lin.) ; Asphodéline [Asphodeline, Rchb.); Hémérocalle [Hemerocal lis. Lin.)-, Phalangère [Phalangium, Juss. ); Paradise [Paradisia, Mazz.); Bulbine [Bulbine, Lin.). G — s.

ANTHÉRIDIE (Botanique). — Nom donné à certains corps reproducteurs qui, dans les végétaux cryptogames, passent pour représenter l’organe mâle ou anthère des plantes phanérogames. Hedwig est le premier qui fit connaître ces organes. Ils se présentent sous la forme d’une sorte de sac dont la disposition varie suivant les familles. Il renferme dans son intérieur un amas de corpuscules qui observés à un certain grossissement paraissent doués d’un mouvement de rotation assez prononcé.

(1) Anthères et Étamines ; — 1,De la sauge: a, loge fertile de l’anthère; b, loge stérile; c, connectif. —2, De la pervenche: a, anthères; b, filet. — 3, D’un laurier; a, loge de l’anthère ouverte; b, filet; c, étamines avortées.

— 4, De la bourrache ; a, appendice ; b, filet. — 5, Du nerprun : a, anthère ; b, filet. — 6, De l’alchimille, mêmes lettres, ainsi que pour les suivants.

— 7, Du tilleul. — 8, Du nénuphar jaune.

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qui devient encore plus sensible dans l’eau, où ils prennent l’apparence complète des animalcules infusoires. Ils ont, comme ces derniers, un renflement qui simule en quelque sorte la tête, et une extrémité effilée qui représente la partie postérieure de l’animal ; ces espèces d’animalcules ont reçu le nom ù! anthérozoïdes. Dans les Ch aras, ces corps se trouvent dans des cellules unies bout à bout. '.On a comparé chacune de ces cellules à un grain de pollen et les animalcules à la fovilla.

ANTHÈSE (Botanique). — On nomme ainsi une époque particulière de la vie des végétaux ; celle où, les organes de la fleur ayant atteint leur entier développement, l’épanouissement a lieu et se trouve accompagné très souvent par la déhiscence des anthères et l’émission du pollen. En un mot, ce terme est synonyme de floraison (voyez Fleur, Floraison).

ANOTAS (Zoologie). — Nom donné par Block à un genre de Poissons percoïdes, qui appartient au genre Barb.'sr ou Serran,

ANÎHIDIE (Zoologie), Anthidium, Fab., du grec anthos, fleur, — Genre d'insectes de la famille des Mellifères., section des Apiaires (voyez ces mots) , qui a les palpes maxillaires d’un seul article, caractère unique dans cette division ; le labre est en carré long, l’abdomen est convexe. Ces insectes, auxquels Latreille donnait d’abord le nom d' Abeilles cardeuses^ sont en général propres aux pays chauds et paraissent dans nos climats vers le solstice d’été ; on voit bientôt les femelles voltiger sur les fleurs des Labiées surtout, et y arracher un duvet cotonneux dont elles remplissent en partie le trou où elles déposent leurs œufs ; elles préparent ensuite la pâtée mielleuse qui doit les nourrir, puis elles bouchent le trou avec le même duvet. Les insectes en sortent dans le courant de l’année suivante. Parmi les espèces de nos climats, on doit citer VA. à cinq crochets [A. manicatum^ Fab.), longue de 0“,010 à0“,015, noire, tachetée de jaune, les cuisses postérieures jaunes ou rougeâtres dans les femelles; VA. florentine {A.florentinum,Y2di.)., un peu plus longue que la précédente, qui se trouve dans le midi de la France, en Italie, etc.

ANTHIE (Zoologie), Anthia^YIéb., Fab. — Genre d'insectes coléoptères pentamères ,tvVovL des Carabiques. Ce sont de grands carabes noirs, souvent tachetés de blanc, qui habitent l’Afrique et l’Asie méridionale. Ces insectes, très-recherchés des amateurs, jettent par l’anus, dit Leschenault, une liqueur caustique lorsqu’on les inquiète. L'A. à six gouttes (A. sexguttaia, Fab.), dont la larve est longue de plus de 0“,06 habite le Bengale : l’insecte parfait a au moins 0“,04.

ANTHOMYIE (Zoologie), Meigen, du grec

anthos, fleur, et muia^ mouche, la mouche des fleurs. — Genre d'insectes diptères, sous-tribu des Anthomyzides. Ils ont le port des mouches ordinaires, et vivent sur les fleurs où ils pullulent à l’infini. L’espèce A. des pluies {Musca pluvialis y Lin.) est très-commune dans notre pays ; elle est cendrée, avec des taches noires sur le thorax ; elle est fort incommode dans les temps de pluie, parce qu’elle s’attache aux yeux des hommes et des animaux.

ANTHOMYZIDES (Zoologie), du grec anthos, fleur, et muia, mouche. — Sous-tribu d'insectes diptères, de la tribu des Muscides; ils vivent dans les bois, dans les herbes des champs, sur les excréments, sur les fleurs. Les larves vivent dans les débris des végétaux et sur les^ animaux en putréfaction. Les Anthomyies, les Dryméies, les Cœnosies, les Ériphies, en sont les principaux genres.

ANTHOPHORE (Zoologie), Anthophora, Latr., du grec anthos^ phora, vol des fleurs, parce que ces insectes enlèvent le pollen des fleurs en voltigeant rapidement de l’une à l’autre. — Ils font partie des Mellifères de Cuvier, tribu des Apiaires, et forment un genre à mandibules unidentées au côté interne et à palpes maxillaires composés de six articles distincts ; ils ont de remarquable que, dans les femelles surtout, le côté externe des pattes et des tarses postérieurs est fortement garni de poils roides, fort allongés dans quelques mâles. Leur vol rapide fait toujours entendre un bourdonnement assez fort. L'A. des murs {A. parietina, Fab.) se trouve aux environs de Paris ; c’est elle qui construit sur les murs ces tuyaux cylindriques au fond desquels se trouve le nid, préservé ainsi des parasites.

ANTHRACITE (Minéralogie), Dolomieu, du grec anthrax, charbon, à cause de sa couleur noire. — Matière noire, le plus souvent brillante, sèche au toucher, brûlant avec difficulté sous l’action du chalumeau, sans

flamme ni fumée, et se couvrant d’un léger enduit de cendre blanche , ne produisant autre chose que de l’acide carbonique ; c’est donc un corps simple. Plus lourde que la houille, elle a un poids spécifique de 1,4 à 1,8. On lui a donné les noms de houille éclatante., houille sèche, charbon de terre incombustible. L’anthracite est d’un noir bleuâtre ou grisâtre parfaitement opaque ; elle se présente en masse tantôt compacte, tantôt feuilletée, quelquefois granulaire; elle appartient aux terrains de sédiments, quoiqu’on la rencontre aussi dans les terrains primitifs, où elle se trouve quelquefois enchâssée au milieu des dépôts de cristallisation. Elle ne paraît pas constituer des gîtes étendus comme la houille. Cette matière peut être employée comme combustible, et produit une chaleur très-intense ; mais comme elle est difficile à allumer, elle exige des fourneaux où l’air puisse passer en grande quantité. C’est surtout dans les fonderies qu’on s’en sert avec avantage, à cause de la haute température qu’elle donne ; mais comme elle ne brûle qu’autant qu’elle est en masse, on ne peut l’utiliser que dans les travaux en grand. Un des inconvénients de l’anthracite, est d’éclater au feu, et de s’y briser en petits fragments qui s’entassent et interceptent le passage de l’air. Avec l’anthracite et la houille pulvérisées et un peu d’argile, on forme ce qu’on appelle les bûches économiques qu’on met au fond du foyer des cheminées. On rencontre cette matière en Savoie, dans différentes parties des Alpes, dans le Graisivaudan et surtout dans les terrains de transition de la Tarantaise. Au petit Saint-Bernard, le schiste bitumineux qui accompagne les couches d’anthracite, présente des empreintes végétales distinctes qu’il est impossible de nier ; on en trouve aussi de semblables près de Moutiers.

On distingue plusieurs variétés d’anthracite dont les principales sont :

1® L’.4. feuilletée, c’est la plus commune: on la trouve dans le département du Nord surtout ; 2“ VA. compacte : on en trouve au Greusot qui est irisée et très-éclatante.

Les principaux auteurs qui ont écrit sur cette matière sont : Guyton-Morveau, Mémoires de V Académie de Dijon; Daubenton, Dolomieu, Héricart de Thury, dans le Journal des mines, t. XIV, p. ICI à 187 ; Brochant de Villiers, Journal des mines, t. XXIII, p. 367 et suiv., etc.

ANTHRAX (Zoologie), Anthrax, Fab., ainsi nommés à cause de leur couleur noire, du grec anthrax, charbon. — Genre d'insectes diptères, famille des Tanystomes, très-voisin des Boinbilles, volant comme eux avec une grande rapidité, planant au-dessus des fleurs sans s’y poser, en introduisant seulement leur trompe dans lep calice pour y puiser les sucs; le tout avec un bourdonnement aigu : souvent ils se posent à terre, sur les murs exposés au soleil et sur les feuilles ; ils ont le corps déprimé, la tête haute et large, les antennes et la trompe courtes, quelquefois même celle-ci retirée dans la bouche. Ils sont généralement velus. On en a formé plusieurs sousgenres, parmi lesquels le sous-genre proprement

dit renferme une espèce, VA. morio, commune dans les environs de Paris.

Anthrax (Médecine), du grec anthrax, charbon (bois brûlé). — Tumeur inflammatoire du tissu cellulaire souscutané (sous la peau) ; on en distingue deux espèces: 1°1’.4. malin ou pestilentiel ou simplement le Charbon (voyez ce dernier mot) ; 2° 1’^. bénin. Il ne sera question ici que de ce dernier. C’est une tumeur inflammatoire dure, très- douloureuse, circonscrite, d’un rouge foncé, chaude, offrant l’aspect du furoncle, mais avec tous ses symptômes beaucoup plus développés; il s’accompagne ordinairement de fièvre, de perte d’appétit, d’insomnie, etc. Cette maladie, dont les causes sont peu appréciables, est caractérisée par l’inflammation de plusieurs des prolongements du tissu cellulaire sous-cutané, et chacun de ces prolongements, étranglé par les progrès de l’inflammation, ne tarde pas à se détacher et à former ces bourbillons dont le furoncle nous offre un exemple en petit. Le traitement de cette maladie consiste à modérer l’inflammation par de larges applications de sangsues, des cataplasmes émollients et anodins, des bains, le repos, la diète; il faut ensuite pratiquer des incisions en croix sur la tumeur pour opérer le débridement. Pendant les premiers pansements on fait sortir par la pression le pus et les bourbillons qui se détachent ; on panse avec des plumasseaux de charpie enduits de cérat, et le tout est recouvert de cataplasmes, jusqu’à ce que la maladie soit réduite à une plaie simple qu’on

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panse avec la charpie à plat. Il ne faut pas oublier que l’anthrax, en raison de son étendue, est une maladie d’une assez longue durée, qu’elle peut se compliquer d’un embarras gastrique ou intestinal, ou de quelque autre affection plus ou moins grave qui doit exiger un traitement spécial. F — n.

ANTHRÊNE (Zoologie) , Anthrenus^ Geof. — Sousgenre de Coléoptèi'es petifamèi-es du grand genre T)ermeste de Linné. Ce sont des insectes très-petits, à deux ailes membraneuses cachées sous des étuis durs, dont le corps est ovale, presque globuleux; les pieds sont courts et se rapprochent du corps au moindre danger. On les trouve par milliers sur les fleurs, où ils font l’eftet de gouttelettes d’un liquide qu’on y aurait répandu, d’où vient leur nom, du grec anthos^ fleur, et rainô^ j’arrose. On les trouve aussi dans les maisons et dans les collections zoologiques où leurs larves font de grands ravages. Parmi les espèces on doit mentionner VA. ondé {A. scrophulariœ., Fab., Oliv.), d’un noir foncé, VA. à bandes [Byrrhus verbasci., Lin., Oliv.), et VA. destructeur {A. musœorum.^ Fab., Oliv.). C’est l’ennemi le plus redoutable des collections d’histoire naturelle.

^ ANTHRIBE (Zoologie), Anihribus., Geof. — Sous-genre iVlnsectes coléoptères tétramères., genre des Bruches. Corps oblong, ovoïde ; yeux entiers ; les étuis ne recouvrent pas l’anus. Ils ont un peu le port des charançons ; quelques espèces habitent notre pays où on tes trouve, soit sur les fleurs, soit sur les vieux bois, ou sous l’écorce des arbres. WA. latirostre, Fab,, long d’environ 0"',012, d’un noir enfumé, le dessous de l’abdomen jaunâtre, habite les environs de Paris.

anthropoïde (Zoologie), du grec anthrôpos., homme, et eidos, apparence. — Ce nom a été donné par Vieillot à un genre d'Oiseaux qu’il a créé aux dépens des Grues de Cuvier, et qui ne contient que deux espèces: 1“ la Demoiselle de Numidie [Ardea virgo., Lin.) ;

2“ VOiseau royal., Grue couronnée {A. pavoriia., Lin.) (vùyez Grue).

ANTHROPOLITHE. (Paléontologie) , Anthropolithus., Lin.; Zoolithus hominis, Gessn. ; du grec antlmôpos, homme, et lithos, pierre. — On a donné ce nom à de prétendus os humains fossiles^ découverts en différents endroits. Ainsi, en 17G0, auprès d’Aix en Provence, des ossements fossiles furent pris pour des os humains; déjà près de là, en 1583, on avait trouvé des débris semblables : Guettard {Mémoires de V Académie des sciences)., Lamanon {Journal de physique, 1780), et enfin Cuvier, dans son travail sur les Tortues fossiles, prouvèrent que ces débris n’appartenaient pas à l’homme : les deux der- ) niers établirent que c’étaient des os de tortues. Un autre Ipssile plus célèbre, le fameux homme fossile, V Homme témoin du déluge, de Scheuchzer, trouvé dans les schistes calcaires d’OEningen (duché de Bade), fut reconnu par Cuvier pour un reptile batracien {fig. 182). On a découvert dans les Brèches osseuses (voyez ce mot) des rochers qui bordent les côtes de la Méditerranée et les îles de l’Archipel, de véritables ossements humains, mais on sait que ces brèches osseuses contiennent des dépôts d’alluvion de formation récente qui se sont amassés sur les ossements déjà accumulés pendant une longue période; pour admettre que l’homme a été contemporain des espèces auxquelles appartiennent ces os, il faudrait supposer qu’il a vécu à l’époque pliocène, et les terrains de cette époque n’en gardent aucune trace : il est donc bien évident que ces débris humains ont dû être apportés postérieurement et mêlés aux restes d’une époque antérieure; on peut en dire autant des squelettes humains trouvés dans cette partie de la Guadeloupe nommée la Grande- Terre; ils sont englobés dans une pierre très-dure, composée de petits grains de calcaire compacte et de débris de coquilles, de madrépores et autres zoophytes. Examinés et décrits par Cuvier dans son Discours sur les révolutions du globe, et par Alex. Brongniart {Nouv. Bullet. de la Société philom., 1814), ils avaient déjà fait l’objet d’un Mémoire de Ch. Kœnig. Enfin, en 1853, une portion de squelette humain, mêlée avec des coquilles marines, a été trouvée dans les brèches osseuses de l’île de Candie; elle figure dans les galeries du Muséum d’histoire naturelle de Paris ; et, comme il a été dit, tous ces terrains sont des couches d’alluvion moderne (voyez Alluvion).

ANTHROPOLOGIE (Zoologie), du grec anthrôpos, homme, et logos, discours, histoire de l’homme (voyez Homme).

ANTHROPOMORPHES. — Groupe de Singes pithéciens qui ressemblent le plus à l’homme par leur intelligence,

leur visage, leur forme, la construction de leur squelette et leur dél^aut de queue. C’est ce que l’on a voulu indiquer par le nom sous lequel on les a souvent réunis. Ils constituent quatre genres également remarquables: les Orangs, les Chimpanzés, les Gorilles, les Gibbons (voyez ces mots).

ANTHÜSIN’ilS iZooIogie), sous-famille d’Oisenux, • établie par M. de Lafresnaye, clans la famille des Alau didées.

ANTHYLLIDE (Botanique), Anthyllis, Lin., en grec anthullis. — Genre déplantés de la famille des Papilionacées, tribu des Lotées, sous-tribu des Génistées. Caractères: ailes de la corolle adhérentes à la carène par leur limbe; carène terminée par un petit bec; gousse coinpri- : mée, stipitée, renfermée dans le calice renflé. WA. vulnéraire {A. vulner aria, W\\\.), vulgairement Vulnéraire, est une herbe indigène, à feuilles composées, terminées par : une foliole beaucoup plus grande que les autres. Ses fleurs i sont jaunes, disposées en bouquets terminaux. Elle est ' i très-usitée comme vulnéraire. La plupart des Anthyllides ; sont dignes de figurer comme plantes d’ornement. La Barbe- Jupiter {A. barba Jovis, Lin.) est un joli arbris- 1, seau de l“,50, à feuilles persistantes, et folioles lancéolées, | : soyeuses et argentées en dessous, qui donne, en avril, de i petites fleurs jaunes en bouquets.

ANTIARIS (Botanique médicale). — Genre peu nom- j breux qui contient quelques arbres laiteux, et qui I appartient à la famille des Urticées; on y trouve parti- ‘ culièrement VA. toxicaria, grand arbre de Java. Par in- i cision il découle du tronc de cet arbre un suc jaunâtre, :i

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