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Anus (Chirurgie). — Vanns peut être le siège d’un grand nombre d’affections plus ou moins graves, telles que fistules, fissures, hémorrhoïdes, ulcères de toute nature, déchirures, abcès, etc.
Anus contre nature. — On appelle ainsi une ouverture remplaçant l’anus, et par laquelle sortent, en totalité ou en partie, les matières fécales ; elle peut être située près de l’ombilic, dans l’aine, sur un autre point quelconque de l’abdomen, ou même dans la vessie. V anus contre nature est accidentel, quand il est le résultat d’une blessure qui a intéressé l’intestin, ou de la gangrène de ce même intestin à la suite d’une hernie étranglée; on l’appelle artificiel, quand il a été pratiqué par le chirurgien pour remédier à un vice de conformation congénital, connu sous le nom à' imperforation de Vanus. Dans ce cas, l’homme de l’art a pu choisir l’endroit le plus convenable pour la réussite de l’opération. Littré a pensé, et avec raison, que c’était au-dessus de l’aine ; Gallisen préférerait les lombes du côté gauche. F — n.
AORTE (Anatomie), en grecaorté. — Lapins considérable des artères. Elle s’étend du ventricule gauche du cœur jusqu’à sa division en iliaques primitives, au niveau de la quatrième ou de la cinquième vertèbre lombaire. Sortie, comme il a été dit, du ventricule gauche, qui lui donne naissance par son angle supérieur interne, elle passe entre les deux oreillettes, se dirige un peu vers la tête, puis se recourbe pour prendre, entre la colonne vertébrale et le cœur, une direction tout opposée d’avant en arrière. Cette courbure forme ce qu’on appelle la crosse de Vaorte ; ensuite elle prend le nom d'aorte descendante, souvent d'aorte thoracique ou aorte abdominale, suivant qu’on la considère dans la poitrine ou dans le ventre ; arrivée dans cette dernière cavité, elle va se terminer, comme nous l’avons dit, au niveau des quatrième ou cinquième vertèbres lombaires. Dans ce trajet l’aorte donne des branches importantes : dans la poitrine, on trouve chez l’homme le tronc innorniné ou brachio-céphalique, la carotide et la sous-clavière gauche ; dans le ventre, le tronc cœliaque, les mésentériques supérieure et inférieure, etc.
L’aorte, dite aussi grande artère ou artère dorsale, est destinée à porter le sang rouge dans tous les organes.
Elle présente des différences assez remarquables chez les animaux : ainsi, dans les grands Mammifères, peu après son origine, elle se divise en aorte antérieure, qui donne les artères brachiales et céphaliques, et aorte postérieure, qui devient l’artère thoracique et abdominale, et fournit les mêmes branches que chez l’homme. Il y a peu de différences chez les Oiseaux. Dans les Crocodiles et les Serpents, l’aorte a deux crosses, l’une naît du ventricule unique par un orifice particulier. Dans les Tortues on trouve encore deux crosses, mais elles ne se réunissent pas directement pour former un seul tronc ; dans les Poissons où il n’y a pas de cœur gauche, les veines branchiales qui ramènent le sang rouge, se réunissent en un tronc unique, qui s’étend le long de la colonne vertébrale, et qui remplit les fonctions de l’aorte. Dans les Mollusques gastéropodes, le vaisseau qui sort du cœur distribue le sang dans tout le corps; il en est de même chez les Crustacés.
Aorte (Maladies de l’) (Médecine). — L’aorte peut être le siège de maladies très-graves : la plus fréquente est l’anévrysme ; lorsqu’il a son siège dans la partie supérieure, à la crosse de l’aorte, il détermine, à peu de chose près, des accidents semblables à ceux des maladies du cœur; quand il affecte l’aorte descendante, surtout à sa partie inférieure, quelques chirurgiens, entre autres A. Cooper, ont tenté la ligature, mais sans succès, quoique cette opération ait réussi sur des animaux.
AORTIQUE (Anatomie), qui appartient à l’aorte. — Ainsi on a appelé valvules aortiques les valvules sigmoïdes ou semi-lunaires ; sinus aortiques de petites dilatations qui répondent à ces valvules, et une plus considérable qu’on remarque près de la convexité de la crosse; ventricule aortique, le ventricule gauche; courbure aortique, la crosse de l’aorte, etc.
AORTITE (Médecine). — Inflammation de l’aorte, ou plutôt de sa tunique externe. On conçoit la difficulté qu’il y a à se rendre compte de la nature et des symptômes de cette maladie, et à plus forte raison des moyens curatifs.
AOUT (Travaux du mois d’) (Agriculture). — Ce mois est un des plus importants pour le cultivateur; il va commencer scs grandes récoltes, ou plutôt les continuer, car une partie de celles qui se font en août ont été
commencées en juillet : ainsi le seigle, le méteil, le froment, le blé de mars qu’on a soin de couper un peu avant la maturité, puis l’orge de printemps, l’avoine qu’on fanche, à moins qu’elle ne soit trop élevée ; on récolte encore dans ce mois les lentilles, le millet. Ordinairement on arrache le chanvre mâle (improprement appelé femelle dans quelques pays) , le lin, et on procède à leur rouissage.
L’horticulteur n’a pas moins à se féliciter des ri- i chesses de ce mois que l’agriculteur; indépendamment des fleurs de toute espèce qu’il lui prodigue, telles que roses, géraniums, dahlias, reines-marguerites, héliotropes, fuchsias, verveines, etc., il donne des fruits en quantité : cerises, abricots, prunes, fraises, framboises, melons, pêches, raisins précoces, etc.
Mais le travail du mois d’août ne se borne pas à la récolte, il faut travailler en vue de l’année suivante. Dès que les grandes récoltes sont enlevées, il faut faire un labour pour préparer les semailles d’automne, ou bien fumer les terres pour recevoir le colza, les navettes, les yesces, etc., qu’on sème vers la fin de ce mois. Dans les jardins on sèmera les chicorées sauvages, les navets, les salsifis, les scorsonères, les épinards, des haricots pour l’automne, etc.; on plante le céleri, l’oseille, les escaroles, les fraisiers; on recueille les graines dont on a choisi les pieds avec soin. C’est aussi le moment de pratiquer la taille d’août, de greffer en écusson, à œil dormant presque toutes les espèces d’arbres à fruits.
Les plantes d’agTément vivaces ou annuelles qu’on prépare pour le printemps ou l’été suivant, seront semées dans ce mois. On fera aussi les boutures de fuchsia, de géranium, de pélargonium, d’hortensia, de rosiers Bengale, etc.; enfin, on repiquera les fleurs d’automne, œillets d’Inde, reines-marguerites, balsamines, colchiques, muguets, fritillaires, etc.
APALANCHE ( Botanique), Prmos , Lin., du grec priein, scier. Les Grecs avaient donné ce nom à l’ Yeuse {Quercus ilex) à cause de ses feuilles dentelées en scie.
— Genre de plantes de la famille des llicinées; calice et i corolle à 4-6 divisions ; baies contenant 4-6 noyaux à une seule graine. Les espèces de ce genre habitent l’Amérique septentrionale. L'A, à feuilles caduques, A. vert {Prinos \ verticillatus. Lin.), a des fleurs blanches et des baies globuleuses d’un rouge vif,
APATITE (Minéralogie). — Phosphate de chaux natu- ; rel. D’après les analyses de M. Rose, ce minéral renferme ■ toujours du chlorure ou du fluochlorure de calcium, combiné au phosphate calcaire^et sa formule est : CaO,PhO^ i
-+- Ca I p| I ^ L’apatite est presque toujours cristallisée \
ou du moins cristalline ; on trouve cependant quelques échantillons compactes. Ce corps est assez dur : sa densité varie de 3,16 à 3,28. Les cristaux affectent ordinairement < la forme du prisme hexagonal régulier; ils sont d’une teinte qui varie du vert d’eau au vert foncé et quelquefois ’ au violet : complètement hyalins, ils sont assez rares. La chaux phosphatée appartient aux terrains anciens ; le 1 granit, les schistes talqueux ou chloriteux, les roches volcaniques en renferment assez fréquemment : on le j rencontre aussi dans les filons métallifères, dans ceux du j t Cornouailles, ou d’Arendal en Norwége, par exemple. j .
APEPSIE (Médecine), du grec pepsis, cocûion, diges- > tion, et a privatif. — Ce mot étant presque synonyme de Dyspepsie, nous y renvoyons le lecteur. j
APEREA (Zoologie). — Espèce de rongeur du genre • Cobaye (voyez ce mot). j
AP'ÉRITIFS (Médecine), du latin aperire, ouvrir. — ;
Ce sont des médicaments qu’on croyait propres à diviser les molécules du sang, de la lymphe ou des humeurs épaissies par une cause morbide, à faciliter les sécrétions et les excrétions en rendant les liquides plus ténus, en un mot, en ouvrant les voies, en dissipant , ' les obstacles qui s’opposaient au cours des fluides : ces théories ont fait place à des idés plus saines, basées I sur les connaissances physiologiques. Ainsi dans les fièvres inflammatoires, dans les phlegmasies des viscères, | des séreuses, lorsque la source des liquides semble, | pour ainsi dire, tarie, les meilleurs apéritifs sont les j r, calmants, les émollients, les boissons aqueuses, rafraî- ■ chissantes, relâchantes , les lavements. Au ^ contraire , j dans les affections chroniques avec infiltrations^ cellulaires , relâchement des tissus, inertie des fc xictions de nutrition, ce sont des purgatifs, des excitants,, des toni- ; ques, les racines d’ache, de fenouil, de petit houx, d’asperge, de chiendent, de chardon-Roland, de fraisier, d’arrête-bœuf; puis des toniques amers, le pissenlit, la chicorée, quelques ferrugineux, les eaux minérales !