‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 72 sur 385 · APH · texte numérisé non relu

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alcalines, ferrugineuses, etc. On donne le noni d.'espèces cipévitivcs ou diuv6ti^u€s aux racines de fenouil, de petit houx, d’ache, d’asperge et de persil. C’est aussi avec elles que se prépare le sirop connu sous le nom de sirop des cinq racines apéritives. F N*

APÉTALES (Botanique), du grec «privatif, et petalon, pétale, qui n’a point de pétales. — Tournefort s’est servi de ce terme pour désigner les plantes qui sont dépourvues de corolle. De Jussieu a ensuite établi la distinction suivante dans sa méthode naturelle ; ses cinquième, sixième et septième classes sont comprises dans le sousembranchemeiit àes Apétales. La première a les étamines épigynes et comprend les Aristoloches ; la deuxième, des étamines périgynes et comprend les Chalefs., les Thymélées., les Protées , les Lauriers., les Polygonées et ^ les Arraches; enfin la troisième, qui présente des étamines hypogynes, renferme les Amarantes., les Plantains., les Nyctagcs., les’ Dentelaires.

APHÉLANDRE (Botanique), du grec aphelés, simple, et du génitif andros, mâle ; anthère à une seule loge. — Plante de la famille des Acanthacées, originaire de l’Amérique du Sud, à feuilles opposées, fleurs en épis ou solitaires. On cultive en serre chaude : 1" VA. à crête, qui donne en août de superbes fleurs, longues, tubuleuses, d’un beau rouge vermillon, en épis; r VA. éclatante donne en septembre des fleurs d’un rouge éclatant; 3“ VA. orangée, fleurs d’un jaune d’or, en épis trèsdenses ; 4° VA. panachée, fleurs en épis terminaux d’un jaune vif. Toutes ces plantes de serre chaude demandent une terre légère et de fréquents arrosements.

APHÉLIE (Astronomie). — Point de l’orbite d’une planète qui est le plus éloigné du soleil ; c’est par conséquent l’une des extrémités du grand axe de son ellipse (voyez PIiAnète).

APHIDIENS (Zoologie), Aphidii, autrement les Pucerons. — Famille êV Insectes hémiptères homoptères, dont les tarses n’ont que deux articles, et les antennes sont filiformes ou en forme de soie, plus longues que la tête. Ce sont de petits insectes qui ont le corps mou et les étuis presque semblables aux ailes; ils pullulent prodigieusement et vivent du snc des végétaux ; les principaux genres sont : les Psylles {Psylla , Geof.), les Thrips {Thrips, Lin.), les Pucerons {Aphis, Lin.).

APHIDIPHAGES (Zoologie), Mangeurs de pucerons. — On donne ce nom à une famille de Coléoptères trimères; ils ont les antennes plus courtes que le corselet ; le corps hémisphérique avec le corselet très-court. A l’état de larves surtout ils détruisent une multitude de pucerons. Les Coccinelles {Coccinella) sont le genre le plus intéressant de cette famille (voyez Coccinelle).

APHIS (Zoologie). — Voyez Pucerons.

APHODTE (Zoologie), Aphodius, Ilig., Fab. — Insectes qui vivent en général dans les excréments (du grec aphodos, excrément), comme les bousiers dont ils faisaient d’abord partie. Ils forment maintenant un genre parmi les Coléoptères pentamères lamellicornes , tribu des Scarabeides ; ils ont le corps ovalaire, convexe en dessus, plat en dessous, l'abdomen bombé, et sont généralement d’un noir luisant. Ces insectes forment un genre nombreux ; on trouve surtout en France VA. du fumier {A. fimetarius. Lin.), long de 0“,008 ou 0“,007, très-commun dans les bouses; VA. fossoyeur {A. fossor, Fab.), long de O^OIO à 0”,012.

APHONIE (Médecine), du gYQcphonê, voix, et a privatif. — C’est la privation de la voix ; elle diffère de la mutité en ce que dans celle - ci il y a des sons émis, mais qui ne sont pas articulés; et de V extinction de voix en ce qu’ici la voix est éteinte; elle est brisée, mais peut encore être entendue. Dans V aphonie, surtout si elle est complète, les mots ne sont pas articulés, et il n’y a pas émission de la voix. Lorsqu’elle reconnaît pour cause une frayeur, l’impression du froid, les efforts du chant, de la déclamation, les cris, la colère, la frayeur, l’ivresse, certaines névroses, comme l’hystérie, etc., cette affection cède ordinairement très-bien et promptement au repos, à une alimentation douce, légère, aux boissons tièdes, émollientes, aux cataplasmes autour du cou ; mais elle peut tenir à des causes plus graves, et, dans ce cas, le pronostic est plus sérieux. Ainsi les inflammations aiguës ou chroniques du larynx et de la trachée-artère, la bronchite, l’angine gutturale, la phthisie laryngée, le croup, l’angine couenneuse, les ulcères vénériens, la produisent presque inévitablement. Elle est un des symptômes caractéristiques du choléra. On l’observe quelquefois dans certaines fièvres typhoïdes graves, surtout dans les formes ataxi-

ques et adynamiques. Le traitement de l’aphonie doit nécessairement varier d’après les causes que nous venons d’énumérer. Les gargarismes émollients, les infusions de mauve, de guimauve, de violette, les décoctions d’orge, les fumigations émollientes, les saignées, les sangsues, les bains de pieds, les frictions avec la pommade stibiée ou l’huile de croton tiglium, les vésicatoires, les sétons à la nuque, les vomitifs, les purgatifs, les insufflations d’alun, la cautérisation avec la solution de nitrate d’argent, etc.; tels sont les différents moyens dont l’emploi doit être approprié aux indications que le médecin veut remplir. On retire quelquefois de très-grands avantages des eaux minérales sulfureuses, telles que celles de Gauterets, des Eaux-Bonnes, etc. F — n.

APHRODITE (Zoologie), Aphrodita, Lin., du grec Aphroditê, Vénus. — Genre Annélides de l’ordre des Dorsibranches , à corps aplati , pourvu de deux rangées longitudinales de larges écailles membraneuses qui recouvrent le dos, auxquelles on a donné bien à tort le nom dêélytres, et sous lesquelles sont cachées les branchies en forme de petites crêtes charnues; le corps estplus court et plus large que dans les autres Annélides. L’A. hérissée [A. aculeaia. Lin.), qui habite nos côtes, est un des animaux les plus admirables à voir, les faisceaux de soies flexueuses qui naissent de ses côtés, brillent de tout l’éclat de l’or, et changent en toutes les teintes de l’iris, et elle ne le cède en beauté ni au plumage du colibri, ni à ce que les pierres précieuses ont de plus vif; elle a 0‘“,18 à 0“,20 de long. Les pêcheurs la nomment taupe de mer,

APHTHE (Médecine), en grec aphthoï. — Ce sont de petits ulcères superficiels, qui se développent sur les parties internes de la bouche, sur la langue, sur la muqueuse du canal digestif. On peut à peine donner ce nom à ces légères phlegmasies de la bouche qui se présentent sous la forme de plaques plus ou moins larges, qu’elles soient ulcérées ou non. Les vrais aphthes commencent par de petites vésicules transparentes, d’un gris perlé, entourées bientôt à leur base d’un bourrelet gris ou blanc ; au bout de quelques jours elles s’ouvrent et forment de petits ulcères. L’éruption des aphthes peut être d iscrète ou confluente : dans le premier cas, elle se borne ordinairement à la bouche et ne constitue qu’une légère indisposition ; lorsqu’elle est confluente , elle s’étend au pharynx et à toute l’étendue des voies digestives ; alors il survient de la fièvre, de la soif, la sécheresse de la bouche, de la difficulté dans la déglutition. Le traitement dans l’éruption discrète se bornera au repos, aux boissons douces, telles que l’eau de veau ou de poulet, l’eau de mauve ; mais lorsqu’elle est confluente, on ajoutera à ces moyens des collutoires, qu’on portera surtout sur les gencives, dans l’intérieur des joues, avec des décoctions de guimauve, de pavot, miellées, coupées avec du lait ; lorsque les ulcérations seront douloureuses, on les touchera avec un léger pinceau chargé de mucilage de' graine de lin, de crème, de jaune d’œuf, de sirop de pavot ; puis, lorsque les douleurs auront cessé, on aura recours aux astringents, légers d’abord, puis aux acidulés et enfin aux toniques. Chez les enfants on rencontre souvent une éruption du genre des aphthes, mais qui en dift’èrc par quelques caractères ; on lui a donné le nom de Muguet, Millet, Blanchet (voyez Muguet).

Les aphthes affectent aussi certains animaux domestiques, surtout de l’espèce bovine. On les observe alors non-seulement dans les voies digestives, mais aux mamelles, entre les onglons des pieds et à leur couronne. Ils compliquent souvent certaines épizooties, et en particulier la cocote chez les Ruminants. Le traitement des aphthes simples est le même que nous avons indiqué plus haut; quant à ceux qui accompagnent les épizooties, voyez au mot Cocote. F — n.

APHYE (Zoologie), Gobius aphya. Lin., Grael., Lacép. — Poisson du genre Gobie, appartenant aux Acanthoptérygiens , famille des Gobioides ; nommée aussi Loche de mer, à cause de sa ressemblance avec le Cobite, appelé Loche de rivière; ce petit poisson, qui atteint 0“, 1 0, se trouve dans la Méditerranée et dans le Nil. Le nom AAphye s’applique aussi à un amas de petits poissons, de fretin, tels que goujons, sardines^ anchois, etc.

API (Horticulture), du latin Appius, nom d’homme romain. — Variété de pomme dont la culture remonte aux temps de l’ancienne Rome ; l’arbre qui la produit est de moyenne taille, à rameaux longs et redressés,^ il donne beaucoup de fruits ; ceux-ci sont petits, jaune pâle, d’un beau rouge vif du côté du soleil, fermes et croquants. On peut les conserver jusqu’en avril. Cette pomme est de

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