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bonne qualité. On en a fait plusieurs variétés, mais elles sont de beaucoup inférieures à VA. oirlinaire ; mnsi VA. noù\ à peau d’un rouge très-brun, VA. gros, Pomme-rose, dont le fruit est plus gros et sent la rose.
APIAIRES (Zoologie), du latin apis, abeille. — Insectes formant la deuxième section de la famille des Mellifères, ordre des Hyménoptères, division des Porte-aiguillon. Elle comprend les espèces dont la division moyenne de la languette est aussi longue au moins que le menton ou sa gaine tubulaire ; les mâchoires et les lèvres sont trèsailongées et forment une espèce de trompe coudée et (repliée en dessous dans l’inaction ; leur tête est triangulaire, les antennes de 12 articles dans les femelles, de 13 dans les mâles. Ces insectes volent avec rapidité de fleur •en fleur pour recueillir le miel dont ils se nourrissent, eux et leurs larves. Les larves de tous les apiaires sont de petits vers blancs un peu courbés, rétrécis vers les deux bouts, la tête armée d’une bouche écailleuse où se trouve une filière (voyez Abeilles). Cette famille se divise en A. solitaires et A. sociales; dans les premiers, chaque femelle pourvoit seule ou isolément à la conservation de sa postérité. Les principaux genres de ce groupe sont les Rophites, les Panurges, les Xylocopes, les Cératines, les Anthidies, les Mégachiles, les Nomades, les Oxées, les Acanthopes ; dans les secondes, on trouve les genres Euglosse, Bourdon, Abeille, Mélipone, etc. (voyez ces mots et surtout Abeille).
APICULTURE (Zootechnie), du latin apis et cultura, culture des abeilles. — On appelle ainsi cette partie de l’agriculture qui s’occupe de l’élevage des abeilles. La première chose à faire, c’est de bien choisir l’emplacement de ses ruches. En général, de petites vallées, baignées de frais ruisseaux, des touffes d’arbrisseaux, des bouquets d’arbustes, des bois, des vergers couverts d’arbres donnant des fleurs odorantes, des prairies naturelles ou artificielles, parsemées de plantes aromatiques, une pelouse ou toute autre place un peu découverte devant l’entrée des abeilles ; dans le voisinage, de grands Æirbres à fleurs ; tilleuls, faux-ébéniers, acacias, etc. ; telles sont les conditions principales qui conviennent le mieux aux abeilles : on évitera les lieux élevés où le vent souffle avec force, les grands espaces découverts et trop exposés à un soleil ardent, une trop grande humidité, le voisinage immédiat d’une grande rivière, des pièces d’eau, des étangs. Sans établir ses ruches trop près des habitations, on ne les isolera cependant pas trop, dans la crainte qu’elles ne deviennent sauvages, méchantes et dangereuses; d’une autre part, il faut prendre garde de les placer sur le passage des animaux domestiques, il pourrait en résulter des accidents. Dans tous les cas, on établira son rucher de manière à pouvoir circuler tout autour.
Quant à l’habitation même des abeilles, il en sera traité au mot Ruche, et nous y renvoyons. Nous dirons seulement ici que, quel quô soit le genre de ruches qu’on -adopte pour loger un essaim (voy. Abeille), il y a à prendre quelques précautions préalables ; ainsi elle doit être propre et exempte de mauvaise odeur. Si elle est couverte d’un enduit, on aura soin qu’il soit bien sec, puis on la passera sur une flamme sans fumée et on la frottera de miel intérieurement. Lorsque l’essaim aura été mis dans la ruche, il sera bon de lui donner un peu de miel pour ménager celui que les abeilles auront emporté avec elles. Il sera bon aussi, dans les ruches ordinaires, de donner un supplément de nourriture aux abeilles pendant l’iiiver, surtout si l’on a eu l’imprudence de leur enlever tout le miel lorsqu’on a fait la récolte. Pour éviter cet inconvénient, on aura dû conserver quelques-uns des rayons qui contiennent du pollen ; on les gardera avec précaution sans les briser, pour les donner aussitôt que les froids commenceront. A défaut de cette nourriture, qui est de beaucoup la meilleure, on pourra faire usage d’un sirop fait avec du miel ou de la cassonade et quelques gouttes d’eau-de-vie.
A l’article Miel il sera traité de sa récolte.
On a compté au nombre des ennemis des abeilles, quelques oiseaux, les souris, les crapauds, certaines araignées; mais il est prouvé aujourd’hui que ces animaux ne produisent en général que des pertes insignifiantes. Il n’en est pas de môme de la fausse Teigne de la cire, de Réaumur, Galerie de la cire, de Cuvier (Galeria cereana, Fab.), qui fait, dit-on, de grands dégâts dans les ruches dont elle perce les rayons. Ouvrages à consulter: Debeauvoys, Guide de P Apiculteur ; Féburier, Maison 7'ustique du xix^ siècle, art. Abeilles, Ruches, Miel, Cire; de Frarière, Traité de V éducation des
abeilles; id. Guide de l’éleveur d’abeilles; Hamet, Livre de la ferme, art. Apiculture,
APION (Zoologie), en grec apion, poire, sans doute â cause de leur forme. — Sous-genre dè Insectes coléoptères tétrarnères, genre Attélabe (voyez ce mot). Ils sont trèspetits, leur museau n’est point élargi à l’extrémité et se termine souvent en pointe ; l’abdomen est très-renflé. A l’état de larves, ces insectes font de grands ravages dans les champs et dans les vergers ; parmi les nombreuses espèces, on distingue VA. l'ouge {A. frumentarium, Oliv.), rouge, avec les yeux noirs, regardé comme le type du genre; 1’^. des vergers {A. pomona, Oliv.), noir, trompe allongée, terminée en alêne ; il vit sur les arbres fruitiers.
APIUM (Rotanique), nom latin du genre Ache (voyez ce mot).
APLOMB (Hippiatrique). Ce mot se dit d’une ligne perpendiculaire au plan de l’horizon. — Dans la science hippique, on définit en extérieur (voyez ce mot) les aplombs du cheval, la répartition régulière du poids du corps sur les quatre membres, de manière qu’il soit supporté le plus solidement et le plus favorablement pour l’exécution des mouvements (voyez Cheval, Hippologie).
APLYSIE (Zoologie), Aplysia, Lin., du mot grec aplusia, saleté. — Genre de Gastéropodes tectibranches , qui ont un corps charnu, oblong, bombé en dessus, élargi en dessous , conjoint avec le pied dont les bords sont redressés en crêtes flexibles et entourant le dos de toute part ; 2 tentacules supérieurs creusés comme des oreilles de quadrupèdes; sur le dos , des branchies en forme de feuillets très-compliqués, attachées à un large pédicule membraneux et recouvertes par un petit manteau également membraneux, qui contient dans son épaisseur une coquille cornée et plate.
Une glande particulière verse une humeur limpide qu’on dit très-âcre dans certaines espèces, et des bords du manteau suinte une liqueur pourpre foncé dont l’animal colore l’eau de la mer lorsqu’il veut échapper à un danger. Ces animaux, autrefois connus sous le nom de,Lièv?^es mamans, ont été l’objet des fables les plus absurdes ; ainsi, nonseulement on leur a attribué desqualités venimeuses, mais encore on a affirmé qu’une femme enceinte ne pouvait en supporter la vue sans danger d’avortement : les travaux des modernes ont fait justice de toutes ces erreurs que rien n’a justifiées. Les espèces connues sur nos côtes sont 1’^. bordée, VA. ponctuée, VA. dépilante.
APOCYN (Botanique), Apocynum, Tourn., du grec apo, loin de, et cucm, chien, dont on doit éloigner les chiens. Pline a prétendu qu’elle était mortelle pour ces animaux. — Genre de plantes de la famille des Apocynées, tribu des Echitées. Il comprend des herbes sousfrutescentes, dressées, la plupart originaires du nouveau continent. Leurs feuilles sont opposées, molles, inucronées, parfois bordées de dents coriaces. VApocyn gobernouche à feuilles d’andi^osème {A. androsœmifolium, Lin.) est une plante vivace de 1 mètre de hauteur environ. Ses fleurs, qui s’épanouissent pendant tout l’été, sont d’un blanc rosé. Cette plante, originaire de l’Amérique septentrionale, tient son nom vulgaire de ce que plusieurs espèces d’insectes, pénétrant dans sa fleur, y enfoncent leur trompe au point de ne plus pouvoir la dégager. L’A, chanvrin {A, cannabinum, Lin.) est égale-
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ment vivace. Il nous vient de la Caroline et donne des fleurs d’un jaune verdâtre; par le rouissage on en obtient une bonne filasse. En général, toutes les espèces de ce genre sont âcres, laiteuses et plus ou moins vénéneuses. Calice quinqué-partit; corolle campanulée à gorge nue, à tube muni d’appendices membraneux ; étamines à anthères plus longues que les filets et adhérentes avec le stigmate. (Griscom, Observations on the Âpocynum cannaémwm, Philadelphia, 1833.) ' G — s.
APOGYN A OUATE (Botanique). — Herbe à ouate (voyez Asc LEPIAS) .
APOGYNÉES (Botanique). — Famille de plantes gamopétales que M. A. Brongniart range dans sa classe des Asdépiadinées^mtvQ les Loganiacées et les Asclépiadées. Elle renferme des plantes à suc laiteux, à fleurs régulières ordinairement disposées en cymes; corolle gamopétale à limbe découpé en 5 lobes ; 6 étamines insérées sur le tube de la corolle ; ovaire entouré d’un disque charnu ou de 5 glandes, alternant avec les 5 lobes du calice. Les Apocy nées habitent particulièrement les régions tropicales. Quelques espèces se trouvent dans l’Amérique du Nord, l’Asie moyenne et s’avancent même jusqu’à la région méditerranéenne. M. A. Brongniart divise cette famille en quatre tribus, savoir : les Strychnées, qui renferment le genre Strychnos et produisent la noix vomique et la fève de Saint-Ignace (certains auteurs rangent cette tribu dans les Loganiacées)^ les Ophioxylées^ les Plumériées, qui renferment le genre Pervenche ( Vinca^ Lin.), enfin les Echitées^ dont le genre Apocyn et les Lauriersroses {Nerium, Lin.) font partie. G — s.^
APODE, du grec a privatif, et du génitif podos, pied. — Ce nom a été appliqué à plusieurs groupes dans les classifications zoologiques ; ainsi Linné a donné ce nom à un de ses ordres des Poissons qui sont privés de nageoires ventrales ; Cuvier, à sa famille des Anguilliformes ; M. Duméril et Lacépède les ont placés à la tête de chacun des huit ordres de cette classe ; de Blainville en a fait un ordre des Poissons et de plus il a donné ce nom aux Serpents et à un ordre de ses Lacertoïdes ; Lamarck, à un ordre des Awwe7fr/es;Latreille, au cinquième type de cette classe. Enfin les entomologistes ont désigné sous ce nom les larves d’insectes dépourvues de pieds.
APOGÉE. — C’est le point de l’orbite apparente du soleil qui est le plus éloigné de la terre (voyez Soleil).
APOGON (Zoologie), Apogon^ Lacép., du grec apôgôn^ sans barbe, parce qu’il n’a pas de barbillons. — Genre de Poissons de la famille des Percoïdes, ordre des Acantkiptérygiens ; ils ont le corps court, garnie ainsi que les opercules, de grandes écailles, qui se détachent facilement ; les deux dorsales très-séparées et un double rebord dentelé au préopercule; ils sont le plus souvent colorés en rouge : leur taille varie entre 0™,05 et 0“,15. La plupart des espèces vivent dans la mer Rouge ; une seule habite la Méditerranée, sur les côtes de Malte, c’est VA. commun, vulgairement le Roi des rougets {A. rex mullorum, Guv.; Mullus imberbis., Lin.; A. rouge., Lacép.); il est long de 0“,08 à 0“,10, d’un rouge magnifique, piqueté de noir, et toujours une touche de cette couleur de chaque côté de la queue. Sa chair est délicate et agréable au goût.
APONÉVROSE (Anatomie), en grec aponeurôsis. — Ainsi nommée, parce que les anciens la regardaient comme une expansion nerveuse, toutes les parties blanches étant pour eux des nerfs. Quoi qu’il en soit, on entend par ce mot, aujourd’hui, une sorte de membrane plus ou moins large, d’une couleur blanche, luisante, satinée, d’un tissu dense, serré, élastique, peu extensible, très -résistant, essentiellement composé de faisceaux de fibres du tissu cellulaire. Les aponévroses présentent dans leurs dispositions des différences remarquables ; d’après leurs usages, on peut les diviser en deux sections : 1° les aponévroses générales, d’enveloppe, capsulaires de Chaussier, forment une enveloppe contentive aux muscles ; leur face interne est en contact avec ces derniers, et envoie entre eux des prolongements membraneux, qui donnent insertion à des fibres musculaires, leurs extrémités s’attachent au périoste; ainsi 1’^. fémorale ou crurale, nommée communément fascia lata, enveloppe et recouvre les muscles de la cuisse; 2“ les aponévroses musculaires entrent dans la composition des muscles larges, ou en sont la terminaison ; au moyen des gaines celluleuses des fibres musculaires qui se continuent au delà de ces fibres, elles prennent la structure fibreuse, puis vont se confondre avec le tissu fibreux du périoste; les unes, nommées d. d'insertion., se remarquent surtout à l’extrémité des muscles
larges du bas-ventre; les autres, connues sous le nom d’.^. d'intersection, interrompent la continuité d’un muscle, tels sont le centre tendineux du diaphragme, les intersections du muscle droit de l’abdomen. F — n.
APOPHYSE (Anatomie), du grec apophusis, excroissance. — On donne ce nom à des éminences osseuses naturelles, qui forment une pointe, une saillie assez considérable; chacune de ces saillies, de ces apophyses, se développant par un point d’ossification particulier, il en résulte que, pendant le premier âge, elles ne tiennent au reste de l’os que par une substance cartilagineuse ; dans ce cas elles prennent le nom à'épiphyses (voyez ce mot). Ce n’est que plus tard qu’elles se soudent complètement et font corps avec l’os; c’est alors qu’on les appelle véritablement apophyses. On les désigne soit d’après leurs formes, A. styldide, A. coracoïde, A. coronoïde; leur position, A. basilaire de l’occipital; leur direction, A. montante du maxillaire supérieur, etc.
APOPLEXIE (Médecine), du grec apoplesséin, frapper, stupéfier. — L’apoplexie est une maladie qui a son siège dans le cerveau, et dont l’invasion est le plus souvent subite : elle est caractérisée par une paralysie complète ou incomplète du sentiment et du mouvement, et par un assoupissement plus ou moins profond, sans altération notable de la respiration et de la circulation. Cette paralysie dépend généralement d’un épanchement sanguin dans les membranes du cerveau, dans les ventricules ou dans la substance cérébrale elle-même ; c’est la forme la plus générale de l’apoplexie, celle à laquelle on a donné le nom d’^. sanguine. Dans une seconde espèce, nommée A. séreuse, l’épanchement est formé par de la sérosité. Enfin, mais plus rarement, on ne trouve aucune lésion matérielle appréciable, et dans ce cas on l’a appelée A. nerveuse. Cette dernière espèce est loin d’être généralement admise.
L’J. sanguine est la plus commune ; parmi les causes qui la déterminent, on doit citer : le tempérament sanguin, pléthorique, une tête volumineuse, un col ouvert, un régime trop substantiel avec une vie sédentaire, l’excès des travaux intellectuels, des passions vives, l’âge mûr et la vieillesse, l’exposition au soleil, à une chaleur intense ou à un froid trop vif, l’intempérance, l’abus des boissons alcooliques, des narcotiques et en particulier de l’opium, la suppression de certaines évacuations, telles que les hémorrhoïdes, les saignements de nez, les règles, une saignée habituelle, un cautère ; les coups, les chutes, en un mot, tout ce qui peut déterminer un ébranlement cérébral et faire affluer le sang vers le cerveau. Les hommes y sont plus sujets que les femmes ; elle paraît héréditaire dans certaines familles. Quoiqu’elle soit ordinairement soudaine, la maladie est assez souvent annoncée par des maux de tête, des éblouissements, la rougeur de la face, des étourdissements, de la tendance au sommeil, des pesanteurs de tête ; bientôt survient de la somnolence, les étourdissements augmentent, il y a des palpitations, des tintements d’oreilles ; puis la parole s’embarrasse, l’intelligence s’engourdit, il survient de la pesanteur, des fourmillements dans les membres, et surtout dans tout un côté du corps ; la face se colore davantage ou devient d’une pâleur anormale, les veines des extrémités semblent vides de sang, les jugulaires se gonflent, la parole est de plus en plus difficile. L’ensemble de ces symptômes caractérise ce que Pinel a désigné sous le nom d’*4. faible: jusque-là on peut espérer que l’hémorrhagie cérébrale n’a pas encore eu lieu, par conséquent qu’il n’y a pas épanchement, mais seulement ce qu’on appelle congestion cérébrale, vulgairement coup de sang , mais si des secours énergiques et efficaces n’ont pas enrayé la maladie, les symptômes deviennent plus graves et le danger est imminent; en effet, bientôt la parole est impossible, le malade articule tant bien que mal des mots sans suite ; l’engourdissement, la pesanteur augmentent, la paralysie affecte tout un côté du corps {hémiplégie), la bouche se tourne, l’intelligence s’éteint, l’assoupissement est de plus en plus profond, le pouls, ordinairement fort et plein dans le début, devient plus lent, plus faible, quelquefois intermittent. Il peut y avoir des mouvements convulsifs dans les membres, dans les muscles de la face; on observe un rire sardonique, du ptyalisme, etc. Quelquefois l’enchaînement de ces symptômes est si rapide, que la mort arrive en quelques heures, elle peut même être instantanée : c’est ce qu’on appelle A. foudroyante. Dans le traitement de l’apoplexie, on doit avoir égard à l’âge, aux forces des individus, à la violence des symptômes; ainsi, en général, on combattra les premiers accidents par des saignées lo-
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cales ou générales, des dérivatifs, tels que bains de pieds, purgatifs; des boissons délayantes, fraîches, la diète, le repos, etc. Si les symptômes sont plus graves et que l’invasion de la maladie soit soudaine, on déshabillera le malade, on le mettra au lit, dans un lieu aéré, frais, la tête élevée et découverte ; on lui tiendra les pieds chauds, on éloignera tout ce qui pourrait agir trop fortement sur les sens, comme le bruit, une lumière trop vive ; on pratiquera une saignée de 500 à 1000 grammes, suivant les circonstances ; on prescrira des sangsues à la nuque, derrière les oreilles, ou à l’anus, des ventouses scarifiées; on mettra sur la tête des compresses d’eau froide ; on aura recours aux sinapismes, aux purgatifs, à tous les moyens qui pourront réveiller la sensibilité, etc. Mais, quel que soit le succès qu’on obtiendra de ce traitement, si la paralysie ne cède pas dans les premiers moments, on doit craindre qu’elle ne soit incurable (voyez Paralysie). Dans tous les cas, les récidives étant fréquentes, à la suite de cette maladie, il faudra d’abord autant que possible éloigner toutes les causes appréciables qui ont pu agir pour produire le premier accès, puis, suivant les circonstances, avoir recours aux petites saignées, aux bains de pieds, aux purgatifs légers, etc.
On a donné le nom d’^. des nouveau-nés à cet état dans lequel se trouvent quelques enfants dont la circulation a été gênée pendant le travail de l’accouchement; la rougeur universelle de la peau, la turgescence et la lividité de la face caractérisent cet état, qui cesse ordinairement en faisant couler par le cordon ombilical une petite quantité de sang.
V apoplexie frappe assez souvent les animaux domestiques et surtout les chevaux : ils tombent tout à coup sur la route et meurent avant qu’on ait eu le temps de les secourir ; ce sont les animaux vigoureux et pléthoriques qui y sont sujets. Cette apoplexie peut être déterminée par la plus grande partie des causes qui la produisent chez l’homme. Le traitement est celui que nous avons indiqué plus haut. La maladie est toujours très-grave, et il est rare qu’un animal qui a été frappé une fois, guérisse radicalement. F — n.
APOSTÈME, Apostüme (Chirurgie), en grec apostêma^ abcès. — Voyez Abcès.
APOTHÈME. — Perpendiculaire abaissée du centre d’une circonférence sur le côté d’un polygone régulier inscrit dans cette circonférence. Voici le tableau des longueurs des apothèmes des principaux polygones réguliers inscrits dans des circonférences de divers rayons :
RAYONS
1 mèt.
2 met.
3 mèt.
4 mèt.
5 mèt.
Triangle équilatéral.
Carré
Pentagone
Hexagone
Octogone
Décagone
Dodécagone
Du reste, à l’aide de ce tableau, il sera facile d’avoir l’apothème d’un de ces polygones réguliers dans une circonférence quelconque. Soit à trouver l’apothème de l’hexagone régulier inscrit dans une circonférence dont le rayon est 0“*,552 : il suffira toujours de multiplier ce rayon par le nombre 0,866 correspondant à l’apothème de ce môme polygone dans la première colonne, celle qui est calculée pour le rayon 1 mètre ; on a 0,552X0,866 = 0“,478.
APOTHICAIRE, du grec apothêkê, lieu où l’on tient certaines choses en réserve. — Un apothicaire est celui qui prépare et vend les remèdes simples ou composés, d’après les ordonnances des médecins ou les formules d’un codex. Chez les anciens, les médecins préparaient eux-mêmes leurs médicaments. En France, Charles VIII donna aux apothicaires des statuts et des règlements en l’an 1484, et ils formèrent un corps de marchands ; confondus avec les épiciers, c’était le second des six corps de marchands. Cet état de choses, qui subit quelques légères modifications, notamment sous Louis XIV, dura jusque vers le milieu du xviii® siècle ; on comprit enfin que la pharmacie était une profession savante, et en 1777 on sépara les
apothicaires des épiciers ; les premiers ne purent plus vendre au poids du commerce, ni les seconds au poids médicinal. On érigea le corps des pharmaciens de Paris en un collège de pharmacie, chargé de l’instruction et de la réception des élèves ; ce collège subsista sans interruption jusqu’à la loi de germinal an XI, qui établit les écoles de pharmacie (voyez Pharmacie).
APOZÈME (Médecine), du grec apozéin, faire bouillir. — On appelle ainsi une décoction, une sorte de tisane chargée de principes végétaux, auxquels on ajoute divers autres médicaments, tels que des sels, des sirops, des teintures. L’apozème ne diffère du bouillon que parce que celui-ci est fait avec des substances alimentaires. Il se prépare plutôt avec des racines, des bois, des écorces ou des fruits, qu’avec des fleurs. On fait des apozèmes purgatifs, fébrifuges, etc. Ce médicament est toujours trèschargé de principes, et comme il est soumis à une assez longue ébullition, on n’y admet que rarement des substances aromatiques ou volatiles, dont la décoction dissiperait les vertus. Il se prend ordinairement à froid, et ne sert jamais de boisson habituelle comme la tisane. Ou ne l’emploie plus guère aujourd’hui, à cause du dégoût qu’il inspire aux malades. F — n.
APPAREIL (Anatomie). — On entend par appareil un assemblage d’organes divers concourant tous à l’exercice d’une môme fonction; tandis qu’un système comprend toutes les parties formées d’un tissu semblable ; ainsi le système nerveux { voyez Système). Bichat a beaucoup insisté sur cette distinction, et il en fait la base de son Anatomie descriptive et de son Anatomie générale. Dans la première, il divise les appareils en ceux de la vie animale, ceux de la vie organique et ceux de la reproduction. Parmi les principaux appareils, on remarque les appareils locomoteur, digestif, respiratoire, circulatoire, absorbant, etc.
Appareil (Chirurgie), du latin parare, préparer. — On donne le nom à' appareil de chirurgie à un assemblage méthodique de toutes les choses nécessaires pour pratiquer une opération ou faire un pansement ; et on appelle de môme le plateau à compartiments sur lequel sont placées les pièces nécessaires pour les pansements, comme bandes, compresses, fils, attelles, lacs, charpie, plumasseaux, etc. appareil anti-asphijctique est la l30Îte qui contient les instruments et médicaments destinés à porter secours aux asphyxiés. On appelle aussi appareils les différents procédés de lithotomie ; ainsi on dit le haut appareil, Vappareil latéral, etc. (voyez Taille, Lithotomie.)
APPAT (Chasse, Pêche). — Substances aniipales, quelquefois végétales, que les chasseurs ou les pêcheurs emploient pour attirer les animaux. Les appâts de chasse varient suivant l’espèce animale contre laquelle les pièges sont tendus et suivant leur nourriture habituelle. Ainsi : la chair pour la chasse des carnassiers ; les fruits, les noix, le lard grillé pour celle des rongeurs. Les appâts de pêche sont beaucoup plus employés; suivant les circonstances, on se sert des vers de toute espèce, parmi lesquels il faut placer au premier rang les vers de viande ou asticots ( V. Mouche ) ; viennent ensuite les lombrics, les vers blancs, les mouches, les sauterelles, quelques scarabées et une multitude d’insectes de diverses espèces. Les grenouilles, les limaces, de petits morceaux de viande font un excellent appât pour les pêches aux écrevisses. Enfin, pour les espèces de poissons trèscarnivores, on trouvera de très-bons appâts dans les petits poissons.
APPEAU (Chasse aux oiseaux). — On appelle ainsi une espèce de sifflet au moyen duquel, en imitant leurs cris, on attire dans des pièges les oiseaux, tels que perdrix, cailles, alouettes, etc. Il se compose d’une anche semblable à celle de l’orgue, dont le son varie suivant la forme et la dimension de l’instrument. A son défaut, les chasseurs se servent quelquefois d’une feuille de lierre ou d’un morceau d’écorce de cerisier amincie ; par ce moyen, si l’on n’imite pas le cri des oiseaux, on parvient à exciter leur attention et leur curiosité au point de les attirer en assez grande quantité. Certaines personnes produisent avec leur bouche un bruissement particulier qui produit le môme effet. La pipée, ou chasse aux gluaux, repose sur l’emploi de ces différents procédés
APPENDICE (Anatomie), du latin pendre,
tenir à. — Partie adhérente ou continue à un corps quelconque, auquel elle est comme ajoutée. Ainsi, en anatomie, Vappendice xiphoïde ou sternal, qui termine inférieurement le sternum, les A. épiploïques, prolongements qui régnent le long du côlon ascendant, VA, ver-
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miforme ou cœcal, qui existe à côté du cæcum (voyez XiPHOïDE, Épiploon, Coecum).
En Zoologie^ on a donné ic nom di'appendices aux diverses sortes de membres, soit des Vertébrés^ soit des Articulés : dans les premiers, ils peuvent être pairs et constituer les membres, ou impairs et placés sur la ligne médiane comme les des poissons; dans les se-
conds, ces appendices sont ou des ailes, ou des pattes, des mâchoires, des antennes, des branchies, des trachées, quelquefois des balanciers, etc.
En Botanique, on a désigné sous ce môme nom des écailles qui entourent quelquefois l’ovaire, des prolongements de la fleur, de la feuille ou d’autres organes, tels que vrilles, stipules, épines, etc. On appelle A. terminal le petit filet qui se prolonge au-dessus de l’anthère; A. basilaires ou soies, de petits prolongements qu’on remarque quelquefois à la partie inférieure des loges de l’anthère.
APPÉTIT (Physiologie). — C’est une sensation, un désir qui nous porte à mettre en jeu certains organes de l’économie : dans son sens le plus ordinaire, ce mot exprime le désir de prendre des aliments solides ou liquides, manifesté par un état plutôt agréable que pénible, bien différent de la faim, qui est un besoin impérieux, plus ou moins pénible. L’appétit peut^ du reste, être considéré comme le premier degré de la faim ; celle-ci ne peut être ni excitée ni provoquée comme l’appétit. Il peut devenir quelquefois un symptôme de maladie, soit par son exagération, comme dans la boulimie; par sa perversion, comme dans le pica, la malade; enfin, lorsqu’il est détruit et remplacé par le dégoût des aliments, comme dans V anorexie (voyez ces mots). Ces différentes anomalies de l’appétit ne sont que des symptômes d’autres maladies, le plus souvent des organes digestifs.
APPLIGATA (Hygiène), mot latin qui veut dire choses appliquées. — Il est employé en hygiène pour désigner les choses qui sont appliquées à la surface du corps. Hallé les divisait en cinq ordres : 1° les habillements; 2" les cosmétiques ; la propreté; 4" les frictions et onctions ; 5° les applications médicamenteuses.
APPLICATION DE l’algèbre a la géométrie. — On applique l’algèbre à la géométrie lorsque, dans une question de géométrie, on représente par des lettres les longueurs, surfaces ou volumes, et qu’on exprime par des ■équations les relations existant entre ces diverses quantités connues ou.inconnues. Ces équations peuvent servir, soit à établir de nouveaux théorèmes, soit à trouver la valeur de quantités inconnues. Dans ce dernier cas, en peut chercher à construire ces valeurs, c’est-à-dire à déterminer les opérations graphiques qu’il faudrait exécuter sur les lignes connues pour trouver les lignes inconnues.
Cette méthode de résolution des problèmes de géométrie ne doit pas être confondue avec la géométrie analytique. Dans cette dernière science, on représente, suivant une conception de Descartes, les lignes et les surfaces par des équations qui les caractérisent et dont on peut déduire toutes leurs propriétés.
Ex. I. Trouver le volume d’un tronc de pyramide, connaissant ses bases et sa hauteur. — Soit a le côté du carré équivalent à la base inférieure, b le côté du carré équivalent à la base supérieure, h la hauteur du tronc. Appelons x la hauteur inconnue de la grande pyramide d’où le tronc a été détaché, et y celle de la petite pyramide. Les -bases de ces pyramides, étant semblables, sont comme le carré des hauteurs. On a donc :
= aussi æ-î/ = A.
De là on tire :
Les volumes des deux pyramides seront donc ;
1 aVi . 1 Ô3A
- . ■ et - .
La différence ^ ^ ^ exprime le volume du tronc. Or,
si l’on effectue la division indiquée, on trouve :
- cfih -[ — b'^h -f- - abh ;
et l’on voit que le volume du tronc est équivalent à la somme de trois pyramides qui ont la môme hauteur que le tronc, et pour bases, la base inférieure, la base supérieure et une moyenne proportionnelle entre les deux bases.
Ce théorème bien connu résulte, comme on voit, d’une simple transformation algébrique que l’on fait subir à l’expression primitive de ce volume considéré comme étant la différence de deux pyramides.
Ex. IL Partager une droite AB en deux segments dont le rectangle soit équivalent à un carré donné. — Soient a la ligne donnée, æ et a — x les deux segments, c le côté du carré ; il faut que æ(a — x) = c^, ou — ax -f- = 0.
De là on tire ;
On remarquera que chacune des deux valeurs de x représente l’un des segments demandés. Le problème est résolu analytiquement, et la discussion de la formule indique les conditions de possibilité, x sera réel sic^c;^ ; la plus grande valeur que l’on puisse supposer à est donc y , et alors x = « — '^oit que le
plus grand rectangle que l’on puisse construire avec les deux segments d’une droite est le carré qui a pour côté la moitié de cette droite.
Voyons actuellement comment on pourra construire la ligne X, ou diviser géométriquement la droite donnée a, de manière à satisfaire aux conditions de l’énoncé. Cette construction se déduit de la valeur algébrique de x; le radical représente le côté d’un triangle rectangle dont l’autre
côté est c et l’hypoténuse
On construira ce triangle en décrivant sur la droite donnée AB une demi-circonférence, et lui menant une parallèle à la distance AG = c. Joignant M au centre O, le triangJe MPO sera le triangle cherché
et OP =sj ^ ^ de plus :
AP = - — OP, BP = - -f OP.
Donc le point P divise AB en deux segments dont le rectangle est c^. C’est en effet la construction indiquée er géométrie.
Nous nous bornerons à ces deux exemples, et renverrons pour plus de détails le lecteur aux traités spéciaux (Lefébure de Fourcy, Briot et Bouquet, Sonnet et Fi-onlera, etc.) Nous dirons seulement qu’en appliquant l’algèbre à la solution des problèmes de géométrie, on introduit danscette solution un degré de généralité que la géométrie ne comporte pas elle-même. C’est de la sorte que souvent on ti-ouve des résultats en apparence étrangers à la question directe, mais qui correspondent à un problème général dont celui qui est directement traité n’est qu’un cas particulier. Les quantités négatives fournissent notamment des ressources précieuses, en permettant de tenir compte, non-seulement de la grandeur, mais encore du sens des quantités.
Toutes les fois que des quantités ont une origine commune et peuvent être comptées en sens inverse, on affecte les unes du signe + et les autres du signe — , pour les distinguer. Ces deux conditions sont essentielles, car il ne peut y avoir de quantités négatives que par opposition directe à d’autres quantités de môme nature prises positivement.
De cette façon, si l’on a posé l’équation d’un problème en donnant une certaine acception à l’une des données, et si, cette donnée conservant la môme valeur numérique, on lui donne une acception inverse, il sera généralement inutile de recommencer le calcul : l’équation dr. nouveau problème pourra se conclure de celle du premier, en changeant le signe de la donnée dont l’acception a varié (voyez Géométrie analytique). E. R.
APPUI SUR LES BARRES (Hippiatriquo, yétérinmre). — On appelle appui proprement dit, en hippiatrique, le degré de pression des mors sur les barres (intervalle qui existe entre les dents canines et les molaires) du cheval,
Fig. 18 V.