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parce que c’est là que l’animal prend son point d’appui quand il se soutient sur la bride (voyez Barres). Lorsque les chevaux ont la bouche fine, l’appui est léger ; il est lourd, lorsque la bouche est dure et que l’animal pèse à la main ; on dit alors qu’il a trop d'appui.

On nomme temps d'appui, en terme ^aXlures des animaux (V. Hippologie), celui pendant lequel un animal laisse son pied posé sur le sol pendant la marche. L’observation exacte du temps d'appui est souvent pour le vétérinaire un moyen de reconnaître l’existence d’une boiterie obscure et difficile à déterminer, le membre malade restant toujours moins longtemps sur le sol que les autres (voyez Boiterie).

APRON (Zoologie), Aspro, Cuv., du latin asper, âpre.

— Genre de Poissons acanthoptérygiens percdides distin-

gué des Perches par le museau bombé, plus avancé que la bouche, et par la séparation qui existe entre les dorsales ; iis ont la tête déprimée, des dents en velours aux mâchoire?, lecorps allongé ; lesnageoiresventrales très-éloignées; le palais hérissé de dents. Les deux seules espèces connues habitent les eaux douces de l’Europe. L’une, A. commun {A. vulgaris, Cuv., Perça aspro, Lin.), se trouve dans le Rhône et ses affluents ; les pêcheurs le connaissent sous le nom de Sorcier ; il est verdâtre, allongé et à peu près rond ; 3 ou 4 bandes verticales noirâtres, 8 épines à la première dorsale. Il atteint à peine 0“,20. Sa chair est blanche, légère et d’un goût agréable ; il aime les eaux pures et vives. L’autre espèce, A. cingle {A. zingel, Cuv., Perça zingel, Lin.), habite le Danube; les Allemands l’appellent Streberl ou Strœbert ; à Bâle, Kutz., dans quelques pays d’Allemagne, Pfifjferl. Il est plus grand que le premier et atteint jusqu’à à 0'^,5n.

Sa chair, encore plus délicate et plus ferme, est servie sur les tables les plus recherchées. Il se nourrit de petits poissons.

APTÉNODYTE (Zoologie) {Aptenodytes, Forst), du grec aptên, sans aile, et datés, plongeur. — Nom donné à l’oiseau appelé Manchot (voyez ce mot).

APTÈRES (Zoologie), du grec a privatif, et pteron, aile. — On a donné ce nom à des animaux articulés, sans ailes proprement dites ; on l’a même appliqué aux insectes pourvus d’élytres, mais privés d’ailes. Linné d’abord appelait ainsi les Crustacés, les Arachnides et les Insectes sans ailes. D’autres naturalistes. Rai, de Géer, Olivier, enfin Latreille, Cuvier, ont employé ce nom pour désigner des groupes plus ou moins restreints d’animaux articulés, et surtout d’insectes ; mais presque toujours comme épithète servant à préciser une qualification d’un ordre, d’une famille, d’un genre. Lamarck cependant avait désigné sous le nom à' Aptères le dernier ordre de sa classe des Insectes, qui renferme les Puces. Enfin, dans le Règne animal de Cuvier, cette même classe des insectes est partagée en deux grandes divisions, dont la première comprend les Aptères et renferme quatre ordres ; les Myriapodes, les Thysanoures, les Parasites et les Suceurs, (voyez Pou, Puce).

APTÉRODICÈRES (Zoologie), du grec apteros, sans ailes, et dikei^os, deux cornes. — Nom d’une sous-classe d'insectes établie par Latreille dans son Généra Crustaceorum et Insectorum, et formée de ceux qui sont Aptères (voyez ce mot), ont 2 antennes et 6 pieds, et ne subissent pas de métamorphoses ; ce sont le deuxième et le troisième ordre de la méthode du Règne animal, c’està-dire les Thysanoures et les Parasites (voyez ces mots), qui correspondent à une partie des Arachnides antennistes de Lamarck.

APTÉRYGIENS (Zoologie), du grec apterugos, sans aile. — Ce sont généralement tous les animaux privés d’ailes ou de nageoires. — Dans sa classification du Règne animal, Latreille avait divisé les Mollusques en ceux qui ont un pied, les Ptéi'ygiens, et ceux qui en sont privés, les Aptérygiens. Cette classification n’a pas été adoptée parles naturalistes, et entre autres par Lamarck et par Cuvier (voyez Mollusques).

APTÉRYX (Zoologie), du grec a privatif, oXpterux, aile.

— Oiseau formant à lui seul un genre Aptéryx, Shaw, et pour le classement duquel M. Lesson a proposé d’établir une famille des nullipennes, parce que, se liant par son bec aux Echassiers et par ses pieds aux vrais Gallinacés, il ne pouvait entrer dans aucun des cadres ornithologiques connus. Cet oiseau. A, australis, Shaw, d’une conformation singulière, a le bec long et droit, à pointe renflée, se recourbant un peu à son extrémité ; les ailes presque nulles, garnies de quelques plumes peu apparentes et terminées par un ongle acéré, robuste ; la queue nulle. Il est de la grosseur d’une poule ; habite la Nou-

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velle-Zélande, et se tient dans les endroits marécageux, au milieu des forêts profondes, où il construit un nid

Fig. 185. — Aptéryx {A, australis, Shaw).

grossier dans lequel il pond un seul œuf gros comme celui du canard. Les indigènes l’appellent Kivi.

APTINE (Zoologie), Aptinus, Bonelii, du grec aptên, sans ailes. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, section des Truncatipennes. Ils ont le dernier article des palpes un peu plus gros que les précédents; antennes filiformes; abdomen ovale assez épais, renfermant les organes sécréteurs d’un liquide caustique, qui sort par l’anus avec explosion en se vaporisant, et répandant une odeur pénétrante : ce caractère leur est commun avec les Brachines, et pourrait les faire confondre avec eux, si ces derniers n’étaient pourvus d’ailes dont les Aptines sont privés. Latreille les a réunis (voyez Brachine). Quelques espèces habitent l’Europe méridionale ; ainsi on trouve en Espagne VA. tirailleur {A. displosor, Dufour, A. balista, Dejean), long de 0"*,012 à 0“,015, noir, corselet fauve ; VA. des Pyrénées {A. Pyrenœus, Dejean), dans le raidi de la France, long de 0“,008 à 0“,0Ü9, noir foncé, antennes et palpes fauves ; pattes d’un jaune roussâtre.

APUS (Zoologie), du grec a augmentatif, et pous , pieds. — Genre de Crustacés, de l’ordre des Branchiopodes monocles, caractérisé par un test parfaitement libre depuis son attache antérieure, qui recouvre la tête et le thorax ; c’est une grande écaille cornée, mince, formant un bouclier ovale, convexe, entaillé et dentelé en arrière ; pattes très-nombreuses (environ 60 paires), dont la lie paire porte 2 capsules renfermant les œufs. Ces animaux habitent les fossés, les mares, les eaux dormantes, presque toujours en sociétés innombrables : quelquefois enlevés en masse par des vents violents, on en a vu tomber sous forme de pluie. Ils atteignent 0“,02 ou 0“,03 de longueur, se nourrissent surtout de petits têtards, et servent eux -mêmes de pâture à l’oiseau connu sous le nom de Hoche-queue ou Lavandière. On peut citer comme espèces VA. prolongé {Monoculus apus. Lin.), et VA.cancriforme {Binocle à queue en filet, Geof.).

APYREXIE (Médecine), du grec purexis, fièvre, et a privatif. — C’est l’intervalle qui sépare les accès dans les fièvres intermittentes ; ainsi on dit le temps de Vapyrexie, il y a apyrexie complète (voyez Fièvre).

AQUA-TOFFANA, Aqua della Toffana, Acquetta di Napoli (Toxicologie). — On désigne sous ces diflerents noms un poison très-subtil, inventé par une femme sicilienne, nommée Toffana; c’était un liquide transparent, incolore, qui agissait lentement. On soupçonne que c’était une solution très-étendue d’acide arsénieux mêlée à d’autres substances ; mais on n’a jamais connu au juste sa composition. La Toffana commença à en faire usage en 1659, et ce ne fut qu’en 1709 qu’elle fut incarcérée et étranglée en prison. Au nombre de ses victimes, on compte plusieurs papes.

AQUATIQUES (Plantes) (Botanique). — On nomme ainsi les plantes qui habitent les eaux douces. Quelquefois elles sont dites aquatiles lorsqu’elles sont submergées comme les Cératophylles, les Myriophylles, et l’on réserve le mot aquatique pour celles qui, comme les Nénu-

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pîiars, sortent en partie de l’eau. Les végétaux aquatiques ont les parties submergées complètement dépourvues d’épiderme et de stomates, organes qui n’existent que lorsque leur formation s’est produite sous l’influence de l’air. C’est surtout au point de vue de la fécondation que les plantes aquatiques ont un grand intérêt physiologique. Cette fonction du végétal ne peut avoir lieu qn’autant que le pollen est dans des circonstances favorables pour opérer ses transformations. Il est nécessaire qu’il soit à l’abri de l’eau environnante; aussi les fleurs des plantes aquatiques s’épanouissent-elles au-dess'js de la surface des eaux ou dans des cavités pleines d’air. Le Fluteau nageant {Alisma natans) et la Renoncule aquatique {Ranunculus aquatilis) ont leurs boutons munis d’une bulle d’air entourant les organes sexuels, afin que la fécondation puisse s’opérer sans danger. D’autres plantes, telles que les Potamogétons^ les Nénuphars^ élèvent leurs pédoncules ou leur tige pour mettre hors de l’eau les fleurs à l’époque de l’anthèse. A ce moment aussi, les pétioles de la Châtaigne d’eau se renflent, se remplissent d’air, et soulèvent ainsi la plante de manière à porter les fleurs au-dessus de la surface de l’eau. Lorsque la fécondation est terminée, ces pétioles se dégonflent et la plante redescend au fond pour mûiir ses graines. On verra à l’article Vallisnérie la description du phénomène, qui est, sans contredit, un des plus intéressants de ce genre. G — s .

AQUEDUC (Anatomie). — On a nommé ainsi différents conduits qui ne donnent passage à aucun fluide, comme le nom semblerait l’indiquer :

Aqueduc de Fallope (canal spiroïde du temporal). — Long canal creusé dans la portion pierreuse du temporal qui s’ouvre, d’une part, au fond du conduit auditif interne, et va d’autre part, entre les apophyses styloïde et mastoïde, se terminer par le trou stylo-mastoïdien : il donne passage au nerf facial, improprement appelé portion dure de la V paire.

Aqueduc du vestibule. — Ce conduit commence dans le vestibule par un petit pertuis qui s’ouvre sur la paroi postérieure de cette cavité, en dedans de l’orifice des canaux demi-circulaires, et va se terminer sur la face postérieure du rocher par un autre pertuis.

Aqueduc du limaçon. — Il est ouvert, d’une part, dans la rampe interne du limaçon près de la fenêtre ronde, d’autre part, au bord inférieur du rocher, à côté de la fosse jugulaire. Ces deux conduits sont des canaux vasculaires.

Aqueduc de Sylvius. Aqueduc des tubercules quadrijumeaux, Canal intermédiaire des ventricules., de Chaussier. — Canal oblique, creusé dans l’épaisseur de l’isthme de l’encéphale au-dessous des tubercules quadrijumeaux, sur la ligne médiane, qui établit une communication entre le 3® et le 4® ventricule (ventricule moyen et ventricule du cervelet). F — n.

AQUIFOLIACÉES (Botanique). — Synonyme de Ilicinées (voyez ce mot), qui est plus généralement employé, parce qu’il vient du nom générique de son type : llex (houx), et que Aquifoliacées est tiré du nom de l’espèce principale (/. aqui folium).

AQUILA (Brisson). — Nom générique de V Aigle (voyez ce mot).

AQUILAIRE (Botanique), Aquilaria, Lamk, de aquila, aigle en latin. Une espèce de ce genre est connue dans le commerce sous le nom de Bois d’aigle. — Genre de plantes de la petite famille des Aquilariées, voisine des Térébinthacées. Il comprend des arbres ou arbustes de l’Inde à rameaux cylindriques; fleurs alternes, entières, sans stipules ; calice coloré, corolle nulle, étamines, 10; ovaire unique libre, capsule ligneuse ou coriace. VA. de Malacca, Bois d'aigle [A. Malaccensis, Lamk) est un arbre à rameaux grisâtres. Son bois est blanc légèrement verdâtre et répand, quand on le brûle une odeur aromatique agréable; c’est un parfum que les Orientaux emploient dans leurs fêtes et que l’on paie plus que son poids d’or. Les mêmes propriétés, dues à une matière grasse et résineuse, se retrouvent dans VA. bois d'aloès, Agalloche., Pao d’agila., en portugais, Calambac {A, agallocha, Roxb.). Cet arbre, indigène au Thibet, présente un bois traversé de veines foncées. Les deux espèces se cultivent en serre chaude. G s.

AQUILEGIA (Botanique), nom latin de VAncolie (voyez ce mot),

ARA (Zoologie). — Nom donné par Brisson , à cause de leur cri rauque, à certains oiseaux formant un petit groupe distinct dans le grand genre Perroquet, de Cuvier, ordre des Grimpeurs (voyez Perroquet, Grim-

peurs). Les Aras se distinguent des autres perroquets par leur taille généralement plus forte, par une longue

Fig. 186. — Ara bleu {A. ararauna).

queue étagée, pointue; des joues dénudées de plumes et recouvertes d’une membrane généralement blanche, qui se prolonge sur la base de la mandibule inférieure; le bec, dont la mandibule supérieure est mobile, est fort et crochu dès sa base. Les Aras habitent entre les tropiques dans le nouveau monde ; ils volent en troupes et se perchent sur les branches les plus élevées des arbres. Les graines et les fruits font leur nourriture. La femelle pond deux œufs blancs qu’elle couve alternativement avec le mâle. Ce sont les plus beaux perroquets qui existent : parés des reflets de l’azur, de l’or et de la pourpre, leur longue queue, leur démarche majestueuse leè font rechercher comme oiseaux d’ornement, et leur docilité permet de les apprivoiser sans peine ; mais ils ont la voix rude, criarde et très-désagréable. — On en connaît une dizaine d’espèces dont les principales sont : VA. Macao, qui atteint près de 1 mètre de longueur, de l’extrémité du bec à celle de la queue ; VA. aracanga, moins grand et d’un rouge moins foncé que le précédent ; VA. tricolor, encore plus petit ; VA. ararauna ou Ara bleu, très-connu en France {fig. 186) ; il a le dessus du corps d’un beau bleu d’azur, et le dessous d’un jaune brillant.

ARABE (Cheval) (Hippiatrique). — C’est la race que l’on regarde comme le type duquel sont sorties toutes les races connues (voyez Races).

ARABETTE (Botanique), Arahis, Lin., du mot Arabie, quoique ces plantes croissent beaucoup plus en Europe et en Amérique que dans l’Arabie. Peut-être les aura-t-on nommées ainsi parce qu’elles affectionnent les lieux arides et pierreux ? — Genre de plantes de la famille des Crucifères, type de la tribu des Arabidées ; caractérisé par une silique linéaire ; des graines comprimées, ovales ou orbiculaires ; radicule latérale. Parmi les nombreuses espèces connues, on distingue : VA. des Alpes, A. printanière, Tourette {A. alpina. Lin.), dont M. Spach a fait le genre Arabidium, qui fleurit dans nos jardins dès le mois de mars, et forme des touffes vertes avec des fleurs blanches un peu odorantes. VA. d’Alliom (A. A.lionii, DG.) s’élève quelquefois jusqu’à 0“,60. Elle vient dans le Piémont et en Italie. VA. rose (A. rosea, DG.) est bisannuelle; ses fleurs, d’un beau rose purpurin, s’é-

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panoiiissent en mars. Cette espèce nous vient de la Calabre. Toutes ces plantes croissent en général dans les terrains sablonneux les plus secs. G — s.

ARABINE (Chimie), à 100". — Substance qui

existe à l’état de pureté dans la gomme arabique, dont elle forme la majeure partie. Elle est incolore, insipide, infusible, soluble dans l’eau en toutes proportions, et formant avec une petite quantité de ce liquide un mélange trèsépais. Elle est dure, friable, d’une densité de 1,36. Quand on la chauffe à 140" dans le vide, elle perd un équivalent d’eau et devient La dissolution d’arabine est

précipitée sous la forme de flocons blanchâtres, par le sous-acétate de plomb, par le nitrate d’oxydule de mercure, par l’alcool concentré. Le sulfate de sesqui-oxyde de fer donne, par son mélange avec la solution d’arabine, un précipité jaune sale, soluble dans les acides. — La solution d’arabine ne fermente pas ; exposée à l’air, elle se couvre de moisissures. Avec l’acide azotique, elle donne comme toutes les gommes de l’acide mucique vC'2H^O''‘,2HO). — En mêlant 798 parties de gomme en dissolution dans 1724 parties d’eau avec 150 parties d’acide sulfurique monohydraté étendu de 200 parties d’eau, et portant le tout à la température de 96", la gomme se convertit totalement en glucose qu’on peut ensuite faire fermenter. La solution d’arabine dévie à gauche le plan de polarisation.

La gomme arabique est le produit de l’exsudation d’un certain nombre d’espèces ù' Acacias^ tels que les A. t/era^ A. Sénégal, A. aroMca.

L’arabine a été principalement étudiée par Vauquelin, Brugnatelli etM. Persoz. B.

ARAGARI (Zoologie), Pteroglossus ^ Ilig., du grec }jteron^ plume, et glôssa, langue; langue en forme de plume. — Sous- genre di' Oiseaux de l’ordre des Grim-

Toucans proprement dits par une taille plus petite; le bec, moins long et moins gros, est revêtu d’une corne plus solide ; leur queue est plus longue en général et très-étagée ; le fond de leur plumage est ordinairement vert, avec du rouge ou du jaune sur la poitrine. Ils habitent les contrées les plus chaudes de l'Amérique et se nourrissent de fruits et d’insectes.

ARACATCHA (Botanique). — Voyez Arracacha.

ARACÉES (Botanique), nom donné par M. Schott à la famille des Aroïdées (voyez ce mot).

ARACHIDE (Botanique), Avachis, Lin., du grec a privatif, et rachos, branche, sans branche. Pline a décrit, sous le nom de Aracos, une plante qui, disait-il, n’a ni feuille, ni tige, et qui consiste presque uniquement dans une racine. — Genre de plantes de la famille des Papilionacées, tribu des Hédysarées , et nommée vulgairement Pistache de terre; caractères : calice bilabié, corolle recourbée, étamines diadelphes, ovaire stipité, renfermé dans le tube du calice, stipe court, s’allongeant après la fécondation, gousse ovale, oblongue, indéhiscente, à 2-4 graines épaisses, oléagineuses. VA. souterraine {A. hypogœa. Lin., A. asiatica, Loureir.), cultivée dans tous les établissements entre les tropiques, à cause de son fruit que l’on mange sous le nom de Pistache de terre, estime plante annuelle qui peut s’élever jusqu’à 0“,30. Ses feuilles sont à 4 folioles, sans vrilles; ses stipules sont allongées et adhérentes au pétiole. Cette espèce, qui croît naturellement en Amérique méridionale,

donne, en été, des fleurs jaunes disposées à l’aisselle des feuilles ; les supérieures stériles restent aériennes, tandis que celles qui sont placées inférieurement, se recourbent

vers la terre aussitôt après la fécondation, et y enfoncent leur jeune fruit ; c’est à plusieurs centimètres de profondeur qu’il achève de se développer, et qu’il accomplit sa maturation. C’est donc dans la terre qu’on va chercher ces graines, qui se mangent cuites dans l’eau ou grillées sous la cendre. Elles sont de la grosseur d’une noisette et ont une saveur agréable ; on en retire une huile grasse comestible, qui peut remplacer l’huile d’amandes douces dans certaines préparations; elle entre, dit-on, quelquefois, dans la confection du chocolat. Le climat du midi de la France lui convient parfaitement. C’est en 1800 qu’on l’a cultivée pour la première fois dans le département des Landes, d’où elle s’est étendue dans le midi de la France. Cette plante paraît originaire de l’Afrique occidentale et de l’Amérique. Voyez le Traité de V Arachide, par Sonnini (Paris, 1808), et Grigolati, Délia Arachide ipogea 1836). G — s.

ARACHNIDES (Zoologie). — Classe éT Articulés renfermant les Araignées, les Scorpions, les Faucheurs, les Mites, etc. Ce sont des animaux toujours dépourvus d’ ailes, subissant plusieurs chan gements de peau, mais non de véritables métamorphoses, ayant presque toujours 8 pattes; leur tête, dépourvue d’antennes, est confondue avec le thorax, et ne porte que des yeux lisses ; ils respirent par des trachées ; beaucoup ont un cœur et un appareil de circulation assez complet ; leur abdomen est tantôt presque globuleux ou ovalaire, d’une seule pièce, tantôt formé d’une suite d’anneaux; leur bouche se compose, soit de mandibules armées à l’extrémité d’un crochet mobile avec des mâchoires por- - Ara hnide puimo-

tant chacune un grand palpe, iîaire (Theridion malmisoit d’une petite trompe d’où gnaihe).

sort une espèce de lancette formée par les mâchoires. Presque toutes les Arachnides sont carnassières, et la morsure de quelques grandes espèces est redoutée; plusieurs sont parasites et sont fort gênantes, quelquefois dangereuses pour les animaux et môme pour l’homme; mais la plupart se nourrissent d’insectes : quelques-unes se trouvent dans la farine, le fromage, etc. Cette classe se divise en deux ordres : les

Pulmonaires, qui ont un cœur avec des vaisseaux dis-

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tincts et des sacs pulmonaires renfermant des organes respiratoires en forme de peignes ou de branchies ; elles forment deux familles : les Aranéides ou Pileuses et les Pédipalpes; 2° les Trachéennes^ chez lesquelles la respiration s’opère par des trachées ; elles forment trois familles : les F aux- Scorpions {voy. Trachéennes', les Pycnogonides et les Holètres. L* Fair.

ARACHNITIS, Arachnoïdite (Médecine). — Inflammation de l’arachnoïde (voyez Méningite).

arachnoïde (Anatomie), du grec arachnê ^ toile d’araignée, et eidos^ image. — Nom donné d’abord à plusieurs membranes que leur extrême ténuité a fait comparer à une toile d’araignée , appliqué maintenant à une membrane séreuse intermédiaire à la dure-mère et à la pie-mère; c’est une sorte de sac sans ouverture qui enveloppe le cerveau, le cervelet, la moelle allongée et la moelle épinière. Elle présente un feuillet viscéral et un feuillet pariétal : le premier est uni à la pie-mère par un tissu cellulaire lâche, dont les mailles sont infiltrées de sérosité ; il se réfléchit sur les troncs nerveux en leur formant des gaines, et va se continuer avec le feuillet pariétal qui adhère à la face interne de la dure-mère. Les deux feuillets de l’arachnoïde sont séparés par une sérosité particulière, à laquelle on a donné le nom de liquide céphalo-rachidien. S — y.

ARACHNOLOGIE (Zoologie). ~ Voyez Araignée. ARACHNOTHÈRES (Zoologie), du grec arachnê., araignée, et f/ieVad, je chasse. — Genre à' Oiseaux de l’ordre des Passereaux formé par Temminck aux dépens des Soui Mangas., dont ils ne diffèrent que par le bec plus fort et sans dentelure ; leur langue est courte et cartilagineuse : on n’en connaît que de l’archipel des Indes. ARAGONITE (Minéralogie). — Voy, Spath d’Islande, ARAIGNÉE (Zoologie), du latin aranea, qui a la même signification. — On désigne communément sous ce nom tout animal analogue aux Insectes, mais pourvu de 4 paires de pattes, privé d’ailes, et dont le corps est formé d’un abdomen globuleux précédé seulement de la portion

Fig. 190.— Araignée domestique.

qui porte les 8 pattes, et dans’ laquelle on doit reconnaître le thorax et la tête confondus. Dans le langage des naturalistes, ce mot a un sens mieux défini ;'il désigne un genre de l’ordre des Aranéides., classe des Ara^'hnidesy qui a pour type V Araignée domestique [Aranea domestica., Lin.). Le genre Araignée {Aranea., Latreille) se distingue des genres voisins par les caractères suivants : les yeux, au nombre de 8, disposés 4 par 4 de chaque côté, sur le bord antérieur du céphalothorax (tête et thorax soudés) suivant une ligne courbe d’avant en arrière; les deux filières (voyez Filières) supérieures sont très-saillantes et dépassent les 4 autres ; la 1'* et la 4* paire de pattes sont plus longues que la '2* et la 3®. Les espèces de ce genre habitent dans nos demeures les angles des murs, des planchers, des charpentes, ou vivent

sur les haies et les arbrisseaux ; elles tendent une toile grande, horizontale, et munie dans sa partie la plus élevée (par exemple, au sommet de l’angle de deux murs) d’un tube tissé comme la toile, ouvert en avant et aussi en dessous. L’araignée s’y tient à l’affût toute prête à s’élancer sur le premier insecte qui s’embarrassera dans ce filet si délié. C’est aussi dans ce tube, véritable repaire de l'araignée, qu’elle entraîne sa victime après l’avoir percée d’un premier coup de ses mandibules (voyez Arachnides), qui versent dans le corps de l’insecte un venin mortel pour les petits animaux comme lui. Lâ, cachée pour se repaître comme elle l’était pour attendre la proie, elle suce le sang de l’insecte, dont la dépouille est ensuite abandonnée et reste desséchée dans sa loge. La toile de l’araignée n’est pas seulement un engin pour chasser sa proie, c’est aussi son logis habituel et le nid de ses petits. Vers la fin de juillet elle dépose près de l’ouverture antérieure de sa loge 60 à 70 œufs blanchâtres, arrondis; ils sont aussitôt renfermés dans un cocon tissé comme la toile, et qui se confond facilement avec elle. Les petits, qui en sortent 1 5 ou 20 jours après, commencent aussitôt à filer et vivent en société jusqu’au premier changement de peau ou mue (voyez ce mot). Leur accroissement est rapide, et comme les araignées vivent plusieurs années, il en est qui atteignent une assez grande taille. Le mâle est plus petit que la femelle ; mais il a les pattes plus longues. Les mouches font la nourriture principale de l’araignée domestique ; elle sert elle-même de pâture à- des guêpes et à plusieurs autres insectes. La répulsion qu’inspire l’animal qui nous occupe, et l’aspect sordide des toiles qu’il tend aux angles des appartements, expliquent seuls l’acharnement que l’on met à les détruire ; car ses habitudes ne sont nullement nuisibles, et il nous rend plutôt des services. Quant à l’opinion que leur morsure est venimeuse, c’est une erreur en ce qui concerne l’araignée domestique, et en général les aranéides de nos pays. La destruction que font les araignées, des mouches et autres diptères qui fatiguent le bétail dans les étables, a sans doute donné lieu à l’opinion des paysans qui considèrent leur présence comme favorable aux bestiaux, et se gardent bien d’enlever les toiles qui en tapissent les lambris. Est-il besoin de rappeler ici la bizarrerie repoussante de l’astronome Lalande, qui mangeait l’araignée domestique et prétendait qu’elle avait le goût de la noisette. On distingue dans ce genre plusieurs espèces parmi lesquelles on peut citer : VA. domestique {A. domestica., Lin.), commune dans les appartements négligés, dans les étables, dans les greniers, où sa présence se reconnaît par la direction toujours horizontale des toiles; puisl’.^. labyrinthique {A.labyrinthica, Lin.), qui tend ses toiles horizontales, comme toutes celles des arachnides de ce genre, sur les haies, les buissons, au bas des arbres ou sur différents végétaux touffus et particulièrement sur l’ajonc. Les diverses espèces éV Araignées que l’on rencontre dans nos demeures ne sont pas toutes du genre Araignée ; on y trouve communément, outre ^A. domestique., le Pholque phalangiste (voyez Pholcus), ou A. domestique à longues pattes^.c^vidAn^s Epelres (voyez ce mot), le Saltique chevronné (voyez Saltique), etc.

ARAIRE (Agriculture), du latin labourer. — On

donne ce nom à une espèce de charrue simple sans avanttrain et sans roue; c’était la charrue primitive qui, telle qu’elle était, ne pourrait rendre que bien peu de services aujourd’hui ; mais, perfectionnée comme elle l’a été par M. Mathieu de Dombasle et par plusieurs autres agronomes, elle a pris rang parmi les instruments de labourage (voyez Charrue, Labourage).

ARALIAGÉES (Botanique). — Petite famille de plantes Phanérogames.,(\\xQM.. A. Brongniart range dans sa classe dos Ombellinées., entre la famille des Ombellifères et celle des Cornées. Elle comprend généralement des arbres ou des arbrisseaux à feuilles le plus souvent alternes sans stipules; corolle à 5-10 pétales. Ces plantes habitent particulièrement les régions tropicales et extratropicales de tous les continents. Le plus grand nombre est répandu dans l’Amérique septentrionale. Elles renferment en général un principe aromatique résineux comme les Ombellifères, dont elles sont, du reste, très-voisines, et diffèrent par leur inflorescence et la nature de leur fruit. Genres principaux x Moscatelline {Adoxa., Lin.); Panax {Panax, Lin.), dont le Ginseng est une espèce; Aralie {Aralia, Don.) ; Lierre {Hedera., Swartz).

ARALIE (Botanique), Aralia, Don. Sarrazin, étant à Québec, envoya à Fagon une espèce de ce genre sous le nom Aralia., qu’on suppose être d’origine canadienne.

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— Genre type de la famille des Araliacées. Il comprend presque exclusivement des plantes ligneuses à feuilles simples ou composées et à pétiole engainant; calice adhérent à l’ovaire; corolle à 5 pétales; 5 étamines; ovaire infère, fruit drupacé, renfermant de 5 à 10 noyaux à une graine. Le nombre de ses espèces s’est accru depuis quelques années par suite des découvertes faites dans l’Amérique septentrionale. Les plus connues sont : VA. à tige nue [Aralia nudicaulis., Lin.), plante élevée au moins de 1 mètre, ayant des racines à saveur d’abord légèrement sucrée, puis amère, et une odeur fade qui servent à remplacer frauduleusement la salsepareille ou plus ordinairement à la falsifier ; VA. à fleurs en grappe [A. racemosa^ Lin.), à tiges herbacées, pétioles à 3 divisions; VA. épineuse {A. spinosa. Lin.), fort arbrisseau qui s’élève jusqu’à 4 mètres,’ garni d’aiguillons, fleurs blanches, ainsi que celles des espèces précédentes, originaires, comme ce dernier, de l’Amérique septentrionale. Ces plantes ne sont cultivées que comme arbrisseaux d’ornement. G — s.

ARANÉIDES, Arachnides pileuses (Zoologie;. — C’est le nom sous lequel on désigne la 1'® famille des Arachnides pulmonaires ^ d’après la classification du Règne animal. Ce groupe renferme la grande majorité des Arachnides que nous connaissons vulgairement sous le nom à' Araignées vivent dans nos champs, dans nos bois, dans les vieux murs, les caves, les greniers, les appartements, etc. Ces flocons blancs qu’on voit voltiger dans la campagne à certains jours, et qui sont connus sous le nom vulgaire de fils de la Vierge., sont produits par diverses jeunes aranéïdes, et notamment par des épéïres et des thomises; ce sont les lycoses qui construisent ces fils qui se croisent en si grande abondance sur les sillons des terres labourées. C’est à l’aide de ces fils de soie que les espèces sédentaires toutes carnassières filent et tissent les toiles, qui sont autant de pièges où les insectes viennent s’embarrasser et se prendre. Qui n’a pas vu quelqu’une de ces aranéïdes, embusquée dans un coin de sa toile, ou cachée dans son voisinage, s’élancer tout à coup sur sa proie, ainsi empêtrée, la saisir, lui enfoncer son dard dans le corps et distiller son poison dans sa plaie ? C’est avec cette soie que les femelles construisent les coques destinées à la conservation de leurs œufs.

On a demandé pourquoi la soie des araignées ne pourrait pas être utilisée? Mais outre la difficulté de réunir un assez grand nombre d’araignées, difficulté des plus grandes, puisqu’on estime qu’il ne faudrait pas moins de 700 OOO de ces animaux pour produire une livre de soie, il y aurait encore l’impossibilité de les nourrir, puisque toutes ces espèces étant carnassières, il faudrait d’abord élever un grand nombre de mouches ou d’autres insectes pour leur usage. On a beaucoup parlé aussi des dangers de la piqûre des araignées : la vérité est que, dans nos pays, elle est tout à fait innocente; mais il faut dire que, dans les pays chauds, il y a des espèces très-venimeuses, et que, dans le midi de l’Europe et même de la France, quelques espèces ne sont pas tout à fait sans danger. Les principaux caractères de cette famille sont : palpes en forme de petits pieds, sans pinces; mandibules terminées par un crochet mobile très-pointu, ayant en dessous une petite fente pour la sortie du venin, renfermé dans une glande de l’article précédent ; toujours deux mâchoires ; thorax ayant une impression en forme de V ; abdomen mobile, ordinairement mou, muni de 4 à 6 mamelons charnus percés d’une grande quantité de petits trous pour le passage des fils soyeux : une ou deux paires de cavités pulmonaires, s’annonçant à l’extérieur par des taches jaunâtres ou blanchâtres. Au sortir des mamelons dont nous avons parlé, les fils de soie sont gluants, mais ils sèchent bien vite à l’air, et peuvent être employés aussitôt par l’animal.

D’après les travaux de M. Léon Dufour, Cuvier a divisé cette famille en deux grands genres ou sections, subdivisés en un grand nombre de sous-genres : dans le premier genre il range les aranéïdes qui ont deux paires de sacs pulmonaires, ce sont les Mygales j le second comprend celles qui n’en ont qu’une paire, ce sont les Araignées. — Consultez les ouvrages de Walkenaër.

ARAUCARIA (Botanique), de araucanos^ mot espagnol qui veut dire sec., brûlant. Une province d’Amérique porte ce nom, et les Chiliens ont appelé ainsi un arbre conifère qui y est très-répandu. — Genre de plantes de la famille des Conifères., de de Jussieu, et de la famille des Abiétinées., dans la classe des Conifères., de M. A. Brongniart. Il renferme des arbres souvent très-élevés. Leurs rameaux sont verticillés, leurs bourgeons nus et leurs

fleurs dioïques. Le feuillage de ces arbres est magnifique et justement apprécié pour l’ornement. L’.4. du Chili {A. imbricata^ Pav., A. Chilensis., Mirb.) s’élève souvent dans son pays natal à plus de 60 mètres. Ses branches sont verticillées, dressées, étalées; ses rameaux, opposés ou épars, sont garnis de feuilles ovales, luisantes et terminées par une pointe aiguë. VA. de Cunningham (A. Cunninghammi., Ait.), arbre de Moreton-Bey, i’.<4. élevé^ ' Pin de Vile de Norfolk {A. excelsa., R. Brown) et VA. de Cook (A. Cookii., R. Brown) rapporté de la Nouvelle-Calédonie en 1861 , sont de très-remarquables et de très-précieuses espèces. Le bois de ces arbres est en général de qualité supérieure. Leurs graines, assez volumineuses et préparées de différentes façons, servent d’aliments à de nombreux indigènes. G — s.

ARBALÉTRIER (Zoologie ). — Nom vulgaire qu’on ! donne dans le Midi au Martinet noir [Hirundo apus, , Lin.) (voyez ce mot).

^ ARBENNE (Zoologie). — Suivant Buffon, dans la partie de la Savoie qui avoisine le Valais, on donne ce nom , à la Perdrix blanche (Tetraolagopus, Lin.) (voyez Per- i DRIX BLANCHE, LAGOPÈDE). |

ARBORICULTURE. — Ce mot indique l’ensemble des ; opérations appliquées aux plantes ligneuses en vue , d’augmenter la quantité et la qualité des produits pour ! lesquels on les cultive. L’Arboriculture peut être divisée de la manière suivante : |

Arboriculture forestière, qui comprend la culture : 1

Des bois et forêts ; I

Des plantations de lignes ; |

Des haies vives ; f

Des oseraies. ;

Arboriculture d’ ornement ,cp\\ comprend la culture ; i Des parcs et jardins ; - |

Des plantations de lignes pour l’ornement •

Arboriculture économique, qui comprend la culture ; i De toutes les espèces ligneuses non comprises dans les | autres divisions, telles que les mûriers, le sumac, les i arbrisseaux à parfums, etc.

Arboriculture fruitière, qui comprend la culture ; (

Des vergers ; * i;

Des jardins fruitiers ;

Des vignobles. A. Du Br.

ARBORISATION (Minéralogie). — Dessins naturels i ordinairement noirs, représentant des parties de végétaux plus ou moins considérables, qu’on rencontre dans i< différentes pierres, surtout dans les agates ; ce sont les ij plus estimées. On en trouve aussi dans les schistes, i dans les ardoises ; il y en a de très-jolies dans la marne ' dure qui recouvre les bancs de pierre à plâtre de Mont- i] martre. Les arborisations sont formées par des infiltrations d’eau chargée de particules métalliques, qui pénètrent par des joints ou fissures de la pierre, de sorte i qu’on peut scier et polir la pierre sans les faire dispa- ; raître. Lorsqu’elles sont superficielles, on leur donne le nom de Dendrite.

ARBOUSIER (Botanique), Arbufus, Tourn., de ar, ; âpre, et boise, buisson en celtique; nom ainsi donné à ! cause de l’âpreté du fruit de ce genre. Arbutus est le même nom latinisé. — Genre de plantes de la famille j dos Éricacées, tribu des Arbuiées, de de Candolle, ou des Ericées, de M. A. Brongniart. Il comprend des ar- t brisseaux toujours verts, à feuilles alternes, coriaces, ■ persistantes, à fleurs disposées en panicules ou en grappes i terminales, garnies de bractées; ovaire placé sur un dis- I que plus ou moins épais ; fruit charnu globuleux. VA. commun {A. unedo. Lin., de unum-edo,]emtxnge un seul, parce que les fruits de cette espèce étant mauvais, on n’en peut manger qu’une petite quantité), arbre de 3 à ■

6 mètres, croissant dans l’Europe méridionale, donne en automne des grappes 'de fleurs blanches auxquelles succèdent au commencement de l’hiver des fruits rouges ressemblant à des fraises et possédant une saveur aigre- ; lette qui les fait rechercher des oiseaux. On l’a nommé aussi Fraisier en arbre, et on peut retirer de ses fruits ; du sucre et une boisson vineuse. Cette espèce, qui vient 4 de préférence dans un terrain humide, a plusieurs variétés cultivées comme plantes d’ornement et différant par la coloration de leurs fleurs. L’A. hybride {A. nndrach- ' noides, Link, A. hybrida, Ker.) est un petit arbre ori- I ginaire d’Orient, à fleurs blanches légèrement verdâtres ! et disposées en grappes paniculées. VA. r ai. nn d’ours,

A. Busserole {A. uva ursi. Lin.) fait aujourd’hui partie du genre Arctostaphylos, sous le nom de Arclost. uva ursi, Spreng. C’est un sous-arbrisseau à fleurs blanches.

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