ARB
qui croît dans les pays montueiix. On la trouve sur le mont Genis; ses fruits ont une agréable saveur. Une autre espèce, qu’on a encore réunie au môme, genre est VA. des Alpes [A. Âlpina, Lin., Arctost. Alpina, Spreng.), petit arbrisseau presque rampant, à fleurs blanches au sommet des rameaux, baies noirâtres et d’une saveur agréable. On le trouve dans les lieux humides des montagnes de la Suisse, en Sibérie, en Norwége ; les habitants en mangent les fruits. G — s.
ARBRE (Botanique), du celtique ar, article, 6or, arbre, d’où arbor en latin ; de ce môme mot bor nous avons fait le mot bois). — ^ On nomme ainsi tout végétal ligneux qui dépasse sensiblement la hauteur d’un homme. Pour les jardiniers, l’arbre ne commence qu’à 6 mètres; audessous de cette dimension, les végétaux ligneux sont des arbrisseaux et des arbustes. L’arbre se divise en branches à sa partie supérieure. Sa base, qui en est dépourvue, porte le nom de tronc. Il peut s’élever à une très-grande hauteur. Il n’est pas rare de rencontrer, dans les forôts de l’Amérique du Nord, des arbres atteignant 150 mètres. Gomme intermédiaires entre les arbres proprement dits et les arbrisseaux, on désigne souvent dans les descriptions sous le nom de arbusculœ ( petits arbres ) des arbres de petite dimension, tels que pommiers, certains pruniers, etc. Les rameaux ou branches des arbres se développent ordinairement à l’aisselle des feuilles ; ils sont dits alors rameaux axillaires. Quelquefois, leur position est un peu au-dessus des feuilles, en face ou à côté. Dans ces conditions les rameaux sont supra-axillaires ou extra-axillaires, hdk ramification de ces rameaux a lieu en général d’une manière analogue. Geux-ci divergent plus ou moins de la tige principale, ou bien ils sont dressés et donnent à l’arbre une forme pyramidale, comme dans le peuplier. Lorsque leur divergence a lieu d’une manière pour ainsi dire horizontale, les rameaux sont dits étalés.^ comme dans le cèdre du Liban. Dans certaines variétés de frêne et de gincko, les rameaux sont rebroussés et inclinés vers la terre. On dit alors quelquefois qu’ils sont pendants.^ mais on préfère réserver ce terme à des rameaux qui, naissant dressés, retombent vers la terre à partir d’un certain point de leur origine, subissant ainsi l’influence de leur poids et de leur grande flexibilité. Les rameaux du saule pleureur offrent cette disposition. Quant au frêne pleureur, il diffère en ce que ses rameaux sont, dès leur origine, dirigés vers la terre sans que le poids et la mollesse en soient cause, puisqu’ils sont doués d’une rigidité très-appréciable. Les rameaux, par leur ensemble, forment ce qu’on appelle la cime de l’arbre, laquelle offre des différences de forme suivant les espèces. La nature a affecté une organisation spéciale pour les arbres qui habitent les pays chauds et ceux qui doivent subir les variations atmosphériques des climats tempérés et résister quelquefois à des hivers très-rigoureux. Dans ces derniers, les bourgeons, composés, comme on sait, d’organes à leur premier développement et par conséquent très-délicats, sont garnis d’écailles résistantes, enduites d’une matière résineuse qui les garantit des atteintes de la gelée. Au contraire, dans lés arbres des pays chauds, les bourgeons sont dépourvus de ces parties préservatrices ; aussi ne peut-on parvenir à cultiver ces arbres dans nos climats qu’en leur donnant des soins tout particuliers et en les abritant pendant rinver. ^ En agriculture, on distingue les arbres en arbres de haute futaie, de haut vent, de demi-vent ou de demi-tige. Les premiers sont ceux qui, abandonnés à eux-mêmes dans^ les forôts, y atteignent quelquefois des dimensions considérables et parviennent à un grand âge ; tels sont les chênes, les hêtres, les châtaigniers, les pins, les sapins, etc., dans nos climats. Les autres expressions s’appliquent aux arbres fruitiers. Geux qu’on abandonne à leur nature dans nos jardins et auxquels on laisse la dimension que leur organisation leur fait acquérir sont les arbres de plein vent. On cultive d’habitude comme arbres de plein vent les pruniers, les pommiers, etc. Geux qu’on fait venir en espalier et dont on limite la hauteur à 2 mètres environ sont des arbres de demi-vènt ou de demi-tige; tels sont ordinairement les pêchers, les amandiers, les abricotiers, etc. Enfin, on distingue encore dans les jardins fruitiers les arbres nainSy qui sont ceux dont on a restreint la taille à une très-petite dimension, ainsi que leur nom l’indique. — Suivant no% besoins et la manière dont il faut les traiter, les arbres ont donné lieu à des études spéciales qui constituent pour la connaissance des forêts la science forestière,Voi. sylviculture, Varboriculliü‘€y qui s’applique plus généralement à l’art de tail-
ler et de cultiver les arbres fruitiers, enfin la pomologie qui comprend principalement l’étude des arbres fruitiers au point de vue des ressources qu’on en peut tirer. Quelques anciens auteurs, entre autres Aldrovande, ont nommé Dendrologie (du grec dendron, arbre, logos.^ discours) la science des arbres. G — s.
Arbre a l’ail. — Plusieurs végétaux du Pérou et du Brésil ont reçu ce nom à cause de l’odeur d’ail qu’exhalent certaines de leurs parties. Ils appartiennent aux genres CeruJuna, Ruiz et Pav., et Seguiera, Lin.
Arbre aux anémones. — Nom donné au Galycanthe de la Floride, à cause de ses belles fleurs qui rappellent jusqu’à un certain point les anémones (voyez Galycan-
ÏHE).
Arbre d’amour. — Voyez Arbre de Judée, Gainier.
Arbre d’argent. — Voyez Protée.
Arbre aveuglant, Agalloche. — Arbre des Indes orientales appartenant à la famille des Euphorbiacées . G’est VExcœcaria agallocha Linné. Son suc laiteux et âcre est très-irritant et détermine de graves maux d’yeux.
Arbre des banians ou banya.ns. — Voyez Banians.
Arbre a beurre. — Voyez Bassie.
Arbre a bourre. — G’est VArec chevelu.
Arbre du Brésil. — Voyez Gésalpinie.
Arbre du castor. — Nom que l’on donne dans l’Amérique septentrionale au Magnolier glauque {Magnolia glauca.^ Lin.).
Arbre a chandelles. — Voyez Muscadier {portesuif).
Arbre a chapelets. — Voyez Azédarach.
Arbre a cire. — Voyez Girier et Géroxyle.
Arbre de corail. — Voyez Erythrina coralloden-
DRON.
Arbre de Gythère. — Voyez Spondias.
Arbre du diaele, Sablier explosif, Pet du diable {Hura crépitons, hin.). — Espèce de la famille des Æwphorbiace’es. A la maturité, la déhiscence de ses coques est accompagnée d’une assez forte détonation.
Arbre de Dieu, Figuier religieux (Urostigma religiosum, Gaspar., Ficus religiosa, Lin.). — Voyez Fi-
Arbre d’encexs. — Voyez Balsamier.
Arbre de fer. — Voyez Sidérodendron, Sidéroxyle.
Arbre a fraises. — Voyez Arbousier commun.
Arbre a franges. — Voyez Ghionanthe.
Arbre a la gale. — Nom donné au Sumac vénéneux {Rhus toxicodendron), le suc des feuilles de cet arbre cause sur la peau des démangeaisons violentes.
Arbre de la glu. — Voyez Houx.
Arbre a la gomme. — Voyez Eucalypte , Métrosi-
DÉROS.
Arbre a grives. — On donne dans le Midi ce nom au Sorbier des oiseaux, parce que les grives surtout sont très-friandes de ses fruits.
Arbre de Judée. — Ge végétal croît non-seulement en Orient, mais aussi en Grèce, en Italie, en Espagne, etc.
— Espèce du genre Gainier (voyez ce mot).
Arbre a lait. — Voyez Arbre a la vache.
Arbre de Sainte-Lucie {Prunus Mahaleb). — Son nom vulgaire lui a été donné parce qu’à Sainte-Lucie, près de Gommercy, où il croît en abondance, on en faisait un assez grand commerce pour la fabrication des petits meubles (voyez Prunier, Cerisier).
Arbre de mat. Espèce de Panax de la Guyane.
Arbre a la main. — Nom vulgaire d’un arbre du Mexique appartenant à la famille des Sterculiacees. G’est le Cheirostemon à feuilles de platane {Cheirostemon platandides, Humb. et Bonpl.). Le nom générique vient du grec cheir, main , et stemon, étamine. Les 5 étamines de cette espèce sont groupées et simulent une main de singe.-
Arbre a la migraine. — Voyez Premne.
Arbre de mille ans. — Nom donné au Baobab, à cause de sa grande longévité (voyez ce mot).
Arbre de Moïse. — Nom vulgaire du Mespilus pyracantha. Buisson ardent (voyez ce mot).
Arbre de neige. — On donne souvent ce nom à des arbres différents, entre autres à la Viorne boule de neige et au Ghionanthe de Virginie.
Arbre a pain. — Voyez Artocarpe.
Arbre a papier. — Voyez Broussonetia.
Arbre a perruque. — C’est le Sumac fustet [Rhuscotinus. Lin.), à cause de ses panicules de fleurs dont le,s pédoncules s’allongent après la floraison et forment d^ panaches légers assez semblables à une chevelure mêlée (voyez Fustet).