‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 79 sur 385 · ARO · texte numérisé non relu

ARO

paille roulée en spirale autour de la tige de l’arbre(/î^. 211) J telles qu’ils n’aient à redouter aucun des accidents pré- Enfin, si les arbres sont plantés dans des circonstances | cédents, il faudra encore les empêcher, au moins pen-

F15. 210. — Armure au moyen de deux pieux.

Fi®-. 211. — Corde de paille pour préserver la ° tige du choc des instruments aratoires.

^ r^iCBAULT

Fig. 212. — Armure contre rébranlcment des jeunes arbres.

Fig. 213. — Arnica [arnica montana).

par le vent. On les soutiendra alors au moyen d’un tuteur placé obliquement, du côté opposé au vent dominant

{fig. 212). Si la surface plantée devait être parcourue par les moutons ou les chèvres, il serait utile d’envelopper la tige de branches d’épine A. Du Br.

ARNICA (Botanique) , Arnica,^ Lin. , qu’on dit être une altération du grec ptarmicos, qui fait éternuer. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées ; plantes herbacées, à feuilles entières, opposées, garnies de capitules assez grands de fleurs jaunes, radiées, niultiflores. VA. montana, Lin. {Doronicum arnica, Desf.), ou simplement arnica, plante connue vulgairement sous les noms de bétoine des montagnes, tabac des Vosges, doronic à feuilles de plantain, croît sur les montagnes élevées de l’Europe, et surtout dans les Alpes ; on la cultive aussi dans nos jardins, où on la multiplie par l’éclat des vieux pieds. L’arnica est très-employé en médecine, comme vulnéraire surtout;^! est considéré aussi comme diurétique, tonique, fébrifuge, anti-arthritique ; on emploie sa racine en décoction et ses fleurs en infusion. Les paysans des montagnes le connaissent très-bien et s’en servent en guise de tabac à fumer. Il est devenu d’un usage très-fréquent entre les mains des homœopathes, qui s’en servent à tout propos, principalement dans les maladies que les médecins allopathes traitent par les saignées : telles sont les pneumonies, le rhumatisme aigu, l’apoplexie, etc. Il a la tige d’un vert pâle, poilue au sommet, feuilles fermes, sessiles, pubescentes en dessus, fleurs du rayon pistillées, celles du disque, hermaphrodites, involucre campanulé, réceptacle velu, corolle à tube velu, akènes cylindriques amincis aux deux bouts, tous ou du moins ceux du disque couronnés par une aigrette de soies assez roides. F. — n.

AROIDÉES (Botanique). ~ Famille de plantes Monocotglédones, établie par de Jussieu et désignée depuis sous le nom ài'Aracées, Schott. Elles habitent principalement les régions situées entre les tropiques ; on en trouve peu d’espèces dans le Nord. Genres principaux : Gouet {Arum, Lin.), Arisarum, Tourn., Colocasia, Ray, Calladium. Vent., Richardia, Kunth, Calla, Lin., Acorus, Lin., etc. Les Aroïdées sont en général des plantes herbacées, à rhizome souvent tubéreux, charnu. Leurs feuilles, engainantes par le pétiole, présentent des nervures fortes et ramifiées de différentes manières. La hampe se termine par un spadice entouré d’une grande spathe ordinairement colorée. Elles ont des étamines à filets souvent très-courts ou nuis, anthères biJoculaires; stigmate sessile ; baie indéhiscente. M. Schott a donné

Page 1