‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 80 sur 385 · ARO · texte numérisé non relu

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sur cette famille un important travail dans lequel elle est divisée en neuf tribus qui ont été adoptées depuis par les botanistes. G — s.

AROMADENDRON ( Botanique ) , Aromadendrum , Blume, du grec arôma, arôme, et dendron^ arbre. L’écorce de ce végétal renferme un arôme très-agréable. — Genre de plantes de la famille des MagnoHacées, IrihM des Magnoliées. Il comprend de très-grands arbres à feuilles alternes entières, coriaces et portées sur des pétioles assez courts. Leurs stipules sont linéaires et caduques. Leurs fleurs terminales et solitaires sont grandes, blanchâtres et très-odorantes. L’espèce connue, A . élégant {A. elegans, Blume), est un bel arbre croissant dans les forêts de Java. On le nomme kelatrang et kilunglung dans cette île, où le 'bois très-solide et très- résistant de l’Aromadendron est employé dans la construction. On tire aussi un parti avantageux de l’amertume et de l’arome contenus dans son écorce dont les propriétés passent pour toniques et stomachiques. Les feuilles un peu amères et très-aromatiques entrent également dans la médecine javanaise. G — s.

AROMATE (Matière médicale), du gv&c arôma, ^ arôme, odeur. — On donne ce nom à des substances qui répandent des odeurs plus ou moins pénétrantes, plus ou moins suaves; ils sont' presque tous tirés du végétal, et

doivent leurs propriétés à des huiles essentielles et â des résines; ils sont employés soit comme médicaments, soit comme assaisonnements, soit comme parfums ou cosmétiques. Les pays chauds, et particulièrement l’Arabie, les fournissent en quantité ; ceux dont on se sert le plus souvent en médecine sont : l’aloès, les baumes, les térébenthines ; plusieurs sont en môme temps employés à d’autres usages signalés plus haut : ainsi la vanille, la cannelle, le poivre, la muscade, le piment, l’anis, le girofle, le gingembre, la cascarille, le benjoin, la myrrhe, la coriandre et une foule d’autres. Le musc, le castoréum, l’ambre gris, sont du petit nombre d’aromates qui appartiennent au règne animal. Les aromates agissent rapidement sur nos organes ; ils stimulent vivement l’estomac et tous les systèmes; ils sont toniques, excitants, antispasmodiques, cordiaux ; les habitants des pays chauds en font un usage fréquent, surtout pour donner du ton aux organes languissants par l’effet de la chaleur et de l’humidité (voyez Aromatiques (Plantes), CastonÉUM, Musc, SucciN.

AROMATIQUES (Plantes) (Matière médicale), du grec ord7?ia. odeur. — On appelle ainsi les plantes qui exhalent, un arôme plus ou moins agréable, plus ou moins piquant, par leur écorce, leurs feuilles, leurs racines, leurs fleurs, etc. Plusieurs ne deviennent odorantes qu’à la suite decertaines préparations : ainsi la racine de valériane fraîche est à peu près inodore ; elle devient aromatique par la dessiccation seule ; cette propriété tient à l’existence dans la plante ou au développement, par certaines circonstances particulières, d’une huile volatile, d’une résine, sécrétées par des glandes v^iculaires spéciales : la plupart de ces plantes sont employées en médecine, dans les arts, dans l’industrie ; soit qu’on ait recours à certaines parties de la plante ou aux produits qu’on en tire, tels que les huiles volatiles, les essences, les résines, etc. Certaines familles végétales sont presque exclusivement composées de plantes aromatiques, d’autres en renferment seulement quelques-unes; il en est dans lesquelles on n’en rencontre aucune. Au premier rang se présentent les iMbiées; on y trouve les menthes, les thyms, le basilic, les mélisses, les romarins, les lavandes, la marjolaine, le dictame, la sauge, la germandrée, etc. Viennent ensuite dans les Ombeliifères, Tache odorante, la coriandre, le fenouil, le carvi, le myrrhis odorant (cerfeuil musqué), Taneth, l’angélique, Tanis {anisum)^ les férulas dont une espèce produit Ta-s^a fœtida, une autre probablement la gomrne ammoniaque, etc., dans les Composées ou Synanihérées, les camomilles, la matricaire, les pyrèthres, Tarmoise, Taunée, l’absinthe, la tanaisie commune, etc. Dans les Légumineuses, le mélilot, le fénugrec, le psoralier, la glycine de Chine, la gesse odorante, Tagalloche (bois d’aloès), le courbaril qui produit la résine animé, le copayer, le caroubier, le myroxylum toluiferum, etc. Parmi les Burséracées , le balsamodendron knlaf^ d’où provient la myrrhe, le boswellia serrata, qui donne Voliban, le balsamodendron gileadense, d’où Ton tire le baume de la Mecque, Vicica icariba (Balsam. elemi), le bursera gummifera {résine chibou, etc.). Presque toutes les Hespéridées sont aromatiques ; ainsi le citronnier, Toranger, le cédratier, le bigaradier, etc. Dans les

Myrtacées, les myrtes, le mélaleuca cajeputi, le giroflier, les eucalyptes, le piment des Antilles, le goyavier, etc.

Dans les Laurinées, le laurus nobilis,\Q sassafras, le laurus cinnamomum (la cannelle), le laurus camphora (camphre), etc. Dans les Anacardiacées, le pistachier i lentisque qui produit le mastic, le pistachier térébinthe {térébenthine de Scio), les sumacs, etc. Dans les Orchidées, la vanille, Vangrœcum fragrans (thé de Bourbon), etc. Dans les Euphorbiacées,\e croton e/Mfena( cascarille), le croton balsamiferum (une espèce d’encens), le croton \

lacciferum (une espèce de laque), etc. Enfin on trouve i

encore le muscadier {Myristicées) ; le piment ou capsicum annuum {Solanées) ; Tanis étoilé {Magnol iacées) ; le gin- i gembre {Zingibéracées)\ le liquidambar {Balsamifluées)', les pins^ et sapins {Conifères) ; l’amande amère, le laurier-cerise {Rosacées)', le café {Rubiacées) ; le thé de Chine ( Ternstrœmiacées) ; les ananas {Broméliacées) ; le poivre, le bétel, le cubèbe {Pipéracées) ; la citronnelle, Tægiphile, le gattilier agnus-castus ( Verbénacées) ; les styrax, le benjoin {Styracées) ; les valérianes ( Valérianées) ; le safran, l’iris de Florence {Iridces] ; et une foule d’autres que nous ne pouvons nommer ici. F — n.

AROMATITE (Minéralogie'. — Pierre précieuse dont parle Pline, et qu’il disait venir de l’Arabie ou de TÉgypte; elle avait la couleur et l’odeur de la myrihe ; et il dit que les reines et les princesses en portent ordinairement. On ne sait pas aujourd’hui de quelle pierre Pline a voulu parler.

AROMIE (Zoologie), du grec arôma, parfum, à cause de Todeur de quelques espèces. — Genre de Coléoptères établi par M. Serville et Dejean ; il répond presque au genre Callichrome de Latreille. (

ARONDE (Zoologie), Avicula, Cuv,. Brug. — Genre î de Mollusques acéphales testacés, très-intéressant à cause | de la production des perles et qui correspond à celui \ ôôAvicule plus généralement adopté (voyez Avicule).

ARONDELLE, Aronde, Arondeau, Arondelet (Zoo- • logie'. — Noms donnés à Vhirondelle dans quelques pro- j vinces du Nord. ||

Arondelle (Pêche). — Espèce de ligne de pêche dont on se sert sur les bords de la mer. !

ARONIE (Botanique), Aronia, Vqv&ooïi. — Genre de | plantes de la famille des Pomacées, dans la classe des t Rosinées de M. Brongniart. Il est aujourd’hui presque totalement réparti dans le genre Poirier {Py rus). Les ar- bres ou arbrisseaux qu’il comprend donnent des fleurs f de couleur blanche disposées en cimes ou en corymbes.

Ils habitent particulièrement l’Amérique septentrionale.

Les espèces de ce genre sont cultivées pour l’ornement des bosquets. Leur bois a des qualités qui peuvent le faire i employer dans la menuiserie, lè A. rotundi folia de Per- • soon est Vamélanchier commun de la plupart des auteurs modernes.

ARPENT (Mesure ancienne). — Unité de surface au- ' trefois employée pour mesurer la superficie des terrains. i On la divisait en 100 perches; mais sa valeur variait d’une province à l’autre. Les trois principaux arpents étaient :

\d arpent d' ordonnance ou des eaux et forêts valant 100 perches de 22 pieds de côté, ce qui formait un carré > de 2'20 pieds de côté ;

V arpent commun valant 100 perches de 20 pieds de côté, ce qui formait un carré de 200 pieds de côté ;

h’ay^pent de Paris, plus petit, valant 100 perches de 1 8 pieds de côté.

Le tableau suivant donne en hectares la valeur de ces trois sortes d’arpents.

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