‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 82 sur 385 · ARU · texte numérisé non relu

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la manœuvre d’une pièce formèrent une escouade, et six escouades composèrent une compagnie commandée par un capitaine ayant quatre lieutenants sous ses ordres.

L’artillerie a été réorganisée en 1829. Pour donner une idée nette de son organisation actuelle, nous empruntons les lignes suivantes au Traité d' artillerie du général Piobert.

« Un nouveau matériel d’artillerie de siège, de campa- « gne, de montagne, de place et de côte, ayant remplacé « en France l’ancien système, on changea aussi en 1829 H l’organisation du corps et on l’établit sur de nouvelles « bases. Tous les hommes qui figuraient devant l’en- « nemi soit en servant, soit en conduisant une bouche à « feu, firent partie d’une classe de canonniers ; les uns et « les autres eurent le même rang et le môme droit à « l’avancernent. En temps de paix comme en temps de « guerre, tout le personnel affecté à l’exécution des bou- <( ches à feu et à la conduite des chevaux nécessaires « aux attelages, ne forma qu’un seul et même tout, dé- « signé sous le nom de batterie et commandé par un ca- « pitaine. Ces dispositions appliquées aux détachements « de troupes d’artillerie chargées du service des bouches « à feu sur le champ de bataille, firent composer ces « batteries de canonniers servants, de canonniers con- « docteurs, de chevaux de selle pour monter les sous- « officiers, brigadiers, etc., et de chevaux de trait pour « l’attelage des bouches à feu, des caissons et des voi- « tures qui les accompagnent.

« Des batteries à cheval, des batteries montées et des « batteries non montées destinées au service des parcs « et des places, mais pouvant au besoin remplacer les « autres, entrèrent dans la composition des régiments ; « ces régiments furent tous composés de la môme ma « nière et chacun put fournir le personnel des batteries « et de l’état-major d’artillerie nécessaire à une fraction « d’armée, sans qu’aucune partie du corps dût changer de «( chef, en entrant en campagne, la constitution du per- « sonnel et les rapports de service et de discipline res- «I tant les mômes.

« En 1833, toutes les batteries à pied furent montées ; « mais, depuis, on a rétabli les batteries non montées et « l’état actuel de l’artillerie comprend 224 batteries dont « 32 à cheval, 136 montées et 5G non montées. Elles « sont réparties en 14 régiments de 16 batteries chacun. 3< Les pontonniers forment actuellement un régiment de « 1 2 compagnies ; les compagnies d’ouvriers sont restées « séparées des autres troupes d’artillerie, et rien n’a été « changé dans leur organisation. Elles sont au nombre « de 12. Enfin il a été créé une compagnie d’armuriers.

« La portion du personnel destinée à conduire les at- « telages des parcs de campagne, des équipages de siège « et de ponts et de tous les transports d’approvisionne- « ments d’artillerie, a pris le nom de train des parcs et « est restée organisée en escadrons.

'« Cette organisation donne au personnel de l’artillerie « le caractère d’homogénéité et de spécialité que com- « portent ses moyens de guerre et son mode de combat- « Ire. Elle le constitue pour le temps de paix, d’une « manière analogue à ce qu’il doit être en temps de « guerre, et elle lui donne le degré de célérité qu’exigent « les perfectionnements du matériel. »

Disons en terminant, que depuis que ces lignes ont été écrites, de légères modifications ont encore été faites. En 185'», l’artillerie se composait de 17 régiments, 6 à pied (pontonniers compris), 7 montés, 4 à cheval, plus les deux régiments de la garde impériale. En 1 860, en diminuant le nombre des batteries de chaque régiment, on a, sans changer le nombre total des batteries, porté les régiments à 20, non compris la garde impériale. Quant train d’artillerie, supprimé en 1864, il a été rétabli en 1860. — Voyez le supplément ; voyez le Dictionnaire de biographie et d’kistoire^ et le Dictionnaire des lettres et arts^ de Dezobry et Bachelet. Ba.

ARTOCARPE (Botanique), Artocarpus^ Lin., du grec artos, pain, et karpos^ fruit : fruit-pain. — Genre de plantes, type de la famille des Artocarpées, tribu des Artocarpées vraies^ établie par M. Trécul dans son travail monographique sur cette famille. L’espèce la plus intéressante, V Arbre apain^ A. incisé de Jacquier {A. incisa^ Lin.) est un arbre d’environ 15 mètres, à

grandes feuilles trilobées ou pennatifides. Ses fruits, qui ne sont autre chose qu’une masse commune formée par une agglomération d’achaines plus ou moins nombreuses, succédant aux inflorescences femelles, atteignent jusqu’à 0*",30 de diamètre. Cet arbre se rencontre peu à l’état sauvage*, il est cultivé dans les Moluques et dans l’O-

céanie ; on l’a naturalisé aussi dans les zones intertropicales de l’Amérique. C’est un végétal, sinon le plus précieux, du moins un des plus importants pour les habitants des mers du Sud. On en tire une foule de produits utiles. Ses fleurs mâles donnent un bon amadou. Sa seconde écorce fournit des tissus durables ; son bois est employé dans la construction; ses feuilles servent à couvrir les

habitations; le suc laiteux épais qui en découle, donne une glu employée à différents usages. Enfin, son fruit bouilli ou grillé est un aliment nutritif et sain, à saveur rappelant la mie de pain frais mélangée avec des artichauts ou des topinambours. C’est la base de la nourriture d’un grand nombre de peuplades. VA. à feuilles entières (A. integrifolia^ Lin. ), vulgairement nommé Jack aux Antilles^ atteint aussi de fortes proportions ; il est très-répandu dans les îles de l’océan Pacifique et des Indes orientales. Ses fruits, souvent très-pesants, sont portés par de grosses branches ordinairement étalées à peu de distance de la terre. Leur pulpe est sucrée et se mange crue; mais on est obligé de la faire préalablement tremper dans l’eau pour lui faire perdre une certaine odeur fort désagréable. Les amandes sont bonnes grillées ou bouillies comme des châtaignes, et le suc laiteux épais qu’il fournit sert aux mômes usages que le précédent. Les habitants des îles de la mer du Sud nomment ce genre Rimu. Nous le désignons en français sous le nom de Jacquier, mot dérivé de Tsjacamaram en malabar. Les artocarpes sont des arbres laiteux des parties tropicales de l’Inde et de l’Océanie. Leurs fleurs sont monoïques, les mâles disposées en chatons, épais, cylindriques ; calice à 2, 3 ou 4 sépales ; une seule étamine centrale, saillante ; les femelles sont composées d’un calice tubuleux, entier (voyez ÜRTiciNÉEs). G — &

ARUM (Botanique). — Voyez Goüet.

ARUNDINE (Botanique), Arundina, Blâme, du latin arundo., roseau, parce que ces plantes ont par leur port quelque ressemblance avec les roseaux. — Genre de plantes de la famille des Orchidées. L’A. à feuilles de bambou (A. bambusifolia^ Lindl.) a les fleurs en grappe, purpurines et présentant un labelle rouge pourpre. Cette plante vient dans le Népal. L’A. serrée (A. densa, Lindl.) croît à Singapore. Ses fleurs en grappe raccourcie, serrée, sont d’un beau rose violacé avec le labelle bordé de rouge.

ARUNDINAGÉES (Botanique). — Tribu de plantes établie par Kunth dans la famille des Graminées. Le genre

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