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Arundi Roseau) lui a servi de t>pe. Elle a des fleurs couvertes plus ou moins de longs poils mous. Genres principaux : Cafamagrosiis^ Roseau^ Phragmite^ Gynerium ^ Ammophila.

ARUNDINAIRE (Botanique), Arundinaria, L. G. Richard, du latin arundo^ roseau. — Genre de plantes de la famille des Graminées^ tribu des Festucacées, soustribu des Bambusées. Grands végétaux arborescents des régions chaudes de l’Asie et de l’Amérique. On trouve cependant dans les parties méridionales des États-Unis, VA. à longues graines {A. rnacrosperma ^ Michx). ïl y croît dans les endroits humides, au bord des eaux, et atteint ainsi jusqu’à plus de 18 mètres de hauteur.

ARUNDO (Botanique), du celtique ani, eau, aquatique. Les plantes de ce genre croissent dans les lieux humides. — Nom botanique d’un genre de Graminées plus connu sous le nom de Roseau.

ARURA (aroura). — Mesure de superficie des Grecs (2ares,;n569176).

ARVICOLA (Zoologie). — Nom donné par Lacépède au campagnol (voyez ce mot).

aryténoïde (Anatomie), du grec anitaina, sorte de coupe, et eidos., apparence. — On donne ce nom à deux petits cartilages situés à la partie postérieure supérieure du larynx : ils ont la forme d’une pyramide, sont dirigés verticalement et déjetés un peu en arrière. Postérieurement ils présentent une face triangulaire concave remplie parle muscle aryténoïdien qui s’étend de l’un à l’autre; en avant, ils répondent à la corde vocale supérieure : leur base s’articule avec le cartilage cricoïdc, et se termine par deux apophyses dont l’antérieure donne insertion à la corde vocale inférieure : le sommet, mince et recourbé en arrière et en dedans, est surmonté de deux petits appendices cartilagineux déliés, que l’on a appelés tête du cartilage aryténoïde, tubercules de Santorini, cartilage corniculé.

Glandes aryténoïdes. Elles sont situées au-devant des cartilages du même nom, dans l’épaisseur d’un repli de la muqueuse, soudées en un seul corps glanduleux, disposées sur deux lignes réunies à angle droit sous la forme d’une L.

AS. — Les Romains désignaient par ce mot une unité quelconque ; les sous-multiples de l’as portaient des noms particuliers, quelle que fût la nature de l’unité : as — 12 onces, deunx= 1 1 , dextans= 10, dodrans = 9, bes ou des = 8 , septunx =7 , semis = G , quincunx = 5, triens = 4 , quadrans ou ternacius = 3, sextans = 2, sescunx = l uncia, once.

Les différentes espèces d’unités ou d’as étaient pour les longueurs le pied, pour les liquides l’amphore, pour les choses sèches le modius, pour les poids la livre, pour les monnaies l’assipondium. — On désignait plus spécialement sous le nom d’«s les unités de poids et de monnaie.

ASAGRÆA (Botanique). — Plante dédiée par M. Bindley au botaniste américain Asa Gray. — Genre de la famille des Mélanthacées , tribu des Vératrées. Caractères : fleurs polygames ; divisions du périanthe présentant à leur base une glande nectarifère; G étamines dépassant le périanthe; ovaire à 3 coques contenant chacune 4 à 6 ovules ; capsule munie de 3 pointes ; graines, 2 dans chaque loge et accompagnées d’une aile membraneuse. A.ofp.cinale{A.officinalis, Lindl. ; Veratrum officinale, Schlecht) est une plante du Mexique. Elle s’élève souvent à plus de 2 mètres. Ses fleurs, en grappe allongée, sont d’un blancjaunâtre. Cette espèce, confondue d’abord dans le genre Veratrum, s’en distingue par les segments excaves de son calice et par la forme de ses anthères (voyez Veratkum). C’est cette plante qui fournit le médicament extrêmement énergique connu sous le nom de ceVac////(? (voyez ce mot). G — s.

ASARET (Botanique), Tourn,, du grec asêros, rebuté, parce que les anciens ne faisaient point figurer cette plante dans leurs couronnes. — Genre de plantes de la famille des Aristolochiées. VA. d'Europe {A. Europœum. Lin.) est vulgairement appelé rondelle, oreille d'homme, de la forme de ses feuilles, ou cabaret, à cause des propriétés qu’on lui attribuait de faire rejeter le vin pris avec excès. C’est une petite plante herbacée, vivace, croissant dans les lieux humides et ombragés de l’Europe. On la rencontre aussi, mais rarement, aux environs de Paris. Ses fleurs sont solitaires, portées sur des pédoncules courts, et colorées d’un pourpre noirâtre. Sa racine répand une odeur fortement pénétrante et aromatique; la saveur en est âcre, amère et nauséeuse. Elle peut remplacer l’ipécacuanha comme émétique. Les feuilles possèdent aussi cette propriété, et de

plus elles sont très-purgatives. L’asaret d’Europe a longtemps passé pour être doué de précieuses vertus médicinales; mais aujourd’hui il n’est guère employé que comme sternutatoire. Il entre dans la composition de la poudre dite de Saint- Ange. On a retiré de l’asaret une couleur vert-pomme, qui, par ébullition prolongée.

Fig. 222. — Asaret d’Europe.

devient brun clair et se communique facilement aux étoffes de laine préparées avec le bismuth, à titre de mordant. VA. du Canada (A. canadense. Lin.) est une espèce plus grande, à grosses fleurs cotonneuses et fendues en 3 lobes. Caractères : calice campanulé à limbe trifide, 12 étamines, ovaire infère à G loges, style divisé en G branches, capsule coriace à 6 loges. (Græger, üe asaro Europœo. Gœttingæ, 1830.) G — s.

ASARINÉES (Botanique). — M. Brongniart nomme ainsi dans son tableau des classes du Règne végétcd la cinquante-septième classe ; ce sont des plantes à fleurs souvent diclines ; un calice à 3, 4 ou 5 sépales, corolle nulle. Les principales familles qui composent les Asarinées sont : les Cytinées et les Aristolochiées.

AS ARUM (Botanique). — Nom latin du genre Asaret (voyez ce mot).

ASBESTE (Minéralogie), en grec asbestos, inextinguible, nommé aussi Amiante (incorruptible). — C’est une des substances les plus curieuses que nous fournisse le règne minéral ; par son aspect, sa texture, sa flexibilité, elle a pu en imposer aux anciens au point de la comparer aux substances végétales, de telle sorte qu’ils ont pensé que l’asbeste était un véritable lin fossile, desséché par l’ardeur d’un soleil brûlant (Pline). Mais la vérité est que c’est une substance minérale qui se présente sous la forme de fibres quelquefois un peu roides, élastiques, le plus souvent déliées, flexibles comme de la soie ou du lin, dentelles rappellent la souplesse et le brillant; de couleur verte, grisâtre ou blanche. L’asbeste se fond assez facilement au chalumeau, lorsqu’on n’y expose qu’une petite quantité de ses filaments ; mais en masse il est très-difficile à fondre. Ces caractères suffisent pour le distinguer de toute autre matière minérale ; toutefois, par sa nature, ce n’est point une substance qu’on puisse classer d’une manière exacte dans le cadre minéralogique; et en effet la majeure partie des matières fibreuses qu’on désigne sous les noms (Vasbeste et à' amiante se rapportent aux substances magnésiennes; ainsi les Serpentines présentent souvent des fissures remplies de ces matières tantôt à fibres assez grossières, tantôt, au con-

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traire, à fibres fines et souples comme de la soie. Les Pyroxènes offrent aussi des passages à des matières fibreuses, souples et soyeuses ; mais ce sont surtout les Trémolites q\ii présentent fréquemment ces sortes de modifications .(voyez ces mots). Parmi les matières alumineuses, VÈpidote forme quelquefois une espèce d’Asbeste qu’on a aussi nommée amiantdide. D’après la nature singulière de cette substance, il n’est pas étonnant que les anciens aient cherché à l’utiliser : ainsi ils en ont fait des toiles pour brûler les morts, de sorte que les cendres des personnes qui leur étaient chères ne se mêlaient pas avec des corps étrangers ; ils en faisaient aussi des mèches incombustibles pour des lampes qui ne devaient pas s’éteindre, et des toiles à leur usage qu’on jetait au feu pour les nettoyer. De nos jours, cette substance ne servait guère qu’à faire du papier et des dentelles, lorsque dans ces derniers temps on a eu l’idée d’en faire des vêtements incombustibles pour le service des pompiers. Assez rare autrefois, l’asbeste est devenu très-commun de nos jours. Ainsi VA. flexible., en filaments longs, déliés, flexibles, à l’aspect soyeux et brillant, se trouve en Savoie, dans les montagnes de la Tarantaise; il nous en vient aussi du Brésil. C’est cette variété qu’on a surtout appelée Amiante. VA. entrelacé, cuir fossile, papier fossile, liège fossile, dont les fibres entrelacées rappellent ces diverses substances, se rencontre en Saxe, en Carinthie, en Suède, etc., et en France dans plusieurs parties du département du Gard. Dans les Pyrénées, surtout près de Baréges, on en trouve dans les fissures d’une roche micacée. La Corse donne aussi en très-grande abondance une variété inférieure de VA. flexible.

;ASCAGNE (Zoologie), Simia petaurista, Gm. — Espèce de singe du genre des Guenons ; il est brun olivâtre en dessus, gris en dessous ; visage bleu, nez blanc, touffe blanche devant chaque oreille, moustache noire.

ASCALABOTES (Zoologie), Ascalabotes, Cuv. — Grand genre de Reptiles soMriens, famille des Geckotiens , et plus connus sous le nom de Geckos.

ASGALAPHE (Zoologie), Ascalaphus, Fab. — Sousgenre àllnsectes névroptères, du genre Fourmilion (voyez ces mots) : antennes longues et terminées brusquement en bouton ; abdomen ovale oblong ; ailes proportionnellement plus larges et moins longues que celles des fourmilions. Ce sont de jolis insectes ayant assez Paspect des libellules ; le type du genre est VA. italiens, de l’Europe méridionale, et qu’on trouve même en France, aux environs de Fontainebleau.

ASCARIDES (Zoologie), Ascaris, Lin. — On donne ce nom à un genre de Vers intestinaux, dont une espèce, connue de tout le monde, a la plus grande ressemblance avec les vers de terre, c’est 1’^. lombrico'ide. Les ascarides ont le corps rond, aminci aux deux bouts ; la bouche garnie de trois papilles charnues, d’entre lesquelles saille de temps en temps un tube très-court. Ils constituent un genre très-nombreux en espèces. La plus connue est, comme nous venons de le dire, VA. lombrical, vulgairement Lombric des intestins {A. lombriedides. Lin.), qu’on trouve sans différence sensible dans l’homme, le cheval, l’âne, le zèbre, l’hémione, le bœuf, le cochon. On en a vu qui avaient jusqu’à 0“,40 de long. Sa couleur est blanchâtre ; il peut causer des maladies graves, surtout chez les enfants (voyez pour le traitement le mot Vermifuges). Une autre espèce très-commune aussi est VA. vermiculaire{A. vermicularis Oxyurus vermicularis, Bremser), connu généralement sous le nom 61 Oxyure vermiculaire : c’est un petit ver, il a le corps rond, plus gros au milieu qu’aux extrémités; le mâle est long de 0“,004 à 0“,0ü5, la femelle de 0"^*,007 à 0“,008. On le rencontre surtout chez les enfants, quelquefois chez les adultes à la marge de l’anus, où il cause des dé-

Fig. 223. — Ascaride maiigeaisons insupportables : il n’est lombncoide. pas toujours facile de s’en débarrasser;

, ,,, cependant on obtient de bons résultats

ne 1 huile de ricin comme purgatif, des lavements d’infusion d absinthe, de semen contra, desfrictions mercurielles. I

Le genre Ascaride appartient à l’ordre des Cavitaires, classe des Intestinaux, embranchement des Zoophytes {Règne animal de Cuvier). — Voyez Vers intestinaux.

ASCENDANT (Botanique), terme de botanique s’appliquant en général aux organes qui, étant horizontaux à leur base, se courbent pour devenir verticaux. — La tige est ascendante dans la véronique en épis, la circée des Alpes, le trèfle des prés, le thésium à feuilles de lin. La lèvre inférieure de la corolle bilabiée est ascendante lorsque, suivant d’abord la direction du tube, elle se relève vers son extrémité comme dans la stachyde annuelle, la bétoine officinale, la cataire à longues fleurs. Les pétales sont aussi dits ascendants lorsqu’ils se portent vers la partie supérieure de la fleur comme dans les espèces du genre Cléome. Les étamines sont également ascendantes dans un grand nombre de Labiées. La graine est ascendante quand le hile, de niveau avec le placenta ou à peu près, est situé un peu au-dessus du point le plus bas de la graine, dans la loge du péricarpe. Les graines du pommier, du néflier, etc., présentent cette direction dans le fruit.

Ascendant (Anatomie). — On désigne par cette épithète la direction plus ou moins verticale de bas en haut de quelque partie du corps; ainsi on appelle aorte ascendante le tronc supérieur de l’aorte; le côlon ascendant est la portion lombaire droite de cet intestin ; la veine cave ascendante est celle qui rapporte le sang des parties inférieures au cœur.

ASCENSION DROITE. — Angle que le plan horaire d’une étoile fait avec le plan horaire mené par l’équinoxe du printemps. L’ascension droite se compte de 0 à 360", d’occident en orient. On peut aussi l’exprimer en temps, de 0 à 24 heures, à raison de 15" par heure. On la mesure au moyen de la lunette méridienne et de l’horloge sidérale (voyez Coordonnées, Ciel, Instruments d’astronomie).

ASCIDIE (Zoologie), Ascidia, Lin., du grec askidion, petite outre. — Genre de Mollusques acépkales,ov6ve des Acéphales sans coquilles; première famille (celle dont les individus sont isolés). Ils ont le manteau^ et son enveloppe cartilagineuse, souvent très-épaisse, en forme de sacs fermés de toute part, excepté à deux orifices dont l’un sert de passage à l’eau, l’autre d’issue aux excréments ; les branchies forment un sac, au fond duquel est la bouche ; manteau fibreux et vasculaire. Ces animaux se fixent sur des rochers et ne se déplacent nullement. On les trouve en grand nombre dans toutes les mers : quelques espèces sont comestibles. Cuvier et Savigny les ont divisés en quatre sous-genres : les Cynthies, les Pliailusies, les Clavellines , les Bolténies, subdivisés en un grand nombre d’espèces.

ASCIDIÉES (Botanique), du grec askidion, petite outre. •— Terme de botanique créé par de Mirbel pour qualifier les feuilles terminées par un appendice creux, dilaté en vase et surmonté d’un opercule mobile, comme dans les Népenthes.

ASCIDIENS (Zoologie). — Dans la classification de Lamarck, ce mot désigne le deuxième ordre de sa classe des Tuniciers ; dans celle du Règne animal de Cuvier, les Ascidiens forment le genre Ascidie (voyez ce mot).

ASCIES (Zoologie), Ascia, Meig., du gvoc askion, petite outre. — Genre ôè Insectes diptères athéncères, tribu des Syrphides. Ils ont l’abdomen rétréci à sa base et en forme de massue ; la palette des antennes est courte ou médiocrement allongée, soit presque orbiculaire, soit presque ovoïde. L’espèce la plus commune est VA. podagrica qu’on trouve partout; c’est le Syrphus podagricus de Panzer.

ASCITE (Médecine), du gvQC, askos, outre. — On appelle ascite ou hydropisie du bas-ventre, un amas de sérosité dans la cavité du péritoine (voyez ce mot). Cette maladie reconnaît les mêmes causes et présente les mêmes symptômes généraux que les autres hydropisies (voyez ce mot). Le signe caractéristique de l’ascite consiste dans le développement du bas-ventre, égal et régulier quand le malade est debout ou couché sur le dos, et dans la fluctuation qu’on imprime au liquide, lorsqu’en frappant un petit coup sec sur un des points de l’abdomen, la main appliquée à plat sur un point éloigné perçoit la sensation du flot d’un liquide. Le traitement est le même que dans les autres hydropisies : lorsque, malgré ce traitement, le liquide continue à s’accumuler, les pieds, les jambes, les cuisses deviennent gonflés , œdémateux , le volume du ventre prend des dimensions telles qu’il faut donner issue au liquide; on a recours alors à lo. ponction ou paracentèse (voyez ce dernier mot).

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ASCLÉPIADÉES (Botanique). — Famille de plantes Gamopétales, rangée par M. Brongniart dans sa classe des Asclépiad tuées entre les Apocynées et les Gentianées. Ce sont des herbes laiteuses ou des sous-arbrisseaux quelquefois grimpants, rarement des arbres; feuilles simples et entières; calice quinquépartite; corolle hypogyne régulière ; 5 étamines; 2 ovaires; 2 follicules dont un avorte quelquefois ; graines ordinairement couronnées par une aigrette soyeuse. Cette famille assez nombreuse est divisée en tribus et sous-tribus. Les Asclépiadées habitent particulièrement les régions intertropicales. La plus grande partie paraît être répandue en Afrique, surtout au cap de Bonne-Espérance. Ces plantes ont souvent des racines âcres, stimulantes, quelquefois émétiques et sudorifiques et les écorces fréquemment purgatives.

Genres principaux : Dompte-venin [Vincetoxicum, Mœnch.); Oxystelma, R. Br., qui donne la Scammonée de Smyrne; Cynanchum, Lin. ; Ascl épias , Lin., type de la famille; Hoya, R. Br. ; Stapelia, Lin., qui donne des fleurs appelées vulgairement Fleurs de crapaud. (Sonnini. Traité des Asclépiadées. Paris, 1810.)

Robert Brown a fait connaître le mode de fécondation de ces plantes. ( Transactmis of the Linnean Society, 1833, et Prndr. fl. Nov. Holl. 408—1810. G — s.

ASCLÉPIAS (nom grec d’Esculape, dieu de la médecine), Asclepias, Lin. — Genre de plantes type de la famille des Asclépiadées , tribu des Asclépiadées vraies, voisin des Apocynées. Les Asclépias sont des herbes vivaces à fleurs disposées en ombelles interpétiolaires. Calice profondément quinquépartite ; corolle à 5 divisions et à préfloraison valvaire ; les fruits sont des follicules parcheminés, lisses ou hérissés d’épines molles, inégales et renfermant des graines à aigrette. VA. de Syrie ou A. à ouate. Plante ou Apocyn à ouate. Coton sauvage. Plante à soie {A. Syriaca, Lin.), qui s’élève à 1 ou 2 mètres. Il donne en juillet et août des fleurs pourprées disposées en ombelles multiflores. Aujourd’hui, pour ainsi dire naturalisée en France, cette espèce contient dans ses tiges une assez bonne matière textile. On a cherché, à des époques où le coton était rare, à le remplacer par les aigrettes longues, blanches et soyeuses de l’Asclépias de Syrie ; mais on n’est pas parvenu à des résultats satisfaisants. Cette matière est peu résistante et on n’a guère pu l’employer que pour rembourrer les coussins et les canapés. La médecine a fait usage aussi pendant un certain temps du suc laiteux âcre et caustique que contiennent ses tiges, et ses graines ont servi de purgatif. VA. tuhéreux {A. tuberosa , Lin. ) se cultive dans les jardins pour la beauté de ses fleurs d’un jaune orange et disposées en ombelles unilatérales; il est originaire de l’Amérique septentrionale et s’est très-bien naturalisé chez nous. VA. de Curaçao {A. currassa-vica. Lin.) a des fleurs écarlates. Ses racines sont émétiques et employées pour cet usage par les nègres. Elles portent dans le commerce le nom de faux ipécacuanha des Antilles. G — s.

ASCOM YS (Zoologie), du grec askos, sac, et mus, rat, rat à sac. — Voyez Géomys.

ASCOPHORE (Botanique), Ascophora, Tode, genre de Champignons microscopiques, voisin des Moisissures dans la tribu des Hypomycètes. — V.i. mucedo forme, sur les matières animales et végétales, sur la vieille colle, dans le pain , de petits groupes dont les individus sont distincts.

ASELLE (Zoologie), Asellus. Geof. — Ce nom a été donné par Geoffroy à un petit Crustacé d’eau douce, qui est devenu le type d’un sous-genre de la section des Asellotes {Asellota, Latr ), du grand genre Cloporte, ordre des Isopodes Ces Crustacés, indépendamment des caractères des Asellotes (voyez ce mot), sont remarquables par deux stylets bifides à l’extrémité postérieure du corps, les yeux écartés, les crochets du bout des pieds entiers. La seule espèce connue, VA. d’eau douce, de Geoff. [Squille aselle, Dcg. ; Idotea aquatica, Fab.), se trouve ft’équemment dans les mares des environs de Paris ; elle est longue de 0“,012 à 0”’,0I6, brune, tachetée de gris et de jaunâtre en dessus, cendrée en dessous. Elle marche lentement, à moins qu’elle ne soit effrayée; au printemps, elle sort de la vase où elle a passé l’hiver.

ASELLIDES (Zoologie). — Leach avait établi sous ce nom un groupe de Crustacés isopodes, dans lequel se trouvait compris le genre Aselle; il correspondait, à peu de chose près, à la section des Asellotes (voyez Aselle, Asellote).

ASELLOTES (Zoologie) , Asellota , Latr. — C’est la cinquième section du grand genre Cloporte, des Crustacés isopodes; caractérisée par quatre antennes très appa-

rentes, sétacées, terminées par une tige à plusieurs articles, deux mandibules, quatre mâchoires, queue d’un seul segment, avec deux appendices au bout. Cette section comprend les sous-genres Aselle [Asellus, Geof.), Omseode (Oniscoda, Latr.), Jœra [Jœra, Leach). i

ASIDE (Zoologie), Asida, Latr. — Sous-genre d’insectes coléoptères hétéromères, grand genre Blaps : corps i ovale, peu allongé, étuis soudés; corselet transversal, ! presque carré, avec les bords latéraux arqués. Ces in- . (

sectes se trouvent dans les lieux sablonneux ; la seule 1 espèce des environs de Paris est VA. grise [A. grisea), longue de 0™, 012, noire, mais paraissant d’un gris terreux.’ '

ASILE (Zoologie), Asilus, Lin. Nom d’une mouche piquante, cité par Virgile. — Grand genre de l’ordre des Diptères, de la famille des Tanystomes. Caractérisé par une trompe saillante, dirigée en avant, la gaînedu suçoir presque cornée ; palpes petits; ils volent en bourdonnant, sont carnassiers, très-voraces, et saisissent des mouches, i des tipules, des coléoptères, etc., pour les sucer. Leurs larves vivent dans la terre. Suivant la méthode du Règne animal, on les divise en deux sections, les Asiliques [Asilici, Latr.) et les Hybotinis, Latr.

Asile proprement dit. — L’un des sous-genres de la section des Asiliques (voyez ce mot), distingué des autres par : antennes de la longueur de la tête, dont le premier article est plus long que le second ; le dernier, pointu au bout, terminé par un stylet très-distinct en forme de soie; l’abdomen en cône allongé, très-pointu dans les femelles. La larve de ces insectes vit dans la terre et s’y transforme en nymphe. On trouve dans toute l’Europe, ; vers la fin de l’été et dans les lieux sablonneux, VA. frelon [A. crabroniformis. Lin.), long de 0“,025, d’un jaune d’ocre, les trois premiers anneaux de l’abdomen d’un noir velouté, les ailes roussâtres; VA. cendré {A. forcipatus. Lin.), long de 0“,01 5, gris cendré, balancier jaune, ; ailes obscures : il est très-commun dans les jardins et dans les bois en automne. )

ASILIQUES (Zoologie), Asilici, Latr. — Première secti on du grand genre Asile, de l’ordre des Insectes d iptères. !

Us ont la tète transverse, les yeux latéraux et écartés entre eux, trompe aussi longue au moins que la tète. Epistome (partie située au-dessus de la bouche) toujours barbu. Ces insectes se trouvent dans les champs, les jar- ^ dins, les prés, vers la fin de l’été; ils volent avec rapidité, surtout pendant les chaleurs, et font entendre un i bourdonnement assez fort ; tous sont carnassiers. Les i principaux sous-genres de cette section sont ^ les La- ^ phries, les Dasypogons, les Dioctries, les Asiles propre- j ment dits, les Gonypes. i

ASIMINIER (Botanique), Asimina, Adans. Nom ca- i nadien, synonyme Orchidocarpum, Mich. — Genre de | plantes de la famille des Anonacées, dont les fruits bacci- ^ formes sessiles renferment plusieurs graines unisériées. Ils j sont fondants et mangeables, quoiqu’un peu fades : Des- i vaux leur a donné le nom d’asimines. Les espèces de ce i genre appartiennent en général à la Géorgie améric. et -, à la Floride. VA. à grandes fteurs[A. grandi ftora , Don.) présente des rameaux garnis de poils roux en dessous. Ces s arbrisseaux ont ordinairement des fleurs d’un pourpre î très-brun. Quelques espèces sont cultivées comme plantes ; d’ornement.

ASIPHONOBRANCHES (Zoologie), du grec asiphôn, i sans siphon, et branchia, branchie. — Ordre de Mo! lus- : ques gastéropodes, établi par de Blainville, et qui est caractérisé par l’absence d’échancrure et de canal pour j un siphon du manteau, l’animal n’en ayant pas ; ils correspondent à la famille des Trochoïdes et à une partie de t celle des Capuloïdes du Règne animal de Cuvier. Les ■. Asiphonobranches forment le deuxième ordre de la sousclasse des Parat éphalophores dioïques de de Blainville, qui représentent les Pectinibranches de Cuvier.

ASLA. — Mesure de superficie des Juifs, équivalant

ASPALAX (Zoologie). — Voyez Rat-t.\üpe. Lemming.

ASPARAGÉES (Botanique). — Tribu de la familie des Liliacées , dans le sous-ordre des Asphodélées, d’après Endiicher. Elle comprend des herbes vivaces, des ai bris- seaux et des arbres â racine tubéreuse ou fibreuse, à feuilles alternes, opposées ou verticillées, et remplacées quelquefois par des écailles. Le calice, souvent coloré, pétaloïde,està G ou 8 divisions plus ou moins profondes ; | étamines en nombre égal à ces divisions et insérées à leur base; l’ovaire libre à 3 loges, plus rarement une seule; style simple; stigmate trilobé. Le fruit est une baie glo- , bilieuse ou une capsule à 3 loges. Cette tribu plantes est répartie sur un grand nombre de points du globe.

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Genres principaux : Dragonnier Vandelli), qui

donne le sang-dragon et qui renferme des arbres pouvant rivaliser avec le plus gros du règne végétal; Asperge {Asparagus^ Lin.), type de la tribu; Convallaria, Desf., dont le muguet fait partie ; le Fragon épineux ou petit Houx [Ruscus, Tourn.); Smilax , Tourn., qui fournit la salsepareille, etc., etc. G — s.

ASPARAGINE (Chimie), G^H^AzO'^. — Substance neutre qui se trouve toute formée dans les jeunes pousses d’asperges, dans la grande consoude, etc. Elle se montre sous la forme de cristaux prismatiques, incolores et transparents ; elle est soluble dans l’eau chaude , insoluble dans l’éther et l’alcool anhydre. Par sa constitution, on peut la considérer comme Vamide de l’acide maligne G8H'‘0®,2H0, qui est bibasique. En effet

C8IP08,2(AzH3,H0) — 4HO = 2(C4H4Az03)

Bimalate d’ammoniaque.

Asparagine ou malamide.

On obtient facilement l’asparagine en concentrant, après l’avoir décoloré, le jus que fournissent par la pression les pousses d’asperges. La liqueur abandonnée à ellemême laisse déposer des cristaux d’asparagine.

ASPARAGINÉES (Botanique). — Famille de plantes Monocoiylédones établie par de Jussieu. Aujourd’hui on en fait une tribu des Liliacées^ sous le nom à! Asparagées (voyez ce mot).

ASPARTIQUE (Acide), C8H^Az0^2H0. — Produit par l’action des alcalis sur l’asparagine. On peut le considéler comme une amide acide dérivant du bimalate d’ammoniaque par la perte de 2 équivalents d’eau.

C8H408,(AzH3,H0),H0 — 2HO = C8H3Az06,2H0

Bimalate d’ammoniaque.

Acide

aspartique.

ASPERGE (Botanique, Horticulture), Lin.,

du grec asparagos, asperge. — Genre de la tribu des Asparagées^ famille des Liliacécs ; c’est une de nos meilleures plantes potagères, dont la culture se fait en grand dans presque toute la France; l’espèce type, A. officinale (A. officincdis^AAn.)^ l’asperge, en un mot, dont les jeunes pousses ou tarions sont si connus, offre deux variétés principales, la verte ou commune^ et la grosse violette ou asperge de Hollande, à bourgeon violet ou rougeâtre : c’est la plus estimée et on y reconnaît des sous-variétés qui ne sont sans doute que des différences de terrain ; ainsi on connaît VA. de Vendôme, VA. d’Ulm, VA. de Pologne, l’A. de Besançon, etc. L’asperge craint l’eau stagnante à sa racine; aussi les terres légères, sablonneuses, perméables, lui conviennent, et cependant elle demande beaucoup de nourriture et d’engrais ; c’est ce qui fait que, dans les terrains humides, il faut faire des fosses profondes pour assainir le sol, et les remplir

avec des terres tourbeuses, des gazons consommés, des curages de fossés, etc. L’asperge se multiplie par graines qu’on sème quelquefois en place, plus souvent en pépinières, afin de mieux former les planches en repiquant les griffes toutes venues; du reste, les plants se fontou à plat, c’est-à-dire dans un terrain fortement fumé, labouré à fond et disposé en planche, ou en ados, c’est-à-dire dans des fosses dont on a retiré la terre qu’on dépose en butte sur les bords : au bout d’un an, et môme mieux au bout de deux ans de semis, on établit son plant, et à la troisième année on peut couper quelquesunes des plus belles pousses ; mais il vaut mieux attendre encore une année. Un beau plant d’asperges bien cultivées, et cela demande beaucoup de soins, peut durer vingt à vingtcinq ans, mais après dix ou douze ans il commence à diminuer de produits. L’asperge est un aliment sain et de bonne nature, mais son usage communique aux urines une odeur forte et désagréable. Cette plante a été et est

Fi". 52V. — Asperge officinale. Souche (Irès-rediiite) et turiou.

encore tous les jours employée en médecine; quelques praticiens lui reconnaissent des propriétés sédatives de l’action du cœur, et en cela ses effets se rapprocheraient de ceux de la digitale ; aussi l’a-t-on fréquemment recommandée dans les affections de cet organe (le sirop de pointes d’asperges); sa racine a été aussi vantée comme un puissant diurétique; mais toutes ces propriétés n’ont pas toujours été confirmées par la pratique et l’observation exacte des faits.

Cette plante est caractérisée par une souche horizontale, à fibres épaisses, donnant tous les ans des pousses blanches terminées par un bourgeon verdâtre, rougeâtre, violet, et comestible : si on ne le coupe pas, il produit une tige rameuse, à feuilles minces, lisses, des fleurs jaunâtres; calice à 0 sépales, 6 étamines; ovaire à 4 loges, style simple; baies d’un beau rouge contenant 3, v, ou même 1 graine presque sphérique.

ASPÉRIFOLIÉES (Botanique), du latin rude,

folium, feuille. — Vingt-deuxième classe de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes ,éVd\À\Q, par M. A. Brongniart dans sa classification. Elles ont les feuilles alternes ; corolle à préfloraison imbriquée ; étamines en nombre égal aux divisions de la corolle et alternant avec elles. Pistil à 2 carpelles. Fruit : 4 akènes, drupes à 4 nucules ou capsules. Graines à périsperme nul, ou plus ou moins épais. Embryon droit. Cette classe comprend les familles des Cordiacées , Borraginées, Hydrophyllées et Hydroléacées. Quelques auteurs ont appliqué le nom éVaspérifoliées à la famille des Borraginées. Lehmann, dans sa Monogi'aphie, a désigné ainsi ces plantes [Plantœ e familia Asperifoliarum. Hamburgi, 1821). (Schrader, De Asperifoliis Linnæi. Gœttingæ, 1820.)

ASPÉRULE (Botanique), Asperula, Lin., du latin asper, âpre, parce que les feuilles de quelques espèces sont rudes. — Genre de plantes de la famille des Rubiacées,

type de la tribu des Aspérulées, selon M. Brongnîart. L’A. des champs (A. arvensis,^^^.) est une jolie petite plante indigène, à fleurs variant du bleu au lilas, dont

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la racine donne une couleur qui avait passé pour succé- 1 danée de la garance ; mais elle est loin de valoir celle-ci. I U A, herbe à iesquinaneie {A. cynanchica^ Lin.) est aussi indigène et a passé longtemps, ainsi que son nom l’indique, pour posséder d’importantes propriétés médicinales. Aujourd’hui sa racine est seule employée pour teindre la laine en rouge, dans quelques pays du Nord. L’A. odorante (A. odorata^ Lin.), petit muguet, muguet des bois, reine des bois, croît dans nos environs. Ses fleurs, campanulées et blanches, répandent une odeur suave qui la lait cultiver pour l’ornement. Cette espèce, autrefois préconisée en médecine, n’est plus guère employée. On ' la retrouve seulement dans la composition des vulnéraires suisses. Prise en infusion théiforme , elle est tonique et stimule avantageusement l’appareil digestif. On raconte que Stanislas, roi de Pologne, faisait tous les matins usage de cette boisson. Les caractères du genre sont ; calice à 4 dents ; corolle en entonnoir ou campanulée, à tube plus ou moins allongé; 4 étamines ; fruit sec non couronné par les dents du calice. G — s.

ASPHALTE, Bitume asphalte. Bitume solide (Minéralogie'). — C’est une des quatre variétés établies par Brongniart dans l’espèce minéralogique connue sous le nom de Bitume; ces quatre variétés sont : le Bitume naphte, le Bitume pétrole^ le Bitume malthe, le Bitume asphalte; il en sera traité au mot Bitume.

ASPHODÈLE (Botanique), Asphodelus^ Lin. {asphodelos des Grecs). — Genre de plantes de la famille des Litiacées, tribu des Aldinées (Brongniart), ou type du sousordre des Asphodélées (Endliclier). L’asphodèle était en faveur chez les anciens; ils la semaient autour des tombeaux. Lucien dit que les mânes, après avoir traversé le Styx , descendent dans une longue plaine remplie d’asphodèles. Homère dit qu’Ulysse vit aux enfers une grande prairie toute semée d’asphodèles. Ce genre comprend des plantes vivaces, à racines fasciculées; les fleurs disposées en grappe ; G étamines insérées sur la base du périanthe ; ovaire sessile presque globuleux, à 3 loges biovulées. Capsule à 3 loges contenant ordinairement

2 graines. L’A. rameuse ou bâton royal (A. ramosus^

Lin.) peut s’élever jusqu’à 1“,60. Elle croît abondamment dans toute l’Europe méditerranéenne, le nord de l'Afrique et les Canaries. Cette espèce est aujourd’hui l’objet d’une industrie très-importante, principalement en Algérie. Ses tubercules fournissent de l’alcool très-pur, et avec leur résidu, les tiges et les feuilles, on fait du carton et du papier. M. Dumas s’exprime ainsi sur les qualités de l’alcool de l’asphodèle. « Il est limpide et incolore ; son odeur franche est celle de l’alcool même ; mélangé avec deux fois son volume d’eau, il donne un liquide dont l’odeur offre quelque analogie avec celle que l’alcool de vin donne en pareille circonstance. Il ne contient ni acide, ni sel, ni matière huileuse ; il brûle sans résidu et sa flamme est parfaitement identique à celle de l’alcool pur. En résumé, l’alcool d’asphodèle est d’une qualité très-marchande, d’un titre élevé et d’une pureté qui ne laisse rien à désirer. » Un hectare, moyennement garni d’asphodèles, peut donner de 26 à 30 OOO kilogrammes de tubercules représentant 20 à 25 hectolitres d’alcool. L’/l. Jeanne, verge de Jacob, bâton de Jacob, C|ue Beichenbach a classée dans son genre Asphodéline , est une plante dont la tige, de 1 mètre de haut, est garnie de petites feuilles triangulaires disposées en spirale, et terminées pendant l’été par un bel épi de fleurs d’un beau jaune. Elle est du midi de la France. G — s.

ASPHODÉLÉES (Botanique). — Premier sous-ordre de la famille des Ldiacées, d’après l’arrangement d’Endliclier. Ses caractères sont : périanthe tubuleux ou partagé en 6 segments, régulier ; G étamines hypogynes ou périgynes par l’effet de leur insertion sur le périanthe; ovaire à

3 loges contenant en général chacune de nombreux ovules. Fruit capsulaire ou en baie, renfermant des graines globuleuses ou anguleuses, couvertes d’un tégument crustacé noir. Herbes à bulbes, à tubercules ou à racine fibi'euse fasciculée. Ce sous-ordre se subdivise eu deux tribus : les Asparngees et les flyacinthées.

ASPHYXIE (Médecine), du grec sphuxis, pouls, et a privatif, privation du pouls. — État de mort apparente provenant de la suspension de la fonction respiratoire, amenant successivement celle de toutes les autres, et enfin la mort réelle. Les différentes causes qui peuvent la produire ont fait distinguer l’asphyxie en : A. par submersion, A. par strangulation, ou suspension, ou suffocation, A. par gaz non respirables, mais non délétères (azote, hydrogène, protoxyde d’azote, air non renouvelé, etc.), A. par gaz délétères (le plomb des fosses d’ai-

I sauces) (voyez Plomb), la vapeur du charbon, les gaz pro •

I venant des cuves de raisin, ceux des marais, des mines de charbon ; A. par la foudre, le froid; enfin A. des nouveau-nés. L’asphyxie provient de ce que le sang veineux n’a pas été changé en sang artériel, par son contact avec un air de bonne nature dans l’acte de la respiration. Dans i le traitement, il faut donc d’abord éloigner toutes les causes qui ont pu amener cet état. Ainsi dans TA. par submersion, on couchera le malade sur le côté, la bou- ' che libre ; on tâchera qu’il rende l’eau qui pourrait ob- I struer les bronches, mais sans lui mettre la tête en bas, i comme le font imprudemment quelques personnes; on pressera légèrement et alternativement la poitrine et le bas- ventre dans le sens des mouvements respiratoires; le corps sera essuyé av-ec soin, enveloppé de couvertures’ la tête couverte d’un bonnet ; on reviendra de temps en temps à la pression de la poitrine; si les mâchoires sont serrées, on les écartera et on les maintiendra dans cet état avec un bouchon de liège; on réchauffera le noyé par tous les moyens possibles, sachets de sable, bassi- ; noire, etc. On fera des frictions avec de la laine chaude ! sur les bras, les cuisses, le long de l’épine, sur la région du cœur ; on brossera fortement, et à plusieurs reprises, la plante des pieds et la paume des mains. Si le noyé donne quelques signes de vie, on continuera tous ces moyens ; si au bout d’une demi-heure on n’obtient rien, on aurait recours aux insufflations de fumée de tabac dans le rectum ; on pourrait les faire au moyen de deux pipes abouchées, l’une chargée de tabac et allumée,. un . des tuyaux placé dans le rectum et l’autre dans la bouche de la personne qui insufflerait : on les ferait du reste avec précaution. Toutes ces opérations seront répétées avec discernement jusqu’à ce que le malade ait respiré, i ou jusqu’à ce qu’on ait perdu tout espoir. On en a vu re- : venir après six heures de tentatives (voyez Noyé). Les ] autres asphyxies ne demandent que quelques modifications tenant à la nature de la cause ; ainsi dans celle par les gaz délétères, outre les moyens indiqués plus haut et applicables à la circonstance, le malade sera porté au | grand air; si c’est par le gaz des fosses d'aisances, il sera ! arrosé d’eau chlorurée ; si c’est par un autre gaz, d’eau | froide. Aussitôt qu’il pourra avaler, on lui fera boire de | l’eau vinaigrée, etc. L’A. par la foudre réclame à peu j près le môme traitement, aussi bien que celle par strangulation, suffocation. Par le froid, ce sera l’emploi ju- ; dicieux d’une température graduellement de plus en plus ( chaude, etc. Dans tous les cas, lorsque le malade aura f donné des signes de vie bien évidents, si des accidents de i pléthore locale surviennent, on pourra les combattre par l les sinapismes, la saignée, les sangsues, etc. Dans l’A. j| des nouveau-nés, qui se distingue de l’apoplexie en ce | que, dans le premier cas, l’enfant est pâle, flasque, on , doit le ranimer par des frictions, des pressions légères sur ’ la poitrine, etc., et ne pas se hâter de couper le cordon ■ avant qu’il ait donné signe de vie. M. le préfet de police î a fait publier et afficher, à la date du 17 juillet 185(»,une ordonnance, suivie d’une longue instruction du conseil de i salubrité, sur les secours à donner aux asphyxiés et aux noyés. Il est bien à regretter que cette instruction, ainsi a que toutes celles du môme genre, ne reçoivent pas une publi- s cité encore plus grande et qu’elles ne soient pas affichées i dans Paris le plus souvent possible. — Guerard, Observa- ■ tions sur les secours à donner aux noyés et aux asphyxiés. -, (Annales d’hygiène, etc. 1850, t. XLÎV, p. 274.)

Chez nos animaux domestiques, l’asphyxie peut'se pro-. duire à peu près dans les mômes circonstances que dans; l’homme ; cependant il est une cause particulière qui doit i être signalée dans les Ruminants, et plus spécialement ■ dans le bœuf et le mouton : lorsque ces animaux ont mangé une certaine quantité d’herbe fraîche (trèfle, luzerne), il peut se développer dans le rumen (la panse) • (voyez Rumen) une quantité de gaz telle qu’elle refoule fortement le diaphragme (voyez ce mot) en ayant, et,| d’après la conformation en cône étroit de la poitrine de' ces animaux, leurs poumons sont fortement comprimé.s) et ils sont rapidement asphyxiés. La ponction du rumeir au moyen d’un trocart les débarrasse ordinairement; (voyez Ponction, Tympanite). F — n.

Asphyxie des abbbes (Arboriculture). — Les racincA des plantes ont besoin, pour remplir leurs fonctions, dcl recevoir l’influence de l’air atmosphérique. Si un arbrei est planté trop profondément, ses racines pourrissent et, il meurt bientôt. Si un terrain planté en arbres depui^’ plusieurs années est tout à coup surélevé par un rem ; blai d’un mètre d’épaisseur, par exemple, les racines nd reçoivent plus qu’une action insuffisante de l’air, les ar-

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t)res deviennent languissants et disparaissent bientôt. Ces iiccidents sont dus à une véritable asphyxie des racines. Parfois, cependant, quand il s’agit de jeunes arbres à bois mou, la base de la tige donne lieu à un nouvel appareil de racines qui viennent remplacer celles qui sont situées trop profondément. Mais c’est un fait trop exceptionnel pour qu’on puisse toujours y compter ; il sera donc plus prudent d’enlever le remblai dès que les arbres présenteront ces signes de souffrance. A. Du Br.

ASPIC, Aspis (Zoologie). — Espèce de serpent très-venimeux et célèbre dans l’histoire de Rome et de l’Égypte, par la mort de Cléopâtre ; on sait que cette reine d’Égypte, dont les charmes avaient subjugué César et Antoine, était tombée entre les mains d’Auguste après la bataille d’Actium : ne voulant pas servir à parer le triomphe du vainqueur qu’elle n’avait pu séduire, elle résolut de mourir et se fit apporter dans une corbeille de fruits, ou de fleurs^ suivant d’autres, un aspic dont la morsure la fit périr à l’instant : de là vient le nom à'aspic de Cléopâtre donné à ce serpent. Il est difficile de savoir au juste quel était cet aspic des anciens ; cependant les naturalistes s’accordent généralement à penser que c’est VHaje {Coluber haje^ Lin.), et c’est l’opinion bien arrêtée de Cuvier, qui s’exprime ainsi : <f C’est incontestablement le serpent que les anciens ont décrit sous le nom d’aspic d’Égypte, de Cléopâtre, etc. » Et en effet, Lucain [Pharsale, liv. IX, vers 701), dans l’énumération qu’il fait des serpents de Libye, contrée, comme on sait, voisine de i’Égypte, regarde Vaspis comme la plus dangereuse espèce, et il le caractérise d’une manière remarquable par ce vers; aspicla somniferam tumida cervice levavif; l’aspic somnifère au col gonflé : or il n’existe que doux serpents auxquels on puisse appliquer ce caractère, d’offrir un gonflement remarquable du cou, ce sont le JSaJa de l’Inde ( Coluber naia^ Lin. ), dont la patrie, comme on voit, est bien éloignée de l’Égypte, et VHaje d’Égypte (voyez Naia, Haje, Vipère). L’haje dont il est ici question appartient au sous-genre Naia^ genre Vipère {Vipera, Daud.). Ce sont des serpents venimeux à crochets isolés, ordre des Ophidiens. Ce mot aspic ou aspis employé encore par quelques naturalistes n’est cependant pas resté généralement dans la science ; mais il continue ■encore à avoir cours dans le langage ordinaire : ainsi la Vipère cherséa de Lacépède est V Aspis d’Aldrovande ; la Vipera ocellata de Daudin et de Latreille est V Aspic de Lacépède; le Céraste d’Égypte est V Aspic céraste de Fitzinger; enfin, Linné désigne sous le nom de Coluber aspis une variété de la Vipère commune, chez laquelle les taches du dos et des flancs forment une bande longitudinale ployée en zigzag : on la nomme Aspic dans les onvirons de Paris. « C’est cette variété, dit Cuvier, qui s’était multipliée il y a quelques années dans la forêt de Fontainebleau. » Sa morsure est aussi dangereuse que celle de la Vipère commune (voyez Vipère).

Aspic (Botanique). — Nom vulgaire de la Lavande spic {Lavandula spica) avec laquelle on prépare Vhuile d’aspic.

Aspic (Huile d’) (Matière médicale). — On désigne sous le nom à’huile d'aspic une substance oléagineuse, blanche, volatile, limpide, transparente, très-inflammable, d’une odeur et d’une saveur âcre, peu agréable, qu’on obtient de la distillation des fleurs de la Lavande spic, et qu’on prépare surtout en Provence. On l’emploie quelquefois en médecine, soit en frictions dans les paralysies, soit à l’intérieur, à la dose de deux ou trois gouttes. Comme celle de *outes les autres Labiées, cette huile essentielle renfern^e du camphre et même en assez grande quantité.

ASPICARPA (Botanique), Rich., du grec aspis, bouclier, et karpos, fruit, à cause de la forme du fruit. — Genre de plantes de la famille des Malpighiacées , tribu des Gaudichaudiées. Il comprend des plantes qui présentent cette singularité, qu’elles ont des fleurs de deux sortes : dans les unes, disposées en ombelle, un calice à 5 divisions, corolle à h pétales onguiculés, 5 étamines, •1 style et 3 ovaires ; les autres sont apétales, très-petites, verdâtres, ayant un calice aussi à 5 divisions, avec une seule étamine et 2 ovaires sans style. Il A. wmi5,Lagasca {A. hortella, Rich.) est un arbrisseau grimpant, presque ligneux, très-poilu. Il est originaire de la Nouvelle-Espagne. On le cultive en serre chaude.

ASPIDIÉES, Gaudichaud, ou Aspidiacées, Presl (Botanique). — Tribu de Fougères ayant le genre Aspidium pour type. Presl la divise en deux sections : les Néphrodiées, qui ont le tégument réniforme et les Aspidariées, qui ont les capsules recouvertes par un tégument

arrondi ou ovale, ombiliqué et inséré par son milieu.

ASPIDIUM (Botanique) (voyez Aspidiées). — Genre de plantes de la tribu des Fougères, section des Aspida7Hées de Presl ; les sores sont recouverts d’un prolongement de l’épiderme de la fronde (indusie) : la fougère femelle faisait partie de ce genre.

ASPIDOPHOBES (Zoologie), du grec aspidophGros,qp\ porte un bouclier. C’est VAgonus de Block et de Schneider, le Phalangista de Pallas. — Genre de Poissons AcanfhopteVygiens, famille des Joues cuirassées. Nos côtes de l’Océan en possèdent une espèce, 1’^. d’Europe [Cottus cataphractus. Lin.), petit poisson qui n’atteint guère que 0“,i0 à 0"*,15, qui a la bouche ouverte en dessous et la membrane des ouïes garnie de petits filaments charnus. On le trouve dans les mers du Nord, à l’embouchure des grands fleuves ; on le prend au filet et à l’hamecon et on le mange après lui avoir coupé la tête et enlevé la cuirasse.

ASPIRATEUR. — Voyez Écoulement des liquides.

ASPLÉNIACÉES (Botanique). — Tribu de la famille des Fougères ayant pour type le genre Asplénium. Caractérisée par des capsules généralement linéaires, quelquefois ovales ou arrondies, groupées le long d’une des nervures secondaires, rarement vers son extrémité ; le tégument qui les recouvre, naît latéralement de cette nervure. Presl a divisé ce groupe en cinq sections dont les principales sont ; les Blechnacées, les Aspléniacées et les Scolopendriées.

ASPLÉNIUM (Botanique). — Nom latin du genre Dora- DiLLE (voyez ce mot).

ASPRÈDES ou Platystes (Zoologie), Aspredo, Lin. ; Plafystucus, Bl. — Genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, famille des Situroïdes, caractérisé surtout par la tête aplatie, la partie antérieure du corps large, la queue longue et grêle. L’espèce la plus connue est le Silwms asp)xdo, de Linné, Platystacus lœvis, de Block, qui habite les fleuves de l’Inde ; il est d’un brun violacé en dessus, blanchâtre en dessous.

ASPRO (Zoologie), Cuvier, du latin asper, rude. — Genre de Poissons acanthoptérygiens (voyez Apron).

ASSA FŒTIDA (Chimie). — Gomme-résine qui se présente en petites masses d’un brun rougeâtre, d’une odeur fétide; on en extrait un produit résiiieux de composition définie Par la distillation de l’eau

sur VAssa fœtida, on obtient une essence sulfurée, d’une odeur infecte, très-soluble dans l’alcool; sa formule serait G’^H®S-0. Cette essence, broyée avec l’oxyde de mercure, donne du sulfure de mercure ; au contact du potassium, sous l’action de la chaleur, elle engendre du sulfure de potassium et abandonne une matière charbonneuse.

Assa-foetida (Matière médicale) , et mieux, suivant quelques-uns, AsA-FœriDA, du persan asa, résine, et du latin fœtida, puante. — Gomme-résine qui découle par incisions faites à la racine de la plante nommée Fermia assa fœtida, famille des Ombellifères. L’arbre qui la produit croît dans la Perse et dans l’Indoustan. Elle a une saveur âcre et une odeur fétide qu’on a comparée à celle de l’ail, mais elle est beaucoup plus repoussante ; et pourtant les Asiatiques la recherchent comme assaisonnement et en font grand cas : elle était aussi, dit-on, trèsestimée des Romains. Quoi qu’il en soit, cette gommerésine nous arrive de la Perse et de l’Inde, par la voie de Bombay et de Calcutta, en masses assez considérables, brunes, rougeâtres^ d’une consistance un peu molle, laissant voir quelques petites larmes blanches un peu transparentes ; elle répand une odeur forte, pénétrante, qui lui a fait donner le nom vulgaire de stercus di aboli. L’assafœtida se dissout facilement dans le vinaigre fort, l’alcool faible. Cette substance a été très en vogue autrefois en médecine, mais aujourd’hui elle est peu employée; cependant on la prescrit encore comme anti- spasmodique, surtout dans l’hystérie. Son odeur et sa saveur repoussantes ne permettent guère de l'employer en dissolution autrement qu’en lavement ; on la prescrit en pilules (1 ou 2 grammes par jour) ou en teinture alcoolique.

ASSAINISSEMENT (Hygiène) , du latin sanus, sain. — L’assainissement consiste dans la recherche et l’emploi des moyens propres à faire disparaître les causes d’insalubrité. C’est dans l’air, l’eau, le sol, que l’homme et les animaux puisent les principales sources de la vie, et leur altération peut amener la maladie et la mort ; l’hygiène publique a pour but d’entretenir leur pureté par les grands travaux de défrichement, de desséchemens, de culture, etc. Dans une sphère plus restreinte l’encombrement des hommes et des animaux domestiques

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dans des espaces trop limités, les camps, les hôpitaux, les salles d’assemblées, etc. ; la création des grands établissements industriels, l’exercice des professions insalubres, etc. ; sont des causes qui toutes peuvent vicier l’air, les eaux, imprégner même le sol de matières délétères et réclament pour l’assainissement, des mesures de police administrativ*' propres à empêcher le développement des épidémies ou même des épizooties. La distribution et l’appropriation intelligente du calorique et de la lumière sont également d’une grande importance dans l’hygiène publique et privée, et il doit en être tenu grand compte, dans les différentes circonstances énumérées plus haut. Enfin l’assainissement peut avoir pour objet l’hygiène tout à fait privée, et le moyen de corriger les causes d’insalubrité de nos habitations: ainsi l’humidité, le défaut de renouvellement d’air , les procédés de chauffage, de ventilation, etc. (voyez Désinfection, Dessèchement, Épidémie, Épizootie, IIygiène, Marais, etc.).

ASSAISONNEMENT (Hygiène). — Substances destinées à ajouter à la saveur des aliments et à stimuler les i fonctions digestives. Leur usage est si général qu’ils peu- { vent être regardés comme indispensables à l’homme : il i faut pourtant en régler l’emploi, car leur abus peut être très-préjudiciable à la santé en introduisant en trop grande quantité dans l’économie des principes âcres et malfaisants. Le professeur Requin a divisé les assaisonnements en : 1” salins, comme le nitre et surtout le sel qui paraît indispensable à l’homme ; 2" acides, vinaigre, verjus, citron; 3“ âcres , ail, ciboule , civette, échalote, oignon, poireau, moutarde, câpres, capucines, cresson, radis, raiforts; 4" aromatiques, anis, cannelle, cerfeuil, estragon, girofle, persil, serpolet, truffes, thym, vanille; 5“ aromatico-âcres, gingembre, muscade, piment, poivre; G» aromafico-amers , amandes amères, eau de fleurs d’oranger, safran ; 7° sucrés, sucre, miel ; 8° gras, huile d’olive, de noix, d’amandes douces, graisse, beurre. Quelques autres assaisonnements composés, tels que viamdes fumées, fruits confits dans le vinaigre, poissons conservés et marinés, le thon, les anchois, etc., sont en môme temps des aliments.

ASSEMBLAGE. — Liaison fixe ou mobile de pièces de bois ou de métal très-fréquemment cmplo3’’ée dans les arts ou l’industrie.

Les modes d’assemblage sont extrêmement variés, et le but de cet article ne nous permet pas d’entrer dan.s de gramL détails à ce sujet, nous nous bornerons à faire remarquer qne les assemblages peuvent être fixes ou mobiles, qu’ils peuvent s’appliquer à des pièces de bois, ou à des pièces métalliques. On distingue aussi les assemblages de bout destinés à allonger les pièces, les assemblages de champ pour les élargir, les assemblages angulaires et les assemblages articulés. Nous citerons particulièrement parmi les assemblages fixes de bout usités dans la menuiserie et la charpente, l’assemblage à traits de Jupiter, représenté dans notre figure 226‘. Le dessin représente l’épaisseur de la planche, on voit par le profil des deux pièces, qui peut être en flûte ou équarri, qu’il y a un espace vide en D et O formant une mortaise; on chasse dans cette mortaise et en sens inverse, deux coins ou clefs en bois pour serrer le joint et le rendre plus solide. On emploie, en outre, généralement des anneaux ou freties en fer pour ajouter encore à la solidité de ce système.

L’A. de champ, principalement usité en menuiserie pour élargir des planches trop étroites, se fait à feuillure mi bois, à rainure et languette ifig. 2?G^)ou à clef. Dans ce dernier cas on consolide la clef dans les mortaises de chaque pièce, outre la colle forte, au moyen de chevilles en bois.

Les A. angulaires sont très-nombreux; on les fait à mi-bois fixé avec de la colle, des clous ou des chevilles, à queue d’aronde ou dddronde [fig. 2*26*), moyen fréquemment employé pour les boîtes ou tiroirs; à tenon et mortaise {fig. 226“), à onglet, etc. Ce dernier mode, employé pour la réunion des pièces décorées de moulures, est en outre à clef ou bien les deux onglets sont simplement réunis par de la colle et des clous.

Les assemblages fixes des pièces métalliques se font partie comme ci-dessus, partie au moyen de chevilles rivées, de vis ou d’écrous et boulons.

L’A. articulé est à peu près exclusivement réservé aux pièces de métal. Quand on l’applique au bois, c’est presque toujours par l’intermédiaire de parties métalliques, telles que charnières. Dans les machines, l’une des pièces de l’assemblage articulé est terminée par une fourchette entre les deux bras de laquelle pénètre l’eif-

trémité de l’autre pièce ; le tout est traversé par une tige cylindrique pouvant tourner à frottement doux sur l’une des tiges ou bien {fig. 226') l’une des pièces est

Fi^'. 226\— Assemblage articulé. Fig. 2-26'‘.— Assemblage

à tenon et mortaise.

Divers modes d’assemblage.

terminée latéralement par un bouton qu’embrasse à frottement doux l’extrémité m façonnée en anneau de l’autre pièce (voyez Bielle, Vapeur (Machines a) Mouvement (Tranformation de).

ASSIMILATION (Physiologie), du latin assimilare , rendre semblable. — Les physiologistes donnent ce nom au phénomène de la transformation des substances empruntées au dehors en la substance proiirede nos organes. L’animal, par cet acte, assimih' â ses tissus des matières primitivement différentes et situées au dehors. Ces matières sont empruntées aux substances dont se nourrit l’animal, ou à celles qu’il absorbe à l’état liquide ou gazeux, et on y retrouve tous les éléments que renferment les tissus des animaux, le carbone, Vhydrogène, V oxygène et l’a::o/é*. L’oxygène lui arrive par l’acte de la respiration, l’hydrogène par l’eau que le corps prend de tous côtés : l’origine de l’azote et du carbone ne peut être déterminée que par les aliments que l’animal digère. C’est le sang qui porte partout les éléments dont nous venons de parler ; or le sang (voyez ce mot), outre les graisses, le sucre, matières non azotées, est riche surtout en substances azotées, telles que la fibrine et l’albumine qui renferment de plus tous les éléments dont il a été question : comme il les transporte à l’état liquide, il est aisé de comprendre qu’il nourrit nos chairs qui sont, en quelque sorte, de la fibrine et de l’albumine solidifiées. C’est donc évidemment le sang qui effectue l’assimila tion, et les principes azotés sont particulièrement propres à cette transformation et semblent être la matière première de nos tissus.

Nous n’avons rien à dire du travail physiologique qui s’opère dans le phénomène de l’assimilation; il se passe dans nos organes une série de métamorphoses, de mutations des matières azotées empruntées à nos aliments pour venir prendre place parmi nos tissus, y jouer leur rôle et en être éliminés lorsqu’ils y ont vieilli. L’urine semble être le véhicule par lequel sont rejetés au dehors les résidus qui proviennent des mutations de ces matières azotées ; en effet, elle contient un corps spécial, riche en azote, et que l’on connaît sous le nom à.' urée; celle-ci forme près de moitié des parties solides de l’urine et contient environ 0,47 de son poids en azote.

Quant aux matières saccharoïdes et grasses, elles ne paraissent avoir aucune part dans l’assimilation qui reconstitue nos tissus, elles semblent plutôt fournir à la respiration les éléments de la combustion ou oxydation qui a lieu dans V hématose.

Puisque c’est par l’assimilation que s’effectue le développement des animaux, on conçoit qu’il n’est jamais plus actif qu’aux premiers temps de la vie. A cette époque, en effet, l’organisme a le pouvoir de produire des parties nouvelles, et peu à peu l’animal se complète en transformant en ses organes les matériaux qu’il puise sans cesse au dehors. Chez les animaux les plus simples, cette force assimilatrice conserve son énergie première pendant toute la vie : il en est môme chez lesquels elle se

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