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queue qu’avec leurs mains. lis se nourrissent de fruits, de racines, et même de vers et d’insectes. Leur naturel est plus doux, moins pétulant que celui des autres singes. En domesticité, ils s’attachent assez facilement; ils sont trèsfrileux^ et lorsqu’ils sont réunis, ils se tiennent serrés les uns contre les autres pour se tenir chaud. On leur a donné le nom de Singes siffleurs, parce qu’ils ont une voix faible et flûtée. Leur forme grêle leur a aussi valu celui de Singes araignées. On y trouve les espèces suivantes : 10 Le Chamek (A. pentadactylus, Geoff.). 2° Le Mikiri {A. hypoœanthus du prince Max). Ces deux espèces ont un très-petit pouce. 3" Le Codita (Simia paniscus, Lin.) couvert d’un poil noir; il n’a pas de pouce non -plus que les suivants. 4° Le Belzébuth {Simia Beelzebuth, Briüs.)^ noir en dessus, blanc en dessous. 5® Le Chuva, Humb. {A. marginatus., Geofi.), noir, avec un bord de poils blancs autour de la face. 6" Le Codita fauve {A. arachnoïdes^ Geoff.), gris fauve ou roux, sourcils noirs.
ATÉLÉCYGLE (Zoologie), J ^e/ecyc/w^,Leach, du grec a télés, imparfait, et cyclos, cercle. — Sous-genre de Crustacés décapodes brachyures, faisant partie du grand genre Crabe, section des Ils ont pour caractères :
test presque orbiculaire ; antennes extérieures avancées, grosses et velues ainsi que les serres, qui sont fortes, avec les mains comprimées; on n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces ; l’une d’elles habite les côtes de France^ tant de la Méditerranée que de l’Océan, c’est VA. ensanglanté {A. cruentatus, Desm.), à test assez large. Ils habitent la mer à des profondeurs assez grandes.
. ATEUGHÜS (Zoologie), Web. et Fab., du grec a privatif, et teuchos, arme. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Scarabéides, section des Coprophages, détaché par Weber du grand genre des Scarabées de Linné (voyez ces mots). Ces insectes diffèrent des Bousiers par la forme des jambes postérieures, qui sont longues, grêles, presque cylindriques: corps large, ovale ou arrondi; les pattes postérieures garnies de poils au côté externe. Ces insectes, comme leurs larves, vivent dans les excréments. Au printemps, ils enferment leurs œufs dans une boule de fiente et môme d’excréments humains; ils la roulent avec leurs pieds de derrière, aidés souvent par d’autres, jusqu’à ce qu’ils trouvent un trou pour la placer et l’enfouir. Elle se grossit en route et forme une espèce de grosse pilule, d’où le nom de pilulaires qui leur a été donné par quelques auteurs. Ces insectes habitent les pays chauds; deux espèces très-connues autrefois faisaient partie du culte religieux des anciens Égyptiens, et on les retrouve dans tous leurs hiéroglyphes; leurs monuments nous les représentent quelquefois sous des dimensions gigantesques ; on employait même pour les
représenter les substances les plus précieuses, comme l’or ; on en formait des cachets, des amulettes qu’ils suspendaient au cou; on en a même trouvé renfermés dans leurs cercueils. La première espèce est VA .
sacré d’Oliv., Scarabée sacré de Linné, qu’on trouve en Égypte et dans l’Europe méridionale; il est noir, le corselet et les élytres lisses; une autre espèce, nommée par Cuvier^, des Égyptiens est verte avec une teinte dorée, corselet
ATHAMANTHE {Boi&mcpxQ), Atharnontha, Koch (de Ama?7îa5,roideThèbes, qui, le premier, dit-on, mit cette plante en usage, et de Anthos, fleur. Suivant d’autres etymologistes, ce nom aurait été donné à cette plante parce qu elle croissait sur le mont Athamas, en ïhessalie. — Genre de plantes de la famille des Ombellifères. Ses principales^ espèces, que Linné avait établies, rentrent aujourd hui dans plusieurs autres genres. U A. de Crète {A. Cretensis, Lin.; Petrocarm Cretensis , Tausch.) est une plante des endroits montagneux. On la trouve en Crète, dans le Dauphiné, en Suisse, en Autriche, etc. Sa tige est élevée de ü“,30. Ses feuilles sont décomposées à segments en 3 lanières ; ses fleurs sont blanches, disposées en ombelles terminales à 8 ou 10 rayons. Cette plante
possède une saveur aromatique piquante dans les graines, et âcre dans les autres parties. On a employé autrefci& VA. de Crète comme plante carminative, incisive, mais l’usage en est complètement abandonné aujoui d’hui*
ATHÉRIGÈRES (Zoologie), Athericeræ, du gvQc athêr^ pointe, et kéras, corne. — C’est la cinquième famille des Insectes diptères, et la plus nombreuse de toutes. Les Athéricères, dont un très-petit nombre sont carnassiers, se tiennent sur les fleurs, les feuilles, quelquefois sur les excréments. Cette famille comprend les quatre tribus des Syjphides, des Œstrides, des Conopsaires et des Muscides, divisées elles-mêmes en genres et sous-genres, lisent une trompe ordinairement membraneuse, terminée par deux grandes lèvres ; larves à corps très-mou , contractile, annelé, pointu en devant ; elle ne change pas de peau, celle-ci devenant, en se solidifiant, une espèce de coque pour la nymphe.
ATHÉRINES (Zoologie), A Lin. — Genre de Poissons acanthoptérygiens établi par Cuvier et placé entre la famille des Mugiloïdes et celle des Gobioïdes, parce que, dit-il, il ne se laisse complètement associer à aucune autre. Ils ont le corps allongé, deux dorsalestrès-écartées, bouche protractile, garnie de dents trèsmenues ; une bande argentée le long de chaque flanc, six rayons aux ouïes. Les espèces les plus connues sont, dans la Méditerranée : le Sauclet du Languedoc, Cabassous de Provence {A. hepsetus, Cuv.)àtête pointue, neuf rayons épineux à la première dorsale ; le Joël de Languedoc, Cabassouda d’Iviça {A. Boyer, Risso), tête plus large, pluscourte, sept épines à la première dorsale. Une autre espèce, qui habite l’Océan, est le Prêtre, Abusscau ou Roseré des côtes de l’Océan [A. presbyter, Guv.), ainsi nommé parce que ses bandes argentées simulent une étole. Toutes ces espèces vont en troupes comme les Clupées, et leur chair est très-délicate (voyez Glupe).
ATHÉRIX (Zoologie), Meig., Fab. — Sous-genre à'bisectes diptères, du genre Leptis : le premier article des antennes plus grand que le second, épais ; le troisième lenticulaire et transversal; palpes avancées. UA. tacheté, qui a des bandes noires aux ailes ; et VA, immo.culé, où elles sont transparentes, habitent nos pays.
ATHRRMANE. — Se dit en physique d’une substance qui ne se laisse pas traverser par la chaleur rayonnante, de môme que les substances opaques ne se laissent pas traverser par la lumière (voyez Diathermane, Chaleur rayonnante).
ATHÉROME (Médecine), du grec athéré, bouillie. — Espèce de loupe enkystée (contenue dans une poche), sans bosselure, élastique, indolente, sans changement de couleur à la peau, qui contient une matière Wanchâtre, une espèce de bouillie, comme l’indique son nom. On le rencontre principalement sur le cuir chevelu, et on peut facilement le confondre avec le lipôme et le stéatôme (voyez Loupes, Lipôme, Stéatôme). Le traitement consiste dans l’emploi des caustiques, ou mieux dans l’excision avec enlèvement du kyste.
ATLAS (Anatomie), Atloïde, Ghaussier. — On donne ce nom à la première vertèbre du cou, parce qu’elle supporte la tête comme Atlas supportait le monde, suivant la Fable. Cette vertèbre, qui ne ressemble pas aux. autres, est une espèce d’anneau irrégulier divisé en deux parties : l’antérieure reçoit l’apophyse odontoïde de l’axis (2® vertèbre), la postérieure donne passage à la moelle épinière; en haut cet os s’articule avec le condyle de V occipital, en bas avec Voxis.
Les luxations de l’atlas, soit avec l’occipital, soit avec l’axis, sont mortelles.
Atlas (Zoologie), Bombyx atlas, Fab. — Insecte lépidoptère nocturne, genre des Phalènes, section des Bombycites. C’est une grande et belle espèce, dont le corps est d’un rouge fauve, les antennes fauves et pectinées, les ailes étendues horizontalement dans le repos, et portant au milieu une grande tache triangulaire transparente, encadrée de noir, ce qui lui a fait donner par les marchands le nom de Phalène porte-miroir de la Chine. On le trouve en Chine et aux îles Moluques.
ATMOSPHÈRE (Physique), du grec atmos, vapeur, sphairo,^p\ViYQ. — Nom généralement donné à la couche gazeuse qui enveloppe la plupart des corps célestes, etparticulièrement attribué à la couche àiair qui recouvre la surface de notre globe.
Quelque léger que nous paraisse l’air, il a un poids très-appréciable, un mètre cube de ce gaz sec, à la température de 0®, et sous la pression barométrique normale 0,76, pèse l'‘,293. En raison de son immense étendue.
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l’atmosphère doit donc peser d’un poids énorme à la surface de la terre. Cette pression ne saurait être mesurée d’une manière directe, parce que, d’une part, le poids d’un mètre cube d’air va en diminuant à mesure qu’on le considère à une hauteur plus grande au-dessus du sol, et que, d’autre part, nous n’avons aucun moyen direct d’évaluer l’épaisseur totale de l’atmosphère. Mais le baromètre vient nous donner des indications que nous chercherions vainement ailleurs (voyez Baromètre). L’atmosphère pèse sur le sol d’un poids qui est en moyenne de 10 33G kil. par mètre carré. Cette pression, qui se transmet dans tous les sens, est environ de 17 500 kil. à la surface du corps d’un homme de taille ordinaire. Il n’en résulte aucune gêne dans nos mouvements, parce -que cette pression se distribue uniformément autour de nous, et qu’elle s’y équilibre; mais elle exerce une grande influence sur les gaz qui sont dissous dans les liqueurs dont sont baignés nos tissus. Si on fait le vide en un point de notre corps, nous sommes fixés par ce point à la machine qui a servi à faire l’opération; le sang y est également refoulé par l’effet de la pression maintenue sur Jes autres points ; la peau s’y gonfle et rougit. Lorsque nous nous élevons à une grande hauteur dans l’atmosphère, la pression que nous supportons diminuedans une forte proportion; elle n’est plus que de 8 750 kil. sur la -surface du corps au sommet du mont Blanc dont la hauteur est de 4 800 mètres; à ces grandes hauteurs nos gaz intérieurs se dilatent et produisent une turgescence de nos organes, et un suintement de sang par les yeux, le nez, les oreilles, la bouche ; nous éprouvons en même temps des éblouissements, des vertiges, dus à l’afflux anormal du sang au cerveau, et auxquels contribue aussi pour une assez large part l’insuffisance de la respiration. A la surface même du sol, des variations journalières se produisent dans la pression atmosphérique, moins étendues il est vrai, mais suffisantes cependant, surtout lors- <}u’elles sont brusques, pour produire quelques troubles dans des organisations déjà altérées.
La hauteur de l’atmosphère n’est pas connue exactement. Si sa densité était partout la même, cette hauteur serait 770 X 10,3 = 7 931 mètres. On sait, en effet, que la pression atmosphérique peut être équilibrée par une •colonne d’eau de 10“,3 d’élévation; et comme l’air est environ 770 fois plus léger que l’eau, la hauteur de la colonne d’air équivalente doit être 7 70 fois plus grande. Mais cette limite est beaucoup trop petite, parce que, en vertu de la compressibilité de l’air, sa densité décroît à mesure qu’on s’élève. La loi de ce décroissement serait bien simple si la température était constante : en vertu de la loi de Mariette, pour des hauteurs croissant en progression arithmétique, la densité décroîtrait en progression géométrique. Dans cette hypothèse, la hauteur de l’atmosphère serait illimitée, du moins en ne tenant pas compte de la force centrifuge due au mouvement de rotation de la terre, qui termine nécessairement l’atmosphère à une distance de 5 à G rayons terrestres. Mais l’abaissement de température, que l’on constate quand on s’élève, doit changer la loi du déci oissement des densités, et cette loi n’est pas encore assez bien déterminée pour pouvoir en tirer des résultats certains.
Les phénomènes crépusculaires ont couàmi à assigner à l’atmosphère une hauteur de 15 à IG lieues (70 kilomètres). Certains astronomes ne lui accordent que 40 à 50 kilomètres, tandis que d’autres vont jusqu’à 300. A cette distance, l’air serait plus rare que le vide le plus parfait desmachines pneumatiques, et incapable de réfléchir sensiblement la lumière. Quant à sa forme, elle doit être à peu près la même que celle de la terre, un peu exagérée, c’est-à-dire celle d’un sphéroïde aplati aux pôles et renflé à l’équateur.
La température de l’air est extrêmement variable à la surface de la terre, suivant les saisons et les climats; mais elle varie également dans un même lieu avec la hauteur à laquelle on s’élève au-dessus du sol. Dans nos climats, cette variation est en moyenne de par ]50 ou r>00 mètres d’élévation. Le 27 juillet 1850 la température de l’air a été trouvée de 40° au-dessous de zéro à la hauteur de 7 000 mètres, à laquelle étaient arrivés MM. Barrai et Bixio dans leur ascension en ballon. Aussi rencontre-t-on sous toutes les latitudes, même dans les régions tropicales, des montagnes dont les sommets plongent dans la couche d’air dont la température moyenne annuelle est inférieure à zéro, et qui restent, par conséquent, toute l’annce^couverts de neigu.
J -’atmosphère joue un grand rôle en astronomie par Æon influeu'^ sur les observations. L’air est transparent,
mais il absorbe une partie des rayons qui le travereent. De là résulte que les astres sont plus lumineux au zénith qu’à l’horizon, où les rayons ont une couche plus épaisse à traverser. L’air réfléchit la lumière, sans cela nous ne verrions la clarté des astres que sur la direction des rayons qu’ils nous envoient : le ciel nous paraîtrait comme un fond noir parsemé de points brillants. Au contraire, le soleil et même la lune éclairent l’atmosphère, surtout dans leur voisinage.
Le ciel paraît bleu, parce que l’air est bleu ; ou que, parmi les rayons des diverses couleurs qui constituent la lumière blanche qu’il reçoit du soleil, il réfléchit le bleu en proportion plus forte; mais ce n’est qu’en grande masse que sa couleur est sensible : aussi, quand on s’élève, voit-on le ciel devenir bleu noir; la clarté réfléchie par l’air diminue de plus en plus; et en se plaçant à l’ombre, au sommet d’une très-haute montagne, on verrait les étoiles en plein jour. Mais si les rayons qui sont réfléchis par l’air sont bleus, ceux qui le traversent doivent manquer du bleu et présenter dès lors une teinte orangée qui devient en effet très-sensible au lever et au coucher du soleil. Si cette nuance disparaît dans le milieu du jour, c’est, d’une part, que l’épaisseur de la couche d’air traversée étant moindre, la coloration est moindre, et, en second lieu, que cette coloration est masquée par l’abondance de la lumière non modifiée (voyez Aurore, Crépuscule).
L’action réfléchissante de l’air produit encore d’antres effets : elle nous éclaire avant le lever du soleil et après son coucher. Enfin l’atmosphère, en retenant dans ses couches inférieures une grande partie des rayons calorifiques qu’elle reçoit du soleil, y maintient une température bien supérieure à celle des espaces interplanétaires, et y rend possible l’existence des êtres organisés.
L’air ne se borne pas à étendre une partie des rayons lumineux qui le traversent, il les dévie. De là le phénomène des répro.ciions. Un astre n’est jamais vu à sa véritable place : à moins qu’il ne soit au zénith, il doit paraître plus élevé qu’il ne l’est réellement. A l’horizon la réfraction est de plus de 33' ; elle diminue rapidement à mesure que l’astre est plus voisin du zénith.
La réfraction nous fait jouir plus longtemps de la présence des astres : en les élevant de 33', elle les rend visibles avant qu’ils aient réellement atteint le plan horizontal, et encore après qu’ils l’ont dépassé à leur coucher. Le diamètre du soleil est de 32' environ ; il s’ensuit que lorsqu’il nous paraît toucher l’horizon par son bord inférieur, il est réellement au-dessous et le touche par son bord supérieur. L’influence de ce fait sur la durée du jour est variable suivant la déclinaison du soleil et la latitude du lieu. A Paris elle est de 4“» G® le matin et autant le soir, au solstice d’hiver.
C’est encore la réfraction atmosphérique qui fait paraître le soleil et la lune aplatis à leur lever et à leur coucher. Elle change les distances apparentes des étoiles, déforme les constellations. Ce phénomène avait conduit les anciens astronomes à soupçonner les réfractions, car, en mesurant, par exemple, la distance de la polaire à une étoile lorsque celle-ci est le plus près de l’horizon, et lorsqu’elle en est le plus loin, on trouve deux résultats différents, tandis qu’on ne saurait admettre que la distance réelle ait changé.
Ces effets ne deviennent sensibles que par des mesures assez précises. Il en est d’autres du même genre, et bien plus considérables, qui sont dus aussi à la présence de l’atmosphère, et où la réfraction ne joue aucun rôle. Par exemple, le soleil et la lune nous paraissent plus gros à l’horizon qu’au zénith ; mais ce n’est qu’une illusion, car, en mesurant au micromètre le diamètre du soleÜ, on trouve qu’il est le môme au zénith qu’à l’horizon. Une illusion pareille a lieu pour les étoiles : leurs distances mutuelles paraissent plus grandes lorsqu’elles sont moins élevées ; et les constellations semblent alors occuper un plus grand espace dans le ciel. Cela est frappant pour la grande Ourse : le soir, en été, elle semble pelilc, parce qu’elle est très-haut; en hiver, elle est très-bas et paraît immense.
Voici, d’après Laplace, la cause de ces apparences. Si l’œil pouvait distinguer et rapporter à leur vraie place les points de' la surface extérieure de l’atmosphère, nous verrions le ciel comme une voûte surbaissée, puisque nous ne sommes pas au centre de cette surface, qui est sensiblement sphérique. Quoique nous ne puissions pas distinguer la limite de l’atmosphère, cependant les rayons qu’elle nous renvoie, venant d’une plus grande profondeur à l’horizon qu’au zénith, nous devons la juger plus
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étendue dans le premier sens. C’est ainsi, en effet, que nous paraît la voûte céleste : elle forme un rideau sur lequel les astres viennent se peindre, et un même objet paraît d’autant plus grand que nous l’y rapportons à une plus grande distance.
On a encore proposé d’autres explications pour rendre compte de cette illusion. Nous ne jugeons pas de la grandeur réelle des objets par leur diamètre apparent, mais aussi par la distance que nous leur supposons ; et cette distance, nous l’estimons par celle des corps qui se voient à peu près sur la même direction. Quand l’astre est audessus de nos têtes, rien ne se trouve interposé ; quand il est près de l’horizon, nous voyons, entre lui et nous, des maisons, des arbres, des montagnes, etc. Dans le second cas, nous le jugerons instinctivement plus éloigné, et nous l’estimerons plus grand. Cette cause peut concourir avec la précédente pour produire l’apparence qu’il s’agit d’expliquer. Ce qui prouve, du reste, que cette- apparence est en partie une illusion, c’est que les observateurs ne s’accordent pas du tout sur la quantité dont la voûte céleste leur paraît surbaissée.
L’air, à cause de son extrême fluidité, de l’inégalité de sa température en ses divers points et des variations de poids qu’il éprouve, à égalité de volume, sous l’influence de la chaleur, doit être dans un perpétuel état d’agitation. De là en effet naissent tousTes vents {yoy^z ce mot). E. R.
Atmosphères des corps célestes. — Il y a lieu de croire que les différents corps célestes sont enveloppés, comme la terre, d’une atmosphère plus ou moins étendue qui participe à leur mouvement de rotation. Mais l’existence de ces atmosphères n’a pu être constatée que pour un petit nombre d’astres. Nous dirons, en parlant de chaque planète, ce que l’on sait à ce sujet.
Le soleil a une atmosphère très-étendue dans laquelle flottent des nuages lumineux. Jusqu’ici on n’a pas constaté sur la lune d’atmosphère appréciable. Enfin, chez les comètes, l’atmosphère atteint des proportions énormes : elle y donne naissance à la nébulosité ou chevelure, et à la queue dont plusieurs de ces astres sont accompagnés.
Atmosphère (Mécanique). — En mécanique le mot atmosphère est employé pour désigner l’unité de pression dans l’évaluation des fortes pressions, particulièrement des pressions dues à la vapeur d’eau. Ainsi, quand on dit qu’une machine à vapeur marche à la pression de 7 atmosphères, on veut exprimer que la force de la vapeur qui la met en mouvement est telle que cette vapeur presse sur les parois de la chaudière et la surface du piston avec une force égale à 7 fois la pression moyenne de l’atmosphère ou à 7 fois 10 33G kil. par mètre carré de surface (voyez Vapeur).
Atmosphère, Air atmosphérique (Physiologie, Hygiène). — C’est un fluide gazeux indispensable à l’entretien de la vie des animaux et des végétaux, et lorsqu’un être vivant en est privé pendant un certain temps, il périt ; partout où il y a vie, il faut qu’il y ait de l’air atmosphérique. On pourrait croire, d’après cela, que les animaux qui vivent toujours au fond de l’eau, comme les poissons, eten général les animaux aquatiques, sont soustraits à cette loi; il n’en est rien, car l’eau contient en dissolution une certaine quantité d’air qu’ils peuvent eu séparer au moyen d’organes spéciaux et qui suffit à l’entretien de leur vie ; il ne leur est pas possible d’y exister, si l’eau a été purgée d’air, et ils y meurentpromptement. Les rapports de l’air avec les êtres organisés constituent un des phénomènes les plus intéressants, la lonctioii de respiration ce mot). On a pu voir aux mots Air et
Atmosphère (Physique), la composition de l’air que nous rappellerons en peu de mots; 100 parties d’air contiennent 70 d’azote et 21 d’oxygène, plus une très-minime