‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 87 sur 385 · partie d’acide carbonique et une plus ou moins · texte numérisé non relu

partie d’acide carbonique et une plus ou moins

grande quantité de vapeur d’eau dont on ne tient pas compte dans la mrmule. On sait qu’un seul de ces gaz est employé dans l’acte de la respiration, l’oxygène : en effet, si l’on place un animal dans un vase rempli de gaz azote, il y périt promptement ; d’une autre part, si l’on en place un dans l’air pur et que celui-ci ne puisse pas se renouveler, il meurt au bout d’un certain temps, et par 1 analyse chimique on trouve que cet air a perdu la majeure partie de son oxygène : au contraire, dans l’oxygène pur, l’animal respire avec plus d’activité même que dans l’air ; c’est donc à la présence de l’oxygène que l’air atmosphérique doit ses propriétés vivifiantes. Mais la pureté de l’atmosphère, indépendamment de la vapeur d’eau

qu’elle contient, peut encore être altérée par la présence d’autres substances : on a signalé dans certains cas l’hydrogène proto carboné ou gaz des marais, que quelques observateurs ont considéré comme renfermant les miasmes palustres (des marais) dont les redoutables effets se font remarquer dans les contrées marécageuses par la production des fièvres de mauvais caractère ; de récentes observations tendraient même à faire soupçonner, dans certains cas, l’existence de molécules animales de nature morbide, surtout dans le voisinage des hôpitaux, des prisons, etc. La science, qui poursuit ses recherches avec persévérance, n’a pas encore, sur toutes ces questions difficiles, de solutions bien précises. On a encore signalé dans l’atmosphère des animalcules qui ont même été décrits par Ehrenberg ; les travaux de M. Chatin tendraient aussi à prouver qu’il y existe de Viode. Enfin Schœnbein y a découvert un principe odorant, Vozone, qui paraît n’être que de l’oxygène modifié par l’électricité. Tous les corps étrangers à l’air pur, et qui viennent d’être signalés, peuvent bien, au moyen de l’atmosphère agitée par les vents, être transportés à des distances plus ou moins grandes, et devenir ainsi les agents de transmission de certaines épidémies : aussi n’est-ce pas sans raison que les médecins recommandent d’éviter autant que possible les grandes agglomérations d’hommes, et tout au moins prescrivent le renouvellement fréquent de l’air (voyez Ventilation). On comprendra aussi d’après cela la différence qui existe entre l’air des pays de plaines, des plateaux, des montagnes, et celui des vallées, des contrées marécageuses : on comprendra encore combien il importe que l’hygiène publique, dans un grand pays, s’occupe de faire étudier sérieusement toutes les questions qui ont trait à l’assainissement de l’air et à sa pureté, li’atmosphère des bords de la mer offre au médecin un sujet sérieux d’observations, sur lequel il est bon de I s’arrêter un instant ; il est évident que l’air marin coni tient une quantité notable de vapeurs d’eau, ce qui avait i fait penser à Keraudren que c’était une des causes du I scorbut ; le chlorure de sodium y a été constaté d’une manière certaine dans ces derniers temps, après avoir été annoncé déjà depuis longtemps par le médecin anglais Mead ; si l’on joint à cela la plus grande densité de cette atmosphère et la pression plus considérable qu’elle exerce sur les organismes, de plus, quelques autres différences signalées dans sa constitution chimique, l’activité particulière que l’agitation des vents imprime aux influences atmosphériques, on aura une idée de l’ensemble des effets physiologiques, qui peuvent en être la conséquence. Toutefois il est bon de noter, comme un fait d’expérience et de pratique, que le séjour des bords de la mer est favorable aux constitutions débiles et lymphatiques et qu’il est souvent nuisible aux tempéraments excitables, prédisposés aux affections nerveuses et inflammatoires (voyez Atmosphère ] Physique]). F — n.

ATOMES. — Nom donné aux dernières particules de la matière, celles auxquelles doit s’arrêter toute division des corps. Ce nom est quelquefois synonyme de molécule; cependant, le plus généralement, on considère les molécules comme formées par l’union d’un plus ou moins grand nombre d’atomes. Nous ne connaissons rien ni sur le poids ni sur le volume des atonies ; on a cependant admis que les corps simples se combinent atome à atome, que la molécule d’eau, par exemple, est formée de 1 atome d’oxygène et de 2 atomes d’hydrogène ; dans ce cas, les poids des atomes seraient proportionnels aux équivalents ou nombres proportionnels (voyez Équivalents), et cette hypothèse rend en effet très-simple l’explication de quelques lois fondamentales de la chimie; ce n’est toutefois qu’une hypothèse et on s’en préoccupe de moins en moins dans la science.

ATONIE (Médecine), du grec tonos^ tension, a privatif, défaut de tension. — Ce mot, lorsqu’il signifie la faiblesse^ s’applique plus spécialement, comme l’indique son étymologie, à celle des organes contractiles tels que les muscles ; ce n’est véritablement qu’un relâchement, un défaut de fermeté des tissus. Uatonie diffère de Vasthénie, en ce que celle-ci est plutôt un défaut de forces en général (voyez Asthénie). On combat l’atonie par les toniques (voyez ce mot).

ATRABILE (Médecine), du latin otra, noire, et bilis^ bile, bile noire. — Les anciens donnaient le nom d'atrabile à un liquide noirâtre, épais, formé selon eux par une partie limoneuse du sang et de la bile, et qu ils croyaient engendrer la mélancolie et la manie; tout cela est bien obscur et bien hypothétique, et Bartholin n’a rien trouvé de mieux, pour l’expliquer, que de regarder

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