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comme organes sécréteurs de l’atrabile les capsules surrénales^ auxquelles il a donné pour cela le nom à' atrabilaires. De nos jours l’existence de l’atrabile est regardée comme imaginaire, à moins qu’on ne veuille donner ce nom à un liquide plus ou moins âcre, et d’un brun foncé qu’on trouve quelquefois dans le tube intestinal, et qui n’est autre chose que de la bile elle-même altérée, d’une couleur plus noire, et qui a acquis des propriétés irritantes par son séjour dans l’intestin.
ATRAGÈNE (Botanique), Atragenus^ DG. Théophraste employait ce nom pour désigner une plante offrant beaucoup de ressemblance avec la clématite. — Genre de plantes de la famille des Renonculacées.^ tribu des Clématidées. 11 est caractérisé principalement par des fleurs sans involucre, à pétales nombreux. VA. des Alpes (Clematis alpina^ Lamk) et VA. de Sibérie {Clemaiis ochotensis^ Poiret) sont de très-jolis arbrisseaux. L’un a les fleurs blanches, grandes, velues en dessus ; l’autre a les pétales également blancs.
ATRIPLICÉES (Botanique), de Atriplex (Arroche), genre type. — Famille de plantes apétales répondant aux Arraches de de Jussieu, aux Chénopodées de Ventenat et adoptée par Adrien de Jussieu qui la caractérise ainsi ; calice 3-5-partite, herbacé; étamines en nombre égal, opposées; 4-5 stigmates distincts; ovaire à une seule loge renfermant une graine en embryon annulaire ou spiral, amphitrope sur le côté ou tout autour d’un périsperme farineux (voyez Chénopodées).
ATROPA (Botanique), nom latin tiré du genre Atropa bellodona (voyez Belladone).
ATROPHIE (Médecine), du grec a privatif et trophée nourriture. — Arrêt de développement, ou décroissement sensible du mouvement de nutrition d’une partie, d’où résulte une disproportion dans le volume ou la masse de ! cette partie, dans ses rapports avec les autres organes à l’état normal : cette manière de définir l’atrophie s’applique particulièrement à celle qui est partielle ; quand elle est générale, elle se révèle par une diminution de tout le corps, qui constitue plutôt l’amaigrissement d’abord, la consomption, etc. Alors c’est un phénomène symptomatique de quelque affection grave que la sagacité du médecin doit chercher à découvrir. Quant à l’atrophie partielle, tout ce qui peut ralentir l’abord du sang dans une partie peut la déterminer : elle résulte ordinairement d’une compression prolongée, de la diminution de l’influence nerveuse, du défaut d’exercice d’un organe ; elle peut être aussi la suite d’une maladie, ainsi le rhumatisme, la paralysie, etc. On conçoit, d’après ce qui vient d’être dit, que l’atrophie, étant l’effet d’une antre maladie, ne réclame du médecin aucun traitement spécial.
Atrophie MÉSENTÉRIQUE (Médecine). — Induration ou tuméfaction des glandes du mésentère, qu’on observe chez les enfants; cette maladie est plus généralement connue sous le nom de carreau (voyez ce mot).
Atrophie musculaire progressive (Médecine). — Cette maladie, décrite récemment, est une affection partielle ou générale du système musculaire ; elle commence par des contractions involontaires, légères, fibrillaires des muscles, accompagnées de tremblements et bientôt suivies d’un affaiblissement notable; ceux-ci cessent d’être sensibles àl’électricité. Les forces décroissent rapidement ; les muscles diminuent de volume ; peu à peu les malades ne peuvent se tenir debout, la paralysie augmente, et ils succombent parce qu’ils ne peuvent plus avaler, et surtout parce que la respiration ne peut plus se faire. A l’autopsie, on trouve les muscles d’une teinte jaune rosé, parsemés de granulations grisâtres; ils sont d’un volume très-sensiblement diminué, ayant abouti à une transformation définitive du tissu musculaire en tissu graisseux. La science n’a encore pu formuler aucune donnée pour le traitement de cette terrible maladie. Consultez les travaux de M. le D*". Duchenne(de Boulogne).
ATROPINE (Matière médicale). — Nom donné a une substance retirée de la belladone {Atropa belladona). Ce principe immédiat cristallise en aiguilles blanches, brillantes ; il est très-peu soluble dans l’eau et dans Téther sulfurique; mais il se dissout très-bien dans l’alcool. L’atropine est très-vénéneuse et dilate très-fortement la pupille, propriété qui a été mise à profit dans certaines maladies des yeux. M. le docteur Béliier a employé avec succès, contre les névralgies rebelles, une goutte d'atropine en injection sous-cutanée.
ATROPOS (Zoologie), nom spécifique du Sphinx atropos^ Lin. (Voyez Sphinx).
ATTACÉ, Attacide (Zoologie), Attacus^ Lin. — I>2~ sectes lépidoptères nocturnes., qui forment, dans la clas-
I sification de Linné, la première division de son grand genre Phalœna comprenant tous les Nocturnes. Leurs caractères étaient : ailes écartées, antennes pectinées ou sétacées ; point de trompe, ou s’il en existe une, elle est roulée en spirale. Cette division, d’abord indiquée par Latreille, ne figure pas dans la classification du Règne animal de Cuvier (voyez Phalène).
ATTAGÈNE (Zoologie), Attagenus, Latr. — Sousgenre ù' Insectes coléoptères ^ du grand genre Dermeste; il diffère des Dermestes proprement dits par les antennes, dont la massue est allongée, presque en scie ; par les palpes maxillaires plus allongées et plus grêles. Le corps est ovoïde, court, peu convexe. Parmi les espèces connues, on peut citer VA. ondé [Dermestes undatus^ Fab.), oblong, noir, une tache blanche de chaque côté du corselet, le présternum s’avançant sur la bouche : on le trouve sur les arbres aux environs de Paris.
ATTALÉE (Botanique), Attalea., Humb. et Bonpl., dérivé du nom d’Attale. — Genre de Palmiers de la tribu des Cocoïnées. Il renferme des arbres à tronc épais et plus ou moins élevés; leurs feuilles sont grandes et terminales. VA à cordes [A. funigera., Mart.) habite les forêts vierges du Brésil. Ses feuilles fournissent des fibres fréquemment employées en Amérique pour la fabrication des cordages. VA. magnifique [A. spectabilis., Mart.) a le tronc très-court et les feuilles souvent longues de 7 mètres. Plusieurs autres espèces qui figurent dans les serres, renferment dans leurs graines une huile presque aussi précieuse que l’huile de coco.
ATTAQUE (Médecine). — On donne ce nom à toute invasion brusque et subite d’une maladie, avec le développement instantané de tous les symptômes qui la caractérisent; ainsi on dit une attaque de nerfs pour dé- 1 signer des spasmes et divers phénomènes nerveux qu’on observe plus particulièrement chez les individus trèsirritables; anQattaqueA'apoplexie.,à'épilepsie.,à(i goutte^ de rhumatisme., à' asthme : cependant les retours de ces trois dernières maladies portent plutôt le nom d’accès, tandis que ceux des premières que nous avons citées gardent toujours celui A! attaque.
ATTE (Zoologie), Atta, Fab., du grec «f/d, aissô., je saute. — Insectes hyménoptères de la cinquième division du grand genre Fourmi., famille des Hétérogynes (voyez Fourmi), nommés aussi par Latreille OEcodomes^ pour les distinguer des araignées qui portent ce nom. Les attes ont les palpes très-courtes, et les maxillaires de moins de six articles, du reste se rapprochant des Myrmices (voyez ce mot), parce qu’ils ont comme eux un aiguillon. L’espèce la plus connue est VA. grosse-téte [A. cephalotes., Fab.), connue sous le nom de fourmi de visite., dont les ouvrières sont presque de la taille d’une petite guêpe; le corps brun, la tête luisante, très-grande, les pattes longues. Les femelles sont beaucoup plus grandes. Ces insectes font dans la terre, à une profondeur de plus de 2 mètres et demi à 3 mètres, des caves qui, suivant mademoiselle de Mérian, ont quelquefois près de 2“,50 de hauteur : c’est là qu’elles transportent les dépouilles des arbres dont elles enlèvent quelquefois toutes les feuilles en moins d’une nuit. Si l’on en croit les récits venus de Paramaribo, colonie hollandaise, et transmis par Hombert à l’Académie des sciences en 1701, ces fourmis, marchant en troupes, exterminent les rats, les souris, les kakerlacs et autres animaux nuisibles ; au point que les habitants regardent leur passage comme un bienfait. Elles habitent la partie centrale de l’Amérique.
ATTE, Attüs (Zoologie). — Nom donné par Walckenaër à un genre éV Arachnides., nommées vulgairement araignées sauteuses.,2.tc\\x\ forment, dans le Règne animal de Cuvier, le sous-genre des Saltiques).
ATTEINTE (Vétérinaire). — On donne ce nom à des contusions, des blessures faites aux pieds des chevaux, sur la couronne, au paturon ou au boulet; soit par euxmêmes avec leurs fers, ou contre un corps dur, soit par les autres chevaux, dans les marches, comme cela a lieu pour les chevaux d’armée. Cette atteinte prend le nom d'encornée lorsqu’elle pénètre au-dessous de la corne ; on l’appelle sourde lorsque c’est une simple contusion. Le traitement consiste dans le repos, l’emploi des émollients d’abord, puis des résolutifs.
ATTÉLABE (Zoologie), Attelabus, Lin., Fab. — Genre d'insectes coléoptères tétramères^ famille des Porte-bec ou Rhynchophores. Ce sont les Becmares de Geoffroy ; ils n’ont pas de lobes apparents; palpes très-petites, coniques; le prolongement antérieur de la tête représente un bec ou une trompe ; antennes droites, les trois derniers