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AUB
articles réunis en une massue, trompe courte, point de cou apparent, jambes terminées par deux forts crochets. Ces insectes rongent les feuilles, les fleurs et les fruits, et causent souvent de grands ravages. On les a divisés en quatre sous-genres ; 1“ les ApoUères à tête rétrécie^, avec une sorte de cou; l’espèce principale est VA. du noisetier [A.corijii., Lin.), noir, le corselet, les élytres et les' fémurs d’un rouge vif; T’ les Atlélabes proprement dits., museau court, élargi au bout; espèce type, A. charançon {A. Curculionides Lin.), long de 0“',005 à 0'",0(b', noir luisant, élytres et torselet rouges : on le trouve sur le bouleau, le chêne, en France et souvent aux environs de Paris. Sa larve, molle et dépourvue de pattes, dévore les feuilles et les jeunes tiges de ces arbres; 3° les Rhi/nchi-
tes., museau allongé, un peu élargi au bout; espèce type, A Bucchus., Oliv., d’un rouge cuivreux, les antennes et le bout de la trompe noirs {fig. 23 1 ); ses larves, connues aussi sous les noms de Lisette., Bêche, font de gramis dégâts dans la vigne qu’elles dépouillent quelquefois de toutes ses feuilles; cet insecte se laisse tomber comme s’il était mort lorsqu’on veut le prendre ; 4® enfin les Apions (voyez ce mot).
ATTELLE (Médecine), en latin assuta, féru la. Ducange prétend que ce mot vient de artvJa, qui dans la basse latinité signifiait copeau. — Une attelle est une lame ordinairement de bois, qu’on enveloppe de linge et qu’on applique le long d’un membre fracturé, pour le maintenir dans sa rectitude naturelle, et empêcher le déplacement des fragments (voyez Fracture). La longueur, la largeur, la forme et l’épaisseur des attelles sont déterminées par l’usage auquel on les destine. Les plus légères peuvent être en bois blanc ; mais lorsqu’il s’agit d’opposer une grande résistance, comme dans les fractures de la cuisse, du col du fémur, elles doivent être en hêtre et même en chêne. On les fait aussi, dans certains cas, en écorce d’arbre, en cuir, en fer-blanc, etc. Souvent on emploie à cet usage un carton épais, qu’on mouille afin qu’il se moule sur le membre fracturé, et ces attelles sont maintenues au moyen d’un bandage roulé ; cet appareil devient d’une grande solidité lorsqu'il est mouillé avec une dissolution de dextrine (voyez Uextrine). Les attelles sont appelées aussi ecclisses. On donne le nom de semelle à une espèce d’attelle qui sert à soutenir le pied. Celle qu’on emploie pour la main s’appelle palette.
ATTERRISSEMENT (Zoologie), du latin ad, vers; terram, la terre. — On donne ce nom aux dépôts que les eaux agitées amènent et laissent accumuler lorsque leur mouvement se ralentit. Les fleuves se forment par les eaux des différents affluents qu’ils recueillent en descendant des hautes vallées vers les plaines ; le resserrement et la pente de ces vallées convertissent en véritables torrents ces cours d’eau, que les orages ou la fonte des neiges enflent démesurément à certaines époques ; mais ces torrents produisent sur les roches et les terres qui forment leur lit des dégradations qui nous expliquent la présence des débris sans nombre que roulent les fleuves ■dans leur cours ; les galets et cailloux roulés, les graviers, les sables, les terres, le limon, etc. A mesure que la vitesse des eaux se ralentit, ces matériaux se déposent, les plus lourds d’abord ; les sables fins, les terres, le limon, parviennent seuls jusqu’aux embouchures; à cet endroit il y a un arrêt provenant de la résistance de la mer, et cet arrêt détermine le dépôt de tous ces matériaux, qui produisent alors les bancs de sable, les barres, les alluvions, les atterrissements en un mot, si communs aux bouches des fleuves. C’est ce travail lent et continu des atterrissements qui a formé et accroît avec le temps les deltas des fleuves.
ATTRACTION universelle ou newtonienne. — Nom donné à la cause inconnue en vertu de laquelle deux molécules de matière tendent à se porter l’une vers l’autre. L’attraction est une propriété générale de la matière; elle existe dans tous les corps, qu’ils soient en repos ou en mouvement, et indépendamment de leur nature ; elle se produit à toute distance ainsi qu’au travers de toutes les substances. Mais elle est quelquefois neutralisée par une tendance inverse attribuée à la chaleur ou à Vélectricité, ou au magnétisme, ou à la force centrifuge (voyez ces mots).
Quand elle s’exerce entre les astres, l’attraction s’appelle aussi gravitation universelle ; quand elle a lieu ■entre la terre et les corps qui sont à sa surface, elle
prend plus particulièrement le nom de pesanteur; on lui donne le nom à' attraction moléculaire quand eue unit entre elles les particules des corps.
Les philosophes de l’antiquilé, Démocrite, -Épicurc, avaient adopté l’hypothèse d’une tendance de la matière vers des centres communs, la terre et les astres; Képler admit une attraction réciproque entre le soleil, la terre et les planètes ; mais c’est Newton qui, le premier partant des lois de Képler, formula d’une manière nette les lois de la gravitation et démontra que tous les corps de la nature s’attirent mutuellement en raison directe et composée de leurs masses, ou des quantités de matière qu’ils renferment, et en raison inverse du cané de leurs distances. Depuis Newton, cette attraction a été vérifiée expérimentalement et mesurée par Cavendish entre deux sphères de plomb ; son existence est universellement admise, san« qu’on puisse affirmer toutefois qu’elle ne soit pas elle-même la manifestation d’une force plus générale, encore imparfaitement entrevue. Dans l’esprit même de Newton, le mot attraction ne fut jamais que l’expression d’un fait général, et non d’une cause ayant une existence propre. Le mot force avec sa signification vague exprime la même pensée.
ATTRAPE-MOUCHE (Botanique), Dionœa, Ellis, l’un des noms de Vénus qu’on a appliqué par allusion à une plante qui a la propriété de saisir et de retenir ce qui l’approche. — Genre de plantes de la famille des Droséracées. Attrape-mouche proprement dit ou Dionœa muscipula. Lin., est une petite plante dont les feuilles sont douées d’une particularité qui lui a valu son nom. Leur surface est munie de cils et de glandes, et quand les insectes viennent s’y poser, les deux lobes se rapprochent, les tiennent emprisonnés et ne s’étendent que plus tard, lorsque déjà ceux-ci sont morts. Cette singulière plante se trouve dans l’Amérique septentrionale, et principalement dans la Caroline. »
On donne aussi le nom vulgaire êf Attrape-mouche aux plantes suivantes : à VApocyn à feuilles df androsème, parce que les mouches qui viennent sucer le pollen de cette plante se trouvent souvent prises entre les filets et les anthères de manière à n’en plus pouvoir sortir ; au Dracuncule chevelu, Gouet chevelu [Dracunculus crinitus, Schott), à cause de l’odeur cadavéreuse que répand l’inflorescence de cette espèce et des soies de la spathe qui retiennent les mouches attirées en grand nombre par cette odeur; enfin au Silene muscipula , Lin., vulgairement Gohe-mouche, plante extrêmement visqueuse, dans les poils de laquelle les mouches se trouvent engagées sans pouvoir en sortir. . G — s.
ATWOOD (Machine d’). — Appareil de physique imaginé par le physicien dont il porte le nom, et servant à étudier les lois de la chute des corps sous l’influence de la pesanteur (voyez Chute des corps).
ATYPES (Zoologie), Atypus, Latr. — Genre d’^mcAnides pulmonaires, famille des Pileuses ou Aranéïdes, qui se distingue des Mygales proprement dites par une très-petite languette presque recouverte par la base des mâchoires, les yeux très-rapprochés et insérés sur un tubercule. C’est l’espèce connue sous K uom û’Aranea picea de Sulzer, sous celui éfOlétèra de Walckenaür, qui a servi de type à Latreille pour établir ce genre sous le nom de Atypus Sulzeri ; elle a le corps entier noirâtre, le thorax presque carré, déprimé en arrière, renflé, élargi et tronqué par devant. Cette araignée, longue de 0“i,0l8, se creuse en terre un boyi^u cylindrique d’environ 0”,20, dans lequel elle se file un tuyau de soie blanche, et où le cocon est fixé. On la trouve en quantité, au mois de juillet, dans les environs de Paris.
ATYPIQUE (Médecine), du grec tupos, type, et de a privatif, sans type. — On nomme maladies atypiques celles qui, bien qu’affectant une forme périodique, comme les fièvres intermittentes, par exemple, ont des accès qui reparaissent sans aucune régularité de forme.
AUBÉPINE (Botanique), Aube épine, francisé de alba Spina, épine blanche. — Éspèce d’arbrisseau de la famille des Rosacées. Gærtner la rangeait dans le genre Néflier {Mespilus) ; mais aujourd’hui elle est généralement adoptée comme espèce du genre Épine {Cratœyus, Lindl.), et l’on a ainsi conservé la synonymie linnéenne. C’est donc le Cratœgus oxyacantha. Lin. [Mespilus oxyacantha, Gærtn., du grec,oa;w.?, aigu, et acantha, épine). On l’a aussi appelée Épine blanche. Bois de mai. Tout le monde connaît cet arbrisseau auquel se rattachent quelques détails historiques et légendaires assez curieux. Clieles Grecs, l’aubépine présidait aux mariages, et les flamz beaux destinés à éclairer les nouveaux mariés, dans la
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