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quinze œufs du poids de 1 500 grammes environ, qu’elles déposent simplement au soleil dans le sable, si ell 'S habitent un pays très-chaud ; ailleurs elles couvent alternativement avec le mâle. L’autruche vit d’herbage et de graines, etc. ; mais elle est si vorace qu’on l’a vue avaler des clous, des ferrailles, des morceaux de fil de fer, volés dans la boîte d’un treillageur au Jardin des Plantes. Aucun animal ne peut atteindre à la course l’autruche, et elle lance des pierres en arrière avec une grande vigueur. Plusieurs peuples de l’Arabie la chassent pour s’en nourrir ; mais, pour le plus grand nombre, c’est un objet de commerce, à cause de ses plumes. Dans quelques lieux de l’Afrique, on élève des troupeaux d’autruches, et on parvient à les apprivoiser de manière à s’en servir comme de montures. Depuis quelque temps, on a proposé d’acclimater l’autruche au Sénégal, en Algérie , où on a déjà obtenu de bons résultats. 2» L’.4. d' Amérique, Nandou {Struthio rhea. Lin.), près de moitié moins grosse, plumes moins fournies, d’un gris uniforme; elle se distingue par trois doigts, tous munis d’ongles {fig. 236). On la rencontre dans l’Amérique mé-

Fi;j. 236. — Aulruc' e d'Amérique (Nando’).

ridionale ; elle court et nage avec rapidité, et vit moins en troupe que l’autre espèce. Ses plumes ne peuvent servir qu’à faire des balais à épousseter; elle ressemble du reste à l’autruche d’Afrique, et vit de même.

AUVERGNATES (Rages) (Agriculture). — Types de races de bœufs et de chevaux appartenant à l’Auvergne (voyez Races) .

AVAL. — Côté vers lequel descend un cours d’eau ; aller en aval, c’est descendre un cours d’eau. Le /nef d'aval est lu partie du cours d’eau située au-dessous d’un barrage.

AYALURE (Vétérinaire), du vieux mot français avaler, descendre. On donne ce nom au développement irrégulier, partiel ou général du sabot du cheval, par vice de sécrétion de la corne, à la suite d’une blessure ou d’une opération ; par le pus d’un furoncle ou de Venclouure. Quand la maladie attaque la totalité du sabot, on dit que le cheval fait pied neuf. Des plumasseaux de térébenthine, d’onguent de pieds, suffisent pour aider la guérison, lorsque l’avalure est superficielle. Lorsqu’elle est profonde, il est bon d’amincir la corne pour en rendre la sécrétion plus régulière.

AVANCE EUTiROiE.— Voyez au mot Vapegii {Machineà), — Si l’arrivée ou admissum de la vapeur dans le corps de pompe d’une machine à vapeur, ei son évacuation ou cchappc/nenl dans le condcnicnr ou à .’air libre se fais.ncnt iui.ia:)îaméncnt, l’ad.mission devrait commencer

I au moment précis où le piston, arrivé à Tune des extré- I mités du corpsde pompe, va revenir sur ses pas et Téchappement avoir lieu au moment même où le piston termine chacune de ses oscillations. Il n’en est pas ainsi, surtout pour l’échappement ; la vapeur met pour sortir du corps de pompe un temps toujours appréciable, et dont la durée est quelquefois une fraction importante de la durée de la course du piston lui-même. Sa force élastique, il est vrai, diminue rapidement; mais il n’en résulte pas moins une pression qui, si elle persistait pendant le retour en ar- • rière du piston, constituerait une contre-pression annulant une partie de la pression de la vapeur admise, et conséquemment très- nuisible. L’admission et surtout l’échappement doivent donc être en avance sur la marche du piston. Tel est le but de Vavance du tiroir. Ce résultat est obtenu par le calage ou l’ajustement, sur Tarbre moteur, de V excentrique qui gouverne le tiroir ou les soupapes.

L’importance de cette disposition avait été pressentie par Watt dès 1805; mais la pratique suivie à cet égard dans ses ateliers avait été mystérieusement conservée par les constructeurs anglais, ses élèves. A la suite de recherches poursuivies avec persévérance, pour découvrir les causes de l’infériorité des machines françaises sur les machines anglaises, M, Rech, ingénieur de la marine de l’État, avait reconnu que ces causes résidaient dans l’avance du tiroir adoptée par les mécaniciens anglais, et non par nous, et l’avait signalé dans un mémoire adressé au ministre de la marine, le 5 décembre 183G. Quelques années plus tard, cette disposition, signalée par M. de Pambour dans son ouvrage sur la Théorie des machines à vapeur, était l’objet d’un travail approfondi de MM. Flachat et Petiet dans leur Guide du mécanicien praticien,. publié en 1840. C’est à M. Clapeyron qu’est due la disposition généralement adoptée maintenant pour les locomotives {soyez cq moi).

AVANT-BRAS (Anatomie). — Partie du membre supérieur ou thoracique, comprise entre le bras et la main. Il y a deux os à Tavant-bras, le radius en dehors, correspondant au pouce, et le cubitus en dedans. Une vingtaine de muscles forment la partie charnue de Tavant-bras, et presque tous sont destinés aux mouvements qu’exécutent la main, le poignet, et surtout les doigts. Ceux qui occupent sa face antérieure servent, en général, à la flexion de ces parties; ce sont le radial antérieur, le palmaire grêle, le cubital antérieur, le fléchisseur superficiel ou sublime, le fléchisseur profond, le long fléchisseur du pouce; deux seulement, le rond pronateur et le carré pronateur, exécutent le mouvement de pronation (jui porte la paume de la main en arrière et l’extrémité inférieure du radius vers la partie interne du corps; c’est alors que deux autres muscles, le long et le court supinateur, situés tous les deux tout à fait à la partie externe du bras et de Tavant-bras, et agissant Tun sur l’extrémité inférieure du radius, l’autre sur la partie supérieure de cet os, autour duquel il s’enroule, ramènent cette extrémité dans la supination. Enfin en dehors, et surtout en arrière de Tavant-bras, d’autres muscles servent à l’extension de la main et des doigts ; ce sont les deux radiaux externes, l’extenseur commun des doigts, le cubital postérieur, Tanconé, le long abducteur du pouce, son long et son court extenseur, et l’extenseur propre de l’index. On rencontre à Tavant-bras les artères et les veines radiales et cubitales, et plusieurs veines superficielles; des vaisseaux lympliatiques, des nerfs,, complètent l’ensemble des parties qui le forment.

AVANT-COEUR (Vétérinaire). — On a donné ce nom aux tumeurs de diverses natures qui peuvent se développer au poitrail du cheval. Ces tumeurs peuvent rester stationnaires, sans donner lieu à aucun accident. Souvent elles cèdent à un traitement simplement résolutif, ou à la médication iodée. 11 peut arriver encore qu’elles aient un caractère charbonneux, et, dans ce cas, il faut s’empresser d’employer les mo}’ens énergiques prescrits contre le charbon (voyez ce mot).

AVÉLANÈDE (Botanique). — Nom que Ton donne aux fruits d’une espèce de Chêne exotique \Quercus Ægilops, Lin.; Qaercus velani, Oliv.) (voyez Chêne). Ce sont des glands, longs de 0"", 04 à 0'”,OG, enfoncés dans une cupule hémisphérique, épaisse, légère, sèche, résistante, d’un gris rougeâtre ; le gland, cylindrique et très-gros, présente à son sommet l’ombilic très-prononcé; il est souvent creux et rempli d’une poussière noire qui n’est autre chose que le produit de la décomposition de sa partie charnue ; il est blanchâtre dans la partie cachée par la cupule, et rougeâtre en dehors. Les avélanèdes servent

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pour le tannage des cuirs et pour la teinture en noir. Ils sont m^'me, en Orient, l’objet d’un commerce important surtout avec l’Italie, où la difficulté de trouver du tau en assez grande quantité force à recourir à celui qui vient du Levant ; elles remplacent aussi sans inconvénient la noix de galle, qui est beaucoup moins commune. On a déjà cherché à naturaliser l’arbre sous le climat de Paris; mais il n’a encore pu résister aux gelées de notre pays . G — s.

AVELINE (Botanique), du latin avello.no ^ noisette, dérivé lui-même d’Aue/Za, aujourd’hui AvellinOy ville du royaume d’Italie, près de Naples, où l’avelinier croissait en abondance.— On appelle ainsi le fruit de l’Avelinier, variété du Noisetier ou Coudrier. C’est une noix enveloppée par un involucre coriace, irrégulier, découpé sur ses bords ; elle est ligneuse, ovale, unie et présente à sa base une grande cicatrice ; l’amande qu’elle contient est enveloppée d’une pellicule {testa) lisse plus ou moins brune ou rouge, et formée, pour la plus grande partie, par un gros embryon contenant de l’huile et présentant une saveur douce. On distingue dans le commerce plusieurs espèces Avelines; les principales sont : les A. delà Cadière., nommées aussi tout simplement Cadières ou Acadières., parce que la localité où elles se récoltent le plus abondamment est le village de La Gardière, dans le département du Var, à 17 ou 18 kilomètres de Toulon. Elles sont remarquables par leur grosseur, et ce sont les plus belles qu’il y ait. Leur bois est épais, dur, plus ou moins arrondi, un peu rougeâtre, contenant une amande d’un blanc de cire, à pellicule blanchâtre, présentant intérieurement une cavité allongée et séparée en plusieurs endroits par une pellicule mince. Les A. du Languedoc se distinguent par l’épaisseur de leur bois, la tache de leur base qui est grisâtre, la couleur rouge brun de leur surface, le duvet qui les recouvre en dehors de l’involucre ; leur amande remplit ordinairement bien la cavité, et la pellicule qui recouvre celle-ci est à peu près de même teinte que le bois. Enfin les A. du Piémont sont petites, arrondies, luisantes, d’un jaune pâle avec une pubescence blanchâtre au sommet. Leur amande, assez pleine, çst enveloppée par une pellicule grisâtre. On sait que les avelines sont un aliment agréable. L’huile qu’on en extrait est surtout employée par les luthiers. G — s.

AVÉNACÉES (Botanique). — Tribu de plantes établie par Kunth dans la famille des Graminées et dont V Avoine est le type. Caractères : épillets à 2 ou un plus grand nombre de fleurs ayant celle du sommet ordinairement rudimentaire ; glumeà 2 folioles herbacées membraneuses; glumelle inférieure, portant le plus souvent une arête qui est fréquemment dorsale et tordue. Genres principaux : Canche {Aira^ Kunth), Lagure {Lagurus, Lin.), Avoine (Ayenn, Lin.), Fr^^mental [Arr1ienatherum.^P. deBeauv.), Danthonie {Danthonia., DC.). G — s.

AVENTURE (Mal d’) (Médecine). — Nom vulgaire du panaris (voyez ce mot) .

AVENTURINE (Minéralogie). — Minéral formé de quartz hyalin dans lequel sont disséminées des paillettes de mica jaune à reflet doré, qui, lorsque le quartz est poli, forment à sa surface une multitude de points scintillants. Quelquefois la scintillation est due, non plus au mica, mais à du quartz cristallisé en petits grains au milieu de la masse. La plupart des aventurines du commerce sont artificielles et sont produites par de petits cristaux tétraèdres de cuivre dispersés dans un émail de couleur variable (voyez Verre, Émaux).

AVERANO (Zoologie), Casmarhynchos., Tem. — Sousdivision ééOiseaux de l’ordre des Passereaux., du genre Cotinga; avec les Procnias proprement dits, ils forment le sous-genre Procnias. Les averanos, qui ont le bec plus faible et plus déprimé que les cotingas, l’ont fendu jusque sous l’œil ; ce sont des procfiias à gorge nue. Une espèce connue sous le nom dLAmpelis variegata ., Lin., n’est autre que VA verano de Buffon ; le mâle a toute la partie nue de la gorge garnie d’un grand nombre de caroncules charnues, aplaties, bleuâtres, et qui deviennent rouges lorsque l’oiseau s’anime. Il a la tête rousse, les ailes noires et le reste d’un gris blanchâtre. Une autre espèce, Casmarhynchos carunculata., est blanche à l’état parfait; les jeunes et la femelle sont verdâtres. Tous habitent les forêts du Brésil. ï»

AVESNE (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arrond. et à IG kilomètres O. de Lodève, et autant N. de Bédarieux (Hérault); eau minérale bicarbonatée mixte, température 28" cent., sels à base de soude, chaux et magnésie. Onctueuse au toucher; employée à la fois comme sédative et tonique ; on la dit très-puis-

sante contre les affections cutanées humides, crustacées et pustuleusse.

AVEUGLE (Médecine), du vieux mot latin ahoculusy dérivé lui-même de oculus, œil, et ab privatif ; privé des yeux. — La privation de la vue ou la cécité est complète ou incomplète : lorsqu’elle est incomplète, il est encore possible de distinguer le jour de la nuit, et même un peu de se conduire. La cécité est ou native ou accidentelle : lorsqu’elle est native, elle peut tenir à l’occlusion congénitale des paupières, à celle de la pupille, à l’adhérence de l’iris avec la cornée, à une cataracte de naissance, etc. Dans ces différents cas, elle n’est pas toujours incurable. Lorsqu’elle est accidentelle, elle peut provenir de certaines professions, telles que celle de graveur, d’horloger, de ciseleur, de verrier; de blessures intéressant les deux yeux, ou un seul lorsque déjà l’autre est perdu ; ou être la suite de maladies propres de l’œil, telles que l'amaurose, la cataracte double, des oplithalmies répétées, des taies, des cicatrices, suites de blessures ou de la petite vérole, etc. : quelques-unes de ces causes peuvent être combattues avec succès; mais le plus souvent la cécité est un accident incurable. La cécité accidentelle peut encore tenir à des causes générales qui agissent sur des masses d’individus à la fois; ainsi, dans le Midi, l’éclat des rayons solaires, la vive réverbération de la lumière, les sables, la poussière; dans le Nord, la blancheur, le brillant des glaces et des neiges éternelles sont autant de causes qui produisent de nombreuses cécités dans les climats de température extrême. La privation de la vue, native ou accidentelle, doit nécessairement amener des changements notables dans l’existence physique, morale et intellectuelle des aveugles; on se ferait difficilement une idée du développement que prennent les autres sens, et surtout celui du tact, et même ceux de l’ouïe et de l’odorat; et dans l’impossibilité où nous sommes de nous étendre sur un sujet aussi curieux et aussi intéressant, nous nous bornerons à citer : l’aveugle-né, auquel le chirurgien anglais Gheselden fit l’opération de la cataracte à l’âge adulte, et qui fut pour lui l’occasion des observations les plus neuves sur les impressions qu’éprouve l’aveugle lorsque l’œil s’ouvre pour la première fois à la lumière; l’aveugle-né duPuisaux, petite ville du Gâtinais; celui que Réaumur opéra en 1749 ; enfin l’illustre mathématicien anglais Saunderson, aveugle-né aussi, qui écrivit un Traité sur les éléments d’algèbre, traduit par de Joncourt en 176g ; qui inventa une machine simple et ingénieuse à l’aide de laquelle il faisait tous ses calculs algébriques; qui professa les mathématiques dans l’université de Cambridge avec un succès étonnant. Il donna des leçons d’optique; il prononça des discours sur la nature de la lumière et des couleurs; il expliqua la théorie de la vision; il traita des effets des verres., des phénomènes de l'arc-en-ciel, et de plusieurs autres matières relatives à la vue et à son organe. Les lecteurs qui voudront plus de détails pourront consulter, la Lettre sur les aveugles, par Diderot, d’où nous avons tiré le passage souligné plus haut; V Essai sur V éducation des aveugles, par V. Haüy; V Essai sur l’instruction des aveugles, par le docteur Guillé; Des aveugles, leur état physique, moral et intellectuel , par P. A. Dufau, ouvrage couronné par l’Acadtmie.

Malgré la commisération dont les aveugles avaient été l’objet dans tous les temps, saint Louis est le premier roi qui ait songé à leur ouvrir un asile. Ce fut en l2G0, quelque temps après son retour de Palestine, qu’il fonda l’hospice des Quinze-Vingts pour recevoir 300 aveugles ; et ce n’est qu’en 1780, cinq cents ans après, que, pour la première fois, on osa envisager la possibilité de les faire jouir du bienfait de l’éducation. Valentin Haüy, frappé de la dégradation intellectuelle et morale des aveugles qui croupissaient dans une ignorance complète, eut l’heureuse idée de créer pour leur apprendre à lire tout un système de figures en relief; il fit imprimer des alphabets, des ouvrages d’après ces modèles, et fonda, en 1784, l’inîtitution des Jeunes Aveugles. En 1791 elle fut reconnue comme établissement d’utilité publique, et quelques mois après réunie à celle des Sourds-Muets : enfin, en thermidor an III (juillet i79G),le nombre des places gratuites fut augmenté, et elle reçut une nouvelle organisation. En 1838 cet établissement fut transféré de la rue Saint-Victor sur le boulevard des Invalides, où il existe aujourd’hui. L’institution reçoit GO jeunes garçons et 30 jeunes filles. L’admission ne peut avoir lieu avant dix ans, ni après quatorze. La lecture, l’écriture, la géographie, l’histoire, les sciences, la littérature, la musique, les arts et métiers, sont enseignés aux jeunes aveugles. Mais mal-

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heurcusoment le nombre des admissions est beaucoup trop restreint, puisqu’à peine il est de 100 pensionnaires. Il y a en France 30 à 40 t;00 aveugles.

Le nombre proportionnel des aveugles varie suivant les différents pays. Ainsi, suivant M. de Gérando, en Angleterre, il serait de 1 sur 2 000 habitants, et, suivant le docteur Julien, de I sur 1 600 en Prusse, de 1 sur I 000 en France et en Belgique, et de i sur 800 en Danemark.

L’Europe et l’Amérique possèdent aujourd’hui un grand nombre d’établissements destinés aux jeunes aveugles. Les plus considérables sont ceux de Londres, de Liverpool et d’Édimbourg. En France, où a eu lieu la première fondation, il n’en existe qu’im. F —

AVICENNIE (Botanique), Avicennio^ Lin. En mémoire d’Avicenne, fameux philosophe et médecin persan du XJ® siècle. — Genre de plantes de la famille des Verhénacees, type de la tribu Aviccnniées. 11 comprend des arbres à feuilles persistantes, coriaces, blanchâtres en dessous. Leurs fleurs sont à pédoncules solitaires, accompagnés de bractées ciliées, la corolle est petite et un peu covidiCQ.'V A.brillonte^Palétuvier gris {A.nitida^i'àcq.) est un petit arbre de la Guadeloupe. Ses fleurs sont rosées. VA. tomenieuse {A. tomentosa., Lin.) croit au bord de la mer, dans les pays tropicaux. Cet arbre exsude une résine odorante que les nouveaux Zélandais emploient comme aliment. Sa racine contient beaucoup de mucilage et est regardée comme aphrodisiaque par les Arabes. Les graines de cette espèce sont aussi employées dans la médecine des Indiens. Ils les mangent quelquefois, lorsqu’elles sont bien mûres. G — s.

AVICEPTOLOGIE (Zoologie), du latin avis, oiseau; capere., prendre ; et du grec logos., discours. — C’est à proprement parler la chasse aux oiseaux. Nous renverrons aux différents oiseaux qui ont été ou qui seront traités dans ce diclionnaire, et aux mots Vénerie, Oiseaux.

AVICULE (Zoologie), Avicula, Brug., Aronde de Cuv., du latin avicula., petit oiseau. — Mollusque acéphale^ festace\ famille des Ostrace's formant un genre que Cuvier a désigné sous le nom d^Arondes., à cause d’une certaine lessemblance de sa coquille avec une queue d'hirondelle. Les avicules ont une coquille bivalve, à charnière rectiligne, ligament étroit et allongé; une échancrure à la valve gauche ; muscle transverse antéiâeur très-petit. Toutes ces coquilles sont marines et habitent presque toutes les mers. L’espèce la plus célèbre est V Aronde aux

Fig. 237. — A vieille [Pe.ntadine perlière j.

perles [Mytilus margariti férus.. Lin.), dont la coquille, du diamètre de 0'",12 à 0'",I6, presque demi-circulaire, verdâtre en dehors, est de la plus belle nacre en dedans. On emploie cette nacre pour toute sorte de bijoux. C’est dans l’intérieur de ces coquilles que se trouvent perles fines ou perles d’Orient dont la pêche est faite par des plongeurs, à Ceylan, au cap Comorin, et dans le golfe Persique. Elle appartient au sous-genre (Mor-

garita., Leach.). Dans un second sous-genre, celui des Avicules proprement dites., se trouve V Aronde oiseau {Mytilus hirundn., Lin.), remarquable par les oreillettes pointues de sa charnière; son byssns ressemble à un petit arbre. Cette espèce habite la Méditerranée.

AVIVES (Vétérinaire). — On donne ce nom à un engorgement qui a son siège dans la région parotidienne du cheval, et dans la glande parotide elle-même; il vient du latin aqua viva, parce qu’on prétendait que les chevaux contractaient cette maladie en buvant des eaux vives. On disait battre les avives., d’une opération barbare qui consistait à saisir, avec des tenailles, les parotides engorgées et à les frapper avec une verge (voyez Parotide).

AVOCATIER (Botanique). — Nom vulgaire d’une espèce de Laurier {Luurus persea., Lin.), faisant partie

aujourd’hui du genre Persea (Persea gratissimn Gærtn.), famille des Laurinées. C'est un grand et bel arbre, croissant naturellement dans l’Amérique équatoriale et aux Antilles, mais cultivé, à cause de son fruit, dans toutes les colonies intertropicales. Ses feuilles sont alternes, longues, ovales, acuminées ; les fleurs disposées en panicules corymbiformes. Le fruit est une baie à peu près grosse comme une belle poire dont il a la forme, et dont la chair est épaisse, succulente, très-estimée et recherchée. Les animaux en sont très-friands. Cette pulpe butyreuse et fondante est comparée pour le goût à une tourte à la moelle de bœuf; aussi semble-t-elle de prime abord assez fade aux Européens. On la mange ordinairement comme le melon avec des viandes et du sel. Parfois, aussi, on l’accommode avec du vinaigre ou du citron. L’amande, qui n’est pas bonne à manger, donne, quand on la broie, un suc qui rougit à l’air et sert à marquer le linge, pour ainsi dire, d’une façon indélébile. Le fruit de cet arbre porte le nom d' Avocat ou Poire d'' avocat, aux Antilles. On a longtemps pensé que cette espèce était l’arbre désigné sous le nom de Persea par les botanistes de l’antiquité ; mais Delile a prouvé, dans un mémoire lu à l’Académie des sciences en 1818, que le Persea ne pouvait être autre chose qu’une espèce des Olacinées, le Ximenia Ægyptiaca, Lin. G — s.

AVOCETTE [Zoologie), Recuriirostra, Lin. — Genre d' Oiseaux de l’ordre des Échassiers , famille des Longirostres; ils tiennent à la fois des oiseaux nageurs par leurs pieds palmés presque jusqu’au bout des doigts, et des bécasses par le tarse élevé, les jambes à moitié nues, le bec long, grêle, pointu, lisse et élastique; mais ce qui les distingue particulièrement de tous les autres oiseaux, c’est la forme même du bec, dont la pointe membraneuse est fortement recourbée en haut, de manière à former une concavité très-marquée dans ce sens.

C'est au moyen de ce bec si faible et si singulièrement conformé, que les avocettes vont chercher dans la vase des rivières qu’elles fréquentent les vers, les petits mollusques, les frais de poissons, etc., qui constituent leur nourriture; mais la faiblesse même de cet instrument qui est un moyen de défense dans d’autres espèces, explique la sauvagerie, la timidité et la défiance de cet oiseau. Aussi la chasse en est-elle très-difficile, et il est rare qu’on les prenne vivants. La femelle fait son nid sur la terre, et y pond trois ou quatre œufs.

Les avocettes recherchent les pays froids, et sont des oiseaux voyageurs; on les trouve le plus souvent au bord de la mer, près des embouchures des rivières. Parmi les espèces connues, une habite l’Europe; c’est VA. proprement dite [Recurvirostra avocetta, Lin.); elle est blanche, avec une calotte noire et trois bandes de même couleur sur les ailes, elle a de 0”, '<<> à 0“,60 de longueur. Sa taille élancée et gracieuse, la blancheur éclatante de

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son plumage, en font un des plus jolis oiseaux des côtes de l’Océan, qu’elle fréquente de chaque côté du détroit, pendant l’hiver.

AVOINE (Botanique, Agriculture), Avena des Latins, Bromos des Grecs. — L’une des céréales les plus intéressantes pour la nourriture des chevaux, et même des bestiaux et de plusieurs autres espèces domestiques. Quoique les auteurs ne soient 'pas d’accord sur l’origine et la patrie de l’avoine, on la croit généralement originaire du nord de l’Eu ope, où elle croît en abondance. Il n’est pas bien sûr qu’elle ait été connue des anciens; et Pline semble la dédaigner comme un blé dégénéré : il dit pourtant que les Germains l’employaient comme aliment : un peu plus tard on la donne à manger aux chevaux, et elle entre même dans la nourriiare de l’homme. Maintenant l’a-t-on trouvée à l’état sauvage dans le Chili, dan^les terrains incultes de la Perse? Gela paraît douteux ; ce qui ne l’est pas moins, c’est qu’elle provienne d’une avoine sauvage, telle que l’A. folle {Avena fatua, Lin.). Dans tous les cas elle forme la base essentielle de la nourriture du cheval, dans les pays du Nord surtout, où par le moyen de la substance aromatique et excitante qu’elle contient, elle contrebalance l’influence débilitante du froid, comme le fait chez l’homme l’usage de la viande et des liqueurs alcooliques dans les mêmes circonstances.

Les races ardentes de chevaux du Midi éprouveraient de fâcheux effets de cette nourriture stimulante, aussi lui préfère-t-on l’orge. L’avoine entre aussi dans la nourriture des bestiaux et de la volaille : elle augmente le lait des vaches et des brebis ; elle donne une chair fine et savoureuse au cochon ; elle accroît la ponte des poules. L’homme en tire aussi quelque parti pour sa nourriture; elle fournit un pain lourd, compacte et peu nourrissant à un certain nombre de populations du Nord ; on en fait de la bière, de l’eau-de-vie ; enfin elle sert surtout à faire le Grwaw, bien connu de tout le monde. La paille d’avoine est une des plus riches en substances nutritives; elle est employée à la nourriture des vaches ; et aussi à quelques autres usages domestiques et industriels (voyez Paille). On fait avec la balle d’avoine, des paillasses ou paillassons pour les enfants, pour les malades, pour les appareils de fractures.

L’avoine {Avena^ Lin.) constitue, dans la grande famille des Graminées^ un genre delà tribu des Avénées ou Avénacées dont les principaux caractères sont : Epillets de 2 à 5 fleurs stamino-pistillées dont la supérieure avorte le plus souvent; 2 gluraes membraneuses ou herbacées; 2 glumelles dont l’inférieure bidentée est Fig. 239. — Avoine commune, munie sur son dos d’une

arête coudée et tordue inféiieurem'^nt; 3 étamines; stigmate terminal sessile ou fiubsessile, plumeux.

On cultive en grand quatre espèces d’avoine :

^ 1“ L'A. commune {A. saliva. Lin.), caractérisée par CCS épillets à 2 ou 3 fleurs, glumes plus longues que le

grain, panicule lâche à embranchement rameux. C’est l’espèce la plus cultivée; on en a fait un certain nombre de variétés : A. L'A. commune d'hiver., qui supporte bien les froids de nos hivers; semée en automne, elle donne des grains pesants et nombreux. B. L'A. commune du printemps; variété la plus cultivée, moins rustique que la précédente, elle mûrit plus tard. C. L'A. de Géorgie, de Sibérie, du printemps, grains jaunes, pesants, gro.s, à écorce rude, la plus vigoureuse et la plus précoce de toutes. D. L’^. patate, du printemps, grains blancs, courts et ronds à écorce fine ; elle est souvent atteinte du charbon.

2® L'A. de Hongrie (.4. orientalis, Schreber), panicule serrée, grains inclinés tous du même côté. Du printemps; une variété à grains blancs ; une à grains noirs très-productive.

3° L'A. courte [A. hrevis) , A. à deux barbes, pied de mouche. Panicule lâche, légère, unilatérale, grains petits, courts; barbes persistantes : culture dans les terrains médiocres et sur les montagnes; trèsprécoce,

4" L'A. nue, A. de Tartarie {A. nuda). Épillets de 4 à 5 fleurs en petites grappes, grains non attachés à la balle. D’un faible produit, elle est préférée pour faire du gruau.

L’avoine craint les grands- froids ; aussi ne la sème-t on guère en automne que dans les pays où l’on n’est pas exposé à un grand froid continu atteignant 10 à 12o. Mais elle s’accommode de tous les terrains; ainsi, à l’exception des sables arides ou trop calcaires, tout lui convient ; les sols tourbeux, les argiles compactes, les étangs desséchés, les sables frais. Toutefois, dans les terrains qui manquent de l’élément calcaire, il est bon de lui donner des engrais alcalins, des marnages ou des chaulages, car les principes qui dominent dans l’avoine sont les silicates et les phosphates de potasse, de magnésie et de chaux. El e peut succéder à toute espèce de culture; cependant elle est mieux placée après les récoltes qui remuent profondément le sol, comme la plupart des plantes sarclées.

Le choix des semences de l’avoine doit être fait avec certaines précautions â cause de l’inégalité qu’on remarque dans le degré de maturité des grains d’une même panicule; nous avons dit plus haut les circonstances qui doivent guider le cultivateur pour les époques de l’année auxquelles ces semailles doivent être faites suivant les pays et les variétés d’avoine employées ; nous dirons seulement ici que dans le midi de la France, on sème en septembre les variétés d’hiver ; dans le Centre et le Nord on retarde jusqu’en février ou mars. La semence est ordinairement répandue à la volée et enterrée au moyen d’un labour superficiel, ou ce qui est mieux d’un hersage, précédé et même suivi du rouleau.

Avoine folle. Folle avoine, Avron, Avoine follette, Avenu fatua , Lin. — Une des plantes les plus nuisibles à l’agriculture : épillets à 3 fleurs ; axe trèspoilu; panicule lâche; glumes dépassant les fleurs, glumelle inférieure bidentée et munie d’une arête dorsale longue, robuste, tortillée. Cette plante vigoureuse, rustique et plus précoce que les autres céréales, fait le désespoir des cultivateurs dans certaines contrées. Sa destruction est très-difficile, justement en raison de sa maturité précoce, qui fait que ses grains se répandent sur le sol avant la récolte. Les seuls moyens de la détruire sont ; l’arrachement par les ouvriers qui sarclent au printemps; des labours un peu profonds donnés à la jachère; enfin l’incinération par un temps sec du chaume et de la partie la plus superficielle de la terre après l’enlèvement des céréales.

Avoine a chapelets. Chiendent a chapelets, Avena bulbosa, Wild. — Plante nuisible aux céréales et aux prairies artificielles ; remarquable par son chaume à nœuds inférieurs pubescents et surtout par les bulbes superposés à la base de sa tige. Pour la détruire, il faut par des labours' et des hersages successifs rassembler les bulbes qui ont la faculté de reproduire, les faire sécher au soleil et les brûler.

AVORTEMENT (Economie rurale). — C’est la miœ bas prématurée chez les animaux domestiques.

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