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AZE 206 AZO

sommet; style allongé, saillant, non épaissi au sommet ; fleurs en corymbe. G — s.

AZÉDARA'CH ou Lilas des Indes (Botanique médicale), on arabe, arbre vénéneux. — Genre de la famille des Méhucées qui ne contient que deux arbres ; l’A. hipinne est un joli arbre qui atteint 10 à 1 2 mètres de haut, originaire de rinde, de la Syiie et de la Perse, d’où il a été transporté avec succès en Espagne, en Portugal, dans les parties méridionales de la France et en Amérique ; ses fleurs, de couleur bleuâtre, disposées en grappes au bout des rameaux, ressemblent à celles du lilas. Rien de plus gracieux que cet azédarach lorsqu’il commence à entrer en fleurs ; aussi les Américains l’appellent-ils V orgueil de rinde : ses fruits sont disposés en grappe dont chaque grain de la grosseur d’une petite cerise, rond, pulpeux, d’une saveur amère, renferme un principe vénéneux et une matière grasse avec laquelle on fabrique des bougies dans quelques endroits; il contient un noyau allongé à cinq côtes, dont on se sei t en Italie pour faire des chapelets. On l’a nommé aussi lilas de la Chine^ faux sycomore, arbre à chape et arbre, saint. Les différentes parties de cet arbre ont été employées en médecine. Au rapport du botaniste Michaux, on fait usage en Perse de la pulpe du fruit mêlée à de la graisse, pour guérir la gale et la teigne. Depuis longtemps, en Amérique, les différentes parties de cette plante jouissent d’une grande réputation comme vermifuges, ainsi G à 8 grammes de la racine en décoction dans 250 grammes d’eau, édulcorez ; le docteur Valentin, de Nancy, pendant son séjour en Virginie, a eu plusieurs fois l’occasion d’en constater les bons effets. L.4’. aile', Melia azadirachta, Lin., s’élève plus que le premier; ses fleurs sont plus petites et jaunâtres; ses fruits donnent par expression une huile dont h s habitants du Malabar font un usage fréquent contre les plaies, les piqûres, etc. (Valentin, Notice sur le Melia azédarach, 1810, in-So.)

AZEROLIER (Arboriculture fruitière), Cratœgus azerolas. — Famille des Rosacées {fig. 241 et2 <2). Arbre de 7 à 8 mètres de hauteur, à rameaux courts, très-rameux.

velus; fleurs blanches en corymbe, comme celles de l’aubépine ; fruit rond, à osselets, de saveur un peu acide.

Fig. 242. — Bourgeon fructifère de razerolier.'

Ces fruits sont consommés frais, ou bien l’on en fait des gelées. Originaire de la zone méditerranéenne, il est cul-

tivé en Provence, en Italie^ en Espagne, comme arbre fruitier.

On distingue plusieurs variétés caractérisées par la couleur et la forme des fruits.

Azerole ronde, rouge, ou de Provence ; — grosse, rouge, ou du Val; — longue, rouge; — blanche ou de Florence ;

— jaune.

Cet arbre ne donne de bons produits que sous le climat méditerranéen. Il préfère les sols légers, secs, un peu calcaires. Il redoute les terrains humides.

L’azerolier est cultivé le plus souvent au moyen de la greffe en écusson à œil dormant (voyez ce mot). On emploie Vaubépine comme sujet (voyez ce mot). Cet arbre est cultivé seulement dans les vergers. On lui donne là la forme d arbre à haute tige. Sa végétation est abandonnée à elle-même, quant aux rameaux à fruit. Il commence à donner des produits abondants vers l’âge de vingt ans. Sa durée est très-longue. A. Du Ba.

AZIMUT. — Angle compris entre le plan vertical mené par un astre et le plan du méridien. L’azimut se mesure au moyen du théodolite (voyez Coorlonnles^ Astronomiques.

AZOLLE (Botanique), Azolla, Lamk. — Genre de plantes aquatiques établi par Lamarck, dans la famille des Naïades. Il comprend de petites plantes aquatiques ayant le port des Jungermannes. Leurs tiges, pinnées ou bipinnées, s’étalent en rosette et flottent à la surface de l’eau. Leurs feuilles entièrement cellulaires sont très-petites , ovales, obtuses, ponctuées. Ce genre comprend quelques espèces croissant dans les eaux stagnantes de l’Amérique et à la Nouvelle-Hollande. Commerson, à la suite de son voyage au détroit de Magellan, avait rapporté la première espèce nommée, décrite par Lamarck dans V Encyclopédie, lorsque plus tard Robert? Brown recueillit à la Nouvelle- Hollande d’autres espèces qu’il fit figurer. M. Martins a donné une savante description du genre Azolle dans ses Icônes selectœ plantarum Cryptogamicarum B^-nsiliensis,\). 125. '

AZOTATES (Chimie). — Sels formés par la combinaison de l’acide azotique avec les bases. Les azotates sont tous solubles dans l’eau , fusent quand on les projette sur des charbons allumés, et parfois même détonent quand on les chauffe après les avoir mélangés avec du charbon en poudre. Mêlés avec de la limaille de fer, et chauffés avec l’acide sulfurique, ils donnent lieu à un dégagement de vapeurs rutilantes d’acide hypo azotique. La chaleur les décompose tous en laissant pour résidu, tantôt de l’oxyde pur, tantôt le métal à l’état de liberté, quand son oxyde est réductible lui-même par la chaleur. Tels sont ceux de mercure, d’argent, de platine.

Les principaux azotates sont les suivants ;

Azotate d’argent. — Voyez Argent.

Azotate de chaux et de magnésie. — Sels qui forment la majeure partie des composés azotés des nitrières artificielles, et que l’on convertit ensuite en nitrate de potasse ou de soude (voyez Nitre).

Azotate de mercure. — Voyez Mercure.

Azotate de plomb. — Voyez Plomb.

Azotate de potasse, Nitre, Salpêtre. — Sel employé en grande quantité pour la fabrication de la poudre (voyez Poudre, Potasse, Nitre).

Azotate de soude, Nitre cubique, Salpêtre du Chili.

— On le prépare comme l’azotate de potasse ; mais récemment on l’a découvert au Pérou, notamment à Atacama, sous de l’argile en couches d’une épaisseur variable, mais d’une étendue de plus de 500 kilomètres. On le trouve également dans quelques lacs d’Égypte avec le natroa (carbonate de soude). On le substitue avec avantage au nitrate de potasse, principalement dans la fabrication des acides sulfurique et nitrique, parce qu’il coûte moins cher, et qu’à poids égal il renferme une plus grande quantité d’acide azotique; mais comme il est plus hygrométrique que l’azotate de potasse, il convient moins pour la préparation de la poudre qui doit rester sèche, même dans un air humide.

AZOTE (Chimie), Nitrogène, Air déphlogistiqué, du grec a privatif, zoé, vie. — Corps simple gazeux, non liquéfiable, incolore, sans edeur ni saveur, éteignant les corps en combustion, non susceptible d’entretenir la respiration, mais n’ayant du reste aucune propriété vénéneuse. Sa solubilité dans l’eau est très-faible, car ixn mètre cube d’eau n’en dissout que 25 litres.

Ce gaz est doué d’une grande inertie chimique, et ne se combine guère qu’à l’état naissant avec les autres corps; il s’unit cependant directement avec V oxygène ozonisé (voyez Ozone). Aucune de ses combinaisons ne

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jouit d'une bien grande stabilité, sauf l’ammoniaque. La densité de l’azote est les 0,972 de celle de l’air ; en sorte qu’à zéro et sous la pression barométrique normale 0,7G un litre de ce gaz pèse 1°'',25G. Il forme en volume les 0,792 de l’air atmosphérique, est un des éléments essentiels des tissus des végétaux et des animaux, se rencontre dans la nature minérale, particulièrement à l’état d’azotate, et se dégage en abondance de certaines sources minérales, telles que celle de Link, près de Gemmi (Suisse), et dans quelques localités des Pyrénées, de l’île de Geylan, et des deux Amériques.

On se procure ce gaz par plusieurs méthodes :

; O Par le phosphore. — On fait brûler un morceau de phosphore sous une cloche [fig. 243) reposant sur l’eau ;

il se Ibrme de 1 acide phosphorique qui se dissout dans l’eau. Le résidu gazeux est formé d’azote renfermant encore quelques centièmes d’oxygène, des traces de vapeur de phosphore et l’acide carbonique de l’air. On le transvase dans des éprouvettes, où on le laisse quelques jours en contact avec des bâtons de phosphore, que l’on retire quand ils cessent d’ôtre phosphorescents dans l’obscurité.

Quelques bulles de chlore enlèvent les vapeurs de phosphore, et un peu de potasse dissoute enlève à son tour le chlore en excès et l’acide carbonique. Il reste de l’azote pur, mais humide.

Par le cuivre métallique. — A l’aide de l’appareil {fig. 244), un filet d’eau coule par le siphon S dans un

Fig. 243. — Appareil pour la préparation de l’azute par le phosphore.

nitrique (AzO^), acide hypo-azotique (AzO'"), acide azoteux (AzO*)i bioxyde d’azote (AzO^), protoxyde d’azote (AzO;. il forme avec l’hydrogène l’ammoniaque (Aztl^) ; il s'unit au chlore, au brome, à l’iode, pour produire des composés détonants; il s’unit pareillement d’une manière peu stable à certains métaux, potassium, fer, cuivre, etc. il a, au contraire, une très-grande affinité pour le bore auquel il se combine directement à l’aide de la chaleur, et avec lequel il forme des composés très-stables (voyez Bore). Il s’unit aussi assez facilement avec le charbon pour former du cyanogène et des cyanures (voyez ces mots).

L’azote n’a été reconnu comme gaz distinct et spécial qu’en i772, par Rutterford. Jusque-là on l’avait confondu avec l’acide carbonique, qui éteint comme lui les corps en combustion.

Azote (Protoxyde d’), Gaz hilaraxt (AzO . — Gaz incolore, inodore, d’une densité égale à i,3, inaltérable à l’air, se liquéfiant à 0" sous une pression de 30 atmosphères, devenant solide à 100“ au-dessous de zéro, et produisant par son évaporation dans le vide, quand il est liquide, un froid excessivement intense.

Le protoxyde d’azote a une saveur légèrement sucrée ; l’eau à lô“ en dissout la moitié de son volume. Il entretient la combustion des corps portés à une température assez élevée pour en opérer la décomposition, et dégageant assez de chaleur en brûlant pour être maintenus à ce degré. Quand il est parfaitement pur, il entretient quelque temps la respiration et produit une ivresse gaie, d’où son nom de gaz hilarant, gaz du Paradis. L’expérience, qui n’est pas sans danger, fut faite pour la première fois par Humphry Davy, le 1 1 avril 17 99. Davy, dès cette année, avait reconnu que ce gaz possède des propriétés anesthésiques., qu’il pouvait suspendre les douleurs physiques, et avait entrevu la possibilité de l’employer avec avantage dans les opérations chirurgicales qui n’entraînent pas une grande effusion de sang.

Au commencement de ce siècle, une société savante de Toulouse s’efforça de trouver un succédané à ce gaz dont l’emploi peut devenir mortel et avait fait, à ce point de vue sur l’éther, des expériences qui, trente ou quarante ans plus tard, devaient être répétées en Amérique et nous revenir comme une découverte nouvelle.

Le protoxyde d'azote fut découvert en r 7‘2 par Priestley, sous le nom de gaz nitreux déyhlogistiqué. On le prépare on décomposant par la chaleur (fig. 245) l’azotate d’ammoniaque.

Fig. 244. — Appareil pour la préparation de l'azote à l'aide du cuivre métallique.

AzOSAzH3HO= 2Azû + 4 HO.

flacon F, primitivement plein d’air. L’air ainsi chassé peu à peu du flacon vient traverser ; i“ deux tubes en U, / et / , contenant, le premier t, de la pierre ponce imbibée de potasse caustique pour absorber l’acide carbonicjue ; le second f , de la pierre ponce imbibée d’acide sulfurique concentré, pour arrêter la vapeur d’eau ; 2“ un tube en verre peu fusible T, rempli de cuivre en copeaux et chauffé au rouge. Le cuivre absorbe entièrement l’oxygène; l’azote pur continue seul sa route et est recueilli dans des éprouvettes E renversées sur le mercure ou l’eau.

3“ Par les aznfttes de potasse ou d’ammoniaque. — On procurer de grandes quantités d’azote, soit en décomposant l’azotite d’ammoniaque (Az03AzH3,H0) par la chaleur, soit en traitant Tazotite de potasse par le chlorhydrate ^ ammoniaque (Corinwinder) : dans le premier cas, il se forme de l’eau et de l’azote (AzO'^AzH^HO = 2Az-h4HO); dans le second, du chlorure de potassium, de l’eau et de l’azote (AzO^KO -I- AzH3ClH = KCl + 4HO + 2AZ).

4" Par le chlore et V ammoniaque. — Enfin, en mettant en présence du chlore et de l’ammoniaque liquide, i se forme de l’acide chlorhydrique et de l’azote ; mais si dans cette expérience le chlore est en excès, l’azote .naissant se combine avec du chlore et forme du chlorure d'azote qui détone même spontanément et avec une extrême violence, et doit par conséquent être manié avec ’es précautions les plus rigoureuses.

Malgré ses affinités si peu prononcées, l’azote forme Avec l’oxygène cinq combinaisons : acide azotique ou

Azote (Bioxyde d’) (AzO^). — Composé gazeux, fixe, incolore, mais devenant tout à coup rouge par son contact avec l’air qui le trans.''orme en acide

n -. 245. — Appareil pour la préparation du protoxyde d’azote.

hypo-azotique (AzO'’). Le chlore humide produit le même effet; les deux gaz agissant simultanément chacun sur l’un des éléments de l’eau décomposent celle-ci. Il se forme de l’acide chlorhydrique et des vapeurs rouges. L’acide nitrique cède également de son oxygène au bioxyde d’azote, et reproduit les colorations auxquelles donne lieu la

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dissolution de l’ucide liypo azotique dans l’acide azotique.

Malgré cette affinité marquée pour l’oxygène, le bioxyde d’azote peut entretenir la combustion des corps comme le protoxyde, plus vivement môme; mais, comme pour ce gaz, il faut que les corps y soient introduits à une température assez élevée pour que la décomposition du

Fig. 2V6. — Appareil pour la préparation du deutoxyde d'azote.

bioxyde ait lieu. La combustion a donc lieu réellement dans un mélange d’azote et d’oxygène, très-riche en oxygène.

Le bioxyde d’azote est absorbé par les sels de protoxyde de fer, qu’il colore en rouge. Cette propriété sert à séparer ce gaz des autres gaz auxquels il pourrait se trouver mélangé.

On le prépare en traitant le mercure ou le cuivre par l’acide azotique étendu. Le métal s’oxyde aux dépens d’une portion de l’acide, et l’oxyde formé se combine avec l’autre. Au début, des vapeurs rouges apparaissent dans le flacon, à cause de l’oxygène de l’air qu’il contient.

4Az05 -f 3CuO = 3Az05Cu0 + Az02.

Ce gaz fut découvert partiales et étudié par Priestley, Davy et Gay Lussac.

Azoteux (Acide) (AzO^). — Liquide très-instable, d’un bleu indigo foncé, bouillant au-dessous de — 10", se décomposant par simple ébullition en acide hypo-azotique (AzO'O et bioxyde d’azote (AzO^). On l’obtient en faisant arriver dans un tube en U, refroidi à — un mélange de 4 volumes de deutoxyde d’azote et d’un volume d’oxygène; on l’obtient également, niais uni à l’eau, en décomposant par un peu d’eau l’acide hypo-azotique liquide. II se forme de l’acide azotique et de l’acide azoteux qui se séparent, le dernier étant le plus dense des deux.

L’acide azoteux a été isolé récemment pour la première fois par M. Fritzsche. Avant lui on ne le connaissait qu’uni avec les bases dans les azotites.

Azotique (Acipe hypo-) (vapeurs nitreuses, vapeurs rutilantes). — Liquide bouillant à 10° au-dessous de 0 ; se produit toutes le? fois que l’acide azotique ou ks azotates se décomposent au contact de l’air. On l’obtient à l’état de pureté en décomposant par la chaleur l’azotate de plomb. En présence des bases il se décompose en acide azotique et acide azoteux ; ce n’est donc pas à proprement parler un acide, de là le nom à.' hypo-azotide qu’on lui donne quelquefois.

Azotique (acide). Acide nitrique, E’aü-forte — Combinaison d’azote et d’oxygène plus ou moins hydratée. L’acide azotique au maximum de concentration ou monohydraté (AzO’,HO) est un liquide d’une densité de 1,51, incolore, mais jaunissant sous l’influence de la lumière qui le décompose partiellement en oxygène et en acide hypo-azotique (AzO'*) ; fumant à l’air; il se congèle à — 65" et bout à 80". Il est assez peu stable et se transforme facilement par la chaleur en oxygène et en acide hypo-azotique. C’est un des oxydants les plus énergiques. Il détruit la plupart des matières colorantes végétales, et en particulier l’indigo; il désorganise les tissus animaux en commençant par les jaunir, propriétés dont on se sert pour colorer en jaune les foulards de soie et les lisières des draps teints en pièce.

Tous les métalloïdes, à l'exception du chlore, du brome, du bore, du silicium et du carbone, le décomposent en s’emparant de son oxygène-, les métaux produisent le môme effet, à l’exception de l’or, du platine, de l’aluminium et de quelques autres. Môlé à l’acide chlorhydrique, il constitue Veau régule qui dissout l’or, le platine.

L'acide azotique du commerce plus ou moins étendu d’eau jouit des mômes propriétés à des degrés divers. Le fer présente^ cependant une exception remarquable : il peut rester indéfiniment sans altération dans l’acide nitrique pur et concentré, tandis que l’eau-forte (acide azotique étendu) l’attaque rapidement.

Lorsque 1 acide azotique, quel que soit son degré de concentration, est soumis à l’ébullition, sa tempéi ature monte peu à peu jusqu’à i23" où elle devient stationnaire; sa composition est alors Az05,4H0.

Acide azotique anhydre. — Il est solide, cristallisé en prismes droits, à base rhombe, fusible à 25", bouillant à 4o". Il a été obtenu en 1851 par M. Deville en traitant du nitrate d’argent bien sec par un courant de chlore également sec. Cet acide est très-peu stable et difficile à conserver môme dans des tubes fermés à la lampe, où il peut se décomposer spontanément avec explosion p;oduite par l’oxygène qui s’en dégage.

L’acide azotique est un produit naturel ; il se forme journellement dans l’air ou sur le sol en combinaison avec

Fig. 247. — A[j, ai eil pour la fabrication en grand de l'acide azotique.

les bases, soude, potasse, chaux, ammoniaque... On le rencontre à l’état d’azotate de soucie en couches quelquefois considérables, particulièrement en An érique. Ou recueille ces sels que l’on utilise en nature pour les besoins de l’industrie, ou qui sont employés à la préparation de l’acide azotique libre. Nous donnons ici une coupe de l’appareil qui sert à cette préparation. Dans une chaudière en fonte G, dont le diamètre est de l‘",33 et la profondeur 0“,80, on introduit 350 kil. d’azotate de soude et 400 kil. d’acide sulfurique concentré. On ferme la chaudière avec son couvercle c qu’on lute avec soin, puis le fourneau lui-môme au moyen de la plaque a; enfin on établit, au moyen d’une allonge en verre A, une communication entre la chaudière et une série de bonbonnes en grès B ... et on chauffe. L’acide azotique est chassé de la combinaison saline par l’acide sulfurique qui prend sa place; il distille et vient se condenser dans les bonbonnes ; il reste dans la chaudière du bisulfate de soude. L’allonge de verre permet de suivre la marche de l’opération. Au commencement on voit se dégager d’abondantes vapeurs rutilantes qui reparaissent à la fin et qui sont dues dans le premier cas à ce que l’acide, se trouvant en contact avec un excès d’acide sulfurique, se déshydrate et se décompose en partie, et dans le second cas à ce qu’il faut donner un coup de feu pour terminer la réaction. Dans les laboratoires on opère avec une simple cornue de verre {fig, 248). L’acide livré par le commerce est étendu d’eau et rendu

impur par de petites quantités d’acide sulfuiique entraîné, d’acide chlorhydrique provenant des chlorures

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