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s’allongent à la manière de celles du sanglier, et tout cet ensemble donne à la physionomie de l’animal un aspect des plus étranges. Le Babiroussa, du reste, a les formes trapues et arrondies, les pieds assez courts, déjetés en dehors, la peau rude et épaisse, la queue petite et non tortillée, le museau allongé et pointu, les oreilles petites. 11 habite les forêts marécageuses de l’Archipel de l’Inde, les Moluques, les Célèbes : il vit très-bien en domesticité, se nourrissant à la manière du cochon ; et sa chair est très-bonne à manger. MM. Quoy et Gaimard en ont rapporté deux individus, mâle et femelle, qui ont vécu quelque temps au Muséum d’histoire naturelle, où la femelle mit bas six mois après. Il paraît avoir été connu des anciens.
BABLAH, Bablad, Lablad, Bali-bobolah, Neb neb (Botanique). — On désigne sous ces différents noms, dans le commerce, les gousses et l’écorce de l’Acacie véritable {Acacia vera. Wildw). On s’en sert pour le tannage des cuirs et la teinture (voyez Acacie).
BABORD (Marine). — Côté gauche d’un navire quand on regarde de l’arrière à l’avant. Le côté opposé s’appelle tribord.
BABOUIN (Zoologie), Simia cynocephalus , Guv. — Genre de Quadrumane., famille des Singes, sous-genre des Singes proprement dits ou Singes de l’ancien continent. Ils sont caractérisés par cinq tubercules aux dernières molaires, les fesses calleuses, des abajoues, museau allongé et comme tromiué au bout ; queue d’une longueur médiocre, pelage verdâtre, touffes des joues blanchâtres, visage couleur de chair ; plusieurs naturalistes ont confondu le Babouin avec le Papion {Simia sphmx. Lin.) (voyez ce mot), dont il diffère cependant en ce que celuici a le visage noir, la queue longue, les touffes des joues fauves. En général les uns et les autres sont des singes d’assez grande taille, effrayants par leur férocité. Ils vivent en Afrique, surtout en Guinée.
BAG, mot d’origine celtique. — Bateau plat employé â la traversée des rivières dans les points où manquent les ponts. Gomme il doit servir, non-seulement pour les hommes, mais encore pour les animaux et même les voitures, il doit présenter de grandes facilités à rembarquement et au débarquement, quelle que soit la hauteur des eaux, avoir une grande solidité et un faible tirant d’eau. Ou lui donne donc une forme rectangulaire ; ses parois latérales sont verticales ; mais à l’avant et à l’arrière elles sont inclinées parallèlement aux rives, et sont munies de deux tabliers que l’on tient redressés pendant la traversée et que l’on abaisse sur le rivage pour faciliter l’entrée ou la sortie des bestiaux. Pour effectuer le passage, on utilise la force du courant tout en maintenant le bateau au moyen d’un cordage. Dans les cours d’eau peu rapides le cordage ou grelin est tendu d’une rive à l’autre, à demeure et assez lâche pour que, tombant au fond de l’eau, il n’entrave pas la navigation. Vers chacun des (juatre coins du bac et sur les grands côtés sont situés deux rouleaux verticaux entre lesquels on place le grelin de manière qu’il aille d’un angle à l’autre du bateau. Gelui-ci, se présentant obliquement au cours d’eau, en reçoit une pression qui le force à marcher en avant.
Quand le fleuve est très-large et le courant rapide, au lieu de tendre un grelin transversalement entre les rives, il vaut mieux planter au milieu du fleuve un pieu ti’èsfort ou y jeter une ancre ; on y attache solidement un câble qui est soutenu au-dessus de l’eau par de petits tons et dont l’autre extrémité se termine au bac. Ge câble doit avoir une longueur au moins égale à la largeur du fleuve. Pour opérer la traversée, il suffit de dégraver le bateau et d’en diriger le flanc au moyen du gouvernail de manière qu’il se présente obliquement au courant qui le pousse d’une rive à l’autre. La môme obliquité peut être obtenue en terminant le câble par deux brins de longueurs inégales venant s’attacher aux deux extrémités du bateau. Le bac et son câble s’appellent traille. Les trailles sont très- usitées sur le Rhin, le Pô, V Escaut... Mais malgré les avantages qu’elles présentent, elles sont rarement employées en France où on leur préfère des cordages dont les deux extrémités sont fixées aux sommets de deux pyramides tronquées situées en face l’une de l’autre sur les deux rives et assez élevées pour que le grelin n’entrave pas la navigation. Sur ce grelin roule une poulie dont la chappe retient l’extrémité supérieure d’une seconde corde partagée à son autre bout en deux brins inégaux qui servent à retenir le bac par les deux extrémités. La traversée s’opère du reste comme précédemment.
BAGAR, Baccar, Baccabis (Botanique). — Plante citée
sous ces trois noms par le auteurs grecs et latins, et qu’on s’accorde aujourd’hui généralement à reconnaître pour V Asaret à feuilles rondes [Asarum rot undi folium) (voyez ce mot). Théophraste et Dioscoride en parlent.
BAGGHARIDE (Botanique), Baccharis, Lin. Nom que les anciens donnaient à une plante aromatique consacrée à Bacchus. — Genre de plantes de la famille des Compo~ sées. Il se distingue par des capitules multiflores dioîques, et des fleurs à corolles quinquéfides dans les hermaphrodites et à limbe entier dans les femelles. Les espèces très-nombreuses de ce genre croissent la plupart dans l’Amérique méridionale. La Baccharide ou Bacchante de Virginie {B. halimifolia. Lin.), appelée aussi Seneçon de Virginie, est un bel arbrisseau de à 4 mètres; ses feuilles, parsemées de points blancs argentés, ressemblent à celles de l’Arroche halime ; de là son nom spécifique.
BAGGHARIDÉES (Botanique). — Sous-tribu de la famille des Composées, ayant pour type le genre Baccharis et classée la cinquième dans la tribu des Astéracées, par M. Brongniart. Genre type : Baccharis, Lin.
BAGILE (Botanique). — Nom vulgaire du genre Crithmurn, Tourn., appartenant à la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées , à racines charnues, pivotantes, à fruits cylindracés, spongieux. La Bacile ou Bac i le maritime {Crith. maritimum. Lin.), que l’on désigne vulgairement sous les noms de Perce-pierre, Passe-pierre, Criste marine. Fenouil de mer, etc., s’élève quelquefois jusqu’à 0”,C0 ; ses feuilles, dont la saveur est aromatique, piquante, salée, s’emploient fréquemment pour assaisonner les salades ou confites dans le vinaigre. Elle- se trouve sur les rochers voisins de la mer dans l’Europe méridionale. On la cultive aisément dans les terrains secs et pierreux.
BAGILLATRE (Zoologie, Botanique), du latin bacillns, ' baguette. Infusoire Polygastre. — Genre de la famille des Bacillariées, dont il est le type. M. Ehrenberg les range parmi les animaux, tandis que d’autres naturalistes j les regardent comme des productions végétales. Ge sont ] des corps microscopiques qu’on trouve dans les eaux douces, et môme dans les eaux de la mer.
BAGINET, Bassinet, Bassin d’or (Botanique). — Noms vulgaires donnés à diverses espèces de renoncules, la i Renoncule âcre, la Renoncule rampante, la Renoncule 1 bulbeuse (voyez Renoncule). |
BAGTRIOLES. — Rognures ou feuilles d’or défec- | tueuses provenant du travail du batteur d’or; on les cm- I ploie quelquefois dans la dorure (voyez ce mot). I
BAGULITE (Zoologie fossile), du latin baculus. petit | bâton. — Genre de coquilles fossiles, de la classe des Céphalopodes, que Bruguières avait placées dans son grand | genre Ammonite et qui appartiennent aujourd’hui à la j famille des Ammonées. Ces coquilles paraissent avoir appartenu à un mollusque d’assez grande taille, car on en trouve qui ont jusqu’à 1 mètre et 1“,40: ses caractères sont : coquille multiloculaire, non spirale, droite, cylindro-conique, représentant une corne droite, la partie supérieure non cloisonnée, le reste partagé par des cloisons. Du côté dorsal, un siphon multilobé. Les Baculites se rencontrent dans les anciennes couches des terrains intermédiaires, au-dessus de la craie ; on les trouve très-rarement entières. L’espèce type de ce genre, peu nombreux du reste, est la Baculite vertébrale {B. vertebrulis , Lamk. ) qu’on rencontre en France et en Belgique.
BADAMIER (Botanique), Terminalia, Lin. ; nom donné ] à cet arbre à cause des feuilles qui naissent à l’extrémité i des rameaux et qui les terminent. Gelui de Badamier j une corruption de bois de Damier. — Genre de plantes de A la famille des Combrétacées, tribu des Terminal iée^\ R f comprend des arbres exotiques à fleurs souvent polyga- | mes; calice campanulé ; corolle nulle; étamines 10, k plus longues que le calice ; un ovaire renfermant deux ^ ovules; le fruit est une drupe souvent sèche. Le B. du- J Malabar {Terminalia Catappa, Lin., (de Cnfnp^-an | nom que l’on donne à ce végétal aux îles Moluques), I est un arbre qui s’élève jusqu’à 7 mètres environ. Ses ^ feuilles sont obovales, ses fleurs blanches et disposées il en épis axillaires. Ge beau végétal est originaire des Indes 1 orientales, il est commun aussi dans les forêts des Molu- I ques et du Malabar. Il sert d’ombrage sur les places pu- I bliques à Batavia. Ses fruits, connus sous le nom deMyro- |