ACCES
ACCOtCllEMEiNT
L*absorption étant plus active chez les enfants que chez les adultes» et chez ces deroiers que chez les vieillards, et moins active chez liiomme que chez la femme qui, par la délicatesse de sa constitution , se rapproche beaucoup plus de ren&nce» il doit nénessairemeut en résulter que moins on est avancé en Age, moins on est fortement constitué, et plus on sera exposé à la contagion des nukladies. Ainsi non-seulement il est contraire aux lois de Thygiène de faire coucher une jeune personne avec une personne Agée, la chaleur vitale de l'une s'épuisant, en quel* que sorte, à ranimer le flambeau de la vie oui» par trop usé, est près de s'éteindre chez j autre ; mais encore il ne serait pas prudent de laisser les enfants et les adolescents ex[)Osés aux effets meurtriers de la contagion » puisqu'ils sont plus facilement atteints par elle que les adultes et les vieillards. De même en thérapeutique , lorsqu'il s*agit de faire pénétrer les médicaments par la peau ( Yoy. Méthode iatraleptiqub ), il y aurait du danger à ne pas proportionner la 'dose des remèdes à la facilité plus grande au'ils ont à être absorbés, tout étant pompé, rien ne se perdant dans le jeune flge> et vice tersa pour le vieillard.
Ajoutons, 1* que le tempérament lymphatique étant de tous les tempéraments celui qui est le plus favorable à l'absorption, cela explique pourquoi , dans certaines épidémies, les feuimes sont plus facilement atteintes; îr que le repos du sommeil et de la nuit augmentant Téncrgie de Tabsorption, il serait dangereux de reposer dans les champs, et à plus forte raison d*y dormir dans des endroits malsains, et plus encore près des marécages , «i^rès la chute du jour ': les miasmes ou gaz inftrclieux qui se ré[vandenl dans l'air pénétrant alors très-facilement dans l'économie. Que de fièvres de mauvais caractère qui ne sont dues qu'à cette cause ! 3** que le manque d'une nourriture suffisante, en général, et la vacuité dcTestomac en particulier augmentant é;^dlemenl la force de succion des bouches absorbantes externes, en dirigeant les mouvements circulatoires du dehors au dedans et de la circonférenceaucentre, il serait imprudent de sortir à jeun, alors surtout que le corps aura été affaibli par le défaut d'alimentation; 4* que certaines aifections de Tâme, la peur, par exemple, favorisant singulièrement l'aspiration (loreuse des lymphatiques>dès qu'un individu a peur d'être atteint parla maladie épidémique régnante, il doit s'éloigner au plus tôt, elc> ,
ACARUS , s. m. , de dba/^4>', très*-petit. — Genre d'insecte d*une citrême petitesse qu'on n*aperçoit qu'à l'aide du microscope^ C'est la mite ou ciron de la gale, de là le nom d'accu rus scabiei que Linné lui a donné. Yoy. Gale.
ACCABLEMENT, s. m., synonyme d'AûAt- TB1IE5T ( Voy. ce mot ).
ACCÈS, s. m., accessusi, de accéderez approcher. — Il est formé lui-môme de (td, a , vers, et ccdcrf, venir, ce qui sigrtifie réunion ou succession de symptômes reparaissant à
l)lCTI01fN. DE MinSClKE.
certains intervalles. Si ces intervalles sont éj^aiix, on dit que les accès sont réguliers ; i f au contraire les intervalles sont inégaux, les accès sont dits irréguliers Du reste, aeeis est une expression générique, qui équivaut tout à la fois aux mots atiaque et paroxysme ; ainsi on dit accès de manie, attaque ou ac« ces d'épilepsie, accès de fièvre, etc.
Cette nomenclature peut être acceptée, en se rappelant toutefois que l'accès fébrile a, des caractères particuliers qui le distinguent entièrement des autres sortes d'accès, et eu fout comme un état morbide à part, qui n'a rien de commun avec eux que sa périodicité ; c'est-à-dire que tandis qu'un accès d'épilepsie, d'hystérie, etc., ne diffère d'un autre accès de la môme ttialadie que sous le rapport de leur force ou de leur fréquence , les accès de fièvre, suivant l'ordre de leur réapparition , forment le Irait caractéristique ou typique des fièvres dites fièvres d'accès ; de là les noms de fièvre tierce, quarte, etc. , qu'on leur a donnés. Voy. Fièvres imter-
MlTTlSNtES.
ACCOMPAGNEMENT (chir.), s. m.— C'est une expression fort singulière, par laquelle on désigne l'humeur blanchâtre, visqueuse, qui entoure le cristallin dans la cataracte, ainsi que la membrane cristalline lorsqu'elle est devenue opaque. Souvent après l'opération on est obligé d'introduire une aiguille pour déplacer cette humeur qui empèdie la vision, et qui, parce qu'elle se manifeste secondairement à l'itération, a été appelée accompagnement de la cataracte.
ACCOUCHEMENT, s. m. Ce mot a une double signification, c'est-à-dire, qu'il sert à désigner tantôt Venfantement^ ï^ox^Ul i rixo; , partus^ partie^ puerperium; et tantôt l'action d'accoucher une femme, de la délivrer de son fruit, fieMimi iulUvwiç^ obsitiricium^ obste- /ricto. — N'ayant à nous occuper dans ce livre que de 1 enfantement proprement dit , la partie obstétricale des accouchements étant abandonnée aux accoucheurs et aux sagesfemmes, nous ferons remarquer, en passant, que le moment le plus important de la vie de la femme, c'est celui où elle donne le jour à Tôlre qui s'est développé dans son sein , et cela parce que non-seulement c'est le but final, le complément de toutes les tendances organiques de son sexe , mais encore , parce que ^accomplissement de cet acte forme une crise sérieuse pour tout Torganisme, qui, par sa séparation et l'expulsion du nouveau produit qui s'était fécondé et implanté en lui pour s'y développer, reprend 1 équilibre qu'il n'avait plus. De là la nécessité de surveiller celte crise, de la favoriser, et de ne pas perdre de vue Taccouchée jusqu'à ce qu elle ne coure aucun danger ; ce qui veut dire, jusqu'à ce que sa santé soit entièrement rétablie. Ce n*est pas que nous croyions que l'art doive souvent intervenir dans l'accouchement, au contraire, caria nature déploie de si grandes ressources pour son accem*plissement y il se manifeste alors do si sin-
AGG011Cli£llENT
ACCODCHEMENT
gulières métamorphoses, que, malgré le péril imminent auquel la vie est exposée, il n*arriTe généralement rien de fâcheux à la femme. Je dis plus, dans bien des cas, elle est bien mieux portante après au'avant sa grossesse. C*est pourquoi, pour les soins à donner à Taccouchée avant Taccouchement et après la délivrance , il faut avoir égard h fterlaines circonstances que nous allons énumérer.
• Etant donné que la femme enceinte éprouve les véritables douleurs de Tenfantoment, il faut iqimédiatement, si Ton a à choisir la pièce où l'accouchement doit avoir lieu, faire le choix d'une chambre assez grande et spacieuse pour y circuler librement après y avoir placé un second lit, vu qu'il convient d'en avoir deux quand c'est possible ; qu'elle soit éloignée, s'il se peut, ae toute émanation fétide et de tout bruit, et modérément chauffée eu hiver. Le nouveau lit que Ton dresse est ordinairement un lit de sangle peu élevé, mais pourtant pas trop bas, parce qu'il serait incommode pour l'accoucheur. Le lit dressé, on pose d'aoord dessus un premier matelas complètement étendu , puis on en place un second plié en deui . Celui-ci forme alors un rebord sur lequel le siège de la femme sera appuyé. La tète du lit étant appliquée contre le mur, on relève en cet endroit la portion supérieure du matelas plié en deux , en plaçant entre un ou plusieurs coussins. I>a partie du matelas de dessous laissée h découvert, doit être recouverte d'une toile imperméable» et puis le lit garni comme de coutume* Pendant qu'où fait ces préparatifs, la femme doit prendre un lavement pour vider le rectum, et se vêtir de l'habillement de la femme eu travail, qui doit être léger et surtout si simple qu'on puisse facilement le renouveler s'il était sali. Gêné*ralement une camisole de nuit, un fichu plus ou moins fort suivant la saison, et une chemise très-courte de derrière (n'allant que jusqu'au bas des reins), et ouverte par devant dans toute sa longueur, voilà ce qui compose le costume de la femme quand on la place sur le lit de misère. Ces précautions
t irises, si l'accoucheur n'arrive pas et que la émme désire prendre un peu de nourriture^ elle devra se contenter d'un peu de potage, de peur qu'une nourriture plus abondante ne provoqiiftt des vomissements. La douleur seule les détermine quebuefois, à plus forte raison se manifesteront-ils si l'on surcharge Testomac. Si la femme a soif, on lui donne un peu d'eau sucrée , tiède ou fValche, légèrement acidulée (le sirop de groseilles, de cerises, etc., étendu d'eau), ou rougie avec du bordeaux, et si le travail se prolonge, on lui fait faire un peu d'exercice. L'accouchement terminé et la femm.^ délivrée, la première précaution à prendre c'est de changer la femme de linge eu la dépouillant de tout ce qui a été mouillé, soit parles sueurs, soit par les eaux ou le sang qui se sont écoulés de la matrice, et de la transporter dans son lit, si elle a été accouchée sur un lit de misère, ou de l'arranger commodément et pro-
Srement s*il a fallu forcément Taccouchcr ans son propre lit; observant de ne pas transporter l'accouchée, dans le premier cas, tant que le sang coule liquide ci comme par flots. Dans tous les cas, deux choses sont nécessaires : 1* que le siège ne s'enfonce pa5 trop, parce que les soins de propreté seraient diflicilesh remplir si le lit était trop mou; 2* que les matelas ne s'imprègnent pas des excrétions. On mettra donc une toile imperméable entre les matelas, et un drap plié en plusieurs doubles sous le siège. Quand je dis de ne pas salir les matelas, ce n'est point par économie, mais purement dans un but sanitaire, rinlérét de l'accouchée exigeant qu'on ne la change pas trop souvent. Quoi qu il en soit, même sans toutes ces précautions, on peut, au moyen de draps souvent renouvelés, maintenir la femme continuellement propre ; sinon elle serait dans une atmosphère viciée» ce qu'on doit éviter.
Faut-il chauffer le lit, avant d'y porter l'accouchée? En général, oui, dans les saisons froides. Ce soin a même une utilité importante, vu l'état de surexcitation nerveuse dans lequel elle se trouve, et qui la dispose à des fnssons et à des accidents spasmodiques plus désagréables que dangereux, il est vrai, mais qu'il faut prévenir et non favoriser. On les prévient souvent, en partie du moins, quand on chauffe modérément le lit. Ajoutons que si la femme avait beaucoup perdu, le lit doit être si peu chauffé, que c'est à peine si elle sent le changement de température : inutile de dire la nécessité de cette précaution.
La femme placée dans son lit, il faut lui serrer (ou lui laire serrer) le ventre avec une bande ou une petite nappe. C'est une précaution que je crois indispensable, et a la négligence de laquelle on peut attribuer !es accidents qui accompagnent quelquefois les couches. Hamilton a été jusqu'à lui attribuer les fièvres puerpérales (|ui régnaient h la Maternité, à une époque où Ta bande n'y était point employée. Il y a peut-être un peu d'exagération de la part du praticien anglais, mais, exagération ou non, toujours est-il que la bande a cet avantage de maintenir les parois abdominales, qui, étant très-lâches, très-élastiques, n'opposeraient pas toujours une résistance suffisante au poids des viscères abdominaux , d^où des descentes, des prolapsus de la matrice, etc. Puis, comme il est survenu quelques modifications dans la circulation des vaisseaux utérins, qui peuvent favoriser une exhalation sanguine inquiétante (perte utérine) par son abondance {voy. HftHoaaAGiBs), et dans d'autres cas l'engorgement de l'utérus, un bandage modérément serré remédiant ordi«nai rement à cette disposition organique, il faut donc s'en servir dans tous les cas. c^
Un point qui a préoccupé les accoucheurs et qui préoccui)e beaucoup le vulgaire, est de savoir si Ton doit laisser dormir Ta femma qui vient d'être délivrée. Pour ma part, ayant su et vu que les hommes les plus expérimentés permettaient h l'accouchée de
ACCOUCHEMENT
ÀCCOUCBEUEaT
s^endoriiur, j*ai 9^ commQ eux Qt n*ai jamais ea à le regretter. Ce n*e$t pas que j'ignore que le sommeil dispose aux pertes utériQe8« et qu'une hémorragie abondante se déclarant pendant que la femme dort, elle se trouve, à MU réveil, dans un état de faiblesse très-^ considérable, qui n^est pas sans daager« Néanmoins je persiste à croire que toutes Je« Ibis que Taccouchée se trouvera, après sa délivrance, dans de bonnes conditions pby-* siologiques, on peut lui permettre de goûter les douceurs d un sommeil ordinairement réparateur. Dans le cas contraire, c>gt*à-dirQ -s'il pr avait la moindre crainte qn^une porta ttténoe se manifestèt, dans ce ^as« dis-j^, il laudrait tenir la femme éveillée en attaohai^ •son esprit par des lectures amusantes. Tou-* tefois, il ne faudrait pas continuer ces leor tares trop longtemps, attendu qu'à l'instar des visites souvent fort nombreuses que rac-* touchée reçoit et qui la fatiguent beaucoup, rétat de TeiHe entretenu par des lectures attrayantes trop i^rolonçées pourrait se changer en insomnieiL qui elle-même, devenant upciûlre « s'accompagnerait de céphalalgie iriolente (mal de tâte), de fièvre, etc.
Nous avons prononcé le mot visiUs : quelle est la conduite que l'on doit tenir à l'égard <|es visiteurs ? 11 faut les éconduire. Et les 4^nvenances? dir«*M>a : je sais ce k quoi cHes assujettissent; e'est pourquoi, quand la famille se présentef on doit radmottre et la congédier immédiatement. Quand ce sont des visiteurs qu^on est forcé de recevoir» ou les prie d'abréger autant que possible leur visite, qui se bornera à complimenter l'accouchée et à lui dire adieu : je n'autorise pas nuire chose, Quant aux importuns, on ne iea admet sous aucun prifteite.
Ce n'est pas tout: les passions vives de rame, en augmentant l'of^citabilité du système nerveux, déjà surexcité, pouvant donlier lieu à des accidents nerveux, tous ceux
2ui, par nécessité ou tolérance, approchent a la nouvelle accouchée, doivent user de la l>iaa grande eireonapectioa* ne Twtretenir que de choses agréables» et lui cacher avec soin tout ee qui pourrait l'inouiéter (la mort d*une femme en couche, d un proche , Ja perte d'un procès, etc., la difformité du nouveau-né, sa faiblesse, a fortiori sa mort) ; ou, •si on ne peut la taire, le faire avec Las pkia grands ménagements ; si la femme est pieuse» Jui Jaisser croire que Tenfant a vécu asses longtemps pour recevoir J'eau du ba()tâme. Bref, à cause de sa grande sensibilité, il faut lai éviter tout chagrin» toute colère, Téclat 4u jour trop irif, le bruiU et tout ce qui pf'ui l'impressionner désagréablement
Régime alinantaire, 11 varie nécessairement suivant qu'on s'éloigne davanlagede l'époque de raccDUchemont , et puis selon certaines conditions qu'il faut connaître^ Ainsi, je in^remiarjour Talimentalion doit être nécessaire- 4neot restreinte } non pas que l'acooucbée s<iit malade* mats parce que ses organes diijastifs ne supporteraient pas sans inconvénients la quantité habituelle d*aliments qu'ils r«f(|0ivcnt. U est sans doute quelques excep-
tions à cette règle, mais elle est vraie dans la migoritédes cas. Du reste, voici comment je procède. Le jour de l'accouchement je ne
J)erme(6 que les aiiments liquides, le bouilon gras, par exemple ; si la femme est déli» eate, et si elle ne l'aime |:ias, ce qui peut ar«river, je le remplace par des crèmes de riz à l'eau légèrement acidulées ou seulement aromatisées avec l'eau de fleurs d'oranger, 04 par des potages maigres, des panades de gruau, d'orge perlé. Cette nourriture ccui* vient encore mievix aux femmes fortement constituées, et on doit Ja préférer pour elles au bouillon gras. Si le second jour 1 aocou^ chée se sent bien et désire des Aliments, je l'autorise h en prendre de semi-liquides
È semoules, tapioca au gras et autres fécules). e troisième jour je fais de nouveau res^ treindre ralimeotation, à cause de l'invasion de la fièvre de lait qui a lieu ordinairement à cette époque ;« fortoofi la reslreindra^t-oi le quatrièma jour, jour delà fièvre de lait. Fa|f. FièvBSS. Enfin, le cinquième jour et les jours suivants, je permets l'usage des lé-
Î^umes, du poisson* en un mot, des mets que a femme préfère, pourvu qu'elle n'en prenne pas une trop grande quantité.
A propos de la fièvre de lait, nous dirons, en passant, que l'usage répandu parmi les nouvelles accouchées de ee garnir le sein avec une serviette moBette ou de la ouato en hiver, doit être considéré comme une sage précaution très-pnopre à favoriser la se* erétion laiteuse en mettant les mamelles à l'abri des variations de température; il ne faudrait pourtant pas pécher par excès.
Boiâiom. Leur choix préoccupe quelquefois certaines femmes à ce point que le mé« deciu a bien souvent une sorte do lutte h soutenir avec elles ; à plus forte raison, la sage-femme, qui généralement a moins d'empire que l'accoucheur; les parents, qui ordinairement n'en ont pas du tout« Quant à moi, je conseille une infusion légère de tilleul, avec ou sans addition d'eau de fleurs d'oranger, suivant le goAt de l'aceoucbée; on peut faire de même. Mais si la femme avait do fortes* préventions contre Je tilleul, on le rempiaee par la mélisse ou toute autre plante ayant les mêmes propriétés. L'eau d'orge, de chiendent, la réglisse, conviennent également. Après les premiers jours, et surtout après la fièvre de lait, il n y a i>aa d'inconvénient À ce qu^clle reprenne sa noisson hiw bitueUe.
Nous ferons observer, à l'endroit du régime, qu'il est certains préjugés que l'aiv 4ïOttehettr est quelquefois obhge de combat- Ire ; et par exemple : croyant que la femme qui accouche et qui perd beaucoup pendant ou après le t. a va il , est affaiblie par co fait et par les douleurs qu'elle a éprouvées, bien des gens s'imaginent qu'il faut soutenir les forces de CPtle femme, on lui donnant une rôtie au vin ou tout autre excitant. C'est une erreur çrave qu'il faut détruire, en assurant que la faiblesse, quand elle existe réellement, est sans danger, et que toute stimulation interne peut élre naisiole^ Voici
ACœU(:nF.MKNT
ACCOUCHEMENT
>iO
u^ aulre préjugé. Aulrcrois on pensait, et quelques personnes conservent celte croyance, c}u*il est nécessaire de se servir de cer* t ai nés boissons réputées propres à faire écarter le lait chez les mères gui ne veulent
fias ou ne peuvent pas nourrir : telles sont es boissons préparées avec la canne de Pro« vence, la pervenche, etc. Comme ce préjugé va en s*affaiblissant de jour en jour, îl a bien moins d'importance aujourd'hui , ce qui ne doit pas cependant nous empêcher de ])roscrire la pervenche, qui est escitante. Quant à la canne de Provence, son usage étant sans danger, on peut Tautoriser.
Excrétion des urines. Cette excrétion doit être soigneusement surveillée, vu que beaucoup de femmes nouvellement accouchées ne s'en occupent \)as elles-mêmes. Se sentant mouillées elles croient avoir uriné, ce iiui n'est pas, et de là quelquefois, des accidents plus ou (poins fâcheux. Dans un fait de cette nature, que j'ai observé, déjà la vessie distendue par l'urine formait une tumeur douloureuse au-dessus du pubis qui m'en aurait imposé, je l'avoue, si je n'avais déjà été prévjcnu que de [«relis phénomènes se manifestent à la suite de la rétention des urines. Soupcotmant donc la cause de cette tuméfaction, j introduisis une sonde dans la vessie, et les douleurs se calmèrent dès que ce viscère eut été vidé du liavide qu'il contenait eu trop grande quantité. Ce fait me rappelle avoir entendu raconter à M. P. Dubois (Clinique d'accouchements^ 18V2) que, chez une dame la distension de la vessie avait été portée si loin par l'inattention dé l'accoucheur, que des symptômes inflammatoires très-graves s'ensuivirent : celui'^ci crut à une péritonite^ et fit appeler un confrère en consultation. Ce dernier^ ne voyant riei dans ce cas qui se rattachât à uie distension de la vessie, à laquelle, il n avait pas songé, partagea l'avis de l'acrouchenr, et oitlonna une application de .(iangsncs. On venait de les poser quand H. Dubois fut introduit auprès do l'accouchée ; découvrant facilement la cause des accidents, il vida -la vessie par l'introduction d*une sonde, et la malade fut soulagée immédiatement.
Lochies. Nous devons insister par rapport AUX lochies {Voy. 42e mai) sur la nécessité lit; li's examiner 4ous les jours avec soiti pour oa connaître Todeur, la qualité et la quantité ; toutes ces choses méritant une attention spéciale, -et d'ailleurs la suppression lies lochies étant une des causes les plus livquentes de la PéaiTorfiTs [Voy. ce mot). A cet elfet , on Cail placer sur les parties sexuelles de la fesame les linges qui lui servent babituellemeiH à l'époque des mois, mais sans les attacher, «t -on ieà examine journellement avec soin ; si elles sont dans de bonnes conditions, on se contente de laver la femme avec une décoction de guimauve, d*orge, si l'accouchée est forte, ou avec de l'eau tiède rendue légèrement astviugenfe par l'addition d'une eau aromatique, si J'accouchée est faible et lympliati-
que : mais si l'odeur des lochies est forte, infecte, on se servira d*une infusion de fleurs de camomille.
A propos de lotions^ nous nous demanderons si les parties génitales de la femme récemment accouchée doivent être lavées dans tous les cas, un préjtigé populaire, fondit Siir l'opinion de quelques accoucheurs en renom, proscrivant ce moyen de pi*opreté V Oui, dirons-nous avec Hamillon, les parlie5 sexuelles de la femme doivent être lavées quotidiennement, une ou deux fois par jour, mais ou doit le faire avec beaucoup de précaution, c'est-à-dire qu'il ne faut pas découvrir la femme si elle est en sueur, à cause du refroidissement qui s'ensuivrait et qui pourrait devenir préjudiciable. Pour le mémo motif on élèvera la leranéralurc du liquide qui doit servir à la laver, (le manière qu'il soi t porté à un degré de chaleur convenable, plutôt trop chaud que pas assez, à plus forte raison que froid.
Beaucoup de femmes sont dans l'usage, et elles le conseillent aux autres, de se faire bassiner les parties génitales, quelques jours après l'accouchement , avec des décoctions astringentes ou spiri tueuses, pour les resserrer et leur rendre leur fermeté antérieure. Autant il est avantageux de les bas* siner les premiers jours avec des décoctions émollientes , autant il serait dangereux d'employer, pendant l'écoulement des lochies , des décoctions astringentes, la suppression de l'écoulement étant la suite ordinaire de ces imprudences, il en est de même des lotions aromatiques , des compresses treui-
Cées dans du via chaud, avec lesquelles on assine les parties naturelles, et que l'on y applique; elles sont dangereuses parce qu'e4les augmentent Téréthisme déjà existant, que l'on doit calmer par des émollienis. Le seul cas où elles soient permises, c'est quand les grandes lèvres sont oedématiées. De même lesTolionsastringontesneconviénnentqu'aux femmes sujettes au relâchement du vagin, à celles dont les symphyses sont mobiles et Famollies ; et encore doit-on attendre pour les empleyer, que les lochies aient cessé de couler.
Selles. On aurait tort de s'inquiéter de la constipation qui a lieu chez presque toutes les femmes après l'accouchement; c'est r.lK>se, nous ne dirons pas nécessaire, mais avantageuse pour favoriser la sécrétion du lait. Toutefois, quand elle dure trop longtemps, on la combat 4es pri.'miers jours par des lavements émollients administrés dans la soirée, et si les matières fécales accumulées dans le rectum qu'elles irritent, donnent l:eu à de violentes coliques, et à d'autres symptômes qui peuvent en impeser et faire croire à une péritonite , on doit immédiateineut recourir à une purgation. Dans un cas de cette nature qui avait été méconnu , nous fûmes assez heureux pour découvrir la cause occasionnelle des accidents, et un purgatif suflîi pour les dissiper, en expulsant les fèi-es endurcies.
Purgatiou. J'ai parlé de la purgitîou : €e
84 ACCOUClISMEiST
mot me rappelle une question importante qui a été le sujet de discussions très*vives ; la yui<t : Doil-on purger une femme nouV velleinent accouchée? Autrefois on disait oui, et on s*en préoccupait beaucoup, parce qu'on craignait que le lait se portât en nature sur les oi^anes pour les altérer et donner lieu à des accidents graves, chez les mères surtout qui n'allaitaient pas , et c'était le plus grand nombre ; aujourd'hui on s en pnéoccupc moiiis » soit parce que la plupart des femmes nourrissent, soit aussi parce qu*on est mieui fixé sur ces sortes de MÉTASTASES (Voy. ce mot) laiteuses. Quoi au'il en soit, chez les nouvelles accouchées dont les suites des couches sont naturelles, et qui ne veulent pas allaiter leur enfant, ii est bon, dès le lendemain de la fièvre de lait, de prescrire un purgatif. Nous donnerons la préférence à Tnuile de ricin, A la dose de l&gsammes ; cette huilé, au dire de M. P. Dubois, dont l'opinion fait autorité , étant bien plus sûre dans ses effets que le petit-lait ue Weiss, le sulfate de soude et aulres sels neutres qu'il faut administrer à hautes doses dans un véhicule énorme ([dusieurs verres), ce qui procure du malaise et môme des vomissements. On a bien reproché à l'huile de ricin de causer les mèmesaccidents; mais si nous en croyons M. Dubois, on évite cet inconvénient en ne donnant que 15 grammes de cette huile au lieu de 30-, 43 et même 60 grammes, doses auxquelles elle est généralement administrée. Chacun peut imiter ce savant profesoeur ; seulement , si l'accouchée éprouvait une grande répugnance à prendre de l'huile de ricin, nous en avons beaucoup rencontré, je conseillerais de la remplacer par un gramme de calomel en poudre, purifié à la vapeur et associé h 50 centigrammes de jalap pulvérisé, mêlés et divisés en deux pauueis égaux à prendre le matin à jeun, à demi-heure d'intervalle l'un de l'autre, dans un peu d'eau sucrée, ou une demi-tasse de chocolat à l'eau très-léger. Cette purgation m'a toujours parfaitement réussi. Si le purgatif ne détermine pas des évacuations assez abondantes, il est bon d'administrer deux jours après un lavement avec 60 grammes de miel de mercuriale , et même de répéter la purgation ; on s'en tient le. A ceux qui désireraient savoir pourquoi les pur^atirs sont indispensables aux accouchées qui ne nourrissent pas , nous leur demanderons : N'ester pas que si la diarrhée survient pendant que l'activité vitale ({ui préside à la sécrétion laiteuse esl on jeu , celle-ci étant diminuée ou interrompue, les seins s'affaissent et le lait disparaît? Eh bien, sans vouloir déterminer la diarrhée, le médecin doit provoquer une légère irritation intestinale, afin de dériver le sang {Voy, Dérivatio?!) qui se ]K>rte aux mamelles pour ^ fournir les matériaux de la sécrétion laiteuse, et s'op- IKiser par là à sa formation. Il y a encore un autre motif à alléguer en faveur du purgatif, c*csl que si, contrairement à J'opintun de M. Dubois, le lait peut se porter
ACCOUCHEMENT
sûmes organes importants, et produire ainsi des effets fâcheux sur l'orgf. lisme des femmes qui n'allaitent [)as (de très*grands praticiens admettent ce transport , et bien dei gens avec eux) , employer la purgation chc2 ces femmes, c'est se mettri; à l'abri de tout reproche ullérieur; et on le peut d'autant plus qu'elle ne nuit jamais.
Lever. Pour déterminer avec exactitude le temps que l'accouchée doit garder le lit. il faut avoir égard 5 certaines circonstances fort importantes ; et par exemple si raecouchement a eu lieu à terme, ou avant neuf mois révolus. Dans le premier cas, ce n'est pas trop exiger que de contraindre la femme a gardorlelit,oCielleseraconstammentmaintenue, modérément couverte pendant neuf jours et au delà si c'est possible. Quand, par condescendance, elle veut bien le garder douze, et même quinze jours, il faut profier de sa docilité ; mais, dans le cas contraire, neuf jours c'est le minimum, ce chifi'ro es; de rigueur, car ce repos horizontal est indispensable pour éviter les pertes de sang, les engorgements intérieurs, lesdéplacemcnts de la matrice, etc.
Remarquons, toutefois, que la position horizontale que garde la f^mmo- quand elle est au-Jit, n'est pas absolue; au contraire, lorsqu'elle a pris du repos, il est utile qu'elle se^ mette sur son séant ; c'est aussi la [>osition qu'elle doit prendre quand elle prend ses repas ou(iu'elleallaite sonenfant; cette position verticale est tellement importante, qu'on doit tâcher que les nouvelles accouchées la
Krennent souvent, vu qu'elle favorise l'écou- >ment des lochies. C'est à tort que l'on recommande aux femmes de rester sur le dos pendant viugt-quatfe heures ; h moins qu'il n*y ait perte, ou qu'ion ne craigne qu'elle n'arrive, elles peuvent se trouver tantôt d'uu côté, t^LUtôt de l'autre, pour se délasser de leur fatigue; ce <;hangement de position a suffi pour faire disparaître- des maux'de^téle et des anxiétés.-
Le lecteur con>ppendra, sans que nous le. lui disions, que, en prescrivant un long séjour au lit, nous raisonnais ici dans l'hypothèse que la nouvelle accouchée sera daps des conditions de fortune telles^ qu'elle peut se permettre de le gardep le plus longtemps possible ; eh bien, poursuivant le cours «le nos insiruclions par rapport à. elles, nou5 ferons remarquer qu'il arrive fort souvent h l'accoucheur, que la femme lui demande la, permission de quitter le lit pour se nictère sur une chaise longue, un canapé: Je mV ferai porter, lui dit-elle, j'y resterai allongée ou à peu près. Le médecin doit être inexorable, car quand la femme sera sur la chaise longue, elle s'y remuera ; puis elle se lèvera pour éteindre une bougie qui brûle, pour relever un objet qu'on a laissé ou fait tomber, pour reconduire une personne qui est venue faire une visite et qui mérite des égards, etc., etc. ; donc mieux, vaut ne pas donner une autorisation dont l'accouchée abuse presque toujours. Dan»
le seco id cas, c'est-à-dire quand l'accou-
AcooucanffiiiMi
MUTAtt
chemcnt a lieu aT^nt teroM (accouchement prématuré), il fout user encore de bien des précautions. Ainsi, la feoHne doit 8*assujottir irès-slrictement aux exigences de son doc* teur ou des personnes qui r«s9!Stent, et ccttx^-ci ne jamais se départir de la sévérité que les circonstances connnandent.
Aux soins que Taccouchée réctame durant les neuf jours de ri^eur qui suirent sa délivrance, il vient s'ajouter d*autres soins qui sont nécessités par rapparitiou de certains phénomènes mortrideSt dits iuites de touchée. On conçoit que si nous voulions dire quelcpies mots de chacun de ces phénomènes en paflicUlicl*, cela nous entraînerait ai loin que cet article occuperait trop d*es<poce ; mieux vaut donc renvoyer le lecteur aux articles spéciaux que nous leur avons consacrés. Yoy. Fié vas db lait, Taincaéia VTftRtHBa^ MÉnoRUHAGtB, Sytico^, EMQOaOB^
■BUT DBS tBIRS, Fi&VRB PlJBaPÊRALB»
L'enfaotemenf , avons-nous dit, consiste dans Texpulsion du fœtus du sein maternel ; le médecin a donc un double rôle à rempli^ celui de veiller tout à la foia sur la mère et sur Tenfant, qiri lui aussi doit être Tobtet de •a soiHcitude. Quand il natt $œu acctaeH/*, on le place immédiatement après sa sortie sur un de $es côtés transversalement, entre les cuisses de sa mère, de manièreque le dos soit tourné vers les pirtiet- génitales et aa^aez près de la vulve pour oue le cordon ombilical ne aoit pas toraillé. La respiratio* bien établie, ce qu*on reconnaît aux cris ^ue le nouveau^^dé apoussés, on coupele cordon et on IMl la Ngature (Vi^if^ Coa»oir ombilical)- <— Cela fiiit, il faut nettoyer la
S^aude t'eofantt Bans en excepter la tête, de I couche* d*enduit gras et visqueux dont elle est recouverte; les lavages-avee i'eau tiède onfr cette propriété. Il est utllercon** trairement à Topinionde J>J. Rousseau, d'aloutef un peu de via à Teau qui doit servir à laver Tenfant, surtout lorsque le nouveauné est faible; ce lavage, en resserrant la (>eau, tonifie réconom4e, fortifie les fibres musculainea eo même temps q^u'il nettoyé-. Le nouveau-né lavé, séché spigoeusemeQt avecdu^tinge aeo cl chaud devant un ton feu en hivei^on le revêt de ses drapeaux et de ses langes, en ayant aoin que rien ne soit trop serré, pour que les mouvements soient libres, et (]u*aucune épingle n*altûche son vêtement, la piqûre qu elle occasionne pouvant en imposer pour des coliques, puis on couche renfant sur le côté pour que tes mucosités qu'il a gardées dans la bouche ou qui y descendent des narines puissent s'écouler facilement. ^
L*enfant bien portant n*a besoin de prendrcr en attendant qu on lui donne le sein,. gu*un peu d*eau sucrée, qui est une boisson iort convenable pour lui faire rendre les [laires qui tapissent son gosier; mais pour enfant faible, elle serait insuffisante; et mieux vaut lui donner un peu de vin sucré ou une potion dans laquelle entrera une ou plusieurs eaux aromatiques, que Ton édulcore avec le «rop d*écorce d*orangcs». de
Pi
menthe, etc. Bot§ cette cfrconsttncei reau sucrée suffit peur le nourrir jusqu'à ce qu on le mette au sein, ce qui doit avoir lieu quatre Ou cinq heures après aa aépafation d*avee su mère. M est inutile d'aitenare que le lait seît monté, vu que c'est sana avantage pour Tenfant et peut être p^éjudic4abie à la mère. (Foy. Allaitbvbnt)* Si, par cas, la mère ne devait pa» nourrir son enfant; et que la nourrice étrangère ne tùl pas arrivée, on donne* rait alors au nouveau-né une tisane rafraîchissante (eau d*orge, de ri/), bien sucrée et étendue avec un peu de lait de vache; Tout ne se borne pas lh,^u bout de quelque tempson détMrrassera l'enfllnt de ses langes et roti* e'àssurera s*il a rendu 9es urines et le M é«coMiiJM (Vop^ ce mot), matière fécale d'un . vert K>ncé, ou noirBtre, formant la première* «elle. On le change alors avec soin et on ledonfte h sa mère pour le coucher auprèsd'elle et veiller sur lui, k moine qu'elle ne reposci après lui avoir donné le aein ; ou si elle ne doit pas le nourrir, on fait boire l'enftnt a|Nrès l'avoir Ihngé et en Je repose dans son berceau.
On voit par ce qui précède que les soins à* donner à l'enfant aui naît sans accidents son! fort simples i malheureusement les chosesne se passent pas to^jottrs ainsi, c'est-à-dire que 1 en&nt naît qpelqiiefoîs dans un état morbiSçue. Sens ce c&s^ les soins à lui don*^ aer variant suivant l'état morbide dans lequel* il se trouve» nous reverfons, aux articles AspnixiB, Apoflbxw, etCv, du nouveau-né, l'éliuméralion des moyens à.employer pour le ramener à la vie et à la santé';
ACEPHALE, adj., acephaluê ou ànsiftlir aképhate^ aans tète. — On désigne sous ce nom (les fœtus) ceux qui naissent privés de îa tète entière ou seulement d'une partie considérable de cet organe : de là la division, des acéphales en complets et incomplets. Comme ils meurent orainairement et inévitablement en naissant, ou peu après la nais-sance« nous n'avons pas 4 aous en occuper.
ACETATE, s. m., oce/a«, à'acttum^ vinaigre« ^ C'est le nom qu'on donne aux sels qui sont formés par l'acide acétique et une base quelconque. Plusieurs d'entre eux sont employés en médecine ; savoir^ Tacétate d^ammoniaque (esprit de Mindérérus), l'acétate de chaux (terre foliée calcaire], l'acétate de cuivre (verdet, cristaux de Vénus), les acétates de morphine, de potasse» de soude, etc.
AciTATE D^AafHONueuE,iiCf/a« ommofiiocar lu (esprit de Mindérérus). Résultat de la combinaison de l'acide acétique avec l'ammoniaque, l'acétate d'aoMQoniaque qu'on rencontre quelquefois dans l'eau de certains fumiers,, a des propriétés stimulantes moins énergiques que les autres sels ammoniacaux, et cependant il parait plus convenable qu'eux pour déterminer une abondante diaphorèse et provoquer des sueurs générales. Sous ce rapport, racétate d'ammoniaque peut être utilement administré dans les affections catarrhales, rhumatismales, goutteuses, danstous les cas, eii un mot,, où W fSiut peusseï»
ACETATE
ACETATE
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fo« lemert les bumears du dedans eo dehors, du centre k la circonférence, et exciter une crise par le rétablissemenl delà transpiratiun, qui, en se supprinianl, devient la cause de tant de maladies-A cet eOe', Bartbez était d&us Tosage de Tassocicr avec la décoction des racines de pareira brava, de bardane, etc. Alibert le donnait dans une simple infusion de tilleul.
L*aeétate d'ammoniaque s'administre à la dose de deux ou quatre {grammes dans un litre d*yne boi5son sudoriGque , ou encore dii.s de la limonade, unedécoction de chicor/'c sauvage, une infusion de cerfei;ii, suivant la nature de la maladie; on en porte même la quantité jusqu*è seize grammes dans les vingtquatre neures, en quatre prises, quand on veut obtenir une action sédative Sur la matrice, attendu au*il semble résulter des observations du Qocteur Patin, qu^ainsi administré, Tacétate d'ammoniaque modère les métrorrfaagies, même lorsqu'elles dépendent d'un cancer utérin : par contre il agirait efllcacement d'après le même médecin, dans les cas de menstruation difficile et douloureuse. C'est pourquoi il veut qu'aussitôt que les douleurs, les malaises de l'époque mensuelle se font sentir, on donne cinquante à soixante et douze Routtes de ce médicament divisées en deux doses et mêlées à un verre d'une tisane sucrée. La première dose doit être prise immédiatement, et la seconde une demi-heure après si les symptômes persistent encore.
Sans contester l'utilité de l'acétate d'ammoniaque, nous n'acceptons pas que ce médicament agisse par sédation sur la matrice, nous croyons au contraire que dans les casdliémorragies utérines excessives, ildiminue Tatondance de l'écoulement par l'excitation qu'il produit sur les capillaires utérins relâchés, ou comme dérivatif en poussant à la peau les liquides qui ont une tendance k se porter Yers les organes de la ^énéraiiou ; de même quand la menstruation est difficile par atonie, parce que le sang cir^ cttle lentement, mollement, ce médicament, par la stimulation générale qu'il produit, suffit pour bâter et favoriser Técoulement mensuel.
Ac^ATE os cuirmK (Soim-}, $ub-aeeiti9 et»pri (Verdct, cristaux de Vénus). — H a été recommandé autrefois contre l'éptlepsie et autres maladies convulsives, et employé sous forme pilalaire par Gerbier contre le cancer ; les expériences sur lesquelles on s'est appuyé pour prouver son eflScacité dans ces rai ei dans l'affection scrofuleusc sont si f»eu co?ichiantes,que nous lui préférons bien (1rs médicaments dont l'effet est plus certain H l'emploi moins dangereux.
ActTâTES DB FLOiiB.-* S'il cst des acétates dont les propriétés aient été bien constatées soit en médecine, soit en chirurgie, c'est sans contredit l'efficacité des acétates de plomb dans certaines malaJîes internes, ou contre une foule d'états pathologiques externes; aussi, nous arrêterons-nous un instant k les indiiuer» Deux acétates de [Aotoh sont cm-
E lovés : i* lacélate acide, et ^ le sous-acétate. e premier :
Acétate acidb de plomb, plus particulièrement connu sous le nom Od sel de Saturne^ sucre de Saturne f acitate de plomb cristallisé^ aceias plûmbi neutrum cristallisatum^ se reconnaît à ses cristallisations blanches en aiguilles, et yu sa grande solubilité dans l'eau, on remploie généralement è l'extérieur, quoique certains auteurs lui préfèrent le sous-acétate, doitt, du reste,, les propriétés sont exactement les mêmes. Quoi qu'il eu soit, quand on veut administrer le sel de Saturne à Tintérieur comme astringent, dans les diarrhées câtarrhales,dans lesJeucorrhées atoniques, daus les sueurs colliquatives, il doit être administré à la dose de 1 à 12 grains dans les vingt^quatre heures. La forme pilulaire étant la plus commode pour son administration, Fouquier en avait composé des pilules dont nous avons donné la formule (article Phtbisib), ces pilules ayant été plus partie culièreaaent indiquées contre les sueurs col* liquatives, qui se montrent dans la troisième période de cette maladie. Disons, kce propos, quo nous ayons administré plusieurs fois do ces pilules, et il y a peu de temps encore chez llad..., et que nous n'avons pas constaté qu'elles aient modéré Tabondance de la transpiration. Peut-être obliemlrait-on des résultats plus marquants en le portant à plus haute dose, mais comme alors oo aurait à craindre les accidents appelés coliques de plomb, mieux vaut s'en absteoir que d'employer un médicament qui, pour soulager d un mal, peut en occasioouer un autre, sans détruire le premier.
Sous-ÀcéTATB OB PLOUB, Extrait de Satume^acétaie de plomb liquide. U se présente sous la forme d un liquide éfiais , Yisc|ueux et jaunâtre. Mêlé à la dose d'une demi-ooce à deux onces d'eau-de-rie et deux livres d*eau commune, il forme ce qu*o» nomme vulgairement eau blanche,- eau de Goulard, dontlespropriétésastriDgentes,réfrigérantes, antiiluxionnaires, sont si évidentes, si connues, qu*il n'est personne qui ne sache que l'eau blanche appliquée immédiatement sur uoe contusion, sur une luxation immédiatemeatréduiie,etc., prévient en totalité rinflammation secondaire à toute lésion physique , ou du moins eo diminue l'intensité. Cette eau, on le sait aussi, convient dans les brûlures au premier degré; en lotions sur la peau dans certaines maladies herpétiques ; en collyre dans Tinflammation de la conjonctive, surtout quand cette inflammation est de nature catarrbale ou scrofuleuse; dans les Oux muqueux aioniques,.etc. Toutefois, comme on Ta lait très-judicieusement obseryer, 11 est des cas où le sous-acétate de plooib doit être porté à très-haute dose, si l'on Yeut qu'il ait un effet réellement curateur. Et par exemple Temploie-t^n contre la salivation mercurielie, il faut qu'il entre dans des proportions énormes (tin huitième et mime wi sir xièms) dans les gargarismes ou I es collutoires ; l'admintstra-t'on contrelesblenoorrhées et les ulcérations du col de la matrice; resjnalaàies
ACIDE
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céderont rapidement et eflîcaccment si on enfonce dans le vasiu un tampon imbibé d'une liqueur pareille à celle proposée pour le pbtyalisme , que Ton met en contact avec le museau de tanche. A propos de gargarismes saturnins, nous devons prévenir que , pendant leur emploi, les dents prennent une teinte uoir«qui donne à la bouche un aspect repoussant; cette teinte disparaît, il est vrai, à la Gn du traitement; mais (ivant de la produire il est bon que le malade en soJt prévenu : combien qui ne pardonneraient pas au médecin de les avoir ir^ndus horribles à voir.
Acétate de potasse, aceias potaêsœ^ terre foliée de tartre. Ce sel, qu'on trouve dans plusieurs végétaux qui lui doivent leurs pro* priétés, s'obtient en feuillets très-blancs, aune saveur acide et piquante comme le vi* naigre. Très-déliquescent, très-soluble, on peut le faire entrer très-facilement dans di-f verses préparations médicales , et Alibert, qui dans ses essai3 thérapeutiques à rhâpi-t tal Saint-Louis avait reconnu que son action sur le système lymphatique e&t supérieure à celle de tous les autres acétates, déclare qu'on n*a pas assez réfléchi sur les services que co remède peut rendre à la médecine.
L'acétate de potasse jouit de propriétés diurétiques très-prononcées , il s'administre communément à la dose de quatre grammes, deux fois par jour, dans une tasse de petit-^ lait clarifie, ou dans une décoction de cerfeuil , de poiréc, etc. La dose peut en 6trc portée jusqu'à six, huit gros (2'i>,3S( gram-f mes) sans inconvénient. Laennec, qui Ta tlonné è cette dose, s'exprime en ces termes a l'endroit des diurétiques en fi;énéral :
« Les diurétiques ne favorisent évidemment Tal^orption, qu'autant au'on en porte ta dose plus haut que ne le loiit la plupart des praticiens. Je donne ordinairement 1 ac/tate de potoêse k la dose de six gros par jour, et je le porte souvent à deux onces. Il est facile de comprendre qu'à cette dose il produise des effets marqués. »
La thérapeutique médicale compte encore un bon nombre d'acétates (acétate de zinc, acétate de soude, etc.), mais des articles spéciaux ayant été consacrés aux métaux dont ils sont extraits, nous renverrons à ces articles la description de leurs caractères phyfiiaues et l'énumération de leurs propriétés médicamenteuses.
ACnOKES, s, m. plur.^ acAor, petites pustules se manifestant à la tète avec prurit et extyilaison d'une odeur acide. C'est une des variétés de la teigne ou le premier degré de Veezema du cuir chevelu de Vap-Sw^éten.
ACIDE, s. m., acidum^ d'àxrVt pointe. — C'est le nom que l'on a donné à tout corps comp se , solide , liquide ou gazeux, doué d'une saveur aigre ou caustique, en général, soluble dans l'eau, rougissant Yinfusum bleu de tournesol, jaunissant ou rougissant l'hématine, se combinant avec la plupart des bases aalidables et particulièrement avec les alcalis i<our former des sels.
Beaucoup d'acides ont été employés pour l'usage médical , et l'on a reconnu ciue ces médicaments n'étaient réellement emcace^ qu'étendus dans une grande quantité de véhicule, ce qui cp affaiblit considérablement l'action^ Sans cela ils agissent à la manière des poisons; il faut donc preqdre gciido de ne jamais administrer des acides trop concentrés.
Les acides, en général suffisamment étendus d'eau, forment, on lésait, des limonades fort agréables au goût, et qui, rafraîchissant le sangi calment la chaleur et la soif; aussi les emploie-t-on volontiers dans un grand nombre de cas, Les plus usités è ce titre, ce sont l'acide acétique, l'acide citrique, l'acide sulfurique, etc., sur lesquels nous QllQnç nou.s arrêter un instant.
1" Acide acétique, acidum aceticum^ d'acetum^ vinaigre. L'acide acétique affaibli, quoique doué de propriétés rafraîchissantes et toniques , s'emploie plus rarement que les acides citrique, sulfurique, etc., malgré que nous Payons toujours sous la main. Cependant, comme tous les acides végétaux du même genre, levinaigre suflisamment étendu d'eau et mêlé de manière à |ûi communiquer une agréable acidité, donne une boisson fort rafraîchissante que les malades recherchent avec avidité. Cette boisson convient parfaitement, soit dans l'irritation et les pblegmasies légères gastro-intestinales, soit surtout dans les fièvres inflammatoires, bilieuses, etc., dans lesguelles le f^bricitant est tourmenté par la soir.
Mais ce n'est pas seulement à titre de rafraîchissant que les praticiens ont conseillé le vinaigre, certains l'ont recommandé comme expectorant à la fin des inflammations chroniques du poumon. Nous pensons que mêlé à du m\el, à dose assez élev'éç pour produire une légère excitation sans agirpQurtant sur la gorge pçr son acidité, cet acide peut eu effet être utile, et qu'on doit s'en servir dans les campagnes où Ton manque souvent de tout secours.
Acide citrique, acidum citricum. Si nous attirons l'attention sur l'acide citrique dont l'usage est si connu et si généralement répandu, car oui ne boit p^ de la limonade au citron ? c'est que l'acide citrique est nonseulement employé è l'intérieur, comme rafraîchissant et astringent, mais encore qu'il peut être convenablement employé à l'ext^ rieur dans certains cas. Ainsi, aux Antilles, on fait un usagç banal des frictions avec des citrons sur toute la surface du corps-dans la fièvre jaune; en d'autres lieux on s'en sert contre certaines maladies de la peau. Ainsi je me rappelle avoir lu dans Pujol de Castres : « qu'un oiBcier dont la jambe touchée en un point par une sanie dartreuse, se chargea après cet attouchement, que le militaire avait négligé, d'une dartre vive qui couvrit bientôt les environs du point touché.» Il fut guéri en peu de teinps paç des (rictions faites fréquemment sur 1^ lieu malade avec de sioipies tranches de citron.
L'acide Citrique pur est également &^'
ACIDE
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plojré arec avantage dans les hémorragies utérines qui surviennent après Taccoucbement. Depuis que M. Everat a fait connaître son efficacité et la manière de s*en servir (Voy. If ÉMORRHAGiEly bien des praticiens ont iaÎTi les instructions qu'il a aonnées, et je ne sache pas qu'il soit jamais arrivé le moindre accident à la suite de son injection dans lutérus.
AciDK suLFCRiQUE, ocidum sulfuricum. Cet acide, connu sous le nom vuigfiire d huile de vitriol, forme, lorsqu'il est étendu d*eau jiisqu*à agréable acidité, une boisson rafraîchissante et légèrement excitante qui remplace parfaitement celle qu'on prépare avec racide citrique; aussi TappellM-on limonade minérale. On l'obtient généralement en mêlanl 25 à 30 gouttes d'acide sulfurique avec 1 litre d'eau.
AciDB HYDROCYANIQUE OU pruêsiçue. Quoique nous ayons renoncé è traiter, dans cet article, de tous les acides employés en thérapeutique, nous ferons une exception en faveur de l'acide prussique, cet acido ne pouvant être rattaché, par sa nature, plutôt a tel corps qu'à tel autre : qu'importe d'ailleurs le lieu où nous en étudierons les propriétés, pourvu que nous les énumérions.
C'est à Schéele que l'on en doit la découverte ; et sitôt qu'il eut rendu publiques ses expériences sur les propriétés toxiques et médicamenteuses de co nouveau produit, les médecins songèrent à l'utiliser ; nous verroDs tout k l'heure s'il y a réellement de l'avantage à s'en servir.
L'acioe hydroeyanique pur (acide prussique wnkffdre) est un liquide incolore, d'une o<leur vive et suffocante, qui lorsqu'elle est affaiblie ressemble assez bien à celle des feuilles de laurier-cerise. C'est, du reste, de ces feuilles, ou des fleurs de pocher, ou des amandes amères, etc., qu'on l'extrait. Son activilé est tellement énergique, nous devons le dire, qu'il suffit d'en respirer la vapeur pour éprouver des accidents nerveux très-gravçs (vertiges, oppressions, céphalalgie, etc.) ; à plus forte raison si on l'administre en nature. A cet état ses efltets sont presque aussi rapides que In foudre , puisqu'il suffit de placer dans la bouche d'un cheval un morceau de coton imbibé de six gouUes d'acide prussique pur , pour qu'en inoins d'un quart de minute il tombe comme mort, et présente pendant une heure encore des phénomènes nerveux très^sraves : puis^ que une goutte déposée fmr la Tangue ou sur la conjonctive dhin chien le fait tomber en quelques secondes et périr peu de minutes après. Il paraîtrait cependant d'après les estais courageux faits par M. Coulon sur lui même, que l'acide hydroeyanique étendu d'eau peut Aire supporté par l'homme sans accident jusqu'à la aose de quatre-vingts à
2uatre-vingt-six gouttes, dose à laquelle il a prouvé quelques petites nausées , une excrétion de salive plus abondante causée luirla nausée eile-môme, une augmentation (le vingt pulsations par minute dans es battements du |)Ouls, cie la lourdeur, de la cé-
phalalgie, et enfin pendant plus de six heu* res de l'anxiété précordiale. Quoi qu'il eu soit, comme l'administration de ce médican ment est très-dangereuse, et que vu son ac-* tivité on s'en sert quelquefois pour se donner la mort, nous allons, avant d'examiner ses effets thérapeutiques, dresser le tableau symptomatologique de l'empoisonnement par l'acide hydroeyanique et indiquer lo traitement qu'il convient de mettre en usage pour en neutraliser les effets.
Les symptômes de l'empoisonnement par l'acide prussique sont de trois sortes, co quia fait qu'on a divisé l'empoisonnement par l'acide cyanhydrique en trois périodes: IMa période d'ivresse; 2** la période de contractions spasmodiques convulsivcs ou tétaniques du genre de l'opisthotonos ; 3" la période de re^ lâchement, pendant laquelle la mort arrive, M. Orfila, qui admet cette division, fait observer que quelquefois, pendatit cette àcxnière période, il survient un nouvel accès tétanique, ce qui formerait deux attaques tétaniques avant la mort. On a bien noté aussi une odeur évidente d'amandes amères qu'exhale l'haleine de la personne empoisonnée, la dilatation des pupilles, l'insensi-r bilité du pouls à la radiale et aux temporales, etc., mais ce sont des symptômes infi* dèles, qui, h l'exception de 1 odeur d'aman* des amères, se rencontrent dans d'autres em*
foisonnements, et cette odeur ne se mani*» este pas toujours.
Reste que, lorsqu'on soupçonne uu empoisonnement par lacide prussique, on doit mêler une partie de chlore b quatre ou cinq parties d'eau, et faire respirer ce mélange a la victime en le lui plaçant au-dessous des narines. Les aspersions de ce même mélange sont aussi très-eflicaces, et il suffirait de ces deux opérations, d'après M. Orfila, pour obtenir la guérison. C'est un traitement que M. Siméon, à l'hôpital Saint-Louis, M. Herns, médecin allemand, et moi-même, ajoute le savant professeur de chimie à la Faculté de Paris, avons reconnu efficace. Il poursuit ainsi s a On peut remplacer le chlore par l'ammoniaque, mais il faut une partie ae ce dernier pour douze à quatorze parties d'eau ; ce n'est pas tout ; M. Herns a dit et prouvé que les affusions d'eau froido pure, laites sur la tète et sur l'épine dorsale, guérissaient les animaux empoisonnés. J'ai répété les expériences et j'ai également réussi. Toutefois, je dois dir^ que j'ai perdu quelques animaux ; c'est pourquoi je réunis les deux moyens, et je réussis presque toujours, à moins qu'ils ne soient trop près do la mort. L'an aernier, le chien que nous avons empoisonné et traité, a gambadé dans cet amphithéâtre une demi-heure après l'empoisonnement ; celui d'aujourd'hui a succombé en uu quart-d'heure, soit parce que j'ai fqrcé la dose, soit probablement au.«si parce que j'ai trop tarde à lui faire aspiror liu chlore et à lasperger. » (Leçon du samedi li^ janvier 18&2.)
Emploi thérapeutique de racide prumqu^ Si nous nous en rapportons au témoignage
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d« M Olliticr, (l*Angers, l*acide prussique l»rôdait de très-hourcux effets dans les lésions du système nerveux caractérisées pnr des convulsions ou des mouvoments musculaires irréguliers Y en un mol, par des phé*nomènes qui annoncent plutôt une excitation qu'un anéantissement des fonctions du centre cérébro-spinal. Des essais multipliés qui ont été Cuits depuis plusieurs années par des praticiens distingués en France, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, ont démontré que cet acide jouissait de propriétés essentiellement sédatives, et que son. action n*élait pas accompagnée de Tirritation qu*on remarque en général de Tusage des narcotiques. Toutefois, les essais que Ton a tentés avec ce médicament dans le traitement de répilepsie sont loin d'établir son utilité dans ces sortes de cas.
Quant à son action sur le système circulatoire et respiratoire» nous devons croire avec Laennec qu'e]le*est trës-infldèle, puisque cet habile observateur Tayant administré dans rbvpertropbie du cœur, ce médicament a été mortel à la dose de dix gouttes après avoir été pris impunément à la dose de soixante : lait qui n*est guère encourageant l>our son administration. Néanmoins» ce môme praticien Va expérimenté sur des sujets affectés do catarrbe pulmonaire, et il dit en sa faveur qu*il a été utile. Ces essais ont été provoqués par un travail do M. Bouchenel, dans lequel il constate par cinq observations les Dons effets de ce médicament dans le catarrhe pulmonaire chronique. L'acide qui fut employé avait été préparé par le procédé Gay-Lussac, et étendu avec six fois son volume d*alcool. M. Bouchenel Ta toujours incorporé dans une potion gommeuse dans la proportion do quatre à sept gouttes sur six onces de véhicule, dont il faisait prendre trois ou quatre cuillerées au plus dans hs vingt<iuatre heures, et non-seulejoeot les malades Pont pris sans inconvénient, mais encore ils en ont retiré un soulagement très^vident.
Je n'insisterai pas davantage sur remploi de Tacide prussique à l'intérieur, parce que ses effets sont si incertains, son action si énergique, que je ne voudrais pas encourager des tentatives d aucune esfièce par des mains inhabiles. Aussi me bornerai-je à constater son efficacité k l'extérieur. Voici les faits.
On lit dans la Revue médicale de Tannée i82b, 2* vol., que M. Thompson déclare avoir guéri dii malades affectés de prurigo par des lotions d'acide b^droc/anique, et que ce médecin parle aussi de bien d autres maladies do la peau qui ont cédé au même moyeu. Il paraîtrait que ce mode de traitement, dit le journal, est maintenant adopté dans la plupart des dispensaires de Londres et principalement dans ceux de Chesea et de Brompton. M. Trompson absurc que les registres de CCS établissements ne contiennent cjue très-peu de cas de dartres et pas un seul vas de prurigo qui aient été réfractaires à remploi de l'acide prussique. Suit sa for-
AGOflIT n
mule liabituelle : Pr. actdi hydrocy», demionce ; spiritus rectiÂeeUU deini-oace ; aqwx distilL^ six onces. idUce et fiai loiio.
Depuis la publication de ce travail, M. Schneider a obtenu la guérîson de dar-^ très aux parties de la génération par l'usage de l'acide prussique chez cinquante femmes chez qui cet exanthème s'accompaffDait d'un prurit extrêmement douloureux : la guérison a été solide. Sa manière h lui de l'emf ployer consiste dans l'association d'une soutien alcoolique d'acide prussique {un gros et demi à deux gros) dans six onces d'alcool absolu. Ce médecin a obtenu les mêmes résultats sur d'autres femme.s, en mêlant l'acide prussiqupavecsixoncesd'eaude rose.
Notre propre expérience nous a permis de constater refficacité et l'innocuité des lotions avec l'acide prussique uni à Teau de rose , dans les affections dartreuses avec prurit soit à la face, soit aux mains. Aussi pouvons-nous en encourager 1 emploi dans ces sortes d'exanthèmes.
A€IJ)ES DA!f s LES PRKMiftaBS voiKS. So produisant très-communément chez les entants qui y sont plus prédisposés que les adultes, ces acides se développent cependant diez ces derniers, soit par le défaut d'éner^e de la bile, l'état hystérique et hypocondriaque, soit aussi et surtout par la pléthore de I estomac et l'existence d'hémorrboïdes anomales. On reconnaît leur existence chez les uns et les autnes, en ce que la faim est conservée, que dis-je conservée, elle est parfois excessive (boulimie), sans soif, et s'accooipagiiant de rapports aigres, d'une odeur de même nature de l'haleine et des vents ; souvent aussi do cremason ou douleurs d'estomac (soda), de coliques, de la pAleur du teint et de la langue, de la saleté des dents qui sont chargées de tartre; tous symptômes qui s'exagèrent apiès l'ingestion dans l'estomac de substances végétales, surtout du lait ; ou s'améliorent, au contraire, par Tusage des aliments animaux.
Dans les cas d'acides dans les premières voies, il faut avoir recours aux moyens qui sont propres à les neutraliser ou palhatiis : soit « grammes.de magnésie blanche prise tous les matins pendant quelques jours do suite dans un peu d'eau sucrée ; un mélange de parties égaies (25 centigrammes) de racine de Colombo et d'yeux d'écrevisse pulvérisés, pris trois fois par jour, une demi-heure avant le repas ; l'eau de chaux, les écailles d'huître préparées, le lait de soufre, le carbonate de soude, etc.; ou bien, à ceux qui aont propres à en combattre la production^ par exemple, les aliments animaux, les vins généreux, les amers, les martiaux et les autrifs toniques.
ACNÉ, terme adopté par les pathologistes ançlais, pour dfésigner la dartre pustuleuse df'Alibert, la Cqvpebosk de quelques auteurs et du vulgaire (Vofi. ce mot}.
ACONIT (acûnilum) d'^A.ivn, ville d'Anc6ne eo Bithynie, parce que la plante que les anciens appelaient ainsi croissait sur le territoire de cette ville. Elle appartient à la
n ACOMT
bmilie dss BcBonculacées*^ J. de la Polyân* drio trisTD.v L.« el a pour caractères bola* ■loues : un calice colbré irrégulier^ an aépale sopériear en fonnetle casque^ une c<k folie foriBëe de deux pétales loogueiueoC liMÎcaiéeaà leur base, terminées pat une iorte de petit capuchon dont roarerture in-* lérieare offre uoe petite iaiigoette alloiisée : la deux pétales sont contenues et caenées sous îe sépale supérieur ; les capsules sont la Bombre de trois on de cinq : la couleur de ses fleurs e$l d*un t>eau bleu TÎolet, La plante ^dI porte Taconit napel, Aeaniiui napeiiuM^ ceioi dont on se sert babitodlemail en mé* dccioe, est grande et belle, TÎYace, et croit dans h^ piturages des montagnes : sa tige, baate de deui à trois pieds, porte des feuille alternes, pétioiées, découpées en lobes digitési et se terminant par un long épi de itiirs.
Les effets toxiques des Teuilies, de la r^ due de Taconit et de ses diverses prépara* tioos, alors qu'on les prend à forte aose, ont été assez constatés, pour que nous n'ayons pas ï les constater à notre tour, aussi nous préféfoDsdire immédiatement comment etkquelle dose elles agissent comme moyen tbérspeuti'iue, lermioant notre article par Ténumé» ation des maladies principales dans les* quelles on doit remployer.
L'aconit se donne en poudre à la dose fan demi-graia en commençant, qoe Ton porte Kraduellement à celle de vingt graius et au delà par jour: mais comme sous cette forme ee médicament est très^nfidèle, mieux T«at ne jamais s'eu servir. L'extrait dont Stoertk a l>eaucoup vanté les propriétés est lui-même an remède Irès^variaMe dans ^s effets, oar conséquent très-îocefCain ; donc il est ooo d'y renoncer aussi. Mais il D'ea est pas de m6me de la teinture alcoolique : celle-ci est un médicament réellement ^^^rmue, mais comme sa puissance d'action oa pas été bien déterminée, nous dOTOQs avec M. Soubeiran, qu'elle doit être idDîDistrée avec beaucoup de prudence.
L usage vmt qu'on commence par 5 gouttas, et qu'on monte insensiblement jusqu'à !0 et 30 gouttes et même jusqu'à un gros par jour.
I>ans quelles maladies l'aconit peut- il ^re utilement employé 7 Stoerck, dans seÈ ^tpërienees, ayant constaté qœ pendant son «Joinistration à doses un peu élerées, ee Bédicament déterminait une diapborèse abondante qui se prolongeait tant que l'on continuait a l'employer, le prescrivit dans le rtmautiamt cfarauifue, dans les affections arthritiiiaes,. les syphilis constitutionnelles» u idatiqae nerveuse, dans certains eoflor- ^Dents glanduleux^ et- reeonnit qu'il était ^csoe même dans les cas-où la ciguë avait ^^é. L'expédenct a constaté que ai l'a^ '>onit ne sQént pas toqoiics ces maladies» H l<^ sodage du moins communément, donc |l est otiie d'y avoir recours dans les cas re^ ll^iles aux autres moyens ; on a été même plas loin, puisque Bardiec avait avancé que Iwonit a qodque chose de spécifique dans
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les maladies goutteuses. Ce qu^il y a de certain, c'est que lusaçe prolongé de son extrait, quoique inOdèle, ^sse pour avoir guéri parfaitement bien des individus, qu'une goutte cruelle et invétérée tourmentait depuis longtemps : mais était-ce bien à Taeontt qu'ils devaient leur guérison t J'avoue qne la réponse n'est pas facile, puisque Fouquier et M. Récamier n^en ont pas retiré le même avantage dans le rhumatisme. C'est pourquoi, attendu que l'aconit n'a jamais été administré seul, entre gens oui aflirment et
Sens qui nient il est bien difficile de prcnre un |)arti.
C'est comme pour la ptithisie pulmonaire. A peine Portai, qui, séduit par les ext>érieoces de Stoerck, s était livré à quelques essais, avait-il renoneé à ses tentatives, le succès ne répondent pas h son attente, que le docteur Rusch les reprend et affirme avoir guéri un graoïi nonriire de maladies; et plus tard M. Harel Tancrel publie une série d'observations qui dépost^t dans le même sens. A qui croire? Qiie Portai seul a eu réellement affaire à une pbthtsie pulmonaire, que les autres, et entre autres le dernier, n'ont eu à traiter qu'un cafarrfae nulmonaire : puis que les faibles doses de sulfure de chaux qu'il ajoutait à l'aconit ont contribué à l'amélioration survenue. (H. Trousseau.)
Ti'Ouvons-nous la même dissidence d'opinions à l'endroit des propriëlés anti-Ténériei:nes de l'aconit? Oui : car tandis que Tomassini déclare qn'U n*a pas eu )i s en louer quand il l'a emplo^'é contre }cs douleurs oui accompagnent la syphilis constitutionnelle, bien qu'il ait porte l'extrait à desdoses considérables ; Brera affirme avoir associé avantageusement l'aconit au mercuredans des circonstances analogues, c est-àdire dans les ulcères vénériens de la peau, et Biet après lui, déclare qu'endormant sous forme pilulaire un grain du proto-iodure de mercure et deux grains d'extrait d*aconit napel, il n'a eu qu'à se louer de celte combinaison. Hais, diront les antagonistes de l'aconit, n'est-ce pas le mercui e qui a guéri la syphilis ?
Quoi qu*il en soit de ces résultats divers alfirmatils et négatifs, i) est une )>ropriété peu contestée aujourd'hui à l'aconit napeU c*est sa propriété diurétique. Ainsi, uons^ement Decandolle nous a appris que* Irs^ paysans se servent de cette plante pour seguérir de Thydropisie ; maïs encore Fou» quier après de nombreux essais lui a reconnu W pouvoir d'augmenter la sécrétior rénale, pouvoir qu>elTe partage d'aillctirs» tfvec tooa les médicaments qui agissent énergiquemenisur le sj^stème nerveux,, commeh cigoë,. le jusqniame, le datura stramonium, etc. En debors de cette propriété, ses^ effets diurétiques, fondants, etc., sont sî^ peu marqués qu'on ne sait vraiment nu'en penser. Resteque M, Rayer, après avoir répété la plupart des expériences faites par ses< confrères, détAare, dans l'intérêt de la vérité, n'avoir que des insuccès à opposer à-
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des résultats en apparence aussi satisfaisants que ceux qui ont élë publiés; qu*il ne connaît pas une seule maladie dans la* quelle Temploi de l'acoDit mérite quelque préférence. Il en est certains, il est yrai, ajoute-t-il, qui paraissent avoir été modi^ liés par son usage* mais chez plusieurs maladeSf le soulagement était évidemment dû à la confiance qu'ils avaient dans le remède. Kt par exemple, une femme de Thâpital Saint-Louis usait des pilules d*aconit: on leur substitua des pilules de gotnme et leur effet fut aussi bon. On fit donc un emploi alternatif de ces pilules et on n'observa pas de sensation particulière.
Somme toute : quelles sont les propriétés altribuées à Taconit ? 1** la propriété diaphorétique ; mais combien de médicaments qui la possèdent à un plus haut degré ; ^ la propriété fondante ; mais elle est loin d'ôtre constatée* et nous avons des fondants plus énergiques et moins dangereux: 3' la propriété diurétique, qu'elle partage avec la digitale, la scille et beaucoup d'autres mé« dicaments bien [Ans puissants, je crois : donc nous devons laisser aux expérimentateurs le soin de poursuivre leurs travaux scienii-
flques et rayer de notre catalogue pbarmaco* ogique l'aconit napel et ses préparations. Pour ma part. J'ai prescrit une seule fois les pilules d aconit mercurielles de Double, dans un cas de dartre invétérée, elles ne purent être supportées dès la première dose et le malade ne voulut plus en entendre parler: ce fait, joint aux dires divers des expérimentateurs, m'a fait renoncer à l'emploi dans tous les cas où il a été préconisé.
ACRE, adj., aceVf de Sx|»oc, sommet d'une Miontagne, ou mieux de iy^ ou àxîf, pointe, piquant. Ainsi on dit d'une saveur qu'elle e3t Acre, quand elle détermine au fo.id de la gorge un picotement désagréable joint h i|ne certaine astriction ; on dit aussi oue la chaleyr à la peau est acre, quand elle fait sentir à la main qui l'explore une sensation de picotement toute particulière. Enfin 1rs humoristes parlent do TAcreté ou acrimonie des humeurs; le vulgaire de TAcreté du sang, etc.
ACRODYNIE. — C'est une dénomination assez impropre (elle dérive de «x^o;, sommet, extrême, et oSvva, douleur) qui a été donnée à la maladie épidémique qui sévit à Paris et dans les environs en 1828 et 1829, et qui fut marquée comme symptôme constant et prédominant, par la douleur des extrémités. Gelte maladie attaqua successivement tel ou tel hospice, telle ou telle prison, disparut et reparut alternativement ici et là avec une intensité nouvelle, pour disparaître enfin complètement pendant l'hiver rigoureux de 1829 à 183J. Elle se manifesta d'abord par que hyperstbésie ou augmentation de sensibilité très-variable, s'annonçant par des fourmillements, des engourdissements et des élancements douloureux aux mains et plus constamment aux pieds, bien plus forts la nuit que le jour, ce qui occasionnait des insompies opiniâtres ; certains malades so it
restés ju$qu*à vingt nuits sans dormir. I.: douleur avait de particulier aux jambes qu'elle avait pour siège les pieds et ne s'étendait jamais au-dessus des malléoles : au:; bras, qu'elle occupait la mam jusqu^au poignet. On l'a vue néanmoins, mais rarement s'étendre tout le long des exiréinités jtisqu'ai troncet même au cuirchevelu.Uue autre parti cularité qu'on a remarquée, c*est que, au dé but, les malades éprouvèrent un sentiracntd' froid auquel succéda celui d'une chaleur brûlante aux pieds, qui les forçait h quitter k lit, pour se soulager ; et c'était tout le contraire qu'ils obtenaient, caria moindre pression sur ces parties ne pouvait être supportée : la déambulation sur le soi le plus uni semblait porter sur des aspérités ; ou bien, chose plus bizarre, au lieu de cailloux et d'épines, le sol paraissait être garni de coton et si doux que la terre semblait s'affaisser sous le poids du corps. Aux mains In sensibilité était également pervertie; ainsi les corps les plus polis paraissaient rugueux : un verre à boire, les Jraps do lit les plus fins, n'étaient pas supportables pour un malade: il en mourut. Enfin, chez certaine, cette hyperstbésie alla jusqu'à la rtUraction, la paralysie et l'amaigrissement des membres, dans l'intérieur desquels se faisaient néanmoins sentir par intervalles dos douleurs très-vives, des tiraillements que la pression augmentait instantanément, des crampes, et plus rarement des soubresaut:» des tendons ; de le, l'impossibilité de.fléchir ou d'étendre complètement les membres, lu moindre mouvement augmentant h*s douleurs; de là aussi de grandes difficultés pour les malades de s'habiller , attacher leurs cordons ou nouer leur chaussure. Bravant la douleur, voulaient-ils marcher? leur marche avait cela de singulier qu'ils (rainaient les pieds par la pointe et les appliquaient à plat sur le pavé comme pour s y cramponner à l'aide des orteils qui étaient tenus relevés. Enfin, dans les cas extrêmes» tous les mouvements ('talent abolis, les membres restiient passivement étendus dans le lit et retombaient comme des masses inertes, Iorsqu*après les avoir relevés ou les abandonnait.
Indépendamment de la douleur, les piods et les mains devenaient, pendant le cours de la maladie, le siège de plusieurs phénomènes de coloration fort remarquables. Ainsi, dès le début , rougeur érythémateuse en forme de plaques, à la face palmairedes mains ; rougeur circonscrite entre le bout des pieds jusqu'aux orteils à commencer pnr le bord externe, gagnant peu à peu vers h plante et cessant là où la peau change de structure ; formant sur le dos du pied une sorte de liseré rouge. Aux jambes les plaques étaient d'un rouge plus vif, simulant les ecchymoses; ailleurs et notiroment à l'abdomen, au oou, au pli des articuiations, la peau prenait une teinte brune ou noir<^' tre, comme si elle était couverte dacrasso; rarement cette teinte s'est-elle étendue jus-; qu'au visage; mais en revanche celui-t»
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fut-il souvent, dès les premiers jours, le siège d*uD œdème partiel, plus rarement géluiral, occupant, dans le premier cas, les deux tiers environ de la face ; son siège le (ilus commun était les lèvres et les joues. Ou voyait aussi des gonflements œdémateux aux pieds et aux mains, partout. Alors il y avait une sorte de bouflissure générale l>eu douleureuse, conservant peu l'impression du doigt, ne changeant pas la couleur tie la peau, si ce n'est dans certains cas où elle semblait plus pftie ou comme (achetée par des ecchymoses. Ajoutons que chez quelques sujets, presaue constamment au début et quelquefois plus tard seulement, il se manifesta une rougeur au bord libre des iiaupièros et dans quelques cas une vérita* Lie ophthalmie , produisant la sensation de graviers interposés entre les paupières, phénomène qui, autre singularité, fut observé également chez plusieurs malades dont les yeux ne présentaient aucun symptôme d'inflammation.
Remarquons que tous ces phénomènes se manifestèrent sans fièvre, ou seulement avec une Gèvre modérée, sans trouble dans la nutrition, chose d*au(ant p]us étonnante, queladouleur ôte Tappétit et nuit h la digestion : bien plus, que les organes diges* tifs furent lésés presque constamment, si ce n* est au début, du moins dans le cours de lalTection. La preuve, c^est que certains malades se plaignirent de dyspepsie, jointe à un sentiment de plénitude ou de pesanteur d*estoiDac ; certains autres eurent des nausées ou des vomissements surtout après les rei»as ; ceux-ci éprouvèrent des coliques ; ceux-là des selles répétées (chez quelques* uns de 20 à 30 par jour) alternant avec la constipation, et, dans les cas exce|)tionnels, des évacuations sanguinolentes par le haut et oar le bas, qui prirent bien souvent une telle ténacité, une telle force, qu*après avoir duré plusieurs semaines et cessé entièrement» elles ont reparu ensuite pour se prolonger encore. Heureusement l'épidémie fut peu meurtrière, et après quelques semailles ou quelques mois de tourments, les malados revenaient à la santé.
Les causes de Tacrodynie sont-elles connues ? Non, car on a accusé tour à tour le régime alimentaire, la violation de l'air, etc. ; uiais comme on remarqua que tous les individus usant de la même nouniture, res^ pirant le môme air, ne furent pas atteints JMir répidémie ; que les hospices et les prisons les moins safubres furent plus épargnés que ceux qui étaient dans de meilleures conditions sanitaires ; qu'aucun Age, aucun sexe, ni aucune condition ne furent épargnés, quoique plus commune pourtant dans TAge viril et dans la vieillesse qu'à aucun autre Age, chez les hommes que chez les foraines, dans les classes pauvres que dans les classes aisées, chacun confessa son ignorance, rien nejustiûant une indisposition inconnue, ni la contagion, ni l'infectioi).
Traitemeni, Incertains snr la cause procliaine de Pacrodynie, les médecins l'ont été
aussi sur le choix dos médicaments à mottre en usage : aussi voit-on que, d.ins les os^ fais qui ont été tentés, la plupart ont eu dos résultats plutôt négatifs que positifs. C'est pourquoi, si, ce qu'à Dieu ne plaise, une épidémie pareille se déclarait, nous serions d avis, i' que, prenant en plus grande con^ sidération qu'on ne l'a fait l'existence de l'état sahurrai gastrique ou gastro-intestinal, on employât les évacuants emétiques et purgatifs , ce qu'on n'a pas encore essayé , 2* que, vu l'état hypersthésique (excès d<; sensibilité de la peau), on saignât les individus pléthoriques forts et vigoureux, on les mtt à un régime adoucissant, on leur administrât des antispasmodiques calmants, (jusquiame, musc, acide prussique, etc.)« préïerablement aux stimulants qu on a mis en usage (les bains sulfureux ou aromati-
aues, la noix vomique, la valériane, la poure de Dower, Témélique à haute dose, le traitement de la colique de plomb); 3' qu'au lieu d'applii]uer des sangsues au ventre contre les vomissements et les selles, on s'abstint de cette sorte de déplétion des vaisseaux san^ins, la perte du sang affaiblissant sans utilité ; 4* enfin, qu'on se servit non des cataplasmes émollients appliqués sur les parties rouges et douloureuses, mais bien du cérat ciimphré et laudanisé q^e j'ai employé avec un succès merveilleux contre la rougeur et l'hypersthésie de certaines fluxions goutteuses sur les membres ; et aussi du vésicatoire, que chacun sait être le spécifique de l'érysipèle phicgmoneux.
ACUPUNCTURK, s. f., acupunclura, do acus^ aiguille, eipunctura, piqûre; opération chirurgicale qui consiste à enfoncer une aiguille en général assez fine, de 5 à 6 centimètres do longueur, représentant une tige parfaitement cylindrique, terminée d'une part par une pointe conique, de l'autre par un petit manche d'acier de 9 à 12 millimètres do long et taillé à pans. On ajoute à la partie inférieure de ce manche un petit anneau, quand on veut faire servir l'aiguille à l'élcctro-puncture. 11 y a trois manières d'enfoncer l'aiguille : la première consiste à la poser nerpendiculairement sur la peau, et à en rouler le manche entre le pouce et le doitjt indicateur de la main droite, tout en ajoutant au petit mouvement de rotation qu'on lui imprime celui d'une légère pression de haut en bas, ce qui suffit pour le faire pénétrer aussi avant qu'on le désire. Pour plus de facilité, l'aiguille doit être soutenue avec la main gauche. Dans le deuxième procédé, on tient Taiguille perpendiculairement à la peau, avec la main gauche ; et avec la droite on frappe sur le manche à petits coups de maillet. De cette manière elle s'enibnce plus rapidement et sans plus de douleur. Enfin, on peut enfoncer l'aiguille rapidement et d'un seul coup, et ce procédé mérite la préférence, vu sa simplicité et sa promptitude. Pour retirer l'aiguille, on appuie deux doigts de la main gauche sur la peau, au point où elle a pénétré, et avec les doigts on l'attire au dehors perpendiculairement.