‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 9 sur 209 · ABSORPTION · texte numérisé non relu

ABSORPTION

ABSOUPTION

mé absorption lymphatique^ colle qui a pour objet de pomper et de charier la lymphe des diverses surfaces intérieures et externes du corps où le système absorbant If mpha^tique les aspire dans Tintimité même de toutes sas parties constitutives, pour les transporter, ea passant è travers des orpnes d'élaboration et de mixtion,— les ganglions lymphatiques,— jusqu'au canal thoracique (à gauche}, ou au grand vaisseau lymphatique ( à droite du corps) ; de là, arriver aux veines sous-chvières gauche et droite qui s'abouchent Tune et l'autre avec le cœur : et absorption chylifère^ celle qui a pour but le transport de chyle humé parles vaisseaux absorbants chylifères, à son passa(je dans les intestins, jusqu'à la citerne chyhfère ou réservoir de Pecquet, uni s'ouvre, lui aussi, dans l'oreillette gauche du cœur. Je ne parle pas des veines mésaraiqueê ou mésefUériques (supérieure et inférieure du mésentère}, parce que si leur faculté absorbante a été admise par Hunier et son école, elle a été niée par d'autres anatomistes, et que nous ne voulons pas nous mêler à ce débat, la discussion à laquelle nous nous livrerions nous paraissant inutile au point de vue où nous nous sommes placé, c'est-à-dire en médecine clinique. Quoi qu'il en soit, mettant de côté toutes les divisions de l'absorption, qui ont été proposées par des physiologistes très-distingués, ces divisions nous paiaissant toutes défectueuses , nous accorderons la préférence à celle que nous allons donner, comme très-

I pratique , et pouvant dès lors satisfaire tous es esprits.

D'après nous, on peut donc diviser Tabsorption en trois ordres : 1* les absorptions hygiéniqueSf ou du chyle, de la lympne, et de l'oxygène de l'air dans I'Hémastose {Voy. ce mot); 2* les absorptions morbides, ou celles cies principes contagieux ou infectieux répandus dans l'atmosphère ; exemple : les maladies pestilentielles qui se communiquent tout à la rois par Infection et par CoNTiGiotf {Voy. ces mots) ; et 3* enfin, les absorptions méaicalricis ou provoquées par l'art. Cette division présente, ce nous semble, cet avantage que, si le médecin sait proGter des ex* l>ériences qui ont été faites par ses devanciers

[>our prouver soit l'absorption cutanée^ soit 'absorption naso-pulmonaire^ il pourra indiquer les [)récautions à prendre pour soustraire les individus aux influences fâcheuses de ces absorptions; tout comme il arrivera par la connaissance des lois de cette fonction, à la détermination des causes de certaines maladies, d'une part, et d'autre part, à celle les moyens les plus simples et les plusfacides pour combattre la plupart d'entre elles. Mécanisme de l'absorption. Prenant pour type des absorptions lymphatique et chylifere celle qui nous paraît la plus importante au point de vue physiologique,— l'absorption du chvie,— voici comment nous en expliquerons 16 mécanisme. Chacun sait que les intestins grêles sont garnis de distance en distance, à l'intérieur, de replis membraneux valvules conniventesy qui ont pour usage de

retarder la marche du bol alimentaire el d'augmenter en Rendue la surface de la muqueuse intestinale : chacun sait aussi qu'on aperçoit sur cette membrane des petites ouvertures béantes qui, en ce lieu, s'offrent sous la forme de petites ampoules : eh bien, soit que ces ampoules, ces orifices, ces suçoirs aient une communication immédiate avec l'intestin; soit, au contraire, qu*ii existe dans les villosités intestinales un tissu d'une nature particulière, spongieux en quelque sorte, qui est destiné à effectuer lui-même immédiatement l'absorption du chyle, et à le transmettre ensuite aux vaisseaux chylifères qui aboutissent à ce tissu sans aller au delà, etc., toujours est-il que la pâte alimentaire, alternativement comprimée ou non comprimée, suivant que les intestins grêles se contractent ou se dilatent, s'allonge, laisse échapper le chyle qu'elle contient, et celui-ci est aspiré par les orifices absorbants qui se dilatent pour le recevoir. Mais, attendu aue ce mouvement d'aspiration se renouvelle à chaque nouvelle contraction de l'intestin, il en résulte que la dernière portion de chyle absorbée poussant devant elfe celle qui la précédée, et étant poussée à son tour, la colonne chyleuse avançant toujours, il arrive, ain^i que nous l'avons déjà dit, dans le réservoir-de Pecquet, qui s'ouvre par une de ses extrémités dans le cœur. N'oublions pas d'ajouter que la progression du chyle est favorisée par le battement des artères et par la dépression abdominale qui s'opère par l'abaissement du diaphragme, alors que sa marche rétrograde est rendueimpossiblepar les replis membraneux qui garnissent l'intérieur des vaisseaux.

Nous avons dit que le chyle était aspiré par les suçoirs chylifères : y a-t-il réellement aspiration vitale, ou seulement imbibition chimique , comme on l'a prétendu ? Pour ma part, je préfère admettre l'activité du système absorbant, préférablement à cette sorte d'opération chimique en vertu de laquelle le liquide le moins dense traverse le tissu dans lequel il est renfermé pour aller se mêler au liquide le plus visqueux (ce qu'on nomme endosmose ou exosmose j ; mais comme dire le pourquoi de cette préférence, nous entraînerait trop loin, et que d'ailleurs cette explication serait sans utilité pratique, nous allons passer outre.

Lois de l absorption. Personne n'ignore que le sang se renouvelle par le chvle, par tous les matériaux que le système lympnatique lui fournit et pac l'absorption de l'oxygène de l'air ; on ne sera donc pas étonné qull y ait un appétit d'absorptions, comme il y a un appétit d aliments et de boissons, et que l'un et l'autre appétit soient propor^ tionnés au besoin de réparation que le corps éprouve. Or, comme 1 appétit des aliments diffère d'individu à individu, de même l'appétit d'absorption différera suivant les sujets et suivant d'autres circonstances qu'il est bon d'énumérer. Disons toutefois que ce n'est qu'au point de vue hygiénique et thérapeutique que nous nous en occuperons.

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