‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 100 sur 209 · GOUT · texte numérisé non relu

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onge brûlée ne doit ses propriétés qu& 'iode qu'elle contient : mais plus active ou non. comme il n'y a pas d'inconvénient à prescrire la poudre d'épongé calcinée en na* ture, nous allons donner Tes formules que Hufeland nous a laissées, pour son administration, en substance ou en décoction.

Pr : Eponge brûlée... demi -gros. — Co-

3uilles préparées et oiéo-sucre de citron... e chaque, un scrupule.— Ëthiops minéral... douze grains. — Faites une poudre. A prendre la moitié le matin et Taulre moitié le soir.

Pr : D'épongé brûlée... demi-once.— D'eau de fontaine... douze onces.— Faites bouillir et réduire à cinq onces ; coulez et ajoutez au liquide : — D'eau de cannelle et de sirop d'écorce d'orange... de chaque, une once. — Mêlez. — Dose : une cuillerée à bouche, quatre fois par jour.

Nous avons usé de ces deux formules, et nous ne saurions dire si lap guérison a été plus rapide que par l'iode en solution et en frictions. Reste que Hufeland recommande de n'en user ({u'avec circonspection chez les personnes qui ont les noumons irritables, et une prédisposition à la phthisie. En pareil cas , dit-il , il convient de recourir à fa potasse, qui possède également la faculté de guérir le goitre. Voici sa formule :

Pr : Bi-carbonate de potasse... un gros. — Eau de cannelle ; sirop de guimauve... de chaque, une once. — Eau de fontaine... six onces. — Hélez. — Deux cuillerées à bouche, quatre fois par jour.

GONORRHÊE. Yoy. Syphilis.

GOUDRON , s. m., pix liquida, — C*est ainsi qu'on nomme un produit résineux qui s'écoule du bois des pins en ignition, alors que devenus trop vieux on ne peut plus en retirer de la térébenthine par incision. Quoi-

Ïu'il soit assez généralement répandu pour tre connu, nous dirons cependantque le goudron est livré dans le commerce soua forme d'un sirop assez épais, d'une couleur noirâtre, d'une odeur empyreumatique et d'une saveur acre; et qu'il consiste dans un mélange naturel de résine et d'huile essentielle empyreumatique, qui s'est formée en partie par Faction du feu sur la résine : li contient aussi du carbone.

On se sert habituellement pour l'usage médical de l'eau de goudron^ qui se prépare en mettant un kilogramme de goudron a infuser, |>endant quelques jours, dans huit fois son poids d'eau froide, puis on la ûltre et oii la conserve dans des vases fermés. Elle a une couleur fauve, une saveur acide, un goût empyreumatique désagréable, et offre parfois une couche huileuse h sa surface. On estime qu'elle contient un grain de goudron par once d'eau.

A cet état, lé goudron s'emploie à peu près dans les mêmes circonstances que la térébenthine; mais comme son action est moins active, moins puissante que cette dernière, on le lui donne pour ac^uvant dans les affections catarrhales de la vessie ; tandis qu'il lui est préféré dans les catarrhes pulmonaires, surtout lorsqu'on soupçonne le catarrhe

de n'être pas tout à fait exempt d^inOaronsation. Dans ce dernier cas, l'action physiologique irritative de la térébenthme étant plus prononcée que celle du goudron , ou aurait à craindre le réveil de la phlegmasic par une médication trop énergique, et c*est ce qui fait que le goudron est préféré et préférable.

A titre de stimulant léger, l'eau de goudron a été conseillée dans les cas de dyspepsie, de dyscrasie scorbuti jue ; dans plusieurs sortes d'affections rnumatismales, contre lesquelles ses vertus sont réelles, dit Barthez, quoique Berkeley les ait extrêmement exagérées. Administrées dans les flux muqueux, ou mucoso-purulents, choniques et atoniques, elle a contribué à en tarir la source.

Une fois assurés de l'ef&cacité du goudron et de ses propriétés stimulantes, les praticiens ont dû lui faire subir des modifications diverses pour en étendre rapplicatioo. C'est ainsi qu'on a pensé de le faire dégager en vapeurs et d'engager les malades atteints de larj^ngite chronique, ou d'une phlegroasie chronique des bronches, à aspirer ces vapeurs, qui, ayant été avantageuses, ont établi l'utilité des fumigations de goudron dans ces sortes de cas. En outre, on a essayé des liniments et des pommades préparées avec le goudron , et Ton a constate que dans les affections cutanées en général, et le prurigo en particulier, une des préparations pharmaceutiques les plus utiles est la suivante : i

Pr : Goudron... une partie. — Laudanum liquide de Sydenham... un huitiènie... - — Axonge... quatre parties. — M. S. A.

Cette pommade convient aussi contre la gale, la teigne granulée, etc., et principalement contre Thcrpès et l'eczéma.

L'eau de goudron s*emploie en injections» dans les catarrhes vésicaux chroniques, dans les leucorrhées anciennes, dans les otorrhées interminables, dans les clapiers purulents ou les conduits fistuleux qui servent de passage aux liquides de mauvaise nature, fournis par des caries profondes, ou des nécroses qui ont donné lieu h l'inflammation des tissus ambiants, etc. Tout comme les lotions d'eau de chaux, elles sont avantageuses pour aviver les ulcères atoniques, en tarir la suppuration, et en favoriser la cicatrisation ; il s'agit donc d'en savoir diriger l'emploi suivant les temps et les circonstances.

GOURME. Voy. Teigne.

GOUT, s. m., gustus^ ytO^tf, vtwf»«, ytvfiftô;:

celui des cinq sens par lequel nous percevons les saveurs. — Il n'entre pas dans l'esprit de cet ouvrage de traiter des saveurs et des classifications diverses qui en ont été don* nées par Galien , Haller, Linné , Boerhaave, etc.; mais ce qu'il est essentiel de noter. et que nous noterons, c'est d'abord que ce sens et l'odorat ont des liaisons très-iptimes, car ils servent tous deux a l'exploration des aliments. Tous deux sont les sentinelles avancées de l'appareil digestif; tous deux siègent dans des organes fort voisins, et

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