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que ce n*est qu'après que le lournal complé- Qientaire des sciences médicales de Paris eut donné la traduction d'un mémoire du docteur Gomès, de Lisbonne^ que la racine de grenadier s*eât ponularisée en France. A partir donc de 1823/u n'est peut-être pas de médecin, qui ayant À traiter un individu af* fecté de ténia, n'ait essayé de le guérir par ce médicament: pour ma part, je compte plusieurs succès fort remarquables. Voy. £pi-
LBPSIE.
De cet ensemble d'expériences et de résultats divers il est résulté que, tandis que l'un affirme que l'écorce de grenadier réussit
}>resque constamment (M. Mérat et Delens), 'autre (M.Chomel) déclare qu'il l'a vue échouer plusieurs fois; que, tandis que celui-ci croit
Su'il serait peut-être plus avantageux de la onnerdans du vin,celui-làsoutienl qu'onest plus souvent obligé d'en adoucir que d'en accroître l'activité ; et que la plupart enfin se demandent si cette différence dans les effets observés ne tiendrait pas à la saison de l'année pendant laquelle on use de la racine de grenadier, ou à l'espèce particulière de ténia. Ce à quoi on peut répondre, avec Gomès et autres,
Su'on obtient les mêmes succès de l'écorce e grenadier soit contre le ténia lata, soit contre les autres espècesde ténia, et que telle saison de l'année n est pas plus favorable que telle autre. Toujours est-u que les praticiens sont d'accord aujourd'hui sur les propriétés vermifuges de l'écorce de racine de grenadier et sur son mode d'administration.
Il consiste è faire bouillir soixante-quatre grammes (deux onces) d'écorce fralcne de grenadier, dans sept cent cinquante grammes d'eau, que l'on fait réduire d'un tiers par TébullitLon. Cette boisson se prend en trois doses, le matin à jeun, en laissant une heure d'intervalle entre chaque prise; si, le lendemain matin, le malade n'a pas rendu le ténia, on lui administre un purgatif drasti* que, et l'on recommence ainsi trois fois dans 1 espace de neuf jours. Quelques médecins, au neu de purger le lendemain du jour où l'individu a usé du grenadier, répètent l'administration de ce remède, et cela pendant plusieurs jours de suite : il me semble plus rationnel d'agir ainsi qu'il a été dit d'abord, la purgation étant généralement utile, quand le vers est engourdi par l'écorce de grenadier.
Ce même remède administré en lavements est fort utile pour faire périr et détruire les versintestimaux et calmer les démangeaisons désagréables qu'ils occasionnent à 1 anus.
GRENOUILLETTE, s. m., balrachosj /3«t/9«- X^M tumeur. — Cest le nom que l'on a donné à une tumeur qui vient sous la langue, près du Qlet, se montre saillante à l'intérieur de la bouche et quelquefois à l'extérieur. Ce nom lui a été donné, parce que la voix de ceux qui en sont affectés, a été comparée au croassement des grenouilles.
La cure de la grenouillette est palliative (incision de la pocbe avec un trois-quart, atin de la vider, mais elle reparaît après l'opération] ou curalive. Plusieurs procédés ont été
Proposés, à savoir : le bouton à demeure do lupuytren, que le malade doit earder à perpétuité, ce qui est fort désagréable, quoique peu incommode, et l'excision qui nous parait plus rationnelle.
L'une et l'autre ne peuvent être pratiquées que par un chirurgien.
GHIPPË. s. f. — La grippe n'étant autre chose qu'un catarrhe pulmonaire épidémique, voy. art. Catarrhe, catarrhe pulmo-* naire*
GROSSESSE, s. f., prœgnatio^ gruviditas, état dans lequel se trouve une femme qui a conçu. — Croître et multiplier, c'est pour la femme accomplir sa destinée, c'est remplir une grande partie de sa mission sur la terre; aussi ne la considère-t-on pas comme malade, et l'on a raison, puisque certaines d'entre elles, celles surtout dont la menstruation était irrégulière, ne s'en portent'que mieui.
Cependant, comme dans le nombre il eo est quelques-unes qui éprouvent de véritables incommodités, nous entrerons dans quelaues détails touchant les soins à donner à la femme pendant la durée de la gestation. £t d*abord, après la cessation des menstrues, premier signe, quoique non constant, de la fécondation de la femme, il sur vient ^énéralementdes<rou6/ea dans les organes dtgisitifs ; or, comme ces troubles tiennent à la réaction sympathique que Tutérus exerce sur les organes, ondoit peu s'en inquiéter ; cependant, comme il se joint parfois au dégoût pour les aliments, des appétits bizarres pour certains, il est possible que nous soyons consultés pour savoir s'il n'y aurait pas du danger à satisfaire ces appétits. Eh bien, l'expérience a prononcé que jamais ou presque jamais la femme n'a été incommodée d'un mets qu'elle avait vivement appété. J'en ai tu qui, avant leur grossesse, avaient l'estooiac tris^licaty dévorer des citrons entiers, des crudités fort indigestes, et n'en éprouver aucune incommodité ; donc on ne doit pas gêner la femme grosse quant à son résine alimentaire. Ce n'est pas que nous voulions éviter par là que les enfants naissent avec des tacnes ou des envies à la peau, nui décèleront les goûts non satisfaits de la mère, mais c'est parce que nous croyons au on n'a rien à craindre pour elle en usant d'une bien grande condescendance. Toutefois on devra lui conseiller de manger peu et souvent, et si elle n'est pas fortement constituée, de suivre un régime très-restaurant , w sang s'appauvrissant peu à peu davantage, a mesure qu'on s'éloigne du moment de la conception. Nous reviendrons plus tard là-dessus.
Mais les goûts bizarres et rinappétence ne sont pas les seules perversions de l'appAreii digestif, il s'y joint parfois des vomissements, la diarrhée ou une salivation parfois bien lo • commode. Que faire dans le cas da w^^ Nature T
Si des vomissements sympathiques se montrent tantôt le matin et tantôt le soir, oii dans la journée, rien ne doit être tenté pour les arrêter, lorsqu'ils se composent de ma"^
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res muquetiseSt claires et filantes, qui sont le résultat de la sécrétion gastrique ; mais quand il s*y méJe des aliments, et parfois toasies aliments pris au repas, comme Té* puisementde la femme pourrait en résulter, on lui conseillera de prendre , le matin au réveil, 5 grains de racine de Colombo ru poadre, et 5 grains d'yeux d'écrevisse pulvérisés, unis à du sucre râpé ; puis une* seconde prise des mêmes substances, une demi-heure avant le déjeûner, et autant avant le dîner, tout comme nous l'arons indiqué jiotir les cas d-'acidités des premières voies. Joy, AcrorrÊs.) A Taido de ces poudres absorbantes qui s'imbibent des mucosités stomacales, et gui d'ailleurs sont antispasmodiques et toniques, h cause du colombo qu'el- Vs contiennent, nous avons modéré et ar«r^lé même des vomissements parfois fort int'iDimodes, quoiqu'ils ne fussent pas dangereux. On pourrait agir de la même manière quand il survient une
Diarrhée sympathiaue, la nature desselles nous indiquant que les mucosités par lesquelles elle est constituée, sont )e résultat li'une hypersécrétion de k muqueuse intestinale.
Quant à h salivation^ je ne sache pas qu'elle ait pu être préjudiciable, malgré l'abondance avec laquelle la salive est sécrétée elle peut aller jusqu'à une pinte par jour); au«si ne nous y arrêterons-nous pas.
Ce n'est pas seulement à l'occasion de ces phénomènes sympathiques que la sollicitude «lu médecin peut être éveillée : il arrive parfois nussi que la femme enceinte éprouve, physiologiquement parlant, un sentiment lie pléthore^ de la syncope^ des éîouffementSj des palpitations^ (les bizarreries a humeur fi de caractère^ qui peuvent aller jusqu'à la monomanie , jusqu'au suicide ; dans tous ces cas, l'art doit intervenir, quoique les accidents dépendent absolument de la gestation, mais il faut le faire avec tous les ménagements que l'état de grossesse r^ clame. C'est pourquoi, cher les femmes fortes, vigoureuses, qui perdaient beaucoup de ^ug9 et un sang bien constitué, et gui, par conséquent, se trouvent, par le fait, piéthori- <iues ; chez ces femmes, dis-je, on ouvre la veine avec la lancette. Mais comme la syn- <^^pe, que la saignée produit, dispose à l'a- ><^rtemonl, la prudence exige que la femme soit saignée allongée, qu'on ne lui tire que jlouze onces de sang environ, qu'elle garde 1** repos pendant vingt-quatre heures et <Pi elle suive un régime antiphiogistique et rafraîchissant; rien ne contribuant mieux que ce traitement à faire cesser la céphalall>'e, les vertiges, Ja dyspnée, les spas- '[\<>s, etc., quand ces phénomènes anormaux "•pendent de la pfélhore sanguine. Toutelois nous ferons observer que, le sang s'ap- P^urrissant d'autant plus, à mesure que la grossesse avance davantage, on doit s'abstenir de toute évacuation de sang, passé le jualrième ou le cinquième mois, la syncope, ^^^ étouffements , les palpitations ayant alors la même origiue, 1 anémie, et cédant
A aux mêmes moyens proposés pour la cooij, battre. Voyez ce qui se passe chez la jeune ; fille chlorotique, (font les règles sont suppri- ' roées. Comme la femme grosse, elle se plaint d'étouffements, de palpitations, de syncopes; et si par malheur le médecin, ne considérant que la suppression des mois, la saigne, ad soulagement momentané que la chlorotique éprouve,succèdent une prostration plus (grande des forces, et l'aggravation de tous es accidents dont il s'agit. Voyez ce qui se passe encore quand la jeune personne se plaint d'une violente céphalalgie, qui n'est autre qu'une névralgie cérébrale. Lesparents, et souvent, hélas! des docteurs qui ignorent que cette névralgie vient du manque d'activité du cerveau, et qui s'imaginent que c'est f^arce que le sang se porte sur cet organe et e congestionne, que la douleur se fait sentir, les uns et les autres conseillent un bain de pieds chaud à la moutarde. A peine les extrémités sont-elles dans l'eau que la syncope arrive; pourquoi? Parce que l'encéphale, qui ne recevait pas assez de sang, en reçoit encore moins, et quece liquide ne rentre pas en assez grande abondance dans le cœur, retenu qu*il est vers les extrémités inférieures. Eh nien, ce qui a lieu pour le bain de pieds chez la chlorotique, a lieu également^ mais par une autre cause, ches la femme grosse, c'est-à-dire que, si cette femme a des syncopes, des étouffements et des palpitations,'parce qu'étant anémique, son sang ne stimule pas assez les organes, l'activité circulatoire de ce liquide ayant lieu du côté d^ la matrice, au détriment des autres parties, il en résultera quesi,se méprenant sur la véri- * table nature de ces pbénomènes,on 1 ui fait m ettre les pieds à l'eau, on la rendra plus malade. Ainsi, une chose qu*on ne doit jamais perdre de vue chez la femme qui a conçu, c'est son tempérament, et quelles étaient la couleur et la consistance clu sang qu'elle perdait avant d'être fécondée, attendu que les personnes d*un teoopérament lymphatique, celles qui se nourrissent mal, quoique travaillant beaucoup, qui abusent des plaisirs de rhyménée, ne sont point pléthoriques, même dans les premiers mois de la grossesse, à plus forte raison plus tard. Chez elles, un régime restaurant, du bon vin, les ferrugineux, les bains salés, les bains de mer, surtout en été, fortifiant leur constitution, ils dissiperont le mal de tête, la syncope, l'essoufflement, les palpitations, et préviendront les fausses couches, accident assez commua chez les lymphatiques.
Quant aux bizarreries d'humeur et de caractère, l'art ne peut pas grand'ehose contre elles, et, saut quelques bains tièdes, quelques antispasmodiques, et un régime convenable, on doit attendre patiemment l'accouchement. Inutile de dire que, s'il y avait.des accès de folie, ou de la propension au suicide, une surveillance très-active devrait êtce exercée, sur la femme grosse. Combien qui. ont trouvé la mort et celle de leur enfant, en se précipitant dans un puits, par la croi-^ sée , etc. 1
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A propos de la bizarrerie de caractères de certaines femmes pendant la grossesse, nous ferons observer ^ue, yu l'irritabilité plus grande, la sensibilité eialtée dans laquelle elles se trouvent, on doit éviter tout ce qui peut agir trop vivement sur leurs sens et im^ pressionnerfortement leur imagination. Nous nous sommes assez eipliqué, quant à notre crovauce» sur le goût, c'est-à-dire sur tes ap« petits et les envies, qui assurément méritent (les ménagements, pour ne pas y revenir ; mais nous croyons devoir insister sur les impressions désagréables qui frappent la vue de la femme enceinte, et qu'il faut lui éviter avec soin. Non pasaue j'aie la faiblesse de croire que l'aspect d un monstre, d*une personne difrorme,aura une influence telle sur le fœtus qu^i) viendra au monde monstre luimême ou contrefait ; mais parce que je pense 3 ue la sensation de répugnance que la femme oit éprouver en voyant un objet dégoûtant, un passant hideui et déguenille, mutilé, couvert d'ulcères sales et fétides, un épileptique qui s'agite et se rouie sur le sol, peut donner heu à une syncope, à dos convulsions, à des accidents, en un mot, qui peuvent être préjudiciables au fcBtus. On Ta si bien senti de tout temps, on attachait un si grand intérêt à la bien-venue d'un enfant, alors qu'on appréciait davantage la valeur d'un être engendré, que les anciens peuples, .dont les législateurs nous étonnent encore par la sagesse de leurs édits, rendaient une espèce de culte aux femmes enceintes. Ainsi, cnez les Juifs, elles pouvaient manger des viandes défendues, et les lois de Moïse condamnaient à mort le malheureux convaincu d'avoir fait avorter une femme. A Athènes, àCarthage, tout criminel échappait au glaive de la justice s'il avait le bonheur de se réfugier chez une femme enceinte. Lycurgue assimilait les mères, victimes de l'enfantement, aux braves morts en défendant la patrie; il leur accordait des inscriptions sépulcrales : à Rome, elles étaient dispensées ue se ranger dans la foule lors du passage des magistrats; lorsqu*elles étaient devenues mères, des couronnes suspendues à leur porte, indiquaient qu'il fallait s'abstenir de causer le moindre bruit devant leur demeure. A Harlem (Hollande), on met des si^es sur la porte do leurs maisons, pour indiquer aux huissiers et aux autres oftlciers publics qu'il est défendu d'entrer chez elles et de les effrayer. Notre religion les dispense du jeûne, àe Tabstinence ; et ehez celles qui sont criminelles , la hache du bourreau reste suspendue jusqu'après Taccouchement.
La eonstipaiiùn est très-fréquente chez la femme grosse, surtout dans les derniers mois de la grossesse, et il serait dangereux de n'y ms remédier, à cause des efforts considéral)les que la femme est obligée de faire pour aller a la selle et des accidents qui peuvent résulter de ces efforts (décollement partiel du placenta, perte et faussse couche) . Dans ce cas, elle doit braver le préiuçé et prendre des lavements émollients, nuileux ou savonneux, qu'elle répétera de temps en temps
et de manière à se tenir io ventre libre.
Nous n'avons pas la prétention d'avoir indiqué dans cet article tout c% qui est relatif à l'hygiène des femmes grosses; bien des choses reK^tives à la manière dont elles doivent se vêtir» aux heures de repos, aux jouissances maritales, etc., n'y figurant pas ; mais nous croyons cependant avoir atteint le but que nous nous étions proposé, en énamérant les incommodités qui sont ordinaires à la femme grosse, et en disant comment on peut y porter remède pour les dissiper et en diminuer l'importunité. Restent cependant quelques précautions à prendre quand on approche au terme, et sur lesquelles nous devons arrêter notre attention.
On s'est demandé d'abord s'il ne conviendrait pas, pour prévenir Tinflammation qui survient quelquefois après l'accouchement, de iaire une saignée? Généralement, c'est inutile, puisque avec des soins bien entendus donnés dans les premiers jpurs après la délivrance, nulle inflammation ne se manifeste.
On s'est dit encore : Faut-il employer les bains? Il est assez naturel qu'on attribue aux bains la propriété do relftcner les parties et de rendre l'accouchement plus facile; cependant nous n'en vovons pas trop la nécesiité, surtout lorsque la femme est encorejeunc; cependant nous ne les défendons pas. A plus forte raison les conseillons-nous aux lemmes déjà Agées, qui ont la fibre sèche. Toutefois, nous ferons nos réserves dans les saisons froides : c'est que les femmes prendront le bain chez elles, se sécheront au sortir de l'eau avec des linges chauds, et se mettront au lit qu'elles garderont une heure au moins. C'est le moyeu d'éviter le refroidissement, un catharre, des quintes de toux dont la violence détermine quelquefois la rupture prématurée des membranes. Ainsi, avant que les douleurs se manifestent, la sai^ée et les bains ne sont pas nécessaires, mais on peut user, si l'on veut, de ces derniers, quitte à recourir à fun et à Tautro pendant le travail de l'accouchement, s'il so prolonge : mais ceci regarde l'accoucheur. ,
Et Vexercice i la femme doit-elle en faire , à la fin de la grossesse? L'exercice peut-n ^ rendre l'accouchement plus facile? Daboru, | en tout temps, l'inaction rendant les organes ^
{Paresseux et les fonctions languissantes , 'exercice , alors qu'il est modéré , doit nécessairement favoriser l'accouchement, V^f' que c'est une fonction organique comme «^^ j autres : ce qui d'ailleurs semble le proutcr» c'est la faculté avec laquelle les femnic* qui mènent une vie active accouchent, e^ au contraire, la lenteur du travail cheiccu^^
2ui vivent dans l'opulence et Toisiveic. ien plus, les personnes qui s'occupent aeonomie rurale ont remarqué qup les /f
molles que l'on mène paître dans les rfi^ rages accouchent plus facilement que cm^ que l'on nourrit à l'écurie; donc lexer^je doit être conseillé comme moven pn>pnj lactique, mais h la condition qu on n eu au»
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