HYPOCONDRIE
HYSTERIE
LnN)GOiidriaqoe. Si la maladie ne reconnaît /autre caaso que la débilitation générale fbTpocondie uenreuse pure ) , ce qu'on recuonatl aux signes que nous avons énuméris, article Aotnamib (Voy. ce mot), et pais à Tétudedes causes elles-mêmes de cette débiliuition * on doit s'attacher à restaurer» à fortiOer le système vivant , sans donner toutefois des mets très-nourrissants , trèséchauffants , excitants , de peur de provoquer rirritabiiité des parties. On y joint un léger eiercice et d'agréables distractions ; et puis, quand la disposition à Tirritalion nerveuse est calmée , c'est alors que les martiaux, le quinquina, le cachou, le colombo , produiront d'excellents effets ; que les bains froids, les douches sur les parties génitales, lorsqu'il y a des pollutions nocturnes, causas puissantes d'affaiblissement, les frictiona sQr i^épiue du dos avec le Uniment spiriimi oe Rosen ( parties égales d*eau-de-vie lie genièvre, d'huile grasse de muscade , et d'imile de gérofle ), les eaux minérales, salines ou ferrugineuses à l'intérieur et k Fextéiieur, etc., remédieront k cet état constiiQliouoel qui favorise les troubles nerveux qu'on remarque.
Quanta ceux-ci, on les combat directetueot par les antispasmodiques directs. J*ai conseillé avec beaucoup d'avantage des pilules composées :
Pr. : Citrate de fer, 2 grammes.
Assa-fœlida , 1 gramme*
Extrait de jusquiame, 1 gramme.
F. S. A. 20 pilules.
On peut substituer k Textrait de jusquiame 5 décigrammes d'extrait çommeux d'opium.
Les malades en prenaient trois par jour pendant cinq jours, augmentant le sixième jour d'une pilule le matin, puis cinq jours après d'une pilule à midi, et enfin encore après cinq jours, d'une pilule le soir, et pais encore en recommençant le matin, de manière à porter ces médicaments à haute dose; buvant par dessus les pilules une tasse d'une infusion de mélisse ou de feuilles d'oranger.
Contre le déragement des gaz, nous avons prescrit l'eau deSeItz aux repas, une cuillerée à café de sirop d*éther pendant le travail de la digestion et une après qu'elle est terniioée. Notez que, quand on use du sirop d'éiher, il faut avoir l'attention de bien agiter le ilacon qui le contient, chaque fois qu'on va en prendre ; sans cette précaution, on avale presque de l'élher pur à la preluière et à la seconde cuillerée, ce qui est lort désagréable et produit une sensation de brûlure sur la langue ; tandis que plus tard on ne boit que du sirop légiremeni éthéré. Pourquoi? Parce que l'éttier, étant plus léger çt pins volatile que le sirop, monte toujours k la surface.
A défout de sirop d'éther, on verse quatre ou cinq gouttes de oe dernier en nature sur un morceau de sucre, que l'on mange. Les dames qui craignent l'étber se servent vo^ iontiers des pastilles è la menthe ; c'est un lurt bon moyen. Nous en dirons autant de
tous les antispasmodiques [valériane, feuilles d'oranger, castoréum, etc.), que chaaue praticien emploie plus ou moins familieremetit et prescrit plus volontiers, sans autre motii que l'habitude.
Quand, au lieu d'être sous riuflueneo d'une débilitation générale, l'hypocondrie, au contraire, se manifeste chez des sujets forts,* irritables, ou qu*il existe une disnosition hémorroïdaire, quelmies sangsues a Tanus, des boissons rafralcnissantes (l'eau do Teau, l'eau de pnulet, le petit-lait, etc.), les bains tièdes font le plus «rand bien. Nousferons observer, quant aux bains tièdes, qu'il ne faut ps craindre de les répéter souvent, et de laisser longtemps le malade dans Tenu à chaque bain , puisque nous lisons dans Pomme, médecin d'Arles, qu'une dame
S[u'aucun traitement n'avait pu soulager, ut guérie par lusage de l'eau de veau l>ue abondamment, et en prenant tous les jours un bain de cinq heures le matin et un bain de trois heures dans l'après-midi : elle restait donc huit heures par jour dans le bain. I^ diète lactée convient également dans les cas de surexcitation nerveuse gastro-intestinale, si on lui associe les antispasmodi* ques dits calmants. Une potion que nous avons employée volonti»^rs, et qui nous a constamment réussi, c'est :
Pr. : De sirop de capillaire, 2 onces.
D'eau de fleurs d'oranger, 1 once et demie. D'eau de meiithe, demi-once.
De liqueur minérale d'Hoffmann,
25 gouttes.
De laudanum liquide de Sydeuhau,
15 gouttes.
De teinture de castor, 10 gouttes.
D*eau de tilleul, S onces.
Mêlez. — En prendre une cuillerée à bouche, de deux en deux heures.
Dans tous les cas d'hypocondrie, un exercice assidu est obligatoire, mais h la condition pour le malade de se distraire en se promenant. Ainsi l'exercice k cheval est plus avantaj^eux que ^'exercice en voiture, à moins que 1 Hypocondriaque ne conduise lui-même, son esprit étant distrait de ses sombres pensées par l'attention qu*il est forcé de porter à ses chevaux, aux passants, etc.
HYSTÉRIE, s. f. , hysieria, strangutaiio Avêierica^ de O^rljcce, utérus, — L'étymologie du mot hystérie a fait séparer celle-ci, par quelques auteurs, de l'hypocondrie, comme étant une maladie particulière à la femme; cependant, comme elles ne diffèrent pas essentiellement l'une de l'autre, comme il n*y a entre elles qu'une différence sexuelle , quelques écrivains les confondent dans une même description. Nous n'avons pas cru devoir les imiter : non pas que nous niions qu'elles n'aient la même nature, et que ce soit, rigoureusement parlant, la même maladie nerveuse, revêtant la forme de l'hypocondrie chez l'homme, et celle de l'hystérie chez Is femme; mais précisément parce que cette forme n'est pas absolument la môme. Ainsi
HYSTERIE
HYSTERIE
riiystérique a des accès quelquefois très-fréquenls, dont Tinvasion est subite, ou bien
3ui sont annoncés par des bâillements* es vertiges, des pleurs sans sujet, des éclats de rires involontaires que rien ne provoque, et pendant lesquels la face pâlit, un froid
Slacial s*enipare de tout le corps, le sentiment e la boule hystérique se manifeste, et la malade éprouve ce sentiment de constriciion et de resserrement spasmodiquo de la gorge, dont nous avons parlé article Hypocondrie ; puis, les pleurs recommencent, les urines . coulent en abondance, claires et limpides, la réaction s*opère et 1 accès est fini.
Malheureusement il n*en est pas toujours ainsi, et parfois la gène de la respiration est SI grande, le gonflement du cou, de la poitrine et de la face si considérable, que les pieils se refroidissent extrêmement, le pouls est presque insensible, le sentiment est plus ou moins obtus, et Thystérique, agitée de mouvements convulsifs de la tète, du tronc et des eitrémité<i, perd çntièrement connaissance. Ënfm, dans les attaques portées au plus haut degré, il y a tous les symptômes d'une mort réelle, et les malades peuvent rester quelquefois plusieurs jours dans cet état de mort apparente, ce qui a donné Heu, bien des fois, à des méprises funestes.
En dehors des causes qui déterminent riiypocoodrie, et par conséquent Thystériet que nous appellerons sa sœur jumelle, les auteurs ont signalé, pour la femme, les suppressions des règles, des flueurs blanches, les désirs vénériens très-vifs et non satisfaits, surtout chez les femmes ardentes, les jeunes veuves qui se sont échauffé Timaginatiou par la lecture des romans , le clitorisme, etc.; et nous signalons à notre tour ces causes, parce qu*on ne saurait trop les ]>rendre en considération pour le traitement de l'hystérie, c'est-à-dire, eu égard aux indications qu'on peut tirer de cette connaissance.
11 y a pourceladeux règles importantes à poser, savoir : faire cesser l'accès d'hvstérie; en prévenir le retour. Or, pendant la syncope et les autres accidents hystériques, il est une chose qu'on ne doit point oublier : c'est que ces accidents, quelle que soit leur durée, sont sans danger, et qu'il faut dès lors n'employer
Îue les moveosles plus douxpour les dissiper, insi, après avoir desserré les vêtements de l'hystérique, on lui fait respirer la vapeur des plumes brûlées, de la laine, de Télher, lors-
3u'elle n'en craint pas l'odeur : on lui place ans la bouche un glaçon ou une cuillerée d'eau fraîche, pour faire cesser le spasme de la glotte; ou donne un lavement dassa-fcetida (un à deux gros tiiturés avec de la
f;omme arabique] ; oh fait des fomentations roides avec du vinaigre sur la n^gîon épigastrique, et on met les pieds da'is Teau chaude, etc. Faut-il, quand l'accès se prolonge, employer le moj^en si vanté par les matrones, et qu'Ambroise Paré décrit naïvement, indiquant ensuite l'usage des frictions, l'application des ventouses, des fumi* gations et des injections dans les parties àa
la génération? Non; car, indépendammeu que le ctitorisme est un acte immoral, méun pratiqué par des femmes sur rindicatiou di médecin, c'est encore un moyen inutile dangereux, même pour les femmes ardeD< tes, chez qui cet acte produit guelqaefo» l'attaque. Or n'avons-nous pas à craindre eu voulant abréger la durée ae l'accès, de )< prolonger enœre? Je ne dis pas que lema^ riage, conseillé par Hip[)ocrate aux filles vierges attaquées d*hysterie, ne puisse élu un puissant moyen de guérison;au contraire, et nous en étendons même l'utilité ain veuves passionnées ; mais, en dehors de la consécration qui autorise ruuioii des seies, nous repoussons toute union, tout coQtact, toute profanation, même hors de l'accès, < ^oriiori pendant l'attaaue.
Le mariage conseille, avons^nous dit, pooc empêcher le retour des accès hystériques, esl utile dans certains cas, et serait complète^ ment impuissant dans d'autres; il n'en est pas de même de l'habitation à la campagne, des promenades à diverses heures de la jou^ née (on leur donnera un but, celui de cueillir des fleurs, de prendre des papillons, de former une collection d'insectes, de faire une gerbe de plantes aromatiques, toutes choses qui distraient et amusent, et que nous mettons un soin tout particulier è recommander à nos malades ), de l'exercice à cheval, de la navigation, des lectures instructives faites i haute voix, des frictions, qui ont une utilité incontestable. Mais, parmi eux, il o en est pas de plus puissant que le bain d'air, \ comme on rappelle, journalier, rien n'étant plus propre à fortifier, dans les cas de faiblesse nerveuse, que l'influence vivifiaite qu'il produit sur nos organes.
A propos de diététique, nous ferons ol|server que, soit, chez les hystériques, soit chez les hypocondriaques, on ne saurait être trop sévère pour le régime, c'est-è-dire que les boissons chaudes (thé, café), lesalimeuts venteux et indigestes (oignons, pois, fèves, navets, choux) , tout excès dans le boire et le manger, doivent être sévèrementdéfendus, les organes étant très-disposés aux indigestions, et celles-ci suffisant quelquefois pour renouveler les accidents.
Du reste, et nous l'avons fait pressentir dans le principe, la maladie ayant la aiéioe nature, qu'elle s'appelle hypocondrie ou b)> térie, le traitement conseillé pour celM sera également applicable à celle-là, sauf les quelques modifications relatives au seie- Ainsi, i>our la suppression des menstrues l Voy. Aménorrhée) ou de la leucorrhée, n faut tâcher de les rétablir. Pour l'emploi des anti-spasmodiques, il faut éviter, cnez les hystériques, soit ceux qui répandent de Ifdeur (le musc, et pour certaines, réther,elc;t et leur préférer la jusquiarae, le zinc, elc^ soit l'opium, à cause de la constipation q"« produit, et aussi surtout parce que lecono-
oublie
mie s'habitue facilement à son action
En pariant du régime nous avons ouu'^ de recommander le calme de ^*®^P"^. ^ ,5^ cœur, une contrariété et surtout une vwiem
ICIITHYOSE
IGUTHYOSE
colère pouvant provoquer une attaaue d'Ii^jrs-
térie; aans ce cas, il est rare que Vindivida lombe en syncope, mais, s*il ne défaille pas, ii bit des mouvements forts, brusques, pour se frapper ou pour frapper autrui ; j1 déchire ses vêtements» et se blesserait grièvement, si on nës*en occupait attentivement.
En pareille circonstance, il faut éloigner tous les assistants inutiles, ne garder que les personues les plus intimes de la malade, et la fftire contenir doucement, tout en suiraiit les mouvements qu*elle fait en se détMttant. Parmi les personnes qu'on éloigne liuitse trouver surtout celle ou celles qui soQl la cause involontaire de Tattaque par la contrariété ou la colère qu'elles ont provoquée; leur vue, au moment où la malade rouvre les yeux, suffisant communément |iour renouveler immédiatement Taccès. Du
Tde, il n*est pas rare que plusieurs attaques, survenant à la suite d*une querelle, se succèdent à des intervalles très-rapprochés dans la même journée, si rapprochés même au'ii y a à \mi\e quel(|ues minutes d'intervalle entre eux; heureusement qu*ils vont en diminuant <riti(ensité et de durée à mesure qu'ils se reuouyclieMt, et qu*iis s*useul et cessent enRa entièrement.
Dans les intervalles qui les séparent, nous avons trouvé utile d'administrer une ou deux cuillerées de l'émulsion de Fuller :
Pr. : Assa-fœtida, deux gros ;
Eiu distillée de laurier cerise, huit onces. Faites une émulsion.
Ou bien une cuilleréei toutes les demi-
heures, de la potion de BarbeVrac. Elle convient également dans les paroxysmes hys* tériqties, quand la déglutition est libre. Là dernière médication est indiquée surtout lorsque les forces sont abattues.
£n voici la formule :
Pr. : D*eaux d*armoise, de matricaire el de fleurs d*oranger, de chaque deux ouces;
De thériauue, un gros ;
De castoréum en poudre, vingt grains.
Mêlez.
EnQn j*oubliais encore, etjesuis heureux de réparer cet oubli, que dans les syncopes prolongées, tout en employant les moyens
aue nous avons énuméres, il faut parler haut es choses que les malades aiment et aSTectionnent le plus de ce qui leur est habilueL Que les hystériques, quoique présentant tous les symptômes d'une mort véritable, voient et entendent quelquefois tout ce qui se passe autour d'elles, et ne peuvent cependant donner si^ne de vie. Combien ont do souffrir cel* les qui ont vu faire les apprêts de leur inhu«mation I Aussi ne doit-on permettre Tenlèvementdu corj)s,en supposant que la vie ait cessé de ranimer, qu'après que la putréfaction, seul signe certain de la mort réelle, se sera manifestée. Ces rétlexions nous sont suggérées, soit par les exemples trop nombreux d*inhumations précipitées, soit par rhistoire de Milady [lussel,dame très-pieuse ,
2 ni, après plusieurs jours passés dans ua tat de mort apparente, se réveilla le soir et sortit de son accès d'h vstérie, en disant ; « Voilà l'heure de la prière. »
lATRALEPTIQUE, s. f., iatraleptia, ou MT^forTcx^, de ^Tpcx4-séXfîfM, la médecine, je jnins, je frotte. — Méthode thérapeutidue nui consiste à traiter les maladies par les irictions, les fomentations, les liniments, enfin, par toute sorte d'applications extérieures.
De nos jours, feu le docteur Chrestien, de Montpellier, a remis en vigueur etdonné une extension nouvetle à cette méthode qui, en ^s mains, a produit de très-grands et de fort heureux résultats. En marchant surses traces, nous avons eu souvent à nous applaudir de l'avoir imité.
ICHTHYOSE, s. f., de îx^^^ poisson. — Quoique l'ichthyose soit plutôt une difformité qu'une maladie, il suffit que les pathologistes I aient classée parmi les maladies pour aue nuus en fassions nous-même le siyet d un article.
Cette affection, qui tire son nom de ce que les individus qui en sont atteints ont l'en* veloppe tégumentaire recouverte de squames Ayant Tapparence grossière d'écailIes de Nsson, est ordinairement congéniale et héréditaire, quoique pouvantsurvenir accidentellement dans quelques circonstances, et <^'est alors seulement qu'on a quelques tliauces de la guérir.
Alibert,pour qui Tichtbyose forme le pre mier groupe des dermatoses kétéromorphesp en décrit deux variétés principales, savoir : l'ichthyose nacrée cyprine^ et l'ichthyose nacrée serpffi/ine.Dans toutes les deux, la peau sèche, rugueuse, terreuse, imperméable, est recouverte d'un épiderme épais, fendillé, qui forme ces écailles dures, d'un blanc grisAtre sale, plus ou moins analogues à celles qui enveloppent les carpes ou les serpents ; uueU
Suefois minces et ténues, d'autrefois d une paisseur et d'une dureté très-grandes, ordinairement très-adhérentes à la peau. Ou voit souvent ces écailles se détacher spontanément à certaines époques de l'année; elles s'enlèvent par le frottement, par l'usage des bains, etc.; mais la peau ne reprend pas après leur chute son état naturel* elle reste sèche, terreuse, grisAtre, et les écailles ue tardent pas à se reproduire.
Cette affection, ordinairement générale, mais modiQée par les divers états des téguments aans les diverses régions du corps» est le plus souvent peu ou point marquée au visage, au voisinage des parties génitales, etc. , quelquefois même elle est partielle et ne se montre qu'aux membressuiiérieiirs ou inférieurs ; cela s'observe surtout dans l'ich* thyose accidentelle.
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IDIOSYNGRASIE
IMXÀMMÂTION
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Les causes do richthvose ne sont pas connues et même il serait difficile de lui enassi--» goer. £n supposant qu'elle dépend d*un vice de la sécrétion cutanée, qu'elle œnsiste dans rhypertrophie ou le développement contre nature de V épiderme» tout cela ne nous apprend pas comment il se fait quel'épiderme s*aUère et se détache ainsi pour s'altérer et se détacher de nouveau 9 et cela indéfiniment.
D'après ce qui précède, il semblerailque tout traitement devient inutile, la maladie conservant toujours un caractère réel d'innocuité, et ne guérissant jamais quand elle est congéniale; toutefois, comme elle peut être quelquefois accidentelle, il est bon que nous sachions quels sont les remèdes par lesquels on peut tenterde la Kuérir, l'icfathyose acci*» dentelIe,avons-nousait,étantparfoiscurabie.
Si un cas de cette nature se présente, il faudra l'attaquer par les bains alcalins, les bains de vapeur, les sudorifiques et notamment les pilules de goudron à l'intérieur , ou encore par des moyens plus simples et, par exemple, l'eau de son très-épaisse ou l'eau de guimauve. Ne pourrait-on pas, dans cette affection, employer le traitement de la dartrp croâteuse, qui consiste dans l'emploi local de cataplasmes émollients quifont tomber la croûte, et de lotions sur la plaie avec l'acide prussique étendu d*eau de roses ? Ce sont des expériences qu'on pourrait tenter, ce me semole, la teinture alcoolique d'acide prussique à la dose de k grammes dans 180 grammes d'eau distillée de roses étant un médicament dont nous avons constaté l'ef* ficacité.
ICTÈRE. Voy. Jaunisse.
IDIOPATHIQUE, acy. Se dit de toute maladie essentielle, c'est-à-dire, qui ne dépend d'aucune autre ; c'est l'opposé de syniptomatique et svmpathic|ue. Exemple, la variole est une affection idiopatbique, les convulsions sont des maladies symptomatiques ou sympathiques, quoique pouvant être parfois essentielles, etc.
IDIOSYNCRASIE , s. t., idiotyneroêis , d'c9io.--9vy--x^ff«'ir, propre avec tempérament ; c'est comme si l'on disait : disposition qui résulte de plusieurs choses particulières. -^ Mode d'être organique et vital, spécial à chaque individu, qui fait qu'il est affecté d'une manière à lui propre par les agents extérieurs qui frappent ses sens, ou par certains corps qui, ingérés dans son estomac, produisent des accidents filcheux; et comme ce mode d'être particulier tient à une anomalie de la sensibilité de l'estomac ou des organes des sens, nous devons toujours le res^iecter. Expliquons-nous :
Bien des personnes apportent en naissant «ne aversion insurmontable pour la vue de certains objets, pour certains mets, etc. ; d'autres, sans que ces mets leur répugnent, en sont fâcheusement impressionnés, ce que nous avons appelé mttmikieê vitales ; eh bien, ces antipathies vitales ou idiosyncraiiques doivent être respectées quand elles sont connues, et doivent être recherchées lorsque, appelé par exemple auprès d'un in-
dividu tombé en syncope, cet accident so prolonge au-delà des syncopes ordinaires et résiste aux moyens habituellemeat employée. Pourquoi ? Parce que si «ette syncope a été occasionnée par la vue d'une personneou d'un objet antipathique, à coup sûr elle persistera tant que l'objet sera sous les yeux de la malade, ou que la personne ne s'éloignera pas; d'où, nous le répétons, la nécessité d*é^ tudier les idiosyncrasies. Voy. Ahtifathis.
IDIOTIE. Yoy. Maladies mbhtaucs.
ILECS. Voy. MtsBREBS.
IMBÉCILITÉ. Voy. Idiotismk.
IMPETIGO. Voy. MéuTAGRB.
IMPOTENCE. Voy. Paraltsue.
IMPUISSANCE. Voy. AîiAPHnOMSiB.
INCONTINENCE DIJRINE. Voy. EncaisiE.
INCUBE. Voy. Succube.
INDICATION, s. f., indicaiio, d'indicare, indiquer, ou d'âvtclwfic, action d'indiquer.— Ce mot sert à désigner, en pathologie générale, la connaissance de l'état du malade ou le jugement diagnostiaue qu'on en a formé; jugement (diagnostic) d'après lequel le médecin fixe les règles à suivre pour le traitement.
L'indication estou rationnelle oaempiriqui. Elle est rationnelle quand elle se fonde sur le raisonnement et l'expérience qui ont établi que, tels symptômes (lonnés se manifestant, tel médicament produit tel effet à peu près certain ; exemple, l'action des vomitifs dans les embarras gastriques; des anthelminthiques dans les maladies vermineuses, etc. Aa contraire, l'indication est empirique^ lorsque, agissant par analogie, on emploie un remède dans un cas donné, parce qu'il a produit de bons effets dans une maladie semblable. Voy.
Empirismk
INDIGESTION, s. f., prava coctio, dépravation de la digestion. — Nous avons exposé article DiOESTioNf les lois et conditions nécessaires pour que cette fonction s'exécute avec régularité. Eb bien, quand on s'en écarte» il en résute de l'anxiété, des nausées, des tomissements, etc. ; et ces phénomènes constituent Vindiqestion. Comme ils sont tous le résultat de raction médicatrice de la force vitale, il suffit de la seconder, en favorisant les vomissements, à l'aide d'abondantes boissons d'une infusion théiforme (thé, tilleul, mélisse, feuilles d'oranger, etc.).
INFLAMMATION, s.t.,inflammatio, deinflammarey enOammer. — Plus grand a été le rôle qu'on a voulu faire jouer a l'inflammation et mie beaucoup de disciples de Broussais lui font jouer encore aujourd'hui, plu^ aussi il y avait de courage il y a vingt ans, et il y en a peut-être encore en ce moment, de vouloir lui assigner sa véritable valeur pathologique. Et pourtant nous n'hésitoas pas à le faire, l'école Broussaisienne admettant que riiiflammation à l'état apparent on h l'état latent forme le fond de touteê les maladies, qu'elles n'ont pas d'autre cause prochaine, ce qui veut dire que le traitemenl antiphlogistique est le $eul admissible. Nous n'ignorons pas qu'on est bien revenu aujourd'hui decelte erreur; cependant, commebien des médecins ont été formés k l'éoole de ce
INFIAMMATION
INFLAMMAnOM
iMYjfesseur célèbre et que ceux-là, s*ils n^ont }ias modifié leurs opinions, les imposent au Tulgaire , il est bon que chacun soit fixé , nous le répétons, sur l'importance de l'état morbide appelé inflammation.
Ce qui la constitue, c'est la chaleur, la luQgeur, la tumeur et la douleur de la partie Affectée.
Ce qui y prédispose, ce sont les causes qui produisent la prédisposition inflammatoire (Foy. KiiiBAT inflammatoire) : ce qui la détermine, ce sont les irritations mécaniques, chimiques ou physiques, qui, agissant iortelucQlet actirement sur un tissu, en changent le mode d'être normal de sensibilité et dcTitalité;delàtConsécutiTement,despbéno* mènes de réaction locale et générale propor* Honoésk l'intensité des désordres locaux, à la \igaeurdu sujet, ou mieux, à son état constiiïûoonel, son Idiosvngrasib ( Voy. ce mot).
I^s avons dit que ce qui caractérise l'in-» ibauDRliOQ, c*esl la chaleur ^ la rougeur^ la tmm et la dotUeur ; or, si nous portons soccessivement notre attention sur ces di-< Tefs phénomènes caractéristiques, que trou* Toos-nous? que si la chaleur est un des principaox symptômes d'une inflammation in-* leroe, ce symptôme isolé ne sulTit point, bien des causes produisant en nous un sen-titDeol de chaleur, sans que pour cela un de DOS organes soit enflammé ; que la rougeur^ symptôme essentiel, manque ou n*est point appréciable pendant la vie, alors que l'or-
Kne enflammé est profondément situé et rs de la portée de nos yeux ou des corps (|U6 nous employons pour constater l'état ialérieor, organique, de certaines cavités ; que la tumeur^ par l'obstacle mécanique qu'elle produit, détermine certains désordres wDclionnels, qui peuvent également se montrersans tuméfaction inflammatoire : de telle sorte que ce changement de volume n'est d'aucune valeur, quand c*est un organe in- Tisible qui est phlogosé ; enfin, que la douleur est tantôt nerveuse, tantôt inflammatoire et tantôt sympathique, et que par conséquent si on risole elle n est point caractéristique de l'inilanunation. Ce n est doue qu'à la réaction inflammatoire d'une part, et à des signes particuliers d^aulre f>art, que nous devons ^0 pouvoir apprécier l'existence d'une u^ammation interne. Et comme ces signes l^rticuliers sont indiquésaui articles Anginb,
UCiPHAUTB, PeiSUMONIB, GASTRITE, CtC,
tttiisn'en parlerons point dans celui-ci. La <eule chose que nous voulons établir, c'est que le diagnostic de l'inflammation se tire de |a réunion des signes sus-énumérés , et, je 6 répète, de la réaction inflammatoire qui les accompagne. ^*est-ce pas, en effet, que jlsDslesphlegmasie$chroniques,parexemple, 'a réaction inflammatoire est le seul signe qpi nous serve à les reconnaître et à les jtiagnostiquer 7 N'est-ce pas que sans la fièvre J^to qui consume les malades atteints d'in* llUQiûation chronique des viscères, nous ne '^upconnerions pas Texistence d'une inflam- ^tion viscérale T Et alors h quoi la rccon- <*aurions-nous ? A rien, car tous les autres
symptômes sont incertains quand In flèvro ne s y mêle pas, et alors !.. Nous reviendrons là-dessus.
Toute inflammation se termine par résolution, par suppuration, (uir induration et par gangrène , et chacune d'elles a des caractères particuliers qui l'annoncent* Ainsi quand la maladie se termine par
Réâoluiion^ les symptômes vont en diminuant d'intensité, insensiblement, ou d'une manière bien manifeste, et le malade guérit radicalement. Au contraire, c|uand la
Suppuration se forme au milieu de la fièvre
Sénérale et même d'un état d'exacerbation es symptômes généraux et locaux, il survient un léger frisson, suivi de la rémission des phénomènes pathologiques ; la douleur, qui était lancinante et pungitive, aiguë , devient gravative; un sentiment de pesaiileur se manifeste dans le lieu enflammé, la fluctuation y succède bientôt.
L'induration n'a pas de signes particuliers caractéristiques oui puissent lui être assignés, et quant h in
Gangrène^ elle s'annonce par la cessation subite des symptômes inflammatoires, et par l'odeur forte et putride qui s'exhale du pomt enflammé. En conséquence, favoriser la résolution et parfois la suppuration ; s'opposer à la terminaison par suppuration ou par gangrène : tel doit être le but constant de nos efforts.
Comment y parvient-on? Pour répondre à cette question essentielle, nous devons nous arrêter à l'étude de la nature de l'inflammation, cette étude devant nous éclairer sur bien des points, nous aider à résoudre bien d'autres questions essentiellement pratiques, que nous aurons h discuter.
La nature ou la cause prochaine de l'inflammation est, si l'on veut, invariable; c'està-dire, qu'elle tient absolument aux caractères que nous avons énumérés, et qui sont réunis sinon en totalité, du moins en trèsgrande partie. Mais, malgré cette invariabilité des changements organiques, l'inflammation diffère selon qu'elle est inflammatoire ou essentielle, bilieuse, muqueuse, eatarrhale, c'est-à-dire suivant les moditications que les constitutions médicales lui impriment ; suivant aussi son type aigu ou chronique, toutes circonstances qui restreignent t)eaacoup l'importance pathologique de l'inflammation. Elles l'effacent même tellement, si je puis ainsi dire» qu'au lieu de remplir le principal rôle dans le scène morbifique, elle ne joue qu'un rôle absolument secondaire. Aussi, ses symptômes semblent«ils nous commander de prendre garde qu'il y a un organe enflamme, ou seulement un point enflammé, membraneux ou viscéral, etc., dont le siése est là même où ils se font sentir ; mais voilà tout.
Eh bien, tenant compte de cet avertissement, que faisoos-noust Quand l'inflammation est franche, légitime, aiguë, avec tout le cortège d'une réaction inflammatoire plus ou moins violente, nous l'attaquons par des antiphiogistiques généraux plus ou moins actifs. Mais, attendu l'avertissement que nous out douué la douleur et les autres signe»
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