INFLAMMATOIRE
d'inflammation, quand il y en a d'appréciables, fK)us avons un lieu d'élection pour les antiphlogistiques locaux, dont Teinploi doit accompagner ou suivre celui des antiphlogistiques généraux plus ou moins actifs. Ici, comme toujours, on a égard à Tétat desforces, à la suppression des hémorragies habituelles (s*il y a suppression), aux métastases, etc.
De même, quand sous une constitution bilieuse les symptômes d'une inflammalion interne se déclarent, quelles conséquences tire-t-on de la présence de cette inflammation pour le traitement de* la maladie? Celleci : nous agissons d'abord comme dans les Fièvres bilieuses bien caractérisées (Foy.ce mot), sans avoir égard à la phlegmasie qui pour nous ne forme qu'une complication secondaire ; et si la réaction inflammatoire calmée par des moyens généraux, l'état bi« lieux dissipé par les évacuants émétiques el purgatifs, l'inflammation persiste encore, ce quia lieu quelquefois, alors seulement nous nous occupons de cello-ci, comme dans le cas d'inflammation persistant après la rémission des phénomènes inflammatoires. Je dis que les symptômes de pblogose persistent, l>arce que ce n'est pas toujours, ni même le ))lus souvent, qu'ils persistent; c*cst quelquefois, par exception, sous une constitution médicale bilieuse, les phlegmasies cédant habituellement au traitement de la maladie princii>ale, c'est-à-dire aux évacuants seuls, ou précédés des antiphlogistiques généraux.
Liée comme complication à l'état muqu( ui, son rôle ne change pas ; c'est-à-dire que le praticien combat lamaladiemuqueuse, et que si après que la ûèvre a disparu et les mucosités ont été évacuées, Ta doule*ur, la dialeur, persistent, toujours elles désignent le lieu de l'élection, et pas autre chose.
Unie enûn à l'état catarrhal , son importance pathologique est moindre encore ; alors &a itature n'est plus franchement phlogistique : aussi traite-t-on l'affection catarrhale }iar des excitants sudorifiques, les vomitifs antimoniaux (Voy. Catabrhe); et si la douleur ne disparaît pas, on applique un vésicatoire, loin ou près du lieu où cette douleur se fait sentir.
Mais, dira-t-on, quand elle passe à l'état chronioue, Tinflammation existant seule, seule elle doit nous occuper. Ceci est inconte:itable, et c'est pour cela qu'au lieu de faire de l'inflammation un élément de maladie, i.ous en avons fait un sub-élémbkt (Voy, ce mot), celui-ci, quoique n'étant le plus souvent qu'un sous-chef dindication, pouvant également devenir chef d'indication. Et même, si nous voulions être optimiste (Dieu nous en garde 1 car l'optimisme c'est la passion, et Ton ne doit jamais se passioni.er eu médecine ni pour ni contre un système, quel qu'il soit), nous dirions que dans la plupart des phlegmasies chraniquesj le praticien se préoccupe bien plus encore de l'état des forces radicales que de l'inflammation elle-même ; et la preuve, c'est que s'il ^ a atonie, adynamie, il administre les toniques à rîAtérieur, dont Broussais, dans les derniers
temps de son existence, admettait remploi même dans les gastro-entérites astbéniquej (juand rinflammation, d'activé qu'elle était devenait passive.
Dans ces circonstances, on a bien recour aussi aux dérivatifs cutanés et autres, mai ce n'est que secondairement, car on préfèr employer les toniques intérieurement < extérieurement; on cherche même à exci ter une fièvre artificielle bien nécessaire comme l'a prouvé Pujol , pour obtenir li terminaison heureuse des phlegmasies chro niques. C'est ce que produit l'eau froidi intérieurement et extérieurement, en lotion ou en bains ; aussi est-elle généralemen conseillée concurremment avec les martiaux le quinquina, etc.
Du reste, une médication très-avantageusi dans les inflammations atoniques avec tièvn légère ou rémittente, oe sont les frictiooi à la partie interne des cuisses et au gras dd bras avec la teinture de quina , seule oi{ camphrée. Nous nous sommes très-bieil trouvé de leur administration, surtout surk jeunes enfants.KIlesagissentcommetoniqun, anti-périodiques, calmantes et dérivatives:; quaaruple efl'et que réclame l'état du maladej
Enfin, si nous considérons que rinflaromi^ tion (n'importe son siège) qui se lie ou s'as^ socie à ui.e fièvre rémittente ou interniit^ tente pernicieuse est eu quelque sorte oubliée par le médecin, qui ne s*en occupe nullement et n'agit que couire la rémittence ou la pé^ riodicité de la fièvre, nous en tirerons \^ conclusion que les cas où l'inflammation joue un rôle marquant sont excessivement rarfs^ proportionnellement à ceux où elle tien^ l'emploi subalterne.
Voilà des règles théoriques el pratiques que nous ne devons jamais oublier au lit du malade; elles ncus rappelleront sans(^s$« que riuflammation, dans l'immense majorité des cas, ne fournit qu'une sous-indicalion, celle du lieu d'élection pour la saignée, qui sera révulsive, dérivative ou locale (Foy. Saignée), suivant le lieu où on la praliquen, eu égard au siège de l'inflammatioD. Et^i nous ajoutons, en terminant, que/otj'eij'
flammation, quel que soit son siège, c'esijdirequ'elles'appelleencéphalilc,o|jhtlialrnïe,
pneumonie, hépatite, etc , doit être trait^ absolument d'après ces priDci|)es et ces règrlcs, sauf quelques petites modificatiofis particulières que nous indiquons aux artules spéciaux susnommés, on reconnaîtra <pp cette classe si nombreuse et si variée d inflammations, maladies sur lesquelles oo a écrit tant de volumes, se réduit h la connaissance de rinflammation proprement diie, considérée comme sob-élémeot de maladif*
INFLAMMATOIRE, adj. —Terme Çéii<^"; que qui sert à désigner, soit l'état phJogi»uque du sang, couenfie infianmatoirelVoy^^^ gnék), soit une réaction générale <J8°^'yj!?I nomie humaine, qui constitue une alléraiio» pathologique connue des nosologistes sous i nom de fièvre inflammatoire, etqueDOUsappelons plus volontiers élément inflafflçaw'';:
Inflammatoire {Elémeni). U est daiita»'
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INFUMMATOIRE