JALAP
iade avale à un quart d'heure de distance l'une de Tautre. Pour les enfants eu bas âge, on se sert plus volontiers du sirop d'ipécacuanha, donné par cuillerées à café, de cinq minutes en cinq minutes, jusqu'à ce que le vomissement arrive. Le sirop d*ip4cacuanha se fait eu mettant soixante^quatre grammes d'ipécacuanha concassé dans un kilogramme a*eau bouillante; lorsçiue Tiufusion est terminée, on passe le liquide et on y ajoute deux kilogrammes de sucre, qu*on fait dissoudre au bain-marie, et bouillir jusqu'à consistance sirupeuse.
Plusieurs praticiens préfèrent la teinture d*îpécacuanlia à la dose de trente -d^ux grammes. Quant aux pastilles, on en donne plus ou moins, selon qu'elles contiennent un quart ou un demi-grain de poudre dipécacuanha« Enfin, Tipécacuanha entre dai\s le sirop de Boulay, contre la coqueluche; dans la poudre de Dower ; dans le sirop balsamique de Charles ; le $irop du docteur Dessessarts, contre la toux des enfants ; te sirop de Gardane,. idem, c(ui se donnent, le premier, h la dose d*un^ once à une once et demie; le second, à celle de une à deux onces; et le dernier enfin., par cuillerées à café (deux à trois par jour), une heure avant le repa$,
IKIS, s. f., iris y de f/n;, i))C, arc-en-ciel, dérive, dit - on\ de ^ctv, parler, annoncer, parce que l'apparition de cet arc coloré annonce ta pluie. —Quoi qu'il en soit, les anatomistes ont appelé iris une espèce de cloison circulaire ue couleurs diverses, tantôt bleue, tantôt noire, tantôt châtain, tantôt verte, et percée dans son milieu d'un trou rond» quon nomme pupille ou prunelle.
(Nous lavuns vue oblongue, cette ouverture, sans aue cela ait nui à la vision.)
C'est généralement, et surtout à l'iris, que Tceil doit son expression et sa beauté ; c est à la nuance et à la répartition des couleurs sur cette membrane, qui donnent au cegard sa douceur et sa vivacité; aussi, dans le monde, attache-t-on des idées de beauté à telle ou telle couleur des yeux, et même, d'après cette maxime, que l'œil est le miroir de TAme, chacun, selon son goût, se prononce pour la couleur do tels ou tels veuii ; ce qui a ojccasionné quelquefois des
disputes et stimulé l'imagination des poëtes. Ce n'est pas ici le lieu de nous occuper dij ces futilités.
Mais ce qu'il importe de constater, cVsl Que la membrane iris est susceptible d'inflammation, iritis [Voy. OpQTUiiLMiE), et quti son traitement doit être d'autant plus éDcrgique, que cette inflammation est plus grave par ses suites, que la conjonclitite. En outre, elle peut être déchirée par un lostrumeni piquant, déplacée, déoollee, accidents que le chirurgien peut reconnaître, et auxquels il s'efforcera de remédier.
IRRITABIUTÉ , s. f . , irritahilitas, - C'est le nom par lequel on a voulu exprimer cette propriété qu'ont les corps virauls d'être excités par les agents extérieurs ; ce mot serait donc synonyme de seosibilité, avec la différence que, irritabilité ludique une persévérance, une universalité dans la réaction qui s'opère contre l'action de tout agent qui, agissant sur la surface du corps, tendrait è en altérer les tissus ; c'est pourquoi Glisson iii Haller ont appliqué ce(/e expression à la faculté qu^ont les muscb de se contracter, contractilité : et pourquoi les personnes irritables sont sujettes à des contractilités musculaires ( des convulsions) quelquefois par la moindre des causes.
irritable;, adj., trnroftîK*. — Se dit, tant au physique qu'au moral, des personnes éminemment nerveuses, qui ressentent trèsvivement toute impression qui affecte le corps, ou agit sur l'intelligence.
IRRITANT, a<ti. » irritans. — Il s'applique à tout agent qui, agissant sur nos organes, les excite au dei^ des limites normales , et y produit de TIrbitation (Fov. ce mot).
IRRITATION, s. f., irritatio. - On i\i qu'il y a irritation dans une partie, quand la sensibilité et l'activité organiques de cetto partie sont augmentées, sans pourtant qu'il y ait augmentation de chaleur, de rougeur et de tension dans les tissus ; car sans cela il y aurait Inflamuation (Foy^ ce mot). Donc, à proprement parler, l'irritation n'est qu'un phénomène accidentel, spontané, et ne con^ titue pas une maladie.
ISCHURIE. Voy. Rétention d'crirb.
1VR£S$£. Voy. mon Dictionnaire des Fassions,
JALâP, s. m., convolvutus jatappa^ phnte du ge^ire liseron, qui a pris son nom de la ville de Xalapa, au Mexique, et qui appar*tient à la pentendrie monogynie. L., famille des convolvulus. — Sa racine, qui seule est employée, fut apportée en Europe vers le i^ommencement du xvir siècle , et est aussi facile à reconnaître qu'à décrire. On la trouve communément dans le commerce, sous la forme de grands orbes, divisés en fragments d'une figure piriforme , solides , compactes, pesants, rugueux et noirâtres dans leur surface extérieure» d'un gris obs-
cur dans leur intérieur. Sa saveur est pi-
Ïuante et Acre , son odeur nauséabonde.
e jalap blanchâtre et léger est de mauraise qualité.
Le jalap o;;cupe, dans la matière oiédicale, une place assez importante comme jpurgatif. Son principe actif réside surtout dans» résine qui, n'étant pas soluble dans l'e^^^, fait qu*on ne l'emploie jamais en décoction m en infusion; tandis que, au contraire, sa tewture alcoolique et sa poudre jouissent d une très-çrande activité. Celle-ci, à cause de son insipidité, devient même une substance trcs-