MUNISSE
J«lUMSSil
>rHcieusepourles enfants; c<ir,a5sociëeaa.caloinel punfié à la vapeur, elle forme une purgatiouaassi activ^qu'éner^que; je môle habi- 'ueUemeot une partie de jalap à deux de f:ame\ (dix grains du premier à vingt gcains u seoond)^et je fiiis prendre cette dose en (ieox prises, è demi-heure d*intorvalle, dans une tassa- de chocolat à l'eau, très I^Kec, ou d'eau sucrée. Les aduJtcs qui, poui; Ta plu-. part, sont de grand», eniaots, se trouvent très-bien généralement de celte purgation : uu peut encore incorporée ces poudres dana du Qiel» dans dea confitures, etc.
Seule, la poudre de jalap s'administre &,la,
dosa (te dix» vingt, trente crains» selon Tâge-
et l» tam4>érament des utdividus : cette
(lûsedoit être réduite de moitié si oa se sert
delextrait; on la donne en émulsion dans uo
juine d*OQuf, ou mêlée à d'autres substan-
ustcomme-dans la formule suivante du doc*
Uur Hufeland. Pc. : semen^coiitra, un gros ;
-jilap, un demi' scrupule ;—caI.omélas^deux
piiis. M. Faites trois paquets. Un démina-
quet soir et maliu» po4Jc un enfant de six
«is; CD continue nendant trois jours.. C'est
UQ très-bon vermifuge.
JAUNISSE, s. f., ou IcTfcjiE, icterus^icteri"
aa,ou («ri^f , de Uxiçf espèce de belette dont
l66}eui sont jaunes. — Les symptômes ca*
raciéristiques de cette maladie s^mt : la colo-
ntiûQ en jaune de la conionclive ou du blanc
^ts jreux, et plus tard de toutes les parties
du corps, et môme des ongles (comme nous
lavons vu dans un cas) , contrastant avec là
blancheur des matières fécales. Cette colora*.
liûD»dontrintensité varie depuis le jaune mat
jusqu'à la teinte safranée, parfois jusqu'au
Ïuœ brun et au jaune noirâtre, quand la ma^ die est très-intense, tient à la rétention de la kile qui, se môfant au sang, va teindre ainsi DOS tissus, et donncT aux urines, qui, elles» sûDt d*un jaune rougeâtre, parfois couleur de café, et déposant beaucoup, la faculté de teindre en jaune les linges qu'elles mouilknt, propriété qu*ont également les sueurs. De là, e'e$l4-dire de cette rétention de la bile sécrétée , raoorexie , la tuméfaction et la tension flaiolente de Testomac, de mauvaises digestioas, des embarras gastriques, des nausées, le ^flement, et quelquefois aussi la sanction d'une douleur à l'hypocondre droit, dans la région du foie.
Us causes qui produisent la jaunisse sont, <^ez les bilieux, ou pendant une constitution jnMicale bilieuse, les emportements de c<>- 1ère (surtout s'ils sont réprimés) au moweul du re})as, une frayeur, l'auminislratiOQ inopportune d'un vomitif dans les lièvres bilieuses, en un mot, toute cause qui, Sssant fortement sur le moi al ou sur le . /siQue, détermine une commotion vio- >^ledu système hépatique, une hypersécrétjoQ biliaire» et en même temps, la contrac- QOQ spasmodique des orilices des conduits astique ou cholédoque, ou du canal hépa- |iQue lui-môme, qui s'opposent à ce que la t>ue sécrétée, quelquefois, en (ilus grande
Juaotité que de coutume, coule dans le duoimxùf ce q^iii occasioime la série de symp-
tômes ou de dérangements fonctionnels que nous avons signalés. Le snasme des conduits biliaires n'est pas le seul qui produise la jaunisse : il y a aussi les obstacles mécaniques (concrétions biliaires , calculs, vers, obsti:uctions du foie) qui, eu retenant comme lui la bite dans la vésicule du fief, en &vorise la rétrocession dans le sstème vasculaire sanguin et la lymphe, et donne lieu aux mêmes désordres.
L'ictère, disons-nous,, est dû i un état spasmodique ; eh bien, comme cet état spasmodigue peut tenir è une irritation inflammatoire ou nerveubo, te praticien doit rechercher quelle est sa nature réelle. Est-ce rirri tatiou inflammatoire ? Quand elle existe^ la jaunisse s'accompagne de fièvre et de douleurs hépatfqujes, qui réclament, avant tout,, les émissions sanguines, ou mieux la traitement antiphloejstiq^ue des phlegmasies du foie en général. Puis on c*icrche à rétablir la sécrétion normale du foie et Texcrétioa de la bile,, par des boissons délayantes et de légers purgatifs..
A une époque où un grand nombre d».
militaires , atteints de jaunisse, entrèrent & l'Hôtel -Bleu Saint-Eloi de Montpellier»
nous leur avons vu administrer, sur la prescription du docteur Broussonnel, un mélange de quinze grammes de magnésie dissous dans un sirop simple, et unis à trente- Srains de rhubarbe en poudre,, qu'on leur onnait en une seule dose. Ensuite, ils prirent tous les jours & grammes de magnésie en trois prises : ils gardèrent tous la diète, et au bout de douze ou quinze jours Us sortirent guéris..
Quelques praticiens ont conseillé le vomitif pour remplir le même objet, c'est-àndire pour rétabl.r le libre cours de la bile ; nous repoussons remploi de ce remède tant qu'il y a de la réaction fébrile, celle-ci faisant supposer, nous Tavons dit, une irritation du foie, et, à défaut, celle du canal gastro-duodénal JDe même, quand la couleur ictérique, descendant vers les parties inférieures, est plus sensible à la poitrine et au bas-ventre, c'est encore là une contre-indication de l'éméti-que ; hors ces circonstances , nous croyons qu'il peut être utile. Dans tous les cas, sitôt que le spasme a cessé, on en vient i l'emploi des toniques (quand Ticlère persiste, s*entend), parmi lesquels une alimentation et des boissons restaurantes tiennent le premier rang. Puis viennent les amers» le vin de quinquina» les martiaux, les frictions antispasmodiques sur la région du foie , les lavements laxatifs qu'on ne doit négliger en aucun cas. Mais comme ils sont peu actifs, comme la magnésie elle-même n'est pas toujours assez énergique, on la suspend et on administre l'aloès à la dose de vinf^t centigrammes par jour (k pilules d'un grain d'à*loès succotrin argentées) : le savon blanc, la gomme ammoniaque qu'on peut porter jusqu'à 8 grammes par jour, sont parfois utiles.
Un moyen que nous avons conseillé quel-
Suefois aux habitants de la campagne, c'est 'avaler tous les matins deux ou trois œufs crus, sortant, comme on dit vulgairement» du