JAUNIS
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cui de la poule ; ils cntretienoent parfaiteluent la tiberlé des seli*s.
Reste un médii;améiit peu connu, et que nous signalons, quoique nous ne soyons pas grand partisan des spécifiques qu^on tente d*introduire journellement dans le domaine de la thérapeutique des maladies. Ce médicament n'est autre que la racine de polypode, infusée dans du vin blanc, qui, en nos. mains, a eu quelques succès. Voici l'origine de nos expériences. J'ai connu» è Montpellier, un prêtre espagnol qui, depuis plusieurs générations, avait sa maison journellement visitée par des iclériqucs, qui venaient de très-loin pour demander le remède merveilleux qu'on y distribuait gratuitement aux malheureux qui avaient la jaunisse.
Comme la connaissance de ce remède était un secret de famille, on donnait à chaque malade une demi-once de racinedé polypodede chêne, lui recommandant de la faire infuser^ pendant vinglnjuatre heures, dans un tiemi verre de vin blanc. Ce demi-verre devait être bu dans la iournée. Après l'avoir coulé le matin pour 1 usage, il fallait de nouveau verser sur la racine un demi verre de vin, et répéter ainsi cette opération pendant trois ou ({uatre jour&; le cinquième , on renouvelait la racine : peu de jours suffisaient pour la guérison. Notez que le malade doit s'abstenir de boire de l'eau , et n'user du remède une lorsqu'il éprouve une douleur sympatliique dans l'hypocondre gauche.
Le premier essai que nous avons tenté a été suivi d'un succès certain; heureusement^ Une nous a plus été permis de répéter nos expériences, n'ayant plus rencontre d'icîériques dans les conditions voulues pour l'exjiérimentation.
Enfin , lorsque la jaunisse est purement nerveuse, le mélanse d'un grain d opium et de auatre grains d*assa-fœlida« médication* employée souvent avec succès par Petiot , Roucher, etc., est le meilleur remède dont on puisse faire usage. On peut y joindre les frictions calmantes, et les autres moyens préconisés dans les coliques hépatiques spasmodiques. Voy. Uépatalgie.
ICTÈRE SATURNIN. Yoy. ANÉMIE SATURNINE.
Ictère des nouveaux-nés. Cette maladie, une des plus fréquentes chez l'enfant , est attribuée h la rétention du méconium , à l'engouemont du duodénum par des saburres laiteuses, par un lait trop vieux, à l'abus des huileux , à l'action d'un refroidissement subit, etc., et, comme chez l'adulte, à un resserrement spasmodique des canaux biliaires.
Les troubles que la rétention de la bile apporte dans l'exercice des fonctions organiques, ne sont pas toujours les mêmes; ainsi tantôt le nouveau-né tète moins longtemps et avec moins d'activité, il est constipé, son abdomen et les hypocondres sont durs et rémittents , il survient des vomissements, des coliques qui lui font pousser des. cris perçants, suivis de moments de calme et de sommeil, h moins , toutefois, que Fictère ne s'accomimgnc d'un prurit assez violent pour empêcher l'enfant de dormir. Dans
d'autres cas, au contraire,Je nouveau-né est bien constitué , il tète comme de coutume, ses autresfonctions se font avec ^égularilé,e^ sauf la coloration de la peau et la propriété qu'ont les urines et la transpiration de jaunir les langes, on ne croirait point qu'il suit malade.
C'est qu'il ne l'est pas» ea effet, la nature éliminant elle-même la matière bilieuse surabondante. On en favorise Paction médicatrice en lavant tous les jours l'enfant a?ec de Peau vineuse, ou de Teau de savon tiède, en lui frottant la surface du corps avec uu morceau de flanelle, dans la vue d*augipeater la transpiration, qui parait être l'éfflonctoire que la nature adopte pour évacuer la matière bilieuse surabondante, et rétablir Téquilibro.
Mais si l'ictère s'accompagne du trouble des fonctions digestiv^s et d'autres phénomènes morbides, les secours de l'art doivent porter sur les causes qui ont produit la jaunisse, tout en ayant égard aux maux qui en sont la suite. Est-ce la rétention du méoonium ? Le lait de sa propre mère, si c'est elle qui le nourrit, suffira ; mais s'il s'agit (i*une nourrice étrangère , on doit purger Tenfaol avec une ou deux oncesde sirop de chicorée^ la rhubarbe, ou ie fleurs de pêcher, etc., môle è cinq ou six onces d'eau d'orse ou de gruau, qu'on donne par cuillerées a café, plus ou moins rapprochées , suivant l'effet que le mélange produit. Est-ce, au contraire, Talonie intestinale qui est la cause de la rétern tion du méconium? On administre un sirop plus actif , ou du moins on le donne dm un véhicule tonique, «t on place dans l'iotervalle un peu de bon bouillon, de l'eau vineuse, etc.
L'indication ne change pas ({uand Ticfère est produit par des saburres laiteuses ou par un amas de bile. Alors la décoction de im chiches torréfiés, pour boisson onlinaire, proposée par le docteur Chrestien, dans presque tous les cas de jaunisse qui reoooDaisseot pour cause une affectiou notable de quelque viscère du bas-ventre, et qu'on rend laïaiive par l'adlition du sulfate de soude, est fort avantageuse. Enfin , dans l'ictère pureraenl spasmodique, avec coliques, tension du basventre, etc., en agit comme chez l'adulte . avec les modifications que nécessite i'^p^ du sujet ; et, quand la détente est opérée (pas plus tôt), on donne un pui^atif.
Il en sera de même de l'ictère, qui recojH naît pour cause une irritation violenie du foie ou sa phlegmasîe ; c'est-à-dire, qu on applique les sangsues au fondement, et sur l'nypocondre droit, absolument comme aBos
qués plus haut pour ces sortes de c-as , on peut se servir de l'extrait de fiel de bœuf. M» par cas, l'ictère se compliquait d'une vive irritation dans toutes les parties, la décoclio" d'une once de racine fraîche de patience sauvage , réussit souvent mieux que tousi«> médicaments autriuels on acc.'orde la [^^