LAITUE
tut
Le Us(e esi un sac membraneux sans ouver- \ml en forme de vessie , dév^oppé aodientellement dans l'épaisseur des tissus » ei itDfermaot des subslances de différentes xialures liquides ou solides.
Les irstes peuvent se former partout.
Nicésà rintérieur, ils ne déterminent qu'un m de gêne dans l'exercice des fonctions de forgane dans lequel ils se sont développés, et iDD>D reconnaît guère l'existence qu aprèsla sort; U'eitérieur, ils n'offrent rien de spécial luis leurs symptômes ; habituellement in-
dolents* ils déterminent* sous le doigt explorateur,-une sorte de fluctuation plus ou moins obscure ,^ suivant qu'ils sont plus ou moins profondéments situes.
Quant au traitement des kystes, il varie suivant Ja nature de la tumeur, c'est-à-<lire guant à Vépaisseur de la membrane qui les forme, et quant à l'espèce de matière qui les remplit. Dans tons les cas, ce n'est guère que par une opération chirurgicale qu'on peut s'en débari-asser« '
UCRYlfAL, ^LB, hàu lacrymalis^ de lirryma, larme. — On donne Je nom de ^mlacrymale» à un appareil d'organes qui vmUisposés de manière à ce que la sécréliifldes larmes , opérée par la glande lacry- Nk soit absorbée, et ne nuise pas ^ la netirfé de la vision.
U$ voies laerymales se composent : 1* de i glande /oeryma/e, sitnée dans l'angle exeroe de l'orbite , et logée dans un enfonce-lent que présente la voûte orbitaire. C'est m corps roHge&tre, bosselé, allongé de deloteo arrière, percé de plusieurs ouvertures ui laissent échapper l'humeur qu'il sécrète, acua canal sécréteur n'ayant été formé m son orKanisatioD. Ce sont les paupières ui , en se fermant, forment un canal trianulaire destiné au transport des larmes; ' vers l'angle interne des paupières , à leur ord libre, se voit un petit boulon charnu, ircé dans le centre ; c'est le point lacrymal^ ne Ion rend très-visible en renversant en rhors l'une et l'autre paupière. Ce point )( i'onflce d'un petit canal dont la direction irie pour le canal de la paupière supérieure celui de la paupière inférieure, mais qui âiomoins se rendent dans, 3* le sac lacry^ ■(.Celui-ci, placé à l'angle interne de l'œil, Ins une gouttière formée par les os unguis^ (apophyse montante de I os maxillaire, est Q sac sans ouverture supérieurement, mais en possède une inférieurement, qui comuoique avec le canal nasal, ainsi nommé )n» qu'il comimiaique avec le méat iofém des lossts nasales»
U est facile de comprendre , d'après cette (scription analomique des voies lacryma* ^^quel est le trajet que les larmes parcou* 'oif et pourquoi, lorsque leur sécrétion est ^ abondante pour être absorbée par les »nis lacrymaux, ou que le canal nasal est ^trué ; cette humeur coule sur les joues : jaEpiraoABs [Voy. ce mot).
UlTUE, s. f., laeiuca^ genre de plantes \ la famille de cbicoracées, J. ; de la syriênésie polygamie, égale de L. — On en disogue deux espèces : l'espèce cultivée» laile commune wctuca taiiva ; elle est cultive daos nos jardins; et l'espèce sauvage, ilueTireuse,(ac^tie« vtro«a,qui croit sponnément dans les champs, et qui déjà du <"()s de Dioscorides servait à sophistiquer 'pium.
Laiêuê commwie. Journellement servie sur nos tables en salade» ou cuite, son usage est trop répandu comme aliment , ses propriétés physiques trop généralement connues, pour qu il soit nécessaire d'aborder ce point de son histoire naturelle. Et si nous parlons de ses propriétés médicales, c'est parce que nous les avons entendues vanter avec une exaltation si grande par les uns, et dépréciées av«c tant de dédain par les autres, que nous nous méfierions du témoignage des uns et des autres, si. parmi les derniers, il ne s'en trouvait pour qui nous avons une entière confiance ; nous reviendrions plus tard ià-dessus.
Ou sait que de temps immémorial le suc blanc de la laitue était mis à sécher au soleil , et que ce suc, préalablement extrait de la plante par incision ou par écrasement de la laitue vireuse parvenue à sa maturité , avait une si grande analogie de qualité avec l'opium, qu'on les mêlait ensemble ou par spéculation, ou par un excès de confiance dans le sucde la mc/uco vtroja;et que, à la Au du siècle dernier, le docteur Coxe, de Philadelphie, agissant par les mêmes procédés sur la laitue commune, il arriva aux mêmes résultats, c'est-SHlire obtint un suc épaissi analogue à l'opium par ses qualités physiques. On sait aussi que M. Français a cherché a donner à ce suc, qu'il a nommé thridaee du mot O/silx;, laitue» une im()ortance outrée, qui tient même du ridicule ; puisqu'il a prétendu qu'il a une énergie extrême, et quil suffit den administrer un quartde grain à demi-grain deux ou trois foispar jour pour constater ses effets thérapeutiques. Eh bien , il y a de cela bien des années, qu'assistant comme examinateur au quatrième examen de plusieurs élèves en médecine, avec M. le professeur Golfin , j'ai entendu celui-ci classer la thridaee fiarmi les substances inertes , vu qu'il J'avait portée jusqu'à la dose d'un gros en une seule fois , sans produire le moindre assoupissement.
Je n'iênore ))as que cette opinion du professeur (Te thérapeutique de Montpellier est en opposition avec celle de plusieurs praticiens très-recommaudables, oui prétendent qu'à la dose de dix grains à la ibis, et cela plusieurs fois dans les vingt- quatre heures, la thridaee procure évidemment le sommeil, calme les douleurs, la toux , l'éréthisroe nerveux, avec moins de certitude, si l'on veut, mais aussi