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avec moins d'inconvénients que ropiura ; el cependant je me range de l'avis de M. Golfin, parce que je n'ai pas eu à me louer de Vemploi du sirop de thridacc, prescrit cependant larga manu. Ne faut-il pas d'ailleurs, dans les cas positifs, feire la part de Tinfluence de l'imagination? (V6y, Insomnie.) Cela ne nous a pas empêche , et nous le faisons encore, de conseiller l'usage de la décoction de laitue en lavements, en injections, d'en faire entrer Teau distillée, dans des potions calmantes, etc. ; mais en ne la considérant que comme adjuvant' des autres m édi» caments auxquels nous l'avons associée.
Laitue viveuse. Tout ce que nous avons dit de la laitue commune, ^applique également à la lacluca virosuj quoique les anciens aient signalé cette plante comme un poisoo et l'aient employée aux mêmes usages que la lactuca sativa ; nous nous fondons, en émet tant cette opinion^ non point cette fois sur notre propre expérience el le dire de quelques médecins consciencieux, mais sur les expériences récentes d'un toxicologue éminent, M. Orfila, qui démontrent, de la manière la plus évidente, qu'il faut des doses énormes de cet extrait pour produire unea(>tion toxique, même sur des chiens de petite taille ; de sorte que nous n'hésitons pas à (lire du suc de laitue vireuse ce que nous avons dit précédemment de la thridace. Cela étant, nous nous bornerons h répéter, pour la satisfaction de ceux qui voudraient néanmoins en conseiller ou en faire usage , que Je suc de laitue vireuse se donne, comme relui de la laitue commune, à la dose de dix grains jusqu'à deux gros par jour; et Teau distillée à celle de deux à quatre onces.
LANGUE, s. f., /tngiia, ^Xm^u ou 7>â»t7« , organe principal du Goût {Voy. ce mot). — Nous nous sommes occupé, article Bouche (Voy. cet article), de la description anatomique de la langue ; il ne lious reste donc à nous occujper, dans celui-ci, que des signes séméiolooiques fournis par cet organe.
Dans létal naturel, la langue est d'un rouge assez vif, excepté h sa base, toujours plus ou moins blanchâtre; elle offre une température modérée, une humidité suffîsanté et une grande souplesse, que son volume, proportionné à l'étendue de la cavité qui larenferme,favorisc; delàlafacilitédeses mouvements dans l'exercice de la parole, de la déglution, etc.
Dans les maladies , cet état de la langue change plus ou moins quant à son volume, à sa cauleur, à sa température et à son hu«« midité. Ainsi , elle est ^onOée dans les angines, alors qu'elle participe elle-même de rinHammation ; elle est rouge et sèche, pointillée , lancéolée dans les phlegmasies gastro-intestinaiej», et toutes les lois qu'il j a un état phlogislique très-manifeste ; tandis que, au contraire, elle est molle, plate, blanchâtre, dans les maladies catarrhales, muqueuses, etc. Elle prend une couleur jaunâtre dans les fièvros bilieuses, se cou vie d'un enduit noirâtre dans les fièvres putrides et adynamiques : bref elle change com<-
munéraent plus ou moinsf suivant Tinteii site des autres symptômes morbides; aas^ a-t-on considéré comme un signe d'alaiie I couleur naturelle de la langue et son éla ordinaire dans les fièvres graves. Dodc il es avantageux que l'aspect de la langue chaDgc
C'est en effet ce que les praticiens ont re marqué ; ainsi chacun a repété que la rou geur de la langue dans les maladies ififlam matoires,est d'un heureux présage, qu'on peu du moins présumer qu'il n'existe pas di complication gravD. {Voy. les articles spé ciaux.)
Toutefois les changements qu'on remarqui dans l'état de la langue ne sont pas toiqour aussi avantageux ; au contraire , puisque \\ rougeur de la langue qui survient subite ment dans le cours d'une maladie aiguë sans aucun signe de coction et de crise est d'un très-mauvais augure ; de même li lividité de la langue est un très-mauvais sij
f;ne dans tous les cas, et un signe mortel iïm es maladies aphtheuses; la sécheresse df/i langue est toujours d'un mauvais aii^e dans les fièvres nerveuses : la langue skbe, raboteuse et comme brûlée t sans que len»lade se plaigne d'altération forte, est un dfs caractères des fièvres ardentes très-aiguês, ci
i)lus généralement le signe du délire et ()< a mort prochaine ; l'irrégularité et la difli culte des mouvements de la langue sappo^ sent, dans tous les cas, une prostration conj sidérabie des forces ; et si aautres sy mptùi mes d'adynamie s'y joignent , il fout cnin^ dre encore le délire et la mort , etc. Noui n'insisterons pas davantage, l'état de la lai)] gue ayant été soigneusement indiqué à ch» que article spécial des maladies.
LARMOIEMENT. Voy. £piPHOai.
LARYNGITE. Voy. Atoikb LAavivGiE.
LARYNGOTOMIE, s. t,laryngvtoma,ÙA X«^vv; et TittvM, je coupolelarynx.— Opératiol par laquelle on fait une incision au larjm
riour y placer un appareil qui permel ' ibre pénétration de l'air dans les Toi aériennes, ou pour extraire un corps éim ger qui s'y serait engagé. On la pratiquai dans les cas d'angine tn^-iotense avec lue^ nace de suffocation,
LARYNX, s. m., de Ufrjyi^ cafut vfffi^ arteriœ. — Le larynx, qui constitue IVppa^ reil vocal , est un organe symétrique et ré^ guiier très-compliqué, ayant la forme d'ooe sorte de t)oite composée de pièces mobiles les unes sur les autres ; ouvert en haut ^ en bas; sa position est à la partie antérieiire du cou , derrière les muscles de la rfg»o« hyoïdienne inférieure et le corps Ibyroiue; devant le pharynx et Textrémilé supérieure de Tœsopnage, au-dessous de la ba.^edeli langue et au-dessus de la trachée artère.
Quatre cartilages, connus sous les ^ de cartilages thyroïde, cricoide elarju'^ noïdes, de forme et de situation à\^^\ entrent dans sa structure, ainsi qu'un fii)|>^^ cartilage appelé épiglotte , fixé par eu l^ avec i'échancrure du bord supérieur ou 5'*'^ tilage thyroïde. Ce fibro-cartilag^» lih^e ^'"'^ une très-grande paitie de son éieudufii «c*^'
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