LAURIER
Oir.
saut À la ouinière des soupapes, forme dans rerlains moments rouverture supérieure du larvnx (la glotte), et empêche que des corps DuUibles ne s'introduisent dans la cavité larjmgienoe. Toutes ces parties se lient entre fl!es de diverses manières : ainsi les carti- Ug'ps cricoïde, thyroïde -et les deux ary thénuiiies soDt unis entre eux par une mem* braoe Qbreuse-; tandis que leurs rapports articulaires ont lieu entre eux, par des facettes recouvertes d*une capsule synoviale.
Nous ne dirons rien des muscles du la^ r}oi, dont le5 noms indiquent assez la dir'eclion de leurs Gbres et leurs attaches^ mais co que nous n'oublierons pas de mentionner, c'est C[u'une tnembrane muqueuse tapisse Tintérieur du larynx ; que ceUo membrane, en se portant de haut en bas, forme v'iosieurs replis, dont les uns sont appelés
i.âa)ents supérieurs de la glotte ; tandis r|uV les autres portent le nom de ligaments jfiférieurs, ou cordes vocales.
Enfin, le larynx reçoit ses artères des Ironcs thpoïdien supérieur et inférieur ; ses Tdls^eaux lymphatiques se terminent au\ :ang)ions jugulaires inférieurs, et ses nerfs ii viennent du pneumo- gastrique et des deux ganglions cervicaux supérieurs.
Le larynx est l'organe de la Voix {Voy, ce mot).'
LAUDANUM, s. m. — Ce mot signifie nlrait d'opium, h l'état solide ou à Tétat iiauide. Voy, Opium.
LAURIER, s, m., laurus, — Genre de riantes de Tennéandrie monogynie, L., de la lamille des lauriers, J., à laquelle il a donné sm nom.
On en compte plusieurs espèces dans les (nités de matière médicale, savoir : le laurus cinnamomus^ qui produit la cannelle: le l<iuru$ cojsm, ou cassia lignea des pharmancns; le laurus camphora^ dont on tire le fomphre; le laurus nobilis, que nous cultivons dans nos jardins, dont les feuilles aromatiques servent d'assaisonnement à nos t^'is, et les baies, digérées dans de Taxonge, forment l'huile de laurier, huile excitante qu'on emploie en frictions sur la peau ; le inurus sassafras y etc.
Chacun de ces lauriers étant le sujet d*un ^riide spécial {Voy. Cannelle, C amphre, etc.), tious ne nous ea occuperons pas dans celui- ^1, consacré seulement aux généralités que nous venons d'exposer et à quelques détails jwrticuliers sur le lauri»T-cerise, arbrisseau qui fournit l'acide prussique.
Lauribr-cerisb , prunus iQuro-cesarus ^ arbrisseau du genre prunier, qui fait partie •le l 'isocandrîe monogynie, L., et de 1 ordre naturel des rosacées, J. ; il n'est autre que ^e laurier-amande, le laurier-lait, que nous cu!li?ons dans nos jardins.
. Cet arbuste, de médiocre gramlcur, n'a été 'T^porté en Euro[)e que vers la fin du xvr siècle. Recherché d'abord seulement pour la beauté de son feuillage, toujours vert, alois lue les autres arbres sont dépouillés de ""urs feuilles, il entra bientôt comme assaiîKJniiement, cl pour donner de Tarome à
certaines iriandises, et fxuîs enfin ses propriétés loxiqiits ayant été connues, ce tut alors aux médecins à chercher quel parti on pourrait tirer de ces propriétés, les poisons les plus actifs, quand ils sont donnés par une main h^ile, étant convertis en médicaments très-puissants.
Nous avons vu, article Acide, quels sont les effets dangereux de l'acide prussique ou hj'drocyanique, et ses vertus médicatrices; ôr, quand nous aurons dit que l'huile essentielle et l'eau distillée du végétal dont nous faisons l'histoire sont aussi activement délétères et ausbi promptement efficaces que cet acide, nous saurons absolument à quoi nous en tenir sur son compte. Mais quand Tuu nous dit que Teau distillée est un poison très-actif, même 5 fort petite dose, tandis que d'autres déclarent que c'est une préparation tellement innocente, qu'on peut en administrer jusq^u'à douze onces par jour, on désirera savoir pourquoi ces différences, et on les trouvera dans le mode de distillation des feuilles, qui, par tel ou tel procédé, se dépouillent ou non de l'huile essentielle qu'elles contiennent. Or, comme dans le premier cas cette huile se môle à l'eau, tandis que dans le second elle reste dans Talambic, on trouve en cela nécessairement la raison de cette grande différence trouvée dans 1 activité de ces eaux. En conséquence, Le médecin n'étant pas bien sûr que le mode de distillation adopté est bon, et que les résultats qu'il veut obtenir seront toujours obtenus, Ja prudence veut qu'il n'emploie l'eau distillée de laurier-cerise qu'avec la plus grande circonspection, à moins que déjh il n'ait expérimenté sur d'autres sujets avec celle qui lui «st fournie. Reste que, comme l'acide prussique, l'eau distillée de lauriercerise est un puissant antispasmodique , et qu'il suffit, dit-on, quand elle est bien préparée, d'en faire évaporer depuis un gros jusqu'à une demi-once, en la versant sur un vase chaud , de manière que l'évaporalion soit faite en dix minutes, pour que, fortement aspirée par le malade, elle calme les accidents spasmodiques de la poitrine auxquels il est sujet. N'ayant jamais usé de ce moyen, je ne puis que le faire connaître, et recommander une réserve extrême à tous ceux qui voudraient l'employer.
Plus les médicaments sont actifs et dangereux, plus on doit apporter de soin h leur préparation et être attentif à leurs effets. Or, quelles sont les préparations du lauriercerise qui sont usitées en médecineî L'eau distillée, l'huile essentielle, la poudre, l'infusion et la décoction.
Eau distillée. C'est la préparation .a plus employée. Plus elle est récente et trouble, plus les feuilles qui ont servi à sa disti Ration étaient fraîches, abondantes, etc., plus Teau sera forte et chargée d'huile essentielle, et conséquemment active; mais si on la filtre, ainsi qu'on Ka recommandé, I huile s'en sépare alors, et )l ne reste plus qu'un» eau beaucoup plus transparente, avant peniu de son activité, et qui peut se donner par
LETHARGIE
LEUCOAIUIEE
ODces. L'eau trouMe , alors surtout qu*oii emploie la partie qui surnage, peut empoisouner au contraire à la dose d un ou deux gros.
Huile essentielte. lamais inBdèle , cette huile, d*une énergie ettréme, ne doit être prescrite qa*à la dose de trois ou quatre gouttes eu vingt-quatre heures, suspendues dans un véhicule aqueux , que le malade prendrait pr doses fractionnées, en ayant le soin de bien agiter chaque fois le mélange. On conseille , pour Tubage médidnal , de rétendre dans dix ou douze fois ^on poids d'huile d*amande$ douces, et de s'en servir comme liniment dans les douleurs locales. Je n'ai jamais essayé de ce moyen.
Pouare. Elle s'obtieul en fiiisa.nt sécher les feuilles et en les pulvérisant. Comme cette poudre est généralement peu active, la dessiccation enlevant à la feuiHe une trè»grande partie d'e son luiîle essentielle, on peut l'administrer à la dose de douze, vingt* quatre grains, demi-gros, un gros, et jusqu'à quatre gros par jour^ divisés en plusieurs prises égales.
Infufianet décoction. Pr. : feuilles fraîches de laurier-cerise, nM à 4; eau ou lait, une livre. F. infuser ^u bouillir, et coulez pour l'usage.
LAXATIFS, s. ai., adj., laxativusy taa:an$^ de laxo , je relâche. — On donne ce nom aux médicaments qui prôvoquenl des selles sans irriter Vinlcstin : tels sunt la manne, la casse, etc.
LÈPRE. Voy. Elépuantiasis.
LÉSIONS ORGANIQUES, s. f., lœsionet organicœ. — C'est le nom dont on se sert gâiéralemeni pour désigner les maladies dans lesquelles il y a une altération de structure dans un organe ou dans les tissus qui le composent.
LÉTHARGIE, s. f.« Uihargia, de M(W, Qu* bli , et d'à^ift, paresse, comme si l'on disait oubli poreêsmx, — Maladie qui consiste dans un sommeil prolongé au delà du terme na* turd, et dont la durée varie depuis plusieurs semaines jusau'à un mois, des années.
Hufeland a cite, dans son Journal , un cas de léthargie qui a duré quatre ans. Dans ce cas, les fonctioitô essentielles de la vie organique, le pouls, la circulation et la respiration, n'étaient point troublés; la nutrition seule était possible, au moyen d'aliments liquides qu'on faisait couler dans l'estomac; les excrétions et sécrétions étaient presque nulles. Ce qui la constitue, du reste, c'est un assoupissement profond et continuel, dans lequel les malades se trouvent plongés, dont ils sortent quand on les réveille, mais dans lequel ils retombent dès qu'on cesse d'agir sur eux. Si, dans l'état de veille, ils parlent, ils ne savent ce qu'ils disent , oublient ce qu*ils viennent de dire, et se rendorment. La léthargie tient donc Je juste milieu entre le toma «omnafeiUum, pendant lequel le malade qu'on réveille ouvre les yeux, répond juste aux questions qu'on lui adresse, et retombe aussitôt dans son assoupissement; et ie caruSf dans lequel l'assoupissement est si
profond, que le malade n'entend pas, xCowm pas les yeux, et ne répond pas, quoiqu'on l< secoue fortement, ou s'fl les ouvre, il ne yoil pas et les referme aussitôt.
La léthargie, à moins qu'elle ne soil symptomatique d'une affection tlu cervean, n est pas par elle-même une maladie grarc et mortelle. Déterminée habituellement pai les dérangements menstruels, surtout chea la jeune Glle nubile, la présence des yen chez les enfants, une fluxion san^ine sur le cerveau, etc., son traitement varie suivant la cause qui la produit. Il faut donc remonter à cette cause, et faire une dérivation et one révulsion sur la peau, à l'aide des irritaots, des rubéfiants cutanés, des lavements irrH tflnTs ^tc
LEUCOPHLEGMATIE , S. f., leucopUej^ fnatîay de Xtvxo^ et t^<7/A«, blanc phleçme. - Considérée tour à tour comme une luBltration séreuse générale du tissu cellulaire sous-cutané, ou seulement comme une ioOItration gazeuse de l'habitade du corps, /i leucophiegmatie a été rangée en coaséquence parmi les hydropisies, et on l'a fiite synonyme d'ÀNASARQUE IVoy. ce motl,oa parmi les maladies flaluientes. Voy. TtxpAïirrB.
LEUCORRHEE, s. f., ou flueurs bla$uJu$, de huxor et ft-a^ je coule blanc. — Nom donné à un écoulement de mucosités plus ou moins épaisses , par les parties génitales de la femme , qui diffère de la gonorrhée en ce que celle-ci tient à un virus spécitlque m generU^ qui communique la maladie syphilitique, dont elle est une des formes (Foy. Syphilis), par le contact immédiat.
Les causes qui produisent la leucorrhée sont : l'hérédité, l'habitation des grandes yIIles, la vie sédentaire, de mauvaises digestions^ une alimentation insufGsante, le dérangement des sécrétions de la peau, un vice constitutionnel dartreux, scrofuleux, le lem-
f)érament lymphatique, l'état rhuEnatisma), a suppression de la sueur des pieds, Tabus des boissons chaudes , du tbe surtout (à Paris, on accuse le café au lait d'être la cause de cette immense quantité de flueurs blanches qu'on y observe) , le froid humide des habitations, des vêtements trop légers» une faiblesse avec irritation locale, proroquée par l'onanisme, l'abus du coït, des couches trop fréquentes, l'usage immodéré des bains tièdes, le sommeil trop prolonge dans des lits mous et très-KïhauJs , la mauvaise habitude de se servir des chaufferettes, ce qui la rend si commune en Belgique, u présence des vers intestinaux, surtout les ascarides, chez les jeunes tilles (Zimraerinann), etc.; les affections tristes de lâ'Of» les chagrins prolongés, de violentes émotions, peuvent également Toccasionner.
SympionuUologie. Dans le principe i i| leucorrhée consiste dans la sécrétion ei l'écoulemeotpar le vagin, d*un fluide séreux. puis muqueux, peu abondant, clair, variaoH en couleur, c'est-à-dire tantôt blanc, lamui jaunâtre, verdâtre, puriforme, q"^'T*;,L même sanguinolent , dénué d'âcrcté u«w
LECCOBRHÉE
LIENTCRIE
or>o
boaueoup de cas, mais dans d'autres, an contraire, tellement acre, qu'il produit une défflaogeaison très-considérable aux parties seiuelles, des rougeurs et des exconations aui caisses; c'est alors surtout qu'il est é(Mis et gélatiniforme , et roidit le linge coupe su était pénétré d'empois. Quand la leucorrhée dure depuis longtemps , elle exerce une influence fâcheuse sur tout l'organisme : Tappi^tit $e perd , les digestions deviennent difficiles, le sang s'appauvrit, et un véritable état anémique vient compliquer les fleurs blanches, qui, à leur tour, participent de Fatonie générale, et deviennent m quelque sorte constitutionnelles. Yoy. Gblohosb.
Le diagnostic de la leucorrhée est fort difScile à établir; cependant, comme il importe essentiellement de savoir si elle ne lieodrait pas k un état squirreux ou à un aver ulcéré du col de la matrice, et surtout iuue infection syphilitique, ces circonstances (ioyant modifier singulièrement le trailecient, nous allons dire ce qui sert à les distinguer.
D'abord, quant au squirre utérin et au cancer de cet organe, on doit les soupçonner toutes les fois que la malade éprouve des élaDcements dans l'intérieur et h travers du bassin, ou bien le sentiment de douleurs mes, térébrantes, que les fleurs blanches ont précédées. Alors, si celles-ci exhalent une mauvaise odeur et sont teintes de sang, IViploraiion des parties devient néces^iaire. Quand, au contraire, on soupçonne une infection vénérienne, il faut introduire sous fépidcrme, au moyen d'une lancette, une Iieiile goutte de la matière de l'écoulement, Comme pour la vaccination ; et si au bout de deui jours il survient à l'endroit piqué un bouton d'un aspect particulier, qui s'ulcère p€u de temps après , on a un peu plus de certitude que l'écoulement est syphilitique. J«dis un peu plus de certitude, parce que ••?s fleurs Dlanches, quand elles sont tresicres et très-irritantes, peuvent occasionner le même phénomène, et que la goutte inoculée d'un écoulement Yénérion ne produit l«s toujours une émotion de boutons. C'est (ioDc un moyen inlidele.
Les fleurs blanches, à l'état aigu, peuvent être guéries par le repos du corps, et surtout des organes génitaux, par des boissons fraîchissantes, une alimentation de même nature, des fomentations émollientes, des injections et quelques bains tièdes. Il est r^re que l'irritation locale ait assez d'intensité pour déterminer cette réaction générale lébrile qui réclame les évacuations sanguines; dans tous les cas, il faut chercher à détruire les causes et à produire le rétablisscment des sécrétions et excrétions suppriuiées. Dne chose à laquelle on doit veiller ^vec soin, c'est la défécation, la rétention ^es selles ou constipation contribuant beau- ^up à entretenir l'irritation locale qui dpoue lieu à l'hypersécrétion du vagro.
Mais quand elles sont passées à Tétat chroi^Kfue ; qu'un état chlorotique, dont elles ne^
DiCTIONTl. DE M^DECINB.
sont parfois qu'un symptômo, doviotil apparent, indépendamment des précautions relatives aux vêtements, à l'exercice, etc., il faut employer un réçime restaurant, les martiaux,les bains froids, tout ce qui est susceptible, en un mot, de fortifier la constitution.
Et quant à la faiblesse locale, rien n'em-
f)éche qu'on n'emploie, pour la combattre, les otions et injections froides avec l'eau contenant en dissolution du sel de saturne (acétate de plomb), ou bien avec une décoction d'une once de racine de ratanhia dans un litre d'eau, à laquelle on ajoutev après l'avoir coulée, quatre grammes d'alun. On a encore conseillé les injections avec les décoctions de noix de galles, de l'écorce de grenades , du tannin même en nature, dont on fait des injections à la dose de vingt-quatre grains dans seize onces d'eau. Dugès conseillait les demi-bains avec une décoction de feuilles de chêne, et à l'intérieur l'oxyde de fer noir à la dose de trois à six grains par jour, pris avant le principal repas. Il l'a vu , et Mme Boivin fait la même affirmation , agir du jour au lendemain, surtout quand il y a des tiraillements d'estomac très-prolongés. Du reste, la leucorrhée à l'état chronique) pouvant être considérée comme un eatarrhe vaginal, on prescrira avec avantage les baumes de copanu, du Pérou , de la Mecque, à la dose de trente gouttes, trois fois par jour, sur du sucre; la rhubarbe, un grain matin et soir; l'écorce d'orme en décoction, à la dose d'une once par jour; les injections d'eau de chaux, de nitrate d'argent, etc.
Règle générale : les fleurs blanches qui paraissent avant la puberté ne doivent être traitées que par des moyens hygiéniques, la
f>remière menstruation étant généralement e moyen de terminaison dont se sert la nature pour les guérir; de môme, les leucorrhées qui surviennent après l'âge critique doivent être respectées, les fleurs blanches remplaçant alors le flux menstruel, qui disparaît, lui, pour ne plus revenir. La leucorrhée cesse également d'elle-même au bout d'un certain temps.
LIENTERIE, s. f., lierferia, de >icoc, glissant, espèce de diarrhée dans laquelle les aliments solides et liquides sont rendus sar^s avoir été altérés par les voies gastrique et intestinale. — Ce qui a fait donner ce nom à cette sorte d*excrétions anormales , c'est que les anciens croyaient que, dans cette maladie, la tunique muqueuse ou interne du tube digestif était si glissante, qu'elle laissait passer les aliments sans qu'ils fussent digérés. Mais quelle que soit son étymologie, on ne doit pas confondre la lienterie avec l'excrétion die certains aliments que les estomacs les plus robustes ne digèrent jamais (les cosses de pois et de lentilles, par exemple), que l'on retrouve en nature dans les selles.
Les causes assignées à la lienterie sont : la mauvaise habitude de manger trop vite et de ne point mAcher les aliments, l'abus des «nets irritants, rembarras gastrite i le^ aci-
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