UNIMENT
(lil<^îs cfes premières voies, une lésion orga-" nique de rcstoranc, la présence des vers rlads les voies gastro-intestinales, les excès (1:; table, l'ingestion d*une troi^ grande quantité d*aliments et de boissons, surtout celle lie végétaux crus et fermentescibles, ou de vins aigres, une irritabilité vicieuse de l'estoni^c, Vinflammation ou une lésion organique de cet organe, Tabus des purgatifs , etc.
Traitement, Détruire les causes connues, expuld(T les vers, combattre les métastases, rappeler les exanthèmes supprimés à la peau, nettoyer Testomac des saburres ou des acidités qu'il contient , calmer les symptômes inflammatoires, diminuer rirritabiiilé nerveuse surexcitée, fortifler Torganisme ou le ventricule s'il est seul afTaibli : telles sont les indications à remplir, et qu'on remplit iivec le calomel, les smapismes, les vésica* toires, les sudoriûques, les rubéfiants cutanés, les vomitifs, les rafraîchissants anliphlogis* tiques, les toniques amers unis aux aroma* ti(iues ainsi qu'a de petites doses d'opium ; et princifmlement les aliments et les boissons énumérés h l'article Diarrhke chronique, et à l'article Anémie.
LIERRE TERRESTRE, s. m., glecoma hederacea L., hedera terreslris des pliarma- (tiens: plante indigène vivace, très-commune dans nos forêts et dans nos prairies, de la didynamie gymnospermie, L., famille des labiées, J. —On le reconnaît très-facilement ii sa tige tétragone, rampante, è ses feuilles alternativement opposées, pétiolées, renii'ormes, etc. Sa saveur est légèrement amère , son odeur rromatique; elle le devient davantage par le frottement.
De la lamille des labiées, le lierre est la plante qui a conservé le plus de popularité; aussi que u'a-t-on pas écrit sur ses propriétés merveilleuses dans les maladies chroniques et les altérations organiques des poumons ! Que penser des éloges Qu'on lui a prodiKués ? Que, faisant la part de 1 exagération, le lierre terrestre n'est pas sans succès dans les catarrhes pulmonaires chroniques, et dans les phthisies pulmonaires commençantes. Norton s'en est servi avec avantage dans l'un et J'autre cas, et Alibert déclare avoir cru remarquer que l'administration de cette plante n'était pas sans succès dans les nombreuses applications qu'il en a faites à l'hôpital Saint-Louis. Du reste, on lit dans Murray, qu'un de ses parents habitant la Suède, étant atteint d'un de{[ré de consomption tel, qull crachait du véritable pus, se rétablit par le suc du glecoma hederacea ^ mêlé au petitlait, en ^joignant Teiercice et l'équitation. Ce cas, si l'on veut, sera un catarrhe pulmonaire chronique et non celui d'une véritable phthisie ; mais il n'en est pas moins vxai que riiidivîdu s'est rétabli.
Reste que, si l'on fait infuser des feuilles de Kerre terrestre, la couleur de l'infusion, qui est légèrement rougeâtrc, acquiert une couleur très-foncée par le sulfate de fer; et que la plante, traitée par l'alcool, fournit un extrait balsamique et amarescent. Voilà bien des propriétés chimiques qui justifient soa
emploi dans les maladies c1ironi.|ue$ aton ques des |>oumons.
Le lierre terrestre s'administre en infusici théiforme; on en retire en le pilant, et p; la compression, un suc qui se donne à dose de soixante-quatre grammes; ilenti dans plusieurs préparations pharmaceut ques oificinales, sirops, extraits, etc.
LIN, s. m. , /inum, genre de plantes d la pentendrie monogynie, L., famille de caryophyllées, J. —T'est du lin commur linum usiiatissimumy qui croît dans les pav méridionauxoù ilest principalement cultif^
au'on retire les semences mucilagineuse ont on se sert journellement pour Tusag médical. Elles sont plates, de lurme oblon gue et presque ovale, d'une couleur fauii purpurine très-luisante. Réduites en farlDi
!)ar la trituration , celle-ci ressemble asse i la farine de moutarde qui a vieilli, poui donner lieu à des méprises lâcheuses: isaii le goût fade, mucilagineux, de Tune, et /j saveur piquante de Tautre, servent à te distinguer.
Le mucilage dont les semences de lin m\ remplies, l'huile grasse et onctueuse qu'elles contiennent, en font une substance adoucissante, émolliente,qui, en décoction, fournit une boisson d une eflicacité incontestal)le dans les maladies pyrétiques,les phlegroasies viscérales, etc. ; aussi l'administre-t-ondans les gastrites, les entérites, les inflammations pulmonaires, les maladies iuflamiaatoite^ des organes sécréteurs ou excréteurs des uriues. Dans tous ces cas, une pincée de graine de lin, ou plein un dé à coudrCi eo infusion pendant quelques heures dans uu litre d'eau bouillante, forme une tisane trèspropre à calmer l'irritation, et qui est légèrement laxative. On la rend diurétique en ajoutant vingt ou vingt-cinq grains de seliï^ nitre par pinte de liquide. C'est, du resie, cette tisane ou'on prescrit généralement dans les blennorriiagies.
Les usages de la graine de lia en catapla*^ mes, en lavements, etc. , sont trop connus et trop familiers pour que je m'arrête à les énumérer.
LINIMENT, s. m., linimêfUum, litu9, frictum^ de /tnere, oindre doucement. — 0:i nomme Uniment tout topique onctueux u<^ consistance moyenne (entre celle de Yhw et de Taxonge) destiné à ôtreemployé enlrp tions. Voici quelques-unes des formules w plus usitées.
i" Liniment volatil ou ammoniacal»
Pr . Huile d'amandes douces, ou huileux jusquiame blanche qui est plus calfl^nte,
Ammoniaque liquide, ^ ff^^'
Hèlez.
Le mélange s'opère en agitant te flacon f renferme les deux liquides. Plenck ajou^ [ deux gros de camphre, et par celte «du» on obtient le linknenl volatil camphre» f" il se servait en frictions sur rabdoroen.ûjo l'inflammation du bas-ventre, la colique' *^" tcuse, la tympanitCi etc.
•Il •
LOCIi
LOCHIES
2* Linimeni antispasmodique de Selle.
Pr. Onguent d'althéa, 2 onces:
<]ainphre et laudanum liquide de Srdenham, de chaque, 1 gros.
'Mêlez.
Ce liniuient est très^efflcace dans les mou- Tcments spasmodiques des intestins.
3* Liniment aniirhumatique.
Nous nous servons volontiers et avec succès, contre les douleurs rhumatismales, d'un lioiment composé avec :
Pr. Huile de jusquiame blanche, 2 onces;
De camphre, 2 gros;
De teinture thébaïque, 2 gros.
Mêlez.
LIPOTHYMIE ( Voy. DéFA]LLA!«GE|.— Elle diffère de la syncope en ce qu'il n y a pas perte de connaissance comme dans cette dernière.
UTHOTOMIE, s. m., lithotomia, deliB^ç et n»v), je coupe la pierre. — C'est la dénomina • lion employée pour désigner l'opération de la taille, opération par laquelle on extrait les calculs de la vessie. Mieux vaudrait assurément l'appeler cystotomiet mais l'usage à prévalu.
LOCH, s. m., linetus. — Cette expression, empruntée à Tarabe, désigne un méaicament liquide de la consistance d'un sirop épais, due en partie à un corps huileux qui y est suspeuau , et destiné a être administré à pelitesdoses, par la l>ouche, dans les maladies des voies respiratoires.
Comme ces maladies sont fort communes, je Tais donner la formule de quelques lochs journellement employés.
Loch pectoral (TAlibert.
Pr. Gomme adragant, 1 gramme;
Eau de bourrache et de fleurs d'oranger, de chaque, 30 grammes;
Sirops de violette et de capillaire, 45 grammes.
F. an loch, en délayant la gomme avec les eaux dans un mortier de porcelaine, et ajoutant ensuite les sirops, il se prend par cuillerées.
Loch pectoral de Genève.
Pr. Huile d'amande douce, et sirop de diacode, de chaque 2 grammes;
Sirop d'althéa, b5 grammes;
Gomme arabique, 15 grammes;
Eau commune, 180 grammes;
Eau de fleurs d'oranger, 30 grammes.
F. comme précédemment. Il se donne par cuillerées à bouche.
Loch balsamique de Gaubius.
Pr. Baume de Canada, 2 grammes;
Jaune d œuf, N" 1.
F. dissoudre le baume dans Tœuf et ajoutez : Miel rosat, 60 grammes.
il est réputé propre à raffermir et h cicatriser les abcès de la poitrine. — Dose : deux ou trois cuillerées par jour, en faisant boire par-dessus un verre d une tisane pectorale. Loch expectorant,
Pr. Kermès minéral, 8 grains ;
Eaux de pariétaire et d^ fleurs u orauger, de chaque, 1 once ;
Sirops de limon et de framboise,
de chaque, i once 1;2,
Oxymel scillitique, 1 once.
Mêlez, et faites un loch à prendre par cuil-^ lerées.
N. B. Dans les fluxions de poitrine, je prescris volontiers le loch blanc de la pharmacopée, avec ou sans addition d'un quart de grain d'acétate de morphine, pour $ix onces de liquide.
LOCHIES, s. f. pi., lochia purgamenta^ de Xôyoc, accouchement. — L*excrétion qui s'éta> but pbysiologiquement par la vulve chez les femmes en couches, et qui r orte le nom do lochies oavidanges, mente crètre surveillée, parce qu'il est nécessaire de connaître sa
auantité, sa qualité, son odeur, etc. ; chacune e ces conditions physiques de l'écoulement devant rester dans certaines limites , en dehors desquelles la femme n'est plus dans des conditions normales. Pour faciliter cet examen, auquel, selon moi, on n'apporte pas généralement assez de soins, on place sur tes
f parties génitales de la femme les linges qui ui servent habituellement à l'époque de ses règles, mais sans les attacher. A l'aide de ces linges, qu'on renouvelle souvent, Taccoucbée est maintenue propre et lV)n peut être fixé, à toute heure, de ce qu'on désire savoir.
Cette excrétion, qui s'établit après la délivrance et dont la durée varie du quatorzième au vingt-unième jour environ, rarement au delà, quoique pouvant durer jusqu'à six semaines, ne se présente pas toujours sous le môme aspect, car pendant les premières vingt-quatre ou quarante-huit heures, elle est composée d'un sang rouge et vif, puis elle devient séro-sanguinoiente, la sérosité y prédominant, et continue ainsi pendant encore six à sept jours , après quoi, elle prend le caractère purulent qu'elle conserve jusqu'à la Qn. On conçoit que, selon l'époque où on observe les lochies, leur couleur doit nécessairement varier; c'est en effet ce qui arrive, car si l'on examine les lochies sanguines, on reconnaît qu'elles ont la plus grande analogie avec le sang fourni par une plaie récente, dont elles diffèrent pourtant^ suivant la constitution de la femme. Les lochies séro-sanguinolentes, au contraire, forment des taches plus ou moins blanchâtres, mais au centre desquelles on remarque uno tache beaucoup moins étendue et rouge ; ù celle-ci succède une tache plus foncée, pu|is lie de vin, puis brune, bistre et enfin verdAtre; cette dernière sorte de tache a cela de particulier, qu'elle ressemble parfois à une tache de méconium. Quant aux lochies puriformes, elles ont le dernier caractère de l'écoulement blennorrhagique.
La quantité des lochies doit être, pour l'ordinaire, en proportion avec celle de 1 évacuation menstruelle; aussi, règle générale, les linges sont-ils bien salis. S'ils l'étaient peu, les lochies ne seraient pas assez abondantes, et s'ils relaient beaucoup, elles le seraient trop. Dans tous les cas, lexcrétion peut n'avoir rien, d'anormal, certaines circonstances pouvant augmenter ou diminuer la sécrétion lochiale. Kt par exemple, plus»
LOGBIES
LODPE
le climat cs( chaud et favorable à la per- 8|)iration« moins les vidanges sont abondantes et moins elles durent. La fièvre de lait, à son tour, a une influence marquée sur la sécrétion : en général elle en diminue la quanlité, i{uoique chez quelques accooebées» au contraire, elle Taugmeote. Ce sont alors de véritables caillots qui sont expulsés, et Ton ne doit point s'en préoccuper.
L*allaitefDent diminue aussi généralement la durée et la quantité des lochies, c'est-àdire qu'elles cessent bientôt chez la femme qui nourrit. Enfin, il n'est pas jusqu'au lever et à l'acte générateur qui n'aient, eux aussi, une influence manifeste sur la quantité et la •durée des lochies, et cela devait être, car la position debout ou le coït attirant le sang rers les organes sexuels, l'excrétion doit devenir plus abondante et durer plus longtemps ; sa couleur même doit cnanger, et change en effet.
Communément, on n'attache pas une grande importance k l'odeur des lochies; cependant tous les traités d'accouchement en parlent, et cela à cause de l'odeur particulière qu'elles exhalent ; tout ce que nous en dirons, c'est qu'elle est fort désagréable et peut devenir fétide, ce qui tient à diverses causes, savoir : à ce qu'il n'est pas trèsrare qu'après l'accouchement il survienne une petite perte, et que, passé les premiers jours, cette espèce de perte n'étant pas complètement arrêtée, il se forme des caillots dans le vagin. Or. ce sont ces caillots qui communiquent leur odeur aux lochies.
De même, une cause morbifique, la rétention d'une portion du placenta, par exemple, peut amener le même résultat. Ce n'est pas tout : les lochies peuvent répandre une •odeur fétide, soit parce que la femme ne se •lient pas propre, c'est-à-dire quand elle né- .glige de se laver les parties génitales, de -renouveler les linges, etc., soit parce qu'elle ai l'habitude de se boucher trop exactement ^a vulve. Gela seul peut donner lieu à la .^fétidité des lochies.
Reste que, considérées à l'endroit de leur quantité, de leur qualité et de leur odeur, on ne peut guère établir des règles absolues parrapportauxlochies, certaines femmes supportant très-facilement la perte d'une grande :iuantité de sang, et non moins facilement 4;elle d'une grande quantité de lochies. De même^ il est beaucoup d'accouchées qui gardent leurs Jochies jusqu'à l'époque où eues devraient revoir leurs menstrues, c'està-dire jusqu'à la sixième semaine, alors que chez d'autres elles se suppriment peu après l'accouchement, et cela sans accidents consécutifs pour la femme. Un fait qui paraîtra plus extraordinaire encore, c'est qu'il est des accouchées qui n'ont pas de lochies : chez elles le sang se montre d'abord comme un flot, et puis il s'arrête sans que l'excrétion iochiale paraisse. C'est une remarque que J'on a faite surtout chez les femmes qui ne «ont ^M réglées.
liais si Pexcrétion lochiale ne s'établit
point chez certaines femmes, ou si, ayaiit paru, elle peut disparaître bientôt sans accidents, il arrive, au contraire , dans rimraense majorité des cas, que la suppression des lochies donne lieu à des accidents fort
È raves, c'est-à-dire à la Pàmtosutb ou à la [éTRO-PteiTONfrB {Yoy. ces mots); toutefois il ne faudrait pas confondre la suppression des lochies survenant par le bit de Tinflammation du péritoine ou de la matrice, avec celle qui est primitive ou qui est occasionnée par une forte émotion morale, par l'imprudence de se laver les parties génilales avec de l'eau froide, par le refroidissement des pieds, etc., celle-ci déterminant, à ^son tour, la phlogose des organes de la génération. A la vérité, la méprise ne serait pas bien funeste, puisqu'on ne doit se préoccuper que de l'état général de la femme, tout en songeant néanmoins aux moyens de rétablir l'évacuation, qui reparaît bientôt d'elle-même, quand les accidents inflammatoires cessent.
Les lochies qui coulent trop aboodinment et trop longtemps pouvant détermiaet, comme les pertes utérines, un état d'atonie générale, il faut se hAter d'employer les restaurants et les toniques {Voy. ADTNAinB);pt si elles exhalent une odeur fétide, on doit rechercher à quelle cause eela peut tenir, attendu que, si cette fétidité ne dépend us d'un état pathologique des parties géuitales, il suffit des soins de propreté, de quelques lotions et injections avec l'infusion de camomille , pour la faire disparaître.
Un mot sur les lochies puriformes. Pendant longtemps on les a appelées lochies (ai teusei^ parce qu'on a cru et l'on croit encore aujoura'hui, aans une certaine classe, que le lait en nature s'écoule par la vul?o de la femme qui ne nourrit pas. C'est un préjugé, puisque les lochies puriformes ayant M soigneusement analysées par M. Donné, il n'y a jamais trouvé un seul globule laiteui.
LOTION, s. f., lotio. — Lavage, aelionde laver, en promenant sur la surface du coms un linge ou une éponge imprégnés d'un liquide chaud ou froid, ou d'une liqueur plus ou moins composée. Ainsi, quand la poussière est entrée dans les yeux, on les lotionne avec de l'eau fraîche pure ou mêlée à quelques gouttes d'eau de Cologne ; si on éprouve des picotements dans l'œil, on se sert de l'eau distillée de plantain, de roses, etc. Les lotions sur toute la surface du corps avec l'eau mêlée avec de l'alcool de genièvre, sont très-utiles aux enfants scrofuleuî et lymphatiques lorsqu'ils ne peuvent pas prendre des bains froids.
LOUPE, s. f., lupia. — Tumeur circonscrite, indolente, sans inflammation et sans changement de couleur à la peau, et constituée par une matière plus ou moins co^ sistante, renfermée dans une enveloppe «F ciale ou seulement dans le réseau cellulaire' Il est impossible a, priori de distinguer les deux ; mais durant l'opération, le seul procédé qui guérisse, on reconnaît bien yj»^ l'absence des parois kysteusesi à h diw-