LUXATION
cuIléeC même k riinposstbilité de la dissec-
A propos de kystes, nous ferons observer
ou'ilse manifeste souvent à Varticulation au poigneti des petits kystes, kystes synoviauxy qui, à cause de leur voisinage avec les teodons, déterminent de la douleur. Le procédé curatoire de ces ganglions est fort simple, puisqa*il sullii de les presser fortement 8?ec le pouce, ou de les percuter en frappant dessus avec un corps lisse pour rompre la loeinbrane, et faire épancher la synovie dont oQ obtient ensuite Tabsorption a Vaide des résolutifs. Je signale cette espèce de kystes, parce gue j*ai connu un ofticier de santé qui prescrivait à un |;arçon boulanger portant un
ÎDgIion synovial au poignet de la main oite, de faire une application de sangsues, dicataplasmes émollients, de garder le repos akiûlu, la diète, etc. Dn heureux hasard me ftrencontrer ce jeune homme au moment de son départ pour cAex /ut, vu qu*il ne pou- Tail pas se faire soigner chez le patron ; rosis Quel ne fut pas son étonnement lorsqu*en le faisant causer, je comprimai si vio* lemment la tumeur, aue le kyste se rompit et la douleur cessa! Faites quelques frictions sur cet endroit avec de l'eau-de-vie camphrée, lui dis-je, demain vous travaillerez.
LUMBAGO. Voy. Sgiatiqub.
LUNATIQUE, s. m. et adj., lunaticus, de 'uaa, lune. — Nom vulgaire donné aux fou5, parce qu'on a prétendu que le retour des accès était subordonné aux phases lunaires.
Cette opinion repose-t-elle sur quelques observations ?I1 paraît que, dans le {)rincine, OD a raisonné par analogie, et ce qui semble le prouver, c*est que les anciens ayant connu riofluence da la lune sur les marées, il était naturel de penser dès lors que cet astre influe également sur les corps vivants, car il serait absurde de supposer qu'il puisse agir sur le vaste élément de Teau, sans modifier celai de Vair que ses rayons doivent nécessairement traverser pour arriver jusqu'à la mer. Or, disait-on, Jes changements de l'atuiosphère ne sont pas moins sensibles pour notre corps, que ne seraient pour les pois« sons ceux de 1 élément dans lequel ils naçent, ^^ partant de ce principe, des nommes illustres parmi les médecins du dernier siècle, ^uvages, Mead et autres, défendirent dans <eurs écrits l'influence de cet astre sur notre organisme. 11 est certain que cette double action existe, et ce qui le prouve, c'est 4u on a remarqué que Tinfluence lunaire (laraUbien plussensinledans lespaysquisont près de réquateur, c'est-à-dire aans les pays où les marées sont las plus grandes : ainsi Balfour s'est assuré au Bengale que la lune ^ssait physiquement sur la marche des différentes maladies, et particulièrement les fièvres intermittentes; et Bruce affirme avoir observé plus d'une fois dans Sennaar, que la lune exerce une action telle sur les épiieptiques, une influence si régulière, que ç est toujours le troisième jour de la pleine lune que le paroxyame de la maladie se ter-
minait par une fièvre intermittente. Nul n'i~
f;nore c|ue c'était une opinion générale chez es Orientaux, que les épileptioues étaient agités par la lune et que ce fut aaprès cette opinion qu*on leui donna le nom de lunati-
Îrues, <rc)jiyix{i/avoi| mot que l'on a passé aux ous.
Les observations de Fontana, relativement au même sujet, sont également faites dans les pays chauds ; mais le cas le plus curieux et le plus concluant à mon avis sur l'influence lunaire, c'est celui oui se trouve consigné dans le tome I" des Mémoires de l'Académie royale de Madrid, au sujet d'un individu atteint d'une difficulté de respirer
[)ériodique, qui a éprouvé cette influence de a lune pendant plusieurs années consécu* tives à la nouvelle et à la pleine lune.
C'est vraisemblablement au petit nombre d'observations semblables dans les cliniques françaises, qu'il faut attribuer Topinion de ceux qui nient absolument l'influence de la lune ; cette différence peut être attribuée, d'ailleurs, à l'état do l'atmosphère, qui est le milieu par lequel cette influence s'exerce» et aussi à la constitution physique des habitants des pays froids, qui sont ordinairement pourvus d'un système nerveux moins irritable.
LUPUS, s. m. — C'est le nom que Willaa a donné à Veslhiomène ou dartre rongeant$ des auteurs. Voy. Dahtrb.
LUXATION, s. f., luxatio de luxare^ dé^ boiter. — On donne ce nom au déplace* ment complet ou incomplet, de la portion articulaire d'un ou plusieurs os, aoù résultent de nouveaux rapports entre leurs extrémités et les parties qui les entourent.
Parmi les causes qui prédisposent aux luxations, on range l'atonie ou relflchement des ligaments et leur érosion, la paralysie des muscles, un épanchement séreux intraarticulaire, le gonflement des cartilages, la carie des extrémités de l'os articulé, etc., et parmi les causes déterminantes, les efforts violents faits avec les membres, les coups, les chutes, les contractions spasmodiques des muscles, en uu mot, toute violence exercée sur les surfaces articulaires.
Les préceptes généraux que Ton a posés pour le traitement des luxations en général, consistent dans l'exécution des trois indications suivantes : 1* réduire les os déplacés ; 3* les maintenir réduits ; 3" combattre les complications s'il y en a.
La réduction des os flé{)lacés est souvent assez facile, et ilsuflit, après iwo'w fortement fixé le tronc, d*exercer une extension forte, soutenue, graduée, mais sans secousses, sur le membre luxé, pour vaincre la résistance et faire rentrer l'extrémité déboîtée dans la cavité qui la contenait. Mais, si les premiers efforts ne réussissent pas et que le malada souffre beaucoup, on doit se nâter, en Tab*seuce du chiruiîgien, de le placer dans ua bain tiède où on le laisse jusqu'à ce que rhomuie de l'art soit arrivé. Celui-ci, après de nouvelles tentatives, jugera s'il doit saigner l'individu, le chlorolormer, etc., ou
MAGNESIE
IVndormir avec une forte dose de morphine, le relflchcment qui suit la saignée ou qui accompagne le sommeil chloroformique, ou le uarcotisme, étant farorables à la réduction.
La réduction faite, généralement la douleur diminue et le malade peut exécuter quelques mouvements avec le membre ; il ne faut pas le laisser libre alors de s'en servir: au contraire, on le maintient fixé par un bandage contentif, qui sera gardé pendant quelques jours. Si on soupçonne un état de faiblesse ou de relâchement dans les parties qui concourent à maintenir Tos articulé, ou profitera de tout le temps que le bandage reste en place, pour faire des applications locales d'eau-de-vie camphrée, d'eau trèsfroide, de l'eau dans laquelle les forgerons éteignent le fer rougi, après qu'il a été forgé, ces liquides froids^ou tous autres fortifiants, rencfant aux parties la lonacité vitaie qui leur est nécessaire.
LYCANTHROPIE, s. f., lycanthropia, de Xvzo. el «ve/34»iroc, loup-homme.— C'est l'expres-
BIAGNESIE
sion dont on s'est servi pour désigner celle espèce de mélancolie dans laquelle le inalaae s'imasine être changé en loup. H fuil donc son domicile et se retire dans les Iwis, cherchant par ses cris è imiter la voix do cet animal.
LYMPHATIQUES. Voy. Absoeptios.
LYMPHE, s. f., lympha^ de wft^,eau, en changeant v en X. — Liquide transparent, albumino - gélatineux , circulant daos les vaisseaux lymphatiques, et variable nécessairement, suivant les parties où ces vaisseaux le prennent. Toutefois, il se présente, en général, sous la forme d'un liquide rosé, légèrement opalin, quelquefois d'un rouge garance, d'autres fois jaunâtre, ayant Tcxleur du sperme, une saveur salée, et qui, aban- ^ donné à lui-même, se divise en deux parties, l'une solide et analogue en quelque sorte au caillot de sang, et l'autre liquideou séreuse. Ce liquide sert, avec le chyle, àb reconstitution du sang.
MACÉRATION, s. f., maceratio. — En pharmacologie, la macération est une opération qui consiste à faire dissoudre à froid, c'est-a-dire à la température atmosphérique, lin corps mielconque dans un liquide. Elle diffère de 1 infusion, en ce que dans celle-ci la dissolution du corps se fait ordinairement dans un liquide chaud. Yoy. Infusion.
MAGNÉSIE, s. f., magnesia^ de magnes^ flimant, d'une ancienne comparaison avec l'aimant. — Celle que Ton obtient pure, en fU'ilcinant dans un creuset le sous-carbonate do magnési^, se présente sous la forme d'une poudre d'un blanc éclatant, insipide, opaque, inodore, insoluble dans l'eau, mais très-soluble dans les sirops de sucre. Plusieurs auteurs de matières médicales, ayant compris dans un même article la magnésie proprement dite, les carbonates de magnésie et le sulfate de magnésie, nous suivrons leur exemple, en ajoutant à ces sels le citrate de magnésie, dont la découverte est plus moderne.
Magnésie calcinée ou décarbonalée^ oxyde de magnésium; c'est la magnésie pure, qui, avant qu'elle eût pris rang dans la matière médicale parmi les terres employées à la pure des maladies, se vendait en Italie comme un remède secret, sous le nom de magnésie blanche. Il |)aralt que, comme certains autres remèdes, la magnésie dont on a exalté d'abord les merveilleuses propriétés, qu'on a décorée du nom de panacée solutive^ panacée hypocondriaque^ etc., tomba ensuite dans un discrédit si grand, qu'elle ne fut plus considérée généralementquecommeunesubstance inerte. Pourquoi ce revirement dans les esprits? Parce que les propriétés purgatives de la magnésie ne se développent qu'alors qu'elle se combine dans le duodé-
num ou l'estomac, avec les acides qui y sont contenus, ce qui forme un sel neutre qui, lui, est laxatif. Or, tous les individus qui prennent la magnésie , n'ayant pas de ces acides, il en résulte que fort souvent la ma-
S;nésiene produit aucune évacuation, ce qui ait qu'on l'accuse d'être un médicameol infidèle.
11 ne le serait pas, si ceux qui en usent le faisaient toujours après avoir consulté un médecin, qui déciderait si l'on doit compter sur des évacuations. Du reste, généralenieul les femmes enceintes, les personnes bilieuses, celles qui font un usage habituel du lait. les goutteux et les rhumatisants, en qui les fonctions digestives sont dérangées, se trouvent très-bien de l'emploi de la magnésie, qui d'ailleurs a cet avantage, qu'elle purge très-doucement, et qui, si elle n'évacue pas, n'occasionne aucun dérangement ni aucun accident. Pour ma part. Je l'ai si souTeDUu prescrire par mes maîtres, dans la jaunisse et autres maladies bilieuses, je lai emploi (c moi-même si souvent avec avantage, que )> la considère comme un médicament précieux. Je l'administre aux adultes, à la dose de huit grammes, déla.yéedansun jteudeaii sucrée, ou bien, j'en fais une espèce d'éuiulsion en la mêlant à du sirop do sucre et * l'eau de fleurs d oranger, ce qui constitue la médecineblanche^ ainsi nommée par M. Mialhe. Sa préparation est très-simple. On fait dissoudre dans un mortier de porcelaine les huit grammes de magnésie, dans quatrevingts grammes de sirop, qu'on verse peu a f)eu dans le mortier, à mesure qu'on délave a magnésie en la broyant ; puis, quand les quatre-vingts grammes de sirop sont absorbés, on ajoute, de la même manière, Veau ue fleurs d'oranger, ce qui forme une es\)èce de bavaroise. Elle doit être prise le uiaim s
HACNETfSME
MAGNETISME
ieuu en une fois, et immédiatement te maij le boit un demi-verre, et pas davantage, dVau fraîche. Ce qu'il y a de fort commode avec la magnésie, c*est qu'après Tavoir ]»rise, on n'a point à s'inquiéler si elle éva- (jora ou non ; l'heure du déjeuner arrivée, 0(1 prend son repas. Point n'est besoin non plus de boire de la tisane pour en activer i'actiou. Du reste, comme ce n'est aue longtemps aprës l'ingestion de la magnésie dans J'estooaac qu'elle agit sur les intestins, il est des persoVines qui la prennent le soir en secouchant ; ce n'est pas plus mal, seuleiiieat ou s'eiposo & se lever de bonne heure, (6 qui ne plait pas toujours, surtout en hi- Ter.
Pour les enfants, la d'osé ordinaire est (l'uDdemi-gramrae è un gramme, dans quel- 'lues cuilleréus de sirop d'orgeat; de moitié [•our ceux qui sont à la mamelle.
Carbonates de magnésie. Il y en a trois, 5avûir : le carbonate neutre, qui est inusité; ie sous-carbonate ou magnésie blanche, mar ^iiésie anglaise, qui ne dilTôrc en rien de la magnésie calcinée, mais auquel néanmoius OQ donne la préférence, parce qu'il s'altère inoins et n'est pas aussi clier ; et le bi-carbonale qui, dissous à la dose de quatre graoïmes dans six cent soixante grammes deau gazeuse en bouteilles, forme Ccau tnagnésienne gazeuse ollicinale. Une bouteille de cette eau suffit, en général, pour produire une purgalion légère.
Sulfate de mognésief sel de sedlitz, vulgairement sel d'epsom. Il forme un purgatif doux k la dose d'une à deux onces. Voici une noanière assez agréable de le prendre. Mettez dissoudre dans une carafe en cristal contenant trois verres d'eau , 02, 48 ou 64 grammes de sel d'epsom ; aioulezàla dissolution le sucd'un citron, ou deux grammes d'acide citrique , et autant de bi-carbonate de soude ; bouchez la carafe et agitez. En prendre un verre de demi-heure en demi-heure le matin à jeun.— N. B. Observer que la carafe ne soit pas entièrement remplie d'eau, et surtout qu elle ne soit pas fendue, sinon elle éclaterait. ^
Citrate de magnésie. 11 a les mêmes propriétés et se prescrit aux mêmes doses que le sel d'epsom; maison le préfère, parce que sa saveur est moins désagréable.
Magnétisme, s. m., de payv^i;, aimant. — Cette dénomination, qui a été adoptée pour (lésigoer la propriété qu'a Kaimant d'attirer le fer, sert aussi à indiquer la propriété qu'on attribue è un principe particulier dont l'action peut être comparée à l'attraction 'nagnétique de l'aimant, principe qu'on suppose se transmettre d'un individu à un autre, et produire sur l'organisme de ce dernier, <it principalement sur le système nerveux encéphalique, des phénomènes variés et particuliers.
Pour se faire une idée exacte, ou tout au Oioins aussi exacte quepossibic, du magnétisme en général , il faut remonter, non poiut à lorigine des connaissances acquises
sur le magnétisme minéral en particulier, puisqu'elle se retrouve dans l'antiquité la plus reculée : ni même à l'époque où Para* celse et Vanhelmont prétendirent tour à tour
Ju'il suffisait de porter l'aimant en guiso 'amulette pour guérir de toutes les maladies, convulsives, goutteuses, etc., et que, par le secours de ces amulettes, on pouvait se faire chérir des honames aussi bien que des femmes, se concilier les faveurs de la fortune* découvrir les épouses adultères, et se donner au besoin du courage, de l'esprit el de réioquence; mais seulement a l'époque où Mesmer, après s'être servi pendant quelque temps de baguettes magnéti- 3 nés pour opérer ses miracles , imagina 'attribuer les sensations particulières que produit l'application de l'aimant , et ses effets salutaires, à un magnétisme primitif du corps humain, que l'on peut mettre en jeu sans avoir besoin du secours d'un aimant artificiel. Dès ce moment, il quitta sa baguette et ne se servit plus que de ses doigts pour magnétiser tout le monde.
De 1782 à 1789, l'Europe entière retentit des cures opérées par le Mesmérisme, et la Société de médecine de Paris, entraînée elle-même par l'enthousiasme populaire, adopta, sur le rapport d'Andry et deThouret, tes amulettes aimantées comme un vrai remède ; et elle arrêta que l'ouvrage de ses commissaires serait publié dans un volume de ses Mémoires. C'est ainsi que la médecine magnétique s'est d'abord lépandue comme une vérité constante.
Pujol de Castres entreprit de détruire cette opinion, et, sur l'invitation qui lui en fut faite, il adressa à la même compagnie un mémoire qui amena une rétractation complète de la part de ses membres : elle est ainsi conçue : « Le mémoire' de M. Pujol nous a convaincus qu'il était souvent bien plus utile de détruire une erreur accréditée, que d'établir une vérité nouvelle, et que le médecin instruit et habile, qui est parvenu, h force de soins et de précautions, à guérir une maladie aussi funeste à l'esprit humain que l'erreur, a bien mérité de ta société en général, et en particulier de ses confrères. En conséquence, nous approuvons le mémoire de M. Pujol, sans restriction. » Comme on devait s'y attendre, cette déclaration attira l'attention des praticiens, et hâta la chute du magnétisme minéral, et du magnétisme animal qui en était la conséquence.
Un quart de siècle environ s'écouta satis que le magnétisme pût se relever du coup que Pujol lui avait porté; mais bientôt(1826) il reprit un nouvel élan parce que l'Académie royale de médecine, sur le rapport de M. Husson, prenant en considération la
{)roposition de la commission qu'elle avait ormée dans son sein, déclara, a une majorité de 35 voix contre 25, qu'il y avait heu h ce qu'une commission nouvelle fit des recherches k ce sujet. Depuis lors le magnétisme a eu ses partisans fanatiques et ses détracteurs acharnés ; depuis lors bien des expériences ont été tentéeSi et leurs résultats
MAGNETISME
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diversement exposés. Il faut donc chercher la v<^rité non point dans les écrits de ses partisans, que la passion aveugle, ni de ses détracteurs, qui ne sont pas plussa^es, mais dans les ouvrages de quelc[ues esprits droits et sincères, qui ont expérimenté eux-mêmes avec le calme et la modération qui permettent seuls de bien voir et de bien iuger. Mais auparavant disons en quoi lemagnétisme consiste.
Mesmer, dans sa lettre à un médecin étranger, publiée en 1775, pose vingt-sept propositions qui résument sous forme aphorislique toute sa théorie, véritable imbroglio où Ton trouve un peu de tout, c'est-à-dire de Tabsurde et du vrai, des faits et de la métaphysique. Voici ses propositions :
1* Il existe une influence mutuelle entre les corps célestes, la terre et les corps inanimés.
2" Un fluide universellement répandu et continué de manière à ne laisser aucun vide, dont la subtilité ne permet aucune comparaison, et qui, de sa nature, est susceptible de recevoii , propager et communiquer toutes les impressions du mouvement, est le moyen de cette influence.
3* Cette action réciproque est soumise à des lois mécaniques inconnues jusqu'à présent.
(h* II résulte de cette action des effets alternatifs qui peuvent être considérés comme un flux et reflux.
5* Ce flux et reflux est plus ou moins général, plus ou moins particulier, plus ou moins composé, selon la nature des causes qui le déterminent.
6* C'est par cette opération, la plus universelle de celles que nous offre la nature, que les relations d'activité s'exercent entre les corps célestes, la terre et ses parties constitutives.
7" Les propriétés de la matière et du corps organisé dé[)endent de cette opération.
8* Les corps animés éprouvent les effets alternatifs de cet agent, et c'est en s'insinuant dans la substance des nerfs qu'il les affecte immédiatement.
9" Il se manifeste, particulièrement dans le corps humain, des propriétés analogues à celles de l'aimant, on y distingue des pôles également divers et opposés, qui peuvent être communiqués, changés, détruits et renforcés; le même phénomène de l'inclinaison y est observé.
10° La propriété du corps animal qui le rend susceptible de l'influence des corps célestes et de laction réciproque de ceux qui l'environnent, manifestée par son analogie avec l'aimant, m'a déterminé à le nommer magnétisme animal,
il* L^ctivité et la vertu du magnétisme animal ainsi caractérisées, peuvent être communiquées à d'autres corps animés et inanimés, les unset les autres ensontcependant plus ou moins susceptibles.
12* Cette activité et cette vertu peuvent être renforcées et propagées par les mêmes corps.
13* On observe, à l'expérience, rècoulement d'une matière dont la subtilité pénètre tous les corps, sans perdre notablement de son activité.
ik* Son activité a lieu à une distance éloignée, sans le secours d'aucun corps intermédiaire.
15* Elle est augmentée et réfléchie par les glaces comme la lumière.
16* Elle est communiquée » propagée et augmentée par le son.
17* Cette vertu magnétique peut être accumulée, concentrée et transportée.
18* J'ai dit que les corps animés nen étaient pas également susceptibles. Il en est même, quoique très-rares, qui ont une propriété si opposée, que leur seule préseoce détruit tous les effets de ce magnétisme dans les corps.
19* Cette vertu opposée pénètre aussi tous les corps; elle peut être également communiquée, propagée, accumulée, concentrée et transportée, refléchie par les çlaces, et propagée par le son, ce qui constitue non-seolement une privation, mais une vertu opposée, positive.
20* L'aimant soit naturel, soit artificiel e$t ainsi que les autres corps, susceptible de magnétisme animal et même de la vertu opiMh sée, sans que, ni dans l'un ni dans l'autre cas, son activité sur le fer et l'aiguifle souffre aucune altération ; ce qui prouve que le principe du nuignétisme animal diffère essentiellement du magnétisme minéral.
31* Ce système fournira de nouveaux éclaircissements sur la nature du feu et de la lumière, ainsi que dans la théorie de Tattraction, du flux et reflux, de l'aimant et de l'électricité.
S^ Il fera connaître que l'aimant et l'électricité artificielle n'ont, à l'égard des maladies, que des propriétés communes avec plusieurs autres agents que la nature nous otfre, et Que s'il est resté quelques effets utiles de l'administration de ceux-là, ils sont dus au magnétisme animal.
23^ On connaîtra par les faits, d'après les règles pratiques que l'établirai, que ce principe peut guérir immédiatement les maladies des nerfs et médiatement les autres.
24* Qu'avec son secours, le médecin es éclairé sur l'usage des médicaments; q^il perfectionne leur activité et qu'il provoque et dirige les crises salutaires, de maflière à s'en rendre maître.
25* En communiquant ma méthode, je démontrerai, par une théorie nouvelle des maladies, l'utilité universelle du principe que je leur oppose. .
26* Avec cette connaissance, le médecin jugera sûrement l'origine, la nature et les progrès des maladies, même les plusconipliquées; il en empêchera raccroissemeDiei parviendra à leur guérison, sans jamais ex-
foser le malade à des etteis dangereux.»^'} dos suites fâcheuses , quels que soiem l'âge, le tempérament et le sexe. Les femmwi même dans l'état de grossesse et lors oj accouchements, jouiront du môme aTauwB •
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27* Cette doctnne eniio mettra le médecin en érat de bien juger du degré de sauté de chaque individu cl de le préserver des ma- MWs auxquelles il pourrait être exposé.
L'art de guérir parviendra à sa dernière perfection.
Voilà en quoi consiste le magnétisme et tOQt ce qu*]l promet au point de vue médical, c'esl-à-ciire que, d'après Mesmer, il permettra au médecin de mieux connaître les faits; de remonter sûrement à l'origine des maladies, de les prévenir ou de les guérir plus sûrement en provoquant ou favorifan t les crises. Et pourtant celui qui devait enseigner aux autres à faire tout cela, à tirer tous ces avantages du magnétisme, Ti osant pas trop se fier, sans doute, à son iniloence salutaire, partit le 12 mars 178&, aGn daller prendre les eaux de Spa pour sa santé, ^^lelle contradiction cho(iuante dans la vie li^rinventeur du magnétisme I Laissons de c^iétout ce verbiage tnéorique, et occupons- Uûus des faits.
A répoque où un célèbre magnétiseur faisait ses expériences magnéliaues à Montpellier, je me rendis avec la foule dans le jardin oh il opérait ses prodiges^ et je crus observer chez les individus qu'il avait endormis, un état de surexcitation cérébrale raractérisé par ïa somnolence, la rougeur de la face, etc., ce qui me fit supposer gue le magnétisme, par ses propriétés excitantes sur le système nerveux, pouvait être utile dans certaines paralysies atoniques. Eh bien, il u'eo fut rien ; car presque tous les paralytiques que j*ai suivis dans leurs expériences sont restés avec leur infirmité. A ce propos je raconterai une petite histoire.
Go jour que j'étais placé en face d'un indiîidu qui traînait sa jambe droite et désirait acquérir plus de force et d'ascilité dans ce membre, le magnétiseur qui 1 avait endormi dit tout haut : « Dans cinq minutes, vous Terrez, messieurs et mesdames, cette Nbe entrer en convulsion , d'elle-même. » ^'la (lit, le voilà faisant des passes à la run.je pour endormir les sujets qui étaient venus au jardin du faubourg, pour obtenir la HU^rison de leurs maux. Pendant que la ijuie le suivait, j'étais resté à ma place, ne [TiJant pas de vue mon individu, dont la i >i:be devait entrer en convulsion dans cinq minutes; les cinq minutes se passent, dix ^'iiiiutes, douze minutes s'écoulent, lors- 'jue le magnétiseur, se ravisant, dit à son »i'iourage : Mais allons donc voir notre parnlyiijjue, sa jambe doit déjà danser: aussi- ^^U eu effet, la jambe dansa. Mais pourquoi i'<^^ plus tôt? pourquoi juste au moment où le ï-'âgnéliseur prononçait ces paroles? Avionsnous affaire à un compère? Ce fut là ma Pensée. Bref, j'ai suivi assidûment les expériences, i'ai été témoin du fanatisme de '^triaines gens, et si, par hasard, j'ai pu en- [foistrcr quelque succès, je les attribue à niilluence de rimagination.
I>epuis lors j'ai vu à Paris bien d'autres pjiéuomënes, et les magnétiseurs afiicher bien »*a«iire$ prétentions, et, par exemple, tou-
jours au point de vue médical, il est des personnes qui prétendent qu'au moyen d une mèche de cheveux appartenant à un malade, un somnambule lucide (ils ne le sont pas tous, et même les plus lucides, de l'aveu des magnétiseurs , ne sont pas propres aux consultations, ou ne possèdent qu*incomplétenient celte faculté [M. Teste]] va diagnostiquer la maladie de l'individu et lui prescrire un traitement salutaire.
Je ne dirai pas combien de mystifications on a faites à ces messieurs au moyen d'une substitution de cheveux ou d'autres objets ayant soi-disant appartenu à des malades* attendu que je ne l'ai point faite cette substitution, et que je me méfie beaucoup de ces sortes d'épreuves; mais ce que jafliruie,
1)arce que je l'ai observé, c'est que lorsque a somnambule est en rapport avec la personne souffrante en présence du magnétiseur» si celui-ci est médecin, le diagnostic, sans être complètement exact, ne manque pas d'une certaine justesse, ce que j'ai attribué, noo pas à la lucidité de la somnambule, mais à la communication et à l'expression de la pensée qui lui est communiquée par son magnétiseur; car, qu'on ne s'v trompe pas, du moment où les adeptes du magnétisme déclarent qu'il est possible de contraindre la personne qu'on magnétise à avouer la pensée qui l'occupe ; qu'on peut anéantir chez elle cette pensée et lui en imposer une autre, c'est-à-dire, en un mot, qu'il est possible de modifier à son gré les dispositions intellectuelles du sujet; cela étant, ne doit-on pas supposer que ce sujet cherche encore phis à lire dans la pensée du magnétiseur que dans l'organisme du malade?
Cette opinion, que je nourrissais depuis quelque temps, s'est trouvée confirmée par une expérience à laquelle j'ai assisté sans oue magnétiseur ni magnétisée sussent que jetais médecin. Il s'agissait d'une dame que } "a vais rencontrée à la campagne, avec qui 'avais causé un instant, et qui était atteinte d'amaurose : au premier aspect on aurait dit d'une cataracte; mais, avec un peu d'attention, il était assez facile de reconnaître la goutte sereine. Cette dame, placée presque en face du médecin, et ayant sa main dans la main de la somnambule, celle-ci, interrogée sur ce qu'elle voyait dans l'œil affecté de cécité, déclara voir « un voile qui couvrait Tœil et empêchait la vue, et au'il fallait eulever cet obstacle pour rétablir la vision. » Du reste, je ne suis pas le seul qui ait été témoin d'une erreur de diagnostic pareille; M. Rostan, qui, dans son Traité d*Hygiène,a fait une sage appréciation du magnétisme animal, considéré comme moyen thérapeutique, et en particulier du somnambulisme, déclare expressément que, si les somnambules peuvent reconnaître la maladie d'une personne pour laquelle ils sont consultés et avec qui ils sont mis en rapport, on doit avouer cependant que ces mêmes somnambules se trompent dans la majorité des cas» et que le désir de paraître clairvoyants leur fait affirmer qu'ils voient ce que bien souvent