‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 12 sur 209 · AFFECTION · texte numérisé non relu

AFFECTION

punî)lôiiirs qui, pnr leur réunion en plus ou ojoins grand nombre chez un luèmè individu, consUtucnt l*élément adynamique. fi peut être mietix caractérisé encore, ce qu'on reconnaît à ce que le malade reste couché $ur le dos, ôuoiquMl n*en ait pas l'habitude, hes jambes écartées l'une de l'autre; il s'agite constamment dans ïon lit, portant son &ir\\% alteroatiyement vers l'un ou l'autre bord avec tendance à glisser vers les pieds ; il pâlit, ou sa pâleur habituelle devient H- Tjde; tout son corps maigrit ou seuïemiènt le visage; les pommettes et le nez ^nt froide, les lèvres tremblantes et r elÂchées, les gen* cives, les dents se couvrent de toutes parts de mucosités visqueuses ou brunes ; la langue est tapissée par le même enduit et ne peut être sortie au delà des ddnts et des lèvres, ou si, après de grands efforts, elle est lirto au delà, le malade oublie de la retirer; bieot6t elle devient presque noire, aride, et firé^eute la forme d'un cône ligneux; en iDème temps l'intellect et les sens deviennent de plus en plus obtus; la voix, de lau^ gttissante et traînante qu'elle était dans le principe, devient rauque ou subitement na-^ sale, alors qu'il n'y a pas aphonie, avec bégaiement ; Findividu se piaint d'une odeur oc putréfaction dont lui seul a connaissance, ou qui, s^exhalant de son corps, produit sur les assistants la sensation aune odeur de souris. Cette odeur devient terreuse à me* sure que le danger de la maladie augmente, et sa fétidité, augmentant de plus en plus, finit par se faire remarquer daus la sueur, et même dans la sérosité du sang qui s'éf happe accidentellement des vaisseaux ; alors on observe toujours ia Face hippocratique \Voy. ce mot).

Nous avons dû insister d'autant plus sur rénumération des symptômes qui par leur ensemble constituent l'élément adynamique, que cet élément joue un très-grand rôle en médecine clinique; son intensité plus ou moins prononcée donnant la mesure de Tétat des forces du malade. Ainsi, l'adynamie estelle légère, la prostration des forces sera dite incomplète, parce que l'affaiblissement. Quoique considérable, aans lequel se trouve I individu^ diffère encore de celui qui carac* térise la prostration complète ou Yépuisement des forces. Or, comme les praticiens ont observé que plusieurs états morbides (l'état saburral, vermineux, la pléthore sanguine, rinflammation de l'estomac ou de l'intestin, te spasme, la douleur, etc.), en enchaînant, en étreignant, en opprimant, si l'on peut s'exprimer ainsi, les ftirces vitales {oppression des forcesljf peuvent en imposer au médecin et lui faire juçer vraie une faiblesse qui ne Test point, lui faire croire à une prostration véritable alors qu'il n'y a réellement qu'ajupretitim, et que cette erreur serait fatale au malade, donc nous ne devons rien négliger |)our Tempécher de commettre une erreur iiareille. é'est pourquoi nous voulons que Ion ait égard, pour la fbrmation du diagnostic, à t'âge du sujet, à sa constitution, à

s<iu tempérament, au genre de vie qu'il a

DirTlO^!^. DE MÉDECINE.

adopté; tout homme qui est dans la force et dans la vigueur dé 1 âge, bien logé, bien nourri, dépensant peu de ses forces physiques et les réparant bien, n'étant jamais réellement faible quand il s^alite. Nous avons en outre un moyen d'exploration bien simple et inibillible pour ôter toute incertitude; c est la méthode à laquelle on a donné le nom de ajuvantibus et teedentibus. Elle consiste soit dans remploi d*uQe saignée exploratrice, comme ta pratiquait Huxham, soit dans l'emploi des toniques. Quand on veut user de ces derniers, on administre an malade un peu de vin pur, ou bien un Vin plus actif; et si le pouls et les forces se relèvent, si l'état du malade s'améliore par Feffet du vin ou du médicament, nul doute que l'affaiblissement est véritable, car, sans cela, il se prononcerait encore davantage.

L'élément adynamique constitue incontestablement, ou forme let'ondd'un ordre de maladies classées en nosologie sous les noms do maladiesanémiques, asthéniques (Foy. Anémie, Asthénie), oui rédament constamment, invariablement, 1 emploi des toniaues sous toutes les formes; et il s'associe à ta plupart des autres affections comtne complication. On conçoit donc combien if est nécessaire que le praticien se préoccupe toujours do son existence véritable ou de sa simulation, le traitement à pre^crife étant entièrement opposé dans l'un ou l'autre cas. Reste que si l'on reconnaît c^ue les forces vitales sont complètement épuisées, sachant que la nature est impuissante pour guérir le malade, si on ne lui vient en aide, on s'efforcera de relever les forces en restaurant l'individu. On lui donnera donc un peu de bouillon gras ordinaire, froid ou cnaud (selon quil sera mieux supporté par l'estomac), puis d'heure en heure» par petites demi-tasses, ou bien aux mêmes intervalles, une cuillerée à bouche de gélatine du bouillon (le bouillon qu'on a fait prendre en gelée, ce qui arrive quand on met beaucoup de viande à bouillir dans une petite quantité de liquide). On l'autorisera à boire de Teau froide ou glacée, sucrée et légèrement rougie avec du Bordeaux vieux, ou ^ prendre de temps à autre une cuillerée à soupe de vin de Bordeaux sucré; on lui proscrira du vin de quinquina, du sirop de gentiane , des frictions sèches ou aromatiques, avec les teintures spiritueuses; dans certains cas les martiaux.

Quant à la flèvre adynamique de Pinel et autres, voy. Fiévees.

AFFECTION, s. f. — Pour certains médecins, affection signitie une maladie en gêné-

tat latent, et qui, parce qu'il ne tombe pas sous les sens, ne peut être conçu que par l'entendement, tant qu'une maladie n'envient pas déceler l'existence. Je m'explique : un jeune homme fort et vigoureux est atteint d'ophthalmie; si, après avoir combattu Tinflammation par les moyens ordinaires, la maladie persiste, on doit soupçonner alors,

AFFLSION

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