‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 13 sur 209 · ACE · texte numérisé non relu

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H il nurait élë plus s.igc de remonter dans le principe h la cnuse prochaine du mal, un vice particulier, scrofuieui ou syphilitiaue, qu*il faut nécessairement combattre si Von veut guérir le sujet. Eh bien, cVst ce vice spécifique qui donne un cachet particulier à Tinflammation, qui fait qu*on nomme affection toute maladie qu*un vice humoral ac« nuis ou héréditaire modiQe et entretient. Ce nom est donc très-bien employé quand on parle de Taflèction scrofuleuse, syphilitique, cancéreuse, etc., états pathologiques dans lesquels, outre le traitement local à employer pour calmer les symptômes qui généralement se localisent dans un point, il faut administrer encore les moyens généraux et les médicaments réputés spécifiques, contre le principe humoral qui, nous le «répétons, imprime un cachet particulier à la lualadie,» change la nature du mal. En conséquence, affection ne veut pas dire maladie peu grave, puisque raOTection cancéreuse, rafTection tuberculeuse ( phthisie au troisième degré) sont incurables, mais bien maladie liée à un étatconslilulionncl dont il serait dangereux de méconnaître TinQuence. De là la nécessité, dans tous les cas, de remonter à la véritable cause des états morbides.

AFFLUX, s. m^, affluxus, de affluere^ aflluer, progression plus rapide d*un liquide vers un point quelconque, alors surtout (pie ce point est primitivement irrité. L*aflliu des liquides serait donc un symptôme d'ju- Uammation.

AFFOSION, s. f., affusio, (îe fandere ad^ verser sur, répandre un liquide en nappe «ur toute la surface du corps, ou seulement sur une de ses parties. — C'est principalt^inent sur la tète aue les alfusions aeau froide sont pratiquées (c*est avec ce liquide qu^on les fait) et comme bien des gens ne savent comments*y prendre nous allons en décrire le procédé.

Le loalaae étant placé nu dans une baignoire, auprès de laquelle on a eu soin do placer deux baquets remplis d*eau à la température de li à 20 degrés Réaumur, on emplit une casserole en for-blanc, de dix à douze pouces de diamètre, de celte eau, que l'on verse sur le front d'abord, sur la face ensuite et enfin sur le sommet de la tète, qui d^it eue inclinée en avant avec la main gauche, afin que le liquide se répande sur le dos. On continue ainsi pendant cinq à six minutes, ne mettant que quatre à cinq secondes d'intervalle entre chaque affusion.

Les précautions à prendre sont : si c'est un eniant, de le soutenir élevé au-dessus de la baignoire au moyen d'un drap dans ie- <|ucl on le place. Les cris qu'il pousse, les mouvements qu'il fait, ne doivent pas faire susj>endre l'opération. Si c'est une femme, un ia fera maintenir par des personnes vigoureuses, pour qu'elle ne puisse point s'échap|)er, et on ne Vaffuse qu'après lui avoir relevé les cheveux et les avoir attachés, afli de les garantir de Teau froide en les écartant de Ta tète. Pour l'adulte, on se servi?a d'aides plus vigoureux encore. De plus lors-

que liî malade, par quelque susceplibiliié particulière, ne peut supporter le contact dit froid sur une partie quelconque du corps, comme la poitrine par exemple, on place sur cette partie une étoffe de laine ptoyée en plusieurs doubles, que l'on recouvre ensuite d'un morceau de taffetas gommé. Enfin, on mettrait le maiade datt« un bain tiède, plongé jusqu'au cou, si l'on craisnait des accidents de rapplicatioii de l'oau froide ailleurs que sur la tète. Si pourtant, malgré toutes ces précautions, il survenait une syncope, de la rigidité dans les membres et le tronc, un refroidissement général trop prolongé, il faudrait pratiquer des frictions d'abord sur ia poitrine et le ventre, puis sur les extrémités, avec des flanelles chaudes imprégnées d'eau-de-vie camphrée, d'eau de Cologne ou. toute autre liqueur spiritueuse, et appliquerdes sinapismesaux cuisses. Si aucun accident n'advient, on reconnaît que les affusious sont avantageuses à l'amélioratiou qui les suit, c'est-à-dire, à la diminution des symptômes qui avaient décidé le médecin à s en servir. Dans tous les cas, il est toujours convenable, après l'usage des affusions, de s'assurer de i'étnt desorganes renfermés dans la poitrine. C'est le moyen d'éviter les inflammations, auxquelles ce mode d'application de l'eau ne donne que tro^i souvent

lieu.

AGE, s. m., en grec ihadm.^ en latin œtas; époque de la vie. Au pluriel, âges exprime le» mutations ou changements divers que les corps organisés et vivants présentent pendant le laps de temps aui sépare l'époque de la naissance de celle de la mort naturelle. Ces métamorphoses de la vie (Linné), toujours amenées par le temps, et quoiqtie inappréciables d'un jour à l'autre, partagent toutefois la durée de l'existence en plusieurs phases ou périodes distinctes et faciles à apprécier; de là cette comparaison poétique des âges de la vie av^c les saisons de l'année ; dont l'enfance est l'automne, la jeunesse le printemps, la virilité l'été et l'hiver la vieillesse. Et comme chaque mutation des âges, que rien ne peut interrompre, a ses caractères et ses époques à peu près fixes, mais que mille circonstances peuvent faire varier, on a préféré fonder la distinction des âges plutôt sur la différence réelle des phénomènes organiques, que sur la durée et ià succession des temps, et l'on a bien fait, car qu'importe que l'individu qui meurt de mort naturelle ail atteint sa soixantième ou sa quatre-vingt-dixième année? La seule différence entre 1 un et l'autre, c'est que la dernière ])ériodc a été plus courte chez celui-ci que chez celui-là. Quoi qu'il en soit, tout observateur capable peut reconnaître que le corps de l'homme offre, dès après qu'il a vu la lumière, des caractères spéciaux physiques cl moraux qu'il conserve pendant un certain temps et qui constituent 1 en/anc«. A ces caractères on voit succéder d'autres changemenls gui constituent la jeunesse, et qui persisieiu jusqu'à l'état de consistance ou de rinntCf qui, elle-même se prolonge plus ou moiuî»»

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luais auxquels succèdent cDHii les plicnouuV nes <Je la vieillesse oude la délérioralion, dont la décrépitude et laraort sont la limite. Parlant la durée totale de rexistence se partage naturellement en quatre âges : Tenfancc, (jui rommcnce la carrière par la douleur et le plaisir; k jeunesse, qui là prolonge par des sensations bien plus vives et par le développement plus complet des facultés intelleeluelles ; la virilité, qui l'éteud ; la vieillesse et la décrépitude, qui la termine. Inutile de dire que ces distinctions des âges ne sont bien tranchées que si on les étudie dans le milieu de leur durée, les nuances dislinclives entre eux étant si peu marquées par les âges contigus, qu'il devient imposable de déterminer positivement où Onit l'un et où commence l'autre. C'est pourquoi, au lieu de multiplier, comme tant d'autres lavaient fait, la division des âges en des «oiiSKiiYisions infinies, Pariset n*admettait au contraire que deux âges : l'un qui se distingue par un mouvement d'expansion graduti cl soutenu, qui commence à partir de la naissance, se prolonge jusqu'à la quai aiiteneuvième année, et compose par là ce que le spirituel docteur appelait la grande semaine rfc ta rie: l'autre, marqué par un mouvement de resserrement pro^^ressif qui commence à cinquante ans et unit au terme de Texisterice. Le premier comprendrait donc l'enfance, la jeunesse, l'âge viril et l'âge mur; le second, la vieillesse, la caducité, la décréfâlude. Pour nous qui avons fait connaître dans un autre ouvrage (Voy, mon Dictionnaire des Passions)^ quelles sont les mutations intellectuelles gui s'opèrent et les sentiments affectifs qui se développent plus particulièrement à tel ou tel des quatre â^es de h vie, tout en conservant la môme division, nous ne mentionnerons dans celui-ci que les changements organiques et vitaux qui se sont opérés et les prédispositions morbides auxquels ils donnent lieu.

Dans Penfance, les organes du nouveauné commencent à se mettre en rapport avec les agents extérieurs et finissent insensiblement par s'habituer à leur impression. Alors le phénomène de la circulation du sang devient plus complet ; certains organes qui jusqu'à ce moment n'existaient qu'en ébaurhe, les poumons, se développent et deviennent une des sources delà chaleur animale; l'estomac digère les liquides oui y sont ingérés, la nutrition s'approprie le chyle qu'ils lournissent ; le corps se développe donc et réducatiou des sens se fait. Et comme de ce développement continue] de l'organisme résultent une très-grande sensibilité et une non moins grande irritabilité, il s'ensuit que les stimulations, même légères, sont suivies de fluxions, de congestions, d'inllammations, de convulsions, etc.; de même, vu une propension très -manifeste de l'individu aux anomalies de la nutrition et de la réparation, il arrive qu'au moindre refroicfisseinent, au plus petit écart du régime, succèdent la formation d'une exsudation croupale, la production des scrofules, des vers intes-

tinaux, etr. C'ebt pour(|uoi il faut, d'une part, surveiller avec un soin tout particulier le régime des enfants; et, d'autre part, ne pas perdre de vue, quand ils sont malades, la grande sensibilité de leurs nerfs et l'abondance des sucs lymphatbiques dont leurs organes sont abreuvés, attendu qu'on trouve dans ces conditions organiques certaines indications thérapeutiques dont on ne doit jamais se départir : et, par exemple, bannir du traitement, au moins dans la période aiguë des maladies, toute stimulation interne énergique; proportionner les évacuations sanguines et les médicaments aux forces du petit malade et à la grande activité de l'absorption. Ainsi, relativement aux évacuations sanguines, tous les praticiens ont remarqué que les enfants en très-bas âge, à la suite de saignées trop abondantes, tombent dans une faiblesse dont il devient impossible de les tirer. 11 ne faudrait pas cependant que cette crainte d affaiblir le jeune enfant empêchât de lui tirer du sang par la lancette quand le mal est vi«)lent, Avenzoar ayant saigné avec succès son fils âgé de trois ans, et Guy-Patin le sien trois jours après sa naissance : néanmoins jusqu'à quatre ou cinq jours, on doit se borner à lapplicatiu'i des sangsues. Et quant aux médicaments, aux narcotiques surtout, qu'on emploie contre les accidents nerveux, il faut se souvenir de ne les' administrer qu'à de très-faibles doses, si l'on veut éviter TempoisonnemerU et la mort du malheureux enfant.

Dans l'adolescence, le développement des organes sexuels imprime une force nouvelle à tout l'organisme ; le corps achève sa croissance en hauteur, il prend des proportions plus régulières; le cerveau, que Je feu de l'imagination embrase, acquiert une plus grande activité, tout comme le poumon, en qui l'activité vitale semble également se concentrer, et le cœur qui a acquis toute son énergie. Alors, vu la prédominance du sys • tème sanguin, il se' manifeste des Uuxioi:s et des inflammations franches vers les parties supérieures (le cerveau, les poumons;, ce qui n'empêche pas que le système osseux et les ' ganglions lymphatiques, ayant une très-grande tendance à être vicieusement affectés, il en résulte une foule de maux dé- [»lorables (rachitis, phthisie, etc.), auxquels 'habitude de l'onanisme ou Tes plaisirs sexuels trop précoces, ne sont point étrangers.

Dans l'âge adulte, l'homme est complet au physique, et on remarque chez les individus des prédispositions diO'érentes à telles ou telles maladies, suivant le tempérament ih le genre de vie de chacun; de telle sorte qu'on ne peut rien préciser pour cette période. Seulement nous ferons remarquer quo l'âge de retour est pour la Comme une époque critique, à cause de la pléthore sanguun* «qui doit nécessairement résulter, chez cellis qui perdent beaucoup habituellement, de la cessation définitive et quelquefois brusque de l'écoulement menstruel.

Enfin, dans la vieillesse, tous les systèmes

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