‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 124 sur 209 · MATRICE · texte numérisé non relu

MATRICE

JUALIGNITÉ, synonyme dataxie.

MANNE, s. f., liquide mucoso-sucré, qui coule spontanément, soit dafraxinus ornus^ polygamie dioecie L., de la famille des jas* minées; sdit du fraxinus rotundi folia^ soit \i\\ fraxinas exeeUiorj etc. On en compte de trois sortes dans le commerce, savoir: la maaae en larmes ^ qui est la plus pure; la manne en sorte^ qui est en grumeaux irréguliers un peu gras ; la manne grasse^ qui est chargée ae matières étrangères. A mesure que le suc des frênes découle, il se concrète et prend différentes formes ; mais, quelle que soit celle qu'il affecte ou qu'on lui a donnée, la manne est reconnaissable, en ce qu'elle est grasse, d'un blanc jaunâtre, d'une saveur &de nauséeuse, et comme farineuse, quoique sucrée, quand on la mâche, et sans odeur seosible. Celle dont on use généralement, lyjus vient du royaume de Napies, où ces es- ^ces de fraxinus sont très-abondantes.

La manne a des propriétés laxatives trèsmanifestes; et comme elle so dissout trèsfacitcment dans l'eau, que son goût sucré est assez agréable, elle est par là un médicament précieux pour les enfants, à qui il suffit d'en donner une à deux onces pour déterminer quelques évacuations. Us la prennent avec plus de plaisir encore dissoute dans du lait. Cette boisson du reste est trèsestimée parmi les artistes, sous le nom de lùch des chanteurs ; je l'ai prescrite quelquefois, pour être prise le soir en se couchant, à des personnes qui avaient la gorge et la poitrine irritées, et qui se sont très-bien trouvées de celte médication, qui est fort agréable quand oa l'aromatise avec une cuillerée d'eau distillée de Qeurs d'oranger.

Lorsqu'on fait dissoudre de la manne dans de Talcool chaud, il se précipite parle refroidissement une masse cristalline blanche, qui forme un peu plus du poids de la manne; c'est la manniU, substance d'un goût plus agréable encore que la manne, et qui jouit de ses vertus purgatives au même degré. A linstar de la magnésie, ses effets sont plus lents mais ^lus durables que ceux des autres purgatits; comme elle, elle purge sans irriter et sans laisser après elle de la constipation.

A côté de ces avantages on a placé ses inconvénients : ce sont de procurer des aigreurs, des coliques et de l'inappétence. Ouoi qu*i] en soit, la manne est un bon re- 'Qède que les adultes doivent prendre à la dose de deux à trois onces, s'ils veulent en 'obtenir des effets marqués. Elle entre dans la fameuse marmelade de Tronchin, qui a eu nn instant de vogue. Pour la préparer, on triture dans un mortier de marbre ou de porcelaine, avec un peu d'eau de fleurs d'or^ger, soixante-quatre grammes de manne eu larmes, et, quand elle est dissoute, on la passe au tamis. On la remet ensuite dans le mortier avec huit décigrammes (seize grains) de gomme adragant, et une nouvelle addition d'eau de fleurs d'oranger ; on délaie la gomme et on forme un mucilai^o, dans lequel ou iucorpore soixante-quatre grammes de

pulpe de casse, d'huile d'amandes douces et de sirop de capillaire. Cette marmelade sq prend par cuillerées.

MANULUVË, s. m., bain partiel des mains. Elles seules sont tenues plongées dans lo liquide qui forme le bain.

MARASME, ^m., marasmi^j de {imptu^nj je dessèche, amaisrissement excessif, dessé* chôment général de tout l'organisme. C'est lo dernier degré de la maigreur qui suit les maladies chroniques, qui accomj)agne la fié* vre hectique, etc.

MARUÔNNIER d'iNDE, s. m.^œsculus hyp^ pocastanum^ genre de plantes de l'heptandrie monogynie L., famille des malpighiacées J., qui fut introduite en Europe dans le xvr siècle, et à laquelle on attrione des propriétés fébrifuges.

C'est dans l'écorce que réside sa vertu antipyrétique; mais comme elle est très-faible, on aurait tort, comptant sur son eûicacité» de ne pas recourir au quinquina.

MARS. — C'est le nom que les anciens chimistes donnaient au fer et à ses différen* tes préparations.

MARS (Boule de}. — On appelle ainsi une préparation pharmaceutique que l'on fait avec la crème de tartre, la limaille de fer et de Teau-de-vie. On les appelle encore boules de Nancy j parce qu'il s'en prépare beaucoup dans cette ville.

La boule de Mars pourrait servir à faire de l'eau ferrée; nous croyons devoir indiquer le mode de préparation de cette eau aujour^ d'hui très-répandue.

On prend la boule de Mars, ou la place dans un verre d'eau tiède, où on la laisse séjourner jusqu'à ce que l'eau ait jauui ; alors on retire la boule que l'on enveloppe avec soin dans une pièce de laine, afin qu'ello se sèche sans se briser, et on verse l'eau du verre dans une carafe, qu'on finit d'euplir d'eau.

MATRICE, s. f., utérus, HT/»a.^ C'est l'organe destiné au développement du fœtus de-* puis le moment où il a été fécondé jusqu'à celui de la naissance.

Cet organe, situé chez la femme dans la cavité pelvienne, entre la vessie et le rectum, est formé d'une membrane externe ou séropéritonéale, d'une membrane interne mu->

Sueuse, et d'un tissu propre placé entre ces eux corps membraneux. Il est d'un blanc grisAtre, d'une structure dure et serrée, trèsélastique, et néanmoins très^résistant, épais de cinq à six lignes, et formé de fibres dont la disposition nous est inconnue.

La forme de la matrice est celle d'un vis^ cère creux, svmétrique, irrégulièrement triangulaire, aplati d'avant en arrière, dirigé presque verticalement et fixé aux parois latérales du bassin par deux replis Uches du péritoine, nommés ligaments larges de la ma<« trice; ses mouvements sont bornés par Jeux faisceaux de fibres lon^tudinales, nommés ligaments ronds, qui naissent des parties la^ torales de l'utérus et viennent se terminer eu s'épanouissant au devant de l'anneau ingui« naf qu'ils traversent.

MEMCAMENT

Page 1