MELANCOLIE
On distingue h la matrice un corpn^ sur les parlies latérales ^luquel se trouvent les trompes utérines et les ovaires; un col^ qui proéniine dans le Vagin (Voy. ce mot), et dont î'exlrémité est communément appelée mu* seau de tanche^ à cause de Touverture transverse qu'elle présente et de la forme de ses bords; enfîn, une cavité^ qui est habituellement très-étroite, pouvant k neine contenir une grosse fève des marais. Cette cavité occupe ie corps et le col de cet organe, et se termine en bas, h la fente du museau de tanche,
Lps artères ^ui fournissent le sang à la matrice viennent des hypogastriques et des spermatiques; les veines qu'on y découvre forment aans les parois de Torgane des ca- 'vitésqui s'agrandissent pendant la grossesse, et portent le nom de sinus utérins. Ses nerfs naissent du pieius sciatique et hypogastrique.
Utérines [trompts). Elles sont constituées par des conduits longs de quatre à cinq pou- . CCS, droits, et d'un diamètre très-petit dans leur moitié interne, plus gros et flexibles dans le reste, qui unissent par leur extrémité inférieure les angles supérieurs de la matrice, et flottent par leur autre extrémité dans la cavité abdominale. La forme évasée et déve'oppée de cette extrémité leur a fait donner le nom de morceau frangé ou pa«t7lon de la trompe.
MAYURATIFS, s. f., adi.,ma/tfran5, de matmHirej faire mûrir. — Nom qu'on donne aux topiques excitants, qu'on applique sur une tumeur inflammatoire chronique, pour en favoriser et hâter la suppuration.
Parmi les topiques, les uns s'emploient sous forme de cataplasmes, d'emplAtres, les autres sous forme d'onguent. Pour composer les premiers, on emploie les feuilles d'oseille, les oignons de lis, auxquels on ajoute des farinés résolutives (seigle, fèves des marais, etc.)» et quant aux emplâtres ils sont généralement connus sous les noms d'emplâtre de diachylum, de Vigo, etc. Certains onguents ont la même propriété : ce sont les onguents basilicum, de styrax, populéura.
MEDICAMENT, s. m., medicamentum. -^ On donne le nom de médicament à toute substance qui, en agissant sur l'organisme vivant, modifie l'état des propriétés vitales, de telle sorte que les troubles fonctionnels qui étaient survenus se dissipent insensiblement ou tout à coup, et que la santé momentanément altérée se rétablit.
Deux ordres de moyens contribuent à cette solution heureuse de la maladie : les moyens diététiques et les moyens pharmaceutiques. Or, comme le praticien les emploie toujours simultanément, il ne faudrait pas accepter la définition que nous avons donnée du médicament, d'une manière absolue, et considérer les secours fournis par l'eau, l'air, les lieus; etc., comme étant des médicaments. Ce n'est pas que par d'habiles combinaisons, ils ne puissent le devenir : ainsi les eaux qu'on mêle comme excipient, l'air qu'on charge de vapeurs, etc., devien-
nent des remèdes, mais ils ont changé de nature; ainsi, par exemple, au sujet des bains distingue-t-on les bains simples oa hygiéniques et les bains médicamenteux ou thérapeutiques.
Les trois règnes de la nature fournissent des mé<licaiuents ; les droguistes ou les herboristes préparent et conservent les uns, les pharmaciens et les chimistes s'occupent de la préparation de certains, le pharmacien seul fait les combinaisons convenables pour exécuter les formules qui lui sont adressée;. Souvent il n'a pas besoin de se mettre à l'œuvre, attendu que, préparé d'avance, ie médicament prescrit est conservé dans son officine pour les besoins journaliers ; c'est pourquoi on distingue parmi les médicaments ceux dits officinaux, ceux-là mêmes dont nous venons de parler, qui sont préparés à l'avance, et ceux qu'on appelle magistraux o\x qui sont préparés immédialement sur l'ordonnance du médecin.
Plusieurs classifications ont été doonte des médicaments, et d'abord celle uui rem sur leurs propriétés ; ainsi on a lorméées catégories diverses qu'on a désignées par les noms à'antiphloaistifues^ d'astringtntt, de béchiques^ de calmants^ de diurétiqm, iïpxpectoranis, de fébrifuges^ etc.; puis vient celle qui les distingue eu médicaujeols simples et en médicaments composés^ suirant qu'ils sont formés d'une seule ou de plasieurs substances, etc. Ce n'est point ici le lieu de nous occuper de ces divisions ou de bien d'autres qui ont été données. Mais il ost une observation importante que nous fercujs à nos lecteurs. C'est que souvent» dans les campagnes, chacun s'occupe à sécher des feuilles, des fleurs, à faire certains sirops dont on lui a donné la formule et qu'il conserve pour son usage : cela peut avoir des iticonvénients. Et, par exemple, le mauvais choix de la plante, la mauvaise préparatioi du sirop, sa fermentation : toutes choses
3ui en détruisent la propriété. Mieux vaut onc, quand le moment est venu de se se^ vir d'une drogue, l'aller prendre chez un pharmacien honnête et consciencieui.
MEDICATION, s. f., medicaiio, de meim, remédier. ~ On désigne ainsi la modlGcation déterminée dans les propriétés vitales de l'organisme vivant, par le médicaioenl qu'on a fait pénétrer dans l'intérieur du corps, n'importe par quelle voie, et dont l'effet immédiat a été d agir sur les organes et leurs fonctions.
MÉDICINAL, ALE, adj., medieinalis, qm sert de remède. — Cet adjectif s'appliq"^ surtout aux plantes et autres substances, ainsi qu'aux eaux, etc., qui sont enaplojrées en médecine.
MELiENA, s. m., de fii>«.-, aiw, «i ff morbus nigerj vulgairement melœna^ mamtf noire, ainsi nommée parce que les malades qui en sont atteints rejettent par le vomissement un sang noirâtre. Yoy. mnoni-