‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 14 sur 209 · AIL · texte numérisé non relu

AIL

irorganos étant plus ou moins affaiblis et les lorces vitales plus ou moins épuisées, il s*ensuit que les vieillards sont smets à des trem blements généraux et partiels ; à des indigestion^ qui proviennent de Timperfection lie In mastication et de Tinsalivation, les dents étant usées, ébranlées ou manquant, et les aliments étant avalés avant d'être entiëtement broyés et pénétrés do salive; ils sont sujets aussi h aes dilatations veineuses, etc. ; bref, leurs maladies seront çéné* ralement asthéniques. On comprend que vouloir en faire une division selon les Ases, ce serait une chose arbitraire, certaines d entre elles se montrant à toutes les époques de la vie; aussi avons-nous dû en restreindre 1 énumération , Tétiologie comprenant les âges parmi les prédispositions a tel ou tej état morbide. A ce propos nous ferons oIh server que de cela seul, qu*on voit souvent la faiblesse accompaçnet* les maladies des viciibrds, il ne faudrait pas en conclure que les saigiéos sont absolument contre-indiquées kcette époc[ue avancée delà vie.L*ev périence donnerait un démenti formel à cette conclusion, la phlébotonxie ayant été pratiquée avec avantage chez des octogénaires et <ies nonagénaires. (Voy. mon Essai de thérapeuùique, in-8% 1832, p. 262-3 ). Donc i) n'y a rien d'absolu en médecine, pas même pour les âges, la conservation des forces et la résistance vitale de chacun en particulier, tenant à la manière dont il a vécu, à la santé dont il a joui, ou aux maladies q\|'il a es- -suyées.

AGITATION, s. f., agxtatioy et agiiare; s^ dit en pathologie, pour exprimer unc^ sorte xllnquiétude vague, fie gêne, qui obligé le malade A changer continuellemexit de place ou de position. Ce malaisée, qui s*observe ordinairement au début des maJadies ou à la suite d'une légère indisposition, es( souvent déterminé aussi par une mauvaise digestion, Tabus du caié ou des liqueurs alcooliques, rapproche d'un orage, chez les personnes irritables: dans aucun ca^^ elle n's^ rien d'alarmant et cède avec les autres sympiûmcs qui raccompagnent.

AGONIK, s. f., agonia. — Tout le monde sait que l'agonie est Tinstant suprême où le souffle de vie qui anime encore le malade va s'éteindre, et Tâmé se détacher de son enveloppe matérielle pour monter aux cieux. Mais ce que bien des gens ignorent, c'est la conduite que l'on doit tenir auprès des agonisants. Sans doute que sitOt que Tagonie commence, on a peu d'espoir, sûrtout dans les maladies clironiques, que le malade renaisse à là santé; mais qui peut calculer les forces que la nature déploiera dans ce moment suprême? Qui nous afOrmcra que son heure a irrévocablement sonné? Qui nous certifiera que c'est bien là l'agonie, celle-ci ayant tant et tant de nuances particulières? Donci rien ne doit être négligé auprès de l'agonisant, soit pour l'entretenir dans une atmosphère salutaire, soit pour réchauffer les parties de son corps qui se refroidissent, soit pour lui donner une position

qui facilite la respiration, soit pour désobstruer adroitement et délicatement les ouvertures qui doivent rester libres, soit pour entretenir autour de lui une grande propreté. De plus, on doit lui faire respirer des alcools aromatiques, de Téthèr ; lui donner quelques cuillerées d'une potion cordiale, lui pratiquer quelouus frictions sur la région du cœur, etc. Et quoiqu'on doive douter que ie malade puisse entelidre, voir et comprendre ce qui se passe autour de luj, il convient néanmoins d'empêcher que les accents dé la douleur arrivent à son oreille^ Ot que des scènes de désespoir frappent ses regards. Mieux vaut donc les murmures d'une voii pieuse qui prie à son chevet, ou l'aspect des cérémonies consolantes de la religion, qui adouciront s^es dernieifs moments en li\i faisant entrevoir Timmortalité.

AGRVPNIE, s. r, agrgvnioy de «-ûityo^, sans sommeil, Insoj^nie [Voy^ ce root).

AIGRËUOINÎ!, Agrimonia eupatoria^ dodécandriedigyniè, l^. — Cette plante, que Ion rencontre dans les terrains l^rides^ sur les bords dos chemins et la lisière des bois, est rangée dans Tordre naturel des Rosacées. Essentiellement vivace, ses feuilles vertes sont pinnécs, ses fruits épineux, et ses racines pivotantes, cylindriques, rameuses, rouges^ couvertes d écailles noirâtres, donnent la vie à une tige haute d'un pied à deux, et velue.

Les feuilles e^ les racines de cette plante sçnt les seules parties employées en médecine; leur saveur un peu amère et légèrement astringente, leur odeur faiblement aromatique, qu'eUe perd en se desséchant, les^ avaient fait consiaérer comme étaAl propres à résoudre les engorgements du foie et de la rate, et même les calculs urinaires^ O/i est revenu aujourd'hui de cette opinion qui tenait un peu de l'exagération, et elle n'est guère plus recommandée que comme astringente ou tonique, dans les hémorragies pas* sives, les ulcérations à la çorge, l'angine tonsilaire catarrhale, les diai'rbéea chroni- ((ues, les catarrhes pulmonaires, etc.

Le mode d'administration de l'aigremoine le plus usité consiste dms une infusion t^éiiorme de ses feuilles, ou la décoction do celles-ci, dans de Thuile fralplie appliqu^^^ en calApla^mc. On s'en sert aussi <^u décoction diaos l'eau commune, pour eu iaire dos lotions, des lavQn»ent&; et quand ou veut l'employer en gargarisme, c'est dans du vin rouge ou dans du vinaigre qu^on Tes noet infuser, selon le dég^é d'atome de la gorgQ.

AIGaEdTRS, s. f. pL, aç^tr. Voy. Acii»ss.

AliGU, acy., actiltw, pointu. — En pathologie , on appelle maladies aiguës celles dont le début est prompt, qui marchent avec rapidité, et dont les symptômes parcourent leurs périodes avec une certaine intensité.

AIL, s. m., a/l|um, du Celtique a//> qu^ signitie chaud, brûlant, Acre, nôpoSo». Genre deplantede l'hexandriemonog., L.,dfi la nombreuse famille des Asphodèles. L'ail figure plulôtdaisleslivresd'hygiènecoipmeaUiucuV

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