MONSTRE
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de glaçons avalés de temps en temps, mais encore les lavements de même nature. Home conseillait Taspersion de Teau froide sur Tabdomen, sur les cuisses et sur les jambes nues, et dit avoir vu le ventre s'ouvrir k la suite de cet expédient. Des cataplasmes froids ou de la glace pilée, mis sur le ventre^, peuvent produire le même effet.
Il est un motif puissant gui nous ferait recourir à ce moyen avant bien d'autres, et ce motif le voici. Pendant que Pait, un trèsgrand chirurgien de Lyon, faisait ses dispositions pour opérer un individu d'un étranglement herniaire qui donnait lieu aux accidents les plus graves, une bonne femme ayant dit tout haut h côté de 4*opérateur : Si 1 on voulait me laisser faire, l'opération ne serait pas nécessaire. Petit, qui ne balançait pas h employer un remède de bonne femme, quand il ne lui paraissait pas dangereux pour le malade, et qui, en chirurgien consciencieux, ne voulait pas opérer quand môme; Petil, dis-je, se retourna vers celle femme et lui dit : a Voyons, Madame, faites ce que vous savez, j'agirai après, s'il le faut. » La dame fît étendre le malneureux nu sur le oavé, et, prenant un seau d'eau froide, elle le lui versa sur le ventre. L'impression qu'il en ressentit fit rentrer la hernie. Or, comme nous avons établi qu'une hernie méconnue, ou cachée par pudeur par certains malades, non reconnue môme par le médecin, peut déterminer l'iléus, nous estimons qu'il est l)on, après avoir fait retirer toutes les personnes inutiles, de coucher le sujet dans un état de nudité presque complète sur le dos, et de l'asperger brusquement avec de l'eau très-froide. Mais revenons aux laxatifs.
Si les moyens précédemment conseillés ne réussissent pas, on donne d'heure en heure une cuillerée à soupe d'huile de ricin, ou une demi-goulte d'huile de crotontiglium sur du sucre, ou dans une cuillerée d'eau glacée ; et si ces purgatifs sont inefQcaces, on leur substitue enlin deux ou trois onces de fort vinaigre, quatre grains d'émétique, ou encore, et c'est un des drastiques les j)lus énergiques, la décoction d'unedemi-once d'infusion de tabac. Son action narcotique sur le système nerveux en général est quelquefois si prononcée que le malade tombe en défaillance, mais cela importe peu, dit-on, puisque les déjections alvines ont lieu pendant la syncope.
Malgré cette afQrmation nous préférons au tabac en décoction la douche ascendante, jtratiquée à l'aide d'un clysoir long de trois ou quatre pieds, qu'on emplit d'eau chaude. Elle présente moins de danger, et est non moins utile. Nous en dirons autant des rubétiants et dérivatifs cutanés ^sinapismes, vésicatoires, ventouses sèches, irictions sur le bas-ventre avec de l'huile de croiontiglium^ demi-bains chauds, etc.), et de tout ce qui peut produire une prompte sédation ventrale.
Somme toute, rien ne doit être négligé, Barthez ayant guéri un iléus avec quelques sangsues appliqu(:'»sà l'anus, des vésicaloircs
volants sur l'épigastre, le camphre, r.issa fœtida et le nitre à l'intérieur, toul doit (Hn tenté; mais le point important c'est debin saisir l'indication, et d'employer leU oi tels remèdes préférablemenl a tels autres.
MOIS, s. m., menses. — On se sert vul^ai rement de cette expression pour décsigml'évacuation menstruelle. Voy. Me!<sthla
TI0?l.
MOITEUR, s. f., mador. — On emploi»
ce mot pour désigner celte humidilé legèn qui se répand sur le corps dans les cas d( syncope ou de défaillance , et aussi dans \t maladies, avant que la transpiration s'établisse. C'est généralement un bon signe, dan* les maladies aiguës, surtout lorsque la moi teur qui se manifeste, se maintient : elle annonce la détente générale, et il suffil quelquefois de donner une infusion chaude, pour Qu'une sueur abondante se déclare.
MOLAIRE ou MEULiÀaE, ad j., mo/orti, qui moud , qui broie , de mola , meule ; doiu donné aux grosses dents, situées à la partie postérieure dus mâchoires.
MOLE, s» f., mola^ de tnoUs^ masse. —Cesl la dénominalion qu'on a adoptée pour déMgner une masse charnue de slruclur e variée, qui se développe dans l'inlérieur deiaiua* trice, et donne lieu à tous les syruplomes d'une véritable grossesse, sauf, s'enteiil. les battements du cœur du fœlus, quune mole ne produit pas. De là encore le Dom de faux germes, qui a été donné à la mole, voulant indiquer par là qu'elle est le résultat d'une conception dont le développement n'a pas été régulier; aussi reconnall-on par la dissection qu'elle se compose de chair, d'os, de cheveux, etc., toutes cbosts qui annoncent que le fœtus ne s'est point développé, ou, si l'on veut, que le produit de la conception a été détruit. D'apr> cela, il est facile de distinguer les ujolo!» d" tumeurs hydraliques qui, elles aussi, peuvent se développer dans l'intérieur de I ulérii5. Reste qu'en séjournant longtemps dans la cavité de la matrice, les moles penveii déterminer des accidents fâcheux. Ccit àu praticien à les combattre suivant leur uatiire et leur gravité.
MONOGRAPHIE, s. f., monographiajt fxôvcff-ypojpw, je décris un; je m'occupe de la description d'un seul objet. — On duiin'' généralement le nom de monographie aui ouvrages descriptifs qui ne roulent que sur un seul organe, une seule fonction, une seule maladie: toutefois on peut l'étendre à une classe d'atfections morbides, et, ^ exemple, on a la monographie des dermatoses. I
MONOMANIE, s. f., monomaniaMf^^ f»«»i«, fohe une, sur un seul objet; déij^ exclusif, qui ne porte que sur une sm pensée, une idée unique prédominante; J^ malade conservant toute sa raison et ^^^ facultés, lorsque ses idées ne sont {«oidi dirigées sur le sujet qui trouble sa i^i-^*^'
Voy, Maladies bikntales.
MONSTRE, s. m., ou Monstruosité monstrum: vice de conformation ou "'*"'*
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IIORBILLRUSE